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© Ego comme x

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L'homme sans talent
ScénarioTsuge Yoshiharu
DessinTsuge Yoshiharu
CouleursNoir et Blanc
Année2004
EditeurEgo comme x
SérieOne-shot !
Bullenote [détail]

Autre publication:

L'Homme sans talent dans BAM - Qu'est-ce que La BD aujourd'hui ? (Beaux Arts Magazine Hors-Série #1)

 

5 avis

Herbv
Tout d'abord, il s'agit d'un manga spécial. Si vous n'avez pas aimé Coups d'éclat chez Vertige Graphic, vous n'aimerez pas L'homme sans talent chez Ego comme x. Tout y est "pire" (le dessin faisant année 50-60 alors qu'il a été réalisé dans les années 80), la misère sociale, les personnages qui semblent tous plus veules et méprisables les uns que les autres, tout y est beaucoup plus noir.

Il s'agit d'une chronique de la misère sociale d'une frange du Japon des années 60-70. Sukezô Sukegawa apparaît comme un raté, un incapable. La seule chose qu'il sait faire, il refuse de la faire considérant que le milieu du manga n'est pas intéressé par l'art, même quand on est réputé être un dessinateur de BD d'auteur de talent. Yoshiharu Tsuge en profite pour nous dresser une galerie de portraits d'exclus de la société laborieuse japonaise qui préfèrent vivre dans la misère. On pourrait mépriser tout ces individus incapables d'assurer un train vie à leur famille (quand ils en ont une) mais on s'aperçoit qu'on arrive à se demander s'ils n'ont pas raison de chercher leur voie autrement, comme le poête Seigetsu vivant à l'époque dela restauration de Meiji et mort dans la plus grande misère.

Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette oeuvre mais je ne saurais la conseiller qu'aux lecteurs partageant mon goût pour ce type de manga.
CoeurDePat
Album vraiment très cher (25 euros), tiré à seulement 2000 exemplaires, il mérite très largement d'être lu.

Ce livre est glauque. De fait, il commence par "Pour finir, je suis devenu marchand de pierres". Le personnage principal -- Sukezo -- vit avec sa famille dans la misère, et ils essaient de s'en sortir tant bien que mal... plutôt mal, d'ailleurs. Le tableau est loin d'être tendre. Tensions familiales, problèmes d'argent, reproches... Et Sukezo, loin de s'en sortir, sombre de plus en plus, plus ou moins imperceptiblement.

Ce livre est drôle. Oui, certains passages font sourire avec tendresse, sympathie, ou encore avec moquerie. Et parfois on rit franchement malgré la lourde chape de déchéance qui pèse.

Ce livre fait fortement appel à l'empathie du lecteur. Si on parvient à s'identifier un tant soit peu à Sukezo, à le comprendre un peu, alors la magie fonctionne, et à merveille. D'un autre côté, si on s'identifie plus à sa femme qui le harcèle et essaie de trouver des solutions réalistes pour s'en sortir, alors on risque de l'apprécier très différemment.

Ce livre, c'est en effet une lutte. Lutte de cette famille contre la misère, la déchéance. Lutte entre Sukezo et sa femme. Mais surtout, surtout, lutte entre les aspirations, le domaine du rêve, de l'imagination, de la liberté et la sordide réalité. Cela est d'autant plus apparent qu'à chaque fois que Sukezo rêvasse, son fils arrive et dit "Pôpa, ch'uis v'nu t'chercher". Ca donne lieu à une scène particulièrement forte, chapitre 3.

L'homme sans talent n'est pas dénué de talents. Loin de là même. Simplement, il n'en veut pas. Il ne veut pas de ces choses qui, loin de le libérer, l'enchaînent à la réalité. Il aspire à fuir le monde, et le temps d'une lecture on le fuit avec lui.
pikipu
L'homme sans talent d'Ego comme X est avec Coups d'éclats (édité chez vertige graphic) la preuve certaine que la manga est un territoire vaste et divers. Une terre où ne pousse pas toujours les mêmes légumes. Des légumes qu'il est bon de gouter.

L'homme sans talent c'est l'histoire d'un homme qui fait des choix différents, d'un homme qui vit en marge de la société, non parce que la société ne l'a pas accepté, mais parce que lui a décidé de vivre dans certains de ses retrenchements, ceux que nous appelons la marginalité ou la précarité.

L'homme sans talent, c'est une succession délicieuse de personnages émouvants, de choses et d'autres de la vie, de moments sans relief qui alternent avec un certain onirisme.

L'homme sans talent c'est la découverte d'un trait naïf, tendrement simple, où le personnage principal n'est pas sans rappeler le charlot de la ruée vers l'or.

L'homme sans talent, c'est une superbe bouffée d'oxygène de la bande dessinée japonaise. A mi-chemin entre la réalité et le rêve.

Un homme sans talent à découvrir. Même à ce prix.
everland
"L'homme sans talent" est un manga très sombre qui raconte l'histoire d'un mangaka raté qui abandonne son art pour vendre des cailloux... qu'il n'arrive d'ailleurs pas à vendre, parce que des cailloux, ça n'intéresse personne. Tout tourne autour de l'échec et de la volonté de cet homme à rater sa vie. Alors c'est un récit très intéressant pour plein de choses sans doute, pour le ton intimiste, pour la peinture du Japon, pour cette histoire bizarre de caillou qui représente évidément beaucoup de chose. Seulement voilà, je me suis trop ennuyé pour me passionner pour cet ouvrage. Ce n'était peut-être tout simplement pas le bon moment pour m'y attaquer...
rohagus
Ce gekiga a certaines qualités. D'abord, son sujet est original. Il apporte certaines anecdotes, informations historiques et notions sur la société Japonaise du 20e siècle ou d'avant qui ne sont pas inintéressantes. Il offre quelques bribes de philosophie et de poésie pas désagréables.
Et pour finir, il décrit un type d'hommes, de personnes qui semblent consciemment ou non éviter le succès et rejeter la logique réaliste pour s'attacher à gâcher leur vie et celle de leurs proches. C'est une notion de vie ou plutôt d'abandon de la vie que je ne comprends vraiment pas. J'ai l'impression qu'elle est particulièrement asiatique, l'ayant déjà observée dans d'autres gekigas et dans quelques manhwas.

Quoiqu'il en soit, même s'il s'en échappe parfois une certaine mélancolie un peu douce, je trouve que c'est particulièrement déprimant. J'ai ressenti le récit de la vie de cet "homme sans talent" comme un véritable gâchis volontaire, un homme qui choisit de se fourvoyer de plus en plus à chaque étape de sa vie, évitant sciemment le réalisme pour essayer presque bêtement de vivre une vie d'artiste incapable de subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. Pour un homme solitaire, cela pourrait être un choix, certes, mais pour un homme marié avec un jeune enfant, son simple récit m'agace plus qu'autre chose. Et un tel homme dans la vraie vie m'aurait révolté.
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