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Adam Sarlech
Dessin et sc�nario : Bézian Frédéric

Adam Sarlech, termin�


Volume 1 - 1989

Volume 2 - 1991

Volume 3 - 1993

 

1 avis


NDZ
Le fantastique et la sorcellerie sont des thèmes de prédilection de nombreux auteurs BD, mais là où Comès et Chabouté, par exemple, bégayent souvent certains de leurs bons titres en parfois moyens ouvrages (calamiteux Eva et son érotisme baveux), Bézian, avec Adam Sarlech, en usant des mêmes sources (magie noire, démons, êtres inanimés animés, secrets de famille, etc.), se hisse sans problème au niveau des réussites telles que Silence, La belette (Comès) ou bien Pleine lune (Chabouté).

Le trait y est certainement pour beaucoup, il est tour à tour tranchant, fouillé, dérangeant (le Noir&Blanc et ses apparitions furtives, les couleurs vives !). Mais la narration est également de la partie parfaite : toujours prenante, l'effroi est parfois proche (l'horreur étant quelque chose de difficile en BD à ce qu'il paraît), l'ambiance lourde et on ne trouve jamais le temps long parce que les intrigues parfois alambiquées ne s'enfoncent jamais dans le démonstratif, même dans les moments de vérité - explications peu ou pas laborieuses/rébarbatives servies au dénouement.

La qualité de l'écriture joue probablement un rôle primordial dans la distillation de cette ambiance inquiétante et malsaine qui sert le propos à merveille. Par exemple, dans le premier tome, celui pour lequel c'est le plus évident, avec la production d'extraits du journal du sorcier - influence des Chants de Maldoror de Lautréamont ? Notons toutefois que, sous d'autres formes, on conserve cette plume et ce ton tout au long de la trilogie et que cela participe grandement à la cohérence du tout, au rythme lugubre et surtout à l'effroi qui se degage de l'oeuvre.

Mon enthousiasme est toutefois légèrement retombé au beau milieu du troisième tome, plus "léger" que les deux autres dans la densité de sa propre intrigue (Bézian essaie de structurer la trilogie - est-ce pour cela seulement ?) et du coup, malgré une narration magistrale, mon plaisir de lecture et mon sentiment sur la construction générale s'en ressentent, malheureusement...

(mais j'ai trouvé une parade : il est facile d'ouvrir "Ne touchez a rien"...)
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