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Watchmen
Dessin : Gibbons Dave
Scénario : Moore Alan

Watchmen, terminé


Volume 1 - 1987

Volume 2 - 1987

Volume 3 - 1988

Volume 4 - 1988

Volume 5 - 1988

Volume 6 - 1988
Intégrale, terminé


Volume 1 - 1998

 

1 avis


thierry
Pendant des annees, il ne fallait surtout pas me parler de BD US. Les super-heros en collant, ce n’est vraiment pas ma tasse de the ! Puis, je fus bien oblige de m’interesser a la BD anglo-saxonne. Surprise, il n’y a pas que des super-heros en spandex jaune, mais aussi des Eisner, Clowes, Tomine… qui valent plus que le deplacement. Surprise (bis), ce n’est pas parce que ca parle de super-heros que c’est automatiquement un machin pueril avec ou sans morceaux d’ideologie douteuse.
Parce qu’il ne faut pas se voiler la face, les super-heros ont ete plus d’une fois l’incarnation de l’Amerique triomphante, avec ce que cela implique de maladresse ou de “manipulation”. Mais avec la fin de la Guerre Froide, les USA se demandaient qui serait le nouvel ennemi dont ils ont tant besoin (ils l’ont malheureusement trouve), les super-heros declinaient. Le lectorat se detournait de ces dinosaures absolument plus en phase avec la realite. C’est alors qu’une nouvelle generation d’auteur depoussiera ces personnages mythiques. Tandis qu’un Batman vieillissant imagine par Frank Miller retrouvait de sa superbe, Alan Moore crea son proper univers pour mieux l’etudier: voici le mondes Watchmen.
Tout d’abord, il lui faut 6 heros. Il s’inspire de personnages oublies des annees 60 et accentue une de leur caracteristique.
· le Comedien, un macho desabuse au service de son pays, et qu’importe les methodes tant qu’elles se revelent efficaces.
· Docteur Manatthan, mutant quasi divin, et donc completement inhumain
· Rorschach, pour qui la lutte contre le crime excuse toutes les exactions, faisant de lui un criminel aux yeux de la police
· le Hibou, le plus humain de tous
· Ozymandias, genie precoce qui s’est retire pour lancer une marque de jouet specialisee dans l’exploitation de son propre personage
· Laurie, la seule femme du groupe, qui ne fut jamais que faire-valoir et qui ne s’est jamais sentie a sa place dans ce monde d’hommes.
Ensuite, Alan Moore a besoin d’un decors: les USA, bien sur. A quelques nuances pres, ce sont celles que l’ont connait, qui se sont enlises au Viet-Nam, qui ont connu le scndale du Watergate… et qui s’inquietent de la situation en Afghanistan, envahie par les Russes.
Puis Alan Moore observe. Il experimente. Son but est simple: demonter le phenomene pour mieux le comprendre. Un catalyseur est necessaire. Il commence par assassiner le Comedien. Puis il laisse les evenements s’enchainer jusqu’a une conclusion etonnante.
Comme souvent chez Moore, le dessin est purement fonctionnel. Gibbons illustre consciencieusement mais sans artifice le scenario de Moore. Ce dernier a choisi un ton a la fois clinique et stylise, qui peut deranger. Watchmen se presente comme une mecanique complexe, mulipliant les intrigues. Moore reussit l’exploit de les faire se rencontrer une a une, sans gripper la machine. Du grand art. On pourrait se dire que Moore a livre son chef d’oeuvre. From Hell etait encore a venir.
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