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Giraud - Moebius

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Pages : 1 - 2 - 3

lanjingling, 06.08.2018 à 19:11369617
Je me souviens de cette histoire, et "tilt" lui correspond parfaitement comme titre.

spirou2733, 06.08.2018 à 17:56369616
Mr_Switch :
Donc « Je veux m'engager » serait logiquement « Tilt »

A priori, oui.

J'ai les albums (pas les revues), mais ils sont restés à 500 km de mon domicile actuel...

Mr_Switch, 06.08.2018 à 17:53369615
Donc « Je veux m'engager » serait logiquement « Tilt »

spirou2733, 06.08.2018 à 17:51369614
J'oubliais, il faut se référer au bouquin Les Errances du trait de Daniel Pizzoli qui comporte la bibliographie la plus complète possible de Moebius (pas Giraud), réalisée par Patrick Bouster.

Je possède ce bouquin, mais ne l'ai pas sous le coude.

spirou2733, 06.08.2018 à 17:35369613
Les experts du groupe Giraud-Moebius ont parlé. Pour l'instant, j'ai les informations suivantes.

P.B. :

L’homme du XXème : 2 pl. nb. Scénario : Moebius.
Hara kiri 28 (1963), Charlie 18 (1970), Œuvres complètes t1 (Humanos, 1980)

Vive les vacances ! : 3 pl. nb. Scénario : Moebius.
Hara kiri 29 (1963), Charlie 6 (1969), Œuvres complètes t1 (Humanos, 1980)

Il y avait des scrombles dans la grosse caisse : 3 pl. nb. Scénario : Moebius.
Hara kiri 30 (1963), Charlie 11 (1969), Œuvres complètes t1 (Humanos, 1980)

2R / R1 + R2 : 3 pl. nb. Scénario : Moebius.
Hara kiri 31 (1963), Charlie 1 (1969), Œuvres complètes t1

Meilleurs voeux : 2 pl. nb. Scénario : Moebius.
Hara kiri 35 (1964), Charlie 9 (1969), Œuvres complètes t1

Fin : 2 pl. nb. Scénario : Moebius.
Hara kiri 36 (1964), Charlie 2 (1969), Œuvres complètes t1

Bonnes nouvelles : 2 pl. nb. Scénario : Moebius.
Hara kiri 37 (1964), Charlie 4 (1969), Œuvres complètes t1

C'est l’agonie perpétuelle : 3 pl. nb. Scénario : Moebius (idée : Topor).
Hara kiri 38 (1964), Œuvres complètes t1

Faudrait voir à se méfier un peu des voisins, quand même !..
2 pl. nb. Scénario : Moebius.
Hara kiri 39 (1964), Œuvres complètes t1

(Tilt) : 2 pl. nb. Scénario : Moebius.
Hara kiri 40 (1964), Charlie 8 (1969), Œuvres complètes t1

Le PBE, 06.08.2018 à 13:41369612
On a eu quelques infos complémentaires ce week-end. Les récits d'Hara Kiri sont (pour l'essentiel) dans John Watercolor (merci Mr_Switch pour le sommaire). Pour la bulleclasse on pourrait compléter avec les références des numéros d'Hara Kiri.

Reste une incertitude sur le récit 'Je voudrais m'engager' du Charlie #8. Le titre vient de la page sommaire de la revue, pas sûr qu'il soit en tête du récit lui-même, peut-être est-ce un autre titre dans Hara Kiri et/ou dans l'album.

spirou2733, 06.08.2018 à 13:33369611
Je mène l'enquête et reviens dès que j'ai des infos !

Le PBE, 04.08.2018 à 9:40369592
Anoeta :
Ce n'est pas la question mais il y aurait aussi :
Charlie #67: Duel à Charity
Charlie #92: Et une corde pour le bourreau (sous le pseudo Gir avec Duran)

Attention aux erreurs qui trainent sur le net. Ces deux récits sont dessineés par Georges Ramaïoli (Signés GR et pas GIR) et seul le premier est scénarisé par Moebius.

Anoeta, 03.08.2018 à 16:44369585
Copier coller de wikipédia :
Le pseudonyme Moebius est utilisé pour la première fois dans une bande dessinée intitulée L’Homme du xxie siècle, publiée en mai 1963 dans le numéro 28 d’Hara-Kiri. Mœbius apparaît une dizaine de fois dans Hara-Kiri jusqu’au numéro 40, sorti en 1964. Par la suite, Jean Giraud n'utilisera plus cette signature sur une planche de bande-dessinée jusqu'en 1971, mais il continuera à s'en servir pour ses illustrations de science-fiction.

Anoeta, 03.08.2018 à 16:35369584
Ce n'est pas la question mais il y aurait aussi :
Charlie #67: Duel à Charity
Charlie #92: Et une corde pour le bourreau (sous le pseudo Gir avec Duran)

Le PBE, 03.08.2018 à 16:15369583
Appel aux spécialistes de Moebius (il y en a au moins un, on a le dossier #2733)
Je recherche à lier les récits ci-dessous, publiés dans Charlie Mensuel avec d'une part le Hara Kiri d'origine et d'autre part l'album où on les retrouve.


Charlie #1: 2R/(R2+R1)
Charlie #2: Fin
Charlie #4: Bonnes nouvelles
Charlie #6: Vive les vacances !
Charlie #8: Je voudrais m'engager
Charlie #9: Meilleurs vœux
Charlie #11: Il y avait des scrombles dans la grosse caisse
Charlie #18: L’homme du XXIème siècle [Hara Kiri #28, mai 1963]

Thierry, 18.06.2015 à 13:36359074
Icare, la rencontre de Moebius et Taniguchi !
Le choc du Japon et de la France !
Redescendons un peu sur terre.
Si la collaboration de Moebius et Stan Lee sur le Silver Surfer ressemblait en effet à une rencontre au sommet, ce n'est pas le cas de cet Icare.
D'abord parce que Jiro Taniguchi est très loin d'avoir la stature de Stan Lee. On a tendance à sur-évaluer son importance chez nous parce qu'il fut l'un des éclaireurs de la conquête du marché franco-belge grâce au Journal de mon Père" et quelques autres titres. Mais, au Japon, il est loin d'être une star.
De plus, la genèse de ce projet, détaillée dans un entretien entre Moebius et Numa Sadoul en fin de volume, fut loin d'un long fleuve tranquille.
Kodansha fur au départ enthousiaste sur le concept.
Le projet fut d'abord découpé en 5 albums au format classique "franco-belge", ce qui fut refusé par Kodansha, demandant une narration plus proche du manga.Moebius et Jean Annestay font se remettre à l'ouvrage. Il en sortira un projet phgaraonique de plusieurs milliers de pages. Ce ne fut qu'à ce moment que le choix s'est porté sur Jiro Taniguchi.
Mais, perturbé par le contenu, Kodansha a demandé à Taniguichi de réadapter le scénario qui se trouve largement amputé, d'autant plus que le manque d'intérêt des lecteurs condamna le projet à court terme. Le résultat est ce one-shot extrêment frustrant malgré de belles fulgurances.
très vite, le lecteur à l'impression de prendre le train en marche. Qui sont ses teroristes ? Quelles sont leur revendications? Qui sont ses "éprouvettes"?
Et c'est visuellement que le résultat est le plus désarçonnant.
Taniguchi intègre des motifs typiques de Moebius. Certains personnages semblent des hybrides entre des styles trop dissemblables. Taniguchi ose beaucoup de pleines pages qui, au lieu de vibrer de mouvement, comme les mangas, semblent au contraire suspendre le temps, à la manière d'un Moebius. Mais c'est aussi l'ombre d'Otomo qui plâne sur Icare (presqu'anagramme d'Akira). Moebius réfute la filiation, mais dès les première page, Akira s'est imposé à moi, et Sadoul fait égalkement le rapprochement. Est-ce dû à l'adaptation de Taniguchi ? était-ce dès le départ dans le concept de Moebius, qui comprend de nombreux parallèles avec celui d'Akira? Mais au final, l'histoire et le graphisme évoque Otomo. Taniguchi semble avoir du mal à trouver ses marques entre Moebius et Otomo. On ne reconnaît parfois plus sa patte.
En refermant le livre, reste une impression étrange. parce qu'il y a de belles choses, mais aussi beaucoup de déceptions. Cela dit, les grandes lignes du scénario dévoilées par Moebius peuvent aussi laisser songeur. je dois avouer que ce qu'il révèle ne me séduit pas vraiment.
Icare est un projet avorté. Ce livre n'est qu'une ébauche tronquée. Moebius reconnaît que l'adaptation de Taniguchi a dénaturé en partie son projet original. Taniguchi semble s'être débattu pour créer ses pages. Certaines sont belles. Il y a de vrais moments de poésie ou Taniguchi et Moebius vibrer au même diapason. A d'autres, c'est plus brouillon, sans grande saveur. Un livre étrange, dont je ne sais pas s'il aurait pû être un grand livre ou un ratage annoncé.

lanjingling, 02.05.2015 à 6:48358707
Ha, oui, c'est bien possible. Merci du conseil , que je vais transmettre, sans lire le livre non plus.
Je viens de me rendre compte du nombre de livres sur l'univers de l'incal, c'est impressionnant.

Anoeta, 01.05.2015 à 19:17358705
A mon avis, c'est plutôt expliqué dans ce livre




(Mais ne compte pas sur moi, pour le lire...)

lanjingling, 01.05.2015 à 19:13358704
En fait la personne qui m'a posé cette question se le demande sérieusement, elle a trouvé sur google un document de la police de Floride qui explique des standards régionaux pour devenir agent privé, parmi lesquels y a un "R" pour "Recovery", et donc son hypothèse.

Je n'ai pas la série sous la main, mais je n'ai pas souvenir que la signification de ce R ce soit précisée dedans.

Anoeta, 01.05.2015 à 18:57358703
R c'est son niveau non ? Il y a les détective de classe A le top, ceux de classe B moins bon... Et Difool serait de classe R... comme Détective de 18eme rang. R comme raté quoi !

lanjingling, 01.05.2015 à 16:31358702
Quelles sont ses sources ? :)

Mr_Switch, 01.05.2015 à 16:07358700
Nicolas L. propose R comme ringard :)

lanjingling, 01.05.2015 à 15:53358699
On me pose une question dont je n'ai pas la réponse: "John Difool est détective de classe R, mais qu'est-ce que ça veux dire "R"? Recouvrement? Donc sa licence lui permet seulement de récupérer des dettes?

Thierry, 23.07.2013 à 11:59351959
oui, j'aurais dû préciser que je trouve toujours que TRON reste très réussi visuellement. Il a pris une patine vintage qui le rend intemporel. C'est un peu comme le Prisonnier ou Chapeau Melon... Les parti-pris visuels étaient suffisemment forts pour qu'ils restent pertinents 50 ans après leur création.
Hasard (enfin, considérant que j'aiu acheté le coffret TRON - TR2N, le hasard n'y est pas pour grand chose :o)), j'ai découvert le lendemain TR2N (un temps baptisé eTRON, il paraît :o)). Je lui reconnais une vraie fidélité à l'original, alors que je m'attendais à une daube infâme. Mais il est en effet trop lisse, trop attendu que ce soit au niveau de l'histoire ou des décors.
Hasard, encore un, j'ai rerevu le Dune de Lynch le lendemain. Il vieillit en effet très mal. Déjà, on sent le montage à la serpe pour ne pas être trop long. Et je le trouve souvent le cul entre 2 chaises. Le Baron Harkonnen trop ou pas assez baroque, Sting qui est un abominable acteur... des effets spéciaux qui ont très mal vieilli... autant les vers des sable ne me choquent pas, autant les passeurs sont ridicules.
Hasard (décidément), avant les 2 TRON, j'ai découvert Hellboy 1 et 2 et c'est fou ce que les effets spéciaux du premier tâchent encore un peu, alors que le suivent est beaucoup plus convaincant de ce point de vue, et sans doute pas uniquement grâce à un budget supérieur mais aussi par l'évolution vitesse grand V des techniques.
J'ai aussi vu Quartet de Dustin Hoffman avec Maggie Smith (par dépit, je voulais voir Song for Marion mais il n'était plus à l'affiche, alors je me suis rabattu sur une autre histoire de vieux musiciens...). Les effets spéciaux sont tops, les acteurs ont vraiment l'air très vieux.

SydN, 23.07.2013 à 11:39351958
Thierry :
j'ai revu TRON hier. C'est amusant, je l'avais vu à sa sortie sans avoir la moindre idée de qui était Moebius. Je trouvais juste que c'était bôôôôôô (j'étais jeune :o))
En le revoyant, c'est fou ce que des plans entiers semblent en effet sortir directement de son esprit.


moi je trouve toujours ça beau aujourd'hui.
En fait c'est assez paradoxal, mais on sait très qu'a l'époque c'était à la pointe qu'ils y ont mit tout leur savoir faire... Qu'ils pouvaient aps faire "mieux" en somme... Et pourtant aujourd'hui, loin d'être kitch, ca donne plus l'apparence d'un vrai partit pris plastique intéressant (bien moins lisse que la vision de Joseph Kosinski), que d'une véritable pauvreté technique je trouve.
Au final, je trouve donc que les choix plastiques oppérés sont plutôt judicieux, car ils vieillissent plutôt bien (contrairement à Dune de David Lynch de la meme époque par ex, qui vieillit très très mal à mon sens).

Thierry, 18.07.2013 à 9:34351926
Thierry :
j'ai revu TRON hier. C'est amusant, je l'avais vu à sa sortie sans avoir la moindre idée de qui était Moebius. Je trouvais juste que c'était bôôôôôô (j'étais jeune :o))
En le revoyant, c'est fou ce que des plans entiers semblent en effet sortir directement de son esprit.

oui, non mais je sais qu'il a participé à la conception de la grille, mais, parfois, entre les dessins originels et le résultat final, on en retrouve pas la pattes des créateurs, alors que dans TRON, la patte de Moebius est plus que présente.

Thierry, 18.07.2013 à 9:33351925
j'ai revu TRON hier. C'est amusant, je l'avais vu à sa sortie sans avoir la moindre idée de qui était Moebius. Je trouvais juste que c'était bôôôôôô (j'étais jeune :o))
En le revoyant, c'est fou ce que des plans entiers semblent en effet sortir directement de son esprit.

spirou2733, 18.07.2013 à 9:09351924
Surtout que les dessins/pages doivent s'étaler sur une petite dizaine d'années et ne sont pas montés dans un ordre chronologique.

Pierre, 17.07.2013 à 21:18351916
NDZ :
Des délires graphiques emprunts d'onirisme débridé, un régal pour les yeux. Les péripéties n'en deviennent que des détails. Heureusement ou pas?


J'ai toujours jugé "bizarre" la composition des pages de cet album. J'ai trouvé l'explication à cette interrogation à l'occasion de ma visite de l'exposition Moebius à la fondation Cartier: les planches en ont été dessinées avec un rotring très fin sur un minuscule carnet aux pages lisses, couleur ivoire. Ensuite, le dessinateur les a numérisés, ces pages, et en a tiré des impressions très agrandies qu'il a retravaillées à la main, directement sur les impressions, opérant une amplification des décors mais aussi un remontage total de dessins, des cases ... pour aboutir à la version publiée en album. Il y a quelque chose de cette hybridité dans le rendu final qui transpire en dépit de son homogénéité apparente. Cela m'a donné un regret: celui de ne jamais pouvoir lire la version initiale dessinée sur le petit carnet ... ça n'en demeure pas moins le dernier et fort honorable tour de piste de notre officier colonial préféré.

NDZ, 17.07.2013 à 12:21351905
Des délires graphiques emprunts d'onirisme débridé, un régal pour les yeux. Les péripéties n'en deviennent que des détails. Heureusement ou pas?

spirou2733, 21.07.2012 à 7:50345664
Le petit texte sur le lettrage.

Moebius :
To me, the lettering is a form graphology. It reflects your own style and personality. A page of comics without text has its own personality. But when you add the balloons, it suddenly takes up a whole, new different look. For example, I was quite disappointed about the look of my pages The Silver Surfer at first. Without the balloons, I thought they looked too dull, too drab. Then, I lettered them and they changed completely. It became something complete, dynamic. The lettering brought it together.

That’s why I don’t really understand how an artist can entrust something that is important to a hired hand, no matter how good he may be. A letterer may a professional, but he’s very likely someone who has stopped to see lettering as something amusing, but just as another job. To me, it’s monstrous to have an important part of the look of a page determined by an outsider.

If an artist’s lettering style is truly not legible, then he should learn. I learned my own lettering from Jije, who himself was very influenced by the American masters, like Caniff. I do the best I can. My letter is alive, it dances on the paper. It reflects my personality. To me, the only rule is that lettering should be consistent within its style, that is, all your “s“‘s should look the same, etc.

In the case of The Silver Surfer, my lettering on some of the pages is not always as good as I’d like it to be. Some days, I felt tired, less able to concentrate. Also, I was a little bit handicapped by the fact that English isn’t my mother tongue, and maybe I rushed a little too much in places. But, in spite of all these problems, I’d still rather have my own letters than the intrusion of someone else’s style on my page. I really fail to understand how artists can tolerate this.

The excuse of legibility is, I think, a very poor one. It is something that must be done away with. The reader can be educated to read any style of lettering. Comic strips prove it every day. The Underground proved it years ago. Some of those people’s lettering was terrible — barely legible — but the readers followed it. We got rid of this attitude in Europe in the early nineteen-seventies. Now, every artist does his own lettering, which is coherent with the art, and it looks much better


C'est vrai que l'histoire est un peu ronflante, mais j'avais bien aimé malgré la morale un peu lourde. Faudrait que je le relise. Ce n'est sans doute pas non plus le meilleur Moebius, mais l y a tout de même quelques cases, voir quelques pages très élégantes.

Pierre, 20.07.2012 à 21:46345663
Thierry :
puis-je me permettre une hérésie, comme ça, en passant ? Sans doute est-ce parce que c'est le seul Silver Surfer que j'ai lu (et, j'irai plus loin, le seul Stan Lee que j'ai lu), mais qu'est-ce que j'ai trouvé cette histoire poussive!
Je suis peu familier avec la mythologie autour de Galactus et du Surfeur, mais je comprends les grandes lignes pour cette histoire. Mais la prétention pseudo philosophique de l'ensemble et la naïveté de la charge anti-religion (oui, bon, une charge contre la religion en général et le fanatisme en particulier n'est jamais pour me déplaire) m'ont vraiment agacé. Les personnages de Colton et sa soeur sont complètement caricaturaux, voire incohérent dans le chef de Colton, dont on ne sait jamais s'il est convaincu de ses conneries ou s'il est simplement opportuniste.
En fait, le plus intéressant se trouve dans le making of de l'édition Marvel (je ne sais pas si elle se trouve dans l'édition française) dans laquelle Moebius explique toute la genèse du projet, la particularité du système Marvel et allant jusqu'à parler des contraintes de couleurs et de lettrage. C'est passionnant, mais pour quelqu'un comme moi qui n'est pas expert en Strange, c'est sans doute difficile d'accès.


Pas non plus familier du super héroïsme. Jamais pu le lire, m'est tombé des mains à chaque tentative. Une ombre au tableau dans ma carrière d'amateur de Moebius. Sinon, il y a aussi à la fin du Garage Hermétique un hommage plus libre à cet univers Marvel. Je crois me souvenir d'avoir lu quelque part dans une entrevue que Moebius s'était particulièrement inspiré d'Iron Man pour ces pages (pas les plus passionnantes du bouquin d'ailleurs, ça part en couille, on sent qu'il a du mal à conclure).

Thierry, 17.07.2012 à 10:54345598
puis-je me permettre une hérésie, comme ça, en passant ? Sans doute est-ce parce que c'est le seul Silver Surfer que j'ai lu (et, j'irai plus loin, le seul Stan Lee que j'ai lu), mais qu'est-ce que j'ai trouvé cette histoire poussive!
Je suis peu familier avec la mythologie autour de Galactus et du Surfeur, mais je comprends les grandes lignes pour cette histoire. Mais la prétention pseudo philosophique de l'ensemble et la naïveté de la charge anti-religion (oui, bon, une charge contre la religion en général et le fanatisme en particulier n'est jamais pour me déplaire) m'ont vraiment agacé. Les personnages de Colton et sa soeur sont complètement caricaturaux, voire incohérent dans le chef de Colton, dont on ne sait jamais s'il est convaincu de ses conneries ou s'il est simplement opportuniste.
En fait, le plus intéressant se trouve dans le making of de l'édition Marvel (je ne sais pas si elle se trouve dans l'édition française) dans laquelle Moebius explique toute la genèse du projet, la particularité du système Marvel et allant jusqu'à parler des contraintes de couleurs et de lettrage. C'est passionnant, mais pour quelqu'un comme moi qui n'est pas expert en Strange, c'est sans doute difficile d'accès.

Thierry, 08.05.2012 à 15:52344491
les planches sont visibles ici
on peut en effet se poser des questions sur la pourquoi de la présence de Moebius dans ce projet. C'est un peu comme mettre du Frazzeta dans Les Légendaires... un peu hors sujet

Mael, 08.05.2012 à 14:54344490
J'avais eu l'occasion de discuter avec le directeur éditorial de cette série qui m'avait dit "D'ailleurs les enfants n'accrochent pas du tout aux pages de Moebius c'était une mauvaise idée", c'était surtout les seules pages lisibles...

Thierry, 08.05.2012 à 12:04344489
c'est pour ça que la grande vague d'hommages aura jeteé un voile pudique sur ce film, ainsi que sur les dernières pages parues dans 'le petit prince, le reboot qui déchire sa race que St Ex il est remort après l'avoir vu' ?

spirou2733, 08.05.2012 à 10:45344488
C'est malheureusement un navet :)

Thierry, 08.05.2012 à 9:59344487
jamais entendu parler de ça
le ruban de moebius

spirou2733, 29.03.2012 à 9:49343856
Un inédit de Dune déniché (par gigerhr de la mailing-list "giraud-moebius") sur le site de Chris Fross.

effer, 19.03.2012 à 15:24343684
Marie :
strip :
Une belle série d'hommages

Vraiment magnifique, merci

Superbe!

Marie, 19.03.2012 à 8:48343678
strip :
Une belle série d'hommages

Vraiment magnifique, merci

strip, 19.03.2012 à 8:21343677
Une belle série d'hommages

Thierry, 14.03.2012 à 12:29343624
rediffusion de Moebius Redux mercredi 14 mars à 22h25 sur Arte

SydN, 13.03.2012 à 21:13343609
l'hommage de Sfar:

Thierry, 12.03.2012 à 14:05343579

Thierry, 12.03.2012 à 12:17343575
oui, sans doute, mais je sens une volonté de bilan
le plus amusdant, avec le recul, c'est cet Arzak qui ressemble parfois à un western sous acide, comme une ultime tentative de combiner Moebius et Giraud, ou de Moebius pour définitivement absober Giraud ?
Perso, je regrette presque le 'Après l'Incal' avorté, même si, en restant inachevé, ce drôle de livre, profondémént batard, acquiert une dimension particulière. Un truc sans doute raté, mais on sent tellement de trucs sous la surface...

THYUIG, 12.03.2012 à 11:31343573
Ca prouve surtout que c'était quelqu'un qui ne s'arretait jamais de creer, même âgé, même malade.

Thierry, 12.03.2012 à 11:06343571
hasard ou coincidence, les derniers livres de Moebius furent la conclusion de ses Inside Moebius, pour boucler la boucle (ironiquement, on peut penser que le riban de Moebius se referme sur lui-même), des revivals improbables d'Arzak et de Grubert, ses deux créations les plus emblématiques, et deux carnets, les premiers depuis plus de 10 ans.

spirou2733, 11.03.2012 à 19:06343564
Même si je m'y attendais, je suis bien triste...

narcisse, 11.03.2012 à 12:20343555
C est difficile à réaliser que Jean Giraud Moebius est mort même si je savais qu'il se battait contre la maladie. Des souvenirs se bousculent dans ma tête, une de mes premières bd que l'on m a offert était Nez cassé, et quelle claque cela a été, la scène mythique de Blueberry avec l'aigle me fascine toujours autant.. Et puis j ai découvert Moebius, l'incal, arzach et surtout le garage hermétique.
C est souvent bateau de dire que c'était un grand, un génie, mais il l'était vraiment.
Les belges avaient Hergé et Franquin, en france on a Jean Giraud Moebius.

SydN, 11.03.2012 à 11:21343553
Ah ben oui, la dernière fois que je l'ai vu en vidéo, ça fait moins d'un an, il était toujours aussi vif, avide de découverte, à s'émouvoir pour le dessin, avec cet air malicieu et presque naïf qui le caractérisait.
Moi, finalement, je retiendrais plus son dessin que ces BD, même si l'incal et les mondes d'edena ont marqués ma jeunesse....

strip, 10.03.2012 à 23:53343551
Mr_Switch :
Il donnait l'impression de tjs avoir des projets. Dire "je le croyais immortel" serait bateau et pas spécialement vrai mais il y a pourtant de cela.


c'est comme ça aussi que je voyais les choses, c'est une perte immense.

Léon le Wacky, 10.03.2012 à 23:05343550
Je n'ai jamais été très giraudien, ni moebusien, mais je salue le grand artiste tout de même.

Herbv, 10.03.2012 à 17:23343543
J'ignorais qu'il était malade mais je m'étais fait la réflexion pendant le Festival d'Angoulême, ne l'ayant pas vu des quatre jours et ayant l'habitude de le croiser dans une bulle, à l'espace presse ou au détour d'une rue...

Je ne lui ai jamais adressé la parole et je n'ai jamais eu l'occasion de lui exprimer tout le respect que j'ai envers son œuvre. C'est sans importance...

Voilà qu'il a rejoint son pote Japonais, Osamu Tezuka, mais aussi les autres grands maîtres comme Walt Disney et Hergé. On va donc pouvoir le déifier !

effer, 10.03.2012 à 16:34343541
J'ignorais qu'il était si malade, c'est donc un grand choc pour moi d'apprendre la mort de ce grand maître prothéiforme de la BD et du cinéma!
Il laisse tant d'oeuvres et de projets inachevés!
:((

crepp, 10.03.2012 à 14:37343538
je me souviendrai toujours de ma lecture de l'incal.
c'était un très grand monsieur.

Anoeta, 10.03.2012 à 14:18343537
Mr_Switch :
Blueberry est donc véritablement orphelin maintenant...
Je connais peu Moebius (j'ai lu les Monde d'Edena, il y a plusieurs années mais j'en ai peu de souvenir...).
Je m'y attendais pas, tiens...
Il donnait l'impression de tjs avoir des projets. Dire "je le croyais immortel" serait bateau et pas spécialement vrai mais il y a pourtant de cela.


J'ai appris qu'il était très malade durant le festival d'Angoulême. J'espère que la presse saura rendre hommage à cet immense auteur.
Je te conseille fortement l'Incal.

Mr_Switch, 10.03.2012 à 12:42343536
Blueberry est donc véritablement orphelin maintenant...
Je connais peu Moebius (j'ai lu les Monde d'Edena, il y a plusieurs années mais j'en ai peu de souvenir...).
Je m'y attendais pas, tiens...
Il donnait l'impression de tjs avoir des projets. Dire "je le croyais immortel" serait bateau et pas spécialement vrai mais il y a pourtant de cela.

marclizano, 10.03.2012 à 12:01343535
Jean Giraud - Mœbius. 8 mai 1938 - 10 mars 2012.

Thierry, 20.06.2011 à 9:53338686
A mi-chemin entre la bande dessinée et l'illustration, cette première collaboration entre Moebius et Jodorowsky reste un livre étrange, qui frappe d'abord par le travail de Moebius mais qui, à l'analyse,porte indubitablement la griffe deJodorowsky.
Composée de pleines pages, La structure narrative est basée sur une alternance entre deux point de vue, que l'on pourrait qualifier d'intérieur et extérieur. Le premier point de vue (la silouhette du narrateur dans l'encadrement d'une fenêtre), qui a pour sujet le "narrateur" est accompagné des textes, très succints. Le second point de vue suit l'action. Cette alternance (similaire à celle que l'on peut trouver dans "le bandard fou" ou "Fantalia") amène une musique particulière à l'ensemble, comme autant de temps de pause.
Il est intéressant de constater que lorsque le narrateur s'intègre à laction, il y a inversion du paradigme intérieur/extérieur. Dans les premières pages, le lecteur est à l'intérieur de la maison, derrière le narrateur. Au moment de l'inversion, il se retrouve à l'extérieur, son champ de vision centré sur l'encadrement de cette même fenêtre.
Il y a peu à dire concernant l'histoire, qui tient plus du conte perverti, comme Jodorowsky les aime. L'intérêt vient des allers-et-retour incessants entre dessins et texte. Les dessins perdraient leur sens s'ils étaient séparés du texte. Mais ce texte ne présenterait aucun intêret s'il n'était magnifié par les dessin qui l'habillent avec une foule de détails qui lui donnent une couleur si particulière. Cela semble une tautologie, mais ce qui m'a frappé c'est à quel point ces 2 éléments se complètent à la perfection. Sans doute la réussite de cet ouvage tient du fait qu'il résulte d'une vraie rencontre. Chacun stimule est est stimulé par l'autre, et le résultat dépasse de loin la simple illustration d'un scénario.

strip, 01.03.2011 à 20:36336872
Oiseaux de mauvaise augure ! Non, sinon, je crois que l'expo dure encore quelques jours, elle est vraiment formidable, allez-y si vous le pouvez.

narcisse, 28.02.2011 à 9:24336856
J ai eu peur en jetant un coup d'oeil sur le forum et le remontage de topic sur Moebius.. J ai eu peur d'apprendre une mauvaise nouvelle! C 'est vrai qu'il a pris un sacré coup de vieux ces derniers temps, dire qu'il n'a que 73 ans et qu'il pourrait avoir encore de très belles années devant lui... Longue vie a moebius!

Herbv, 27.02.2011 à 22:36336853
Oui, quand je pense que beanie (une mangaversienne avec qui je suis allé à l'expo, d'ailleurs) a failli le renverser dans la bulle éditeur à Angoulême, je me dis qu'on aurait pu être à l'origine du décès du principal auteur de BD français :)

C'est qu'à cet âge, une chute peut être mortelle...

NDZ, 27.02.2011 à 21:28336850
Vu dans la grande librairie jeudi. Mon Dieu, qu'il est vieux...

Herbv, 27.02.2011 à 19:45336849
J'y suis allé ce matin et je dois dire que s'il est vraiment intéressant de voir des originaux et que si j'ai bien aimé globalement l'exposition, je regrette qu'elle n'ait pas été plus développée, notamment en direction de ses illustrations de SF et de ses travaux pour le cinéma. J'ai trouvé que Arzach était un peu trop mis en retrait par rapport à des travaux récents comme ceux concernant Le Monde d'Edena ou Inside Moebius. Certes, on serait peut-être un peu trop sorti du thème de l'exposition... qui n'est pas prégnant, il faut le dire :)

Par contre, quel plaisir de pouvoir admirer ses mises en couleurs en aquarelle (c'est là où on se dit qu'on a beaucoup perdu avec l'infographie) et ses peintures.

Prévoyez du temps si vous voulez regarder le film Metamoebius, ça prend 52' ! Nous, on l'a zappé !

martin, 27.02.2011 à 10:35336845
Vu samedi l'expo Moebius. Plein de choses à voir, des planches et des dessins originaux. Même si pour ce qui concerne Blueberry, je n'arrive pas à sortir de l'anecdotique, pour ce qui concerne Moebius c'est formidable.
L'expo insiste sur les métamorphoses (c'est le sujet forcément), sur le côté surréaliste de Moebius et c'est vraiment bien, ça crée une lecture trans-livres très intrigante.
Au rayon des choses intéressantes, il y a de nombreux carnets. entre autre ceux dits préparatoires au chasseur déprime qui sont encore mieux que le livre édité. Et là je me dis que Moebius est très mal édité, et que si l'influence de Moebius sur Gir est bien connue, celle de Gir sur Moebius est peut-être dans ce besoin de produire une oeuvre commerciale, c'est-à-dire que l'on peut vendre quitte à la remettere en forme pour ça (le chasseur déprime donc, mais aussi les inside moebius avec leur lettrage refait).
Pour ceux qui peuvent allez-y vite !!

spirou2733, 12.10.2010 à 11:40333797
Exposition MOEBIUS TRANSE-FORME à la fondation Cartier du 12 octobre 2010 au 13 mars 2011.

Du 12 octobre 2010 au 13 mars 2011, la Fondation Cartier pour l’art contemporain présente MOEBIUS TRANSE-FORME, la première grande exposition parisienne consacrée à l’œuvre de Jean Giraud, connu sous les pseudonymes de Gir et Mœbius. Icône incomparable de la bande dessinée, inventeur de formes extraordinaires, dessinateur génial, Mœbius est un artiste qui dépasse les limites traditionnelles de sa discipline. Comme il l’a souhaité, cette exposition inédite s’organise autour du thème de la métamorphose, un motif majeur et omniprésent dans ses bandes dessinées, ses projets cinématographiques ou encore son tout premier film d’animation 3D en tant que réalisateur, présenté en exclusivité à la Fondation Cartier. Avec leurs paysages et leurs personnages en perpétuelle transformation, ses œuvres explorent les confins de l’inconscient et dévoilent un monde imaginaire et fantastique. À travers la métamorphose souvent brusque et inquiétante d’une figure, d’un décor, Mœbius révèle un monde où les apparences ne sont pas aussi stables qu’on pourrait le croire.

MOEBIUS ET LA FONDATION CARTIER POUR L’ART CONTEMPORAIN
L’exposition MŒBIUS-TRANSE-FORME est née d’une longue collaboration entre Mœbius et la Fondation Cartier pour l’art contemporain, qui a présenté son œuvre pour la première fois en 1999 dans le cadre de 1 monde reel, une exposition interrogeant les rapports entre réalité, fiction et science-fiction. À cette occasion furent exposés deux cahiers inédits de l’artiste qui font maintenant partie de la collection de la Fondation Cartier. L’exposition 1 monde reel a également donné lieu aux premières conversations de l’artiste avec le philosophe et urbaniste Paul Virilio, ainsi qu’à une discussion en direct avec l’astronaute Jean-Pierre Haigneré depuis la station spatiale Mir.

Thierry, 01.10.2010 à 12:51333631
"Sur l'étoile" est au départ un travail de commande pour la promotion des usines Citroën, avant d'être le premier volume des Mondes d'Edena.
Réalisé au début des années 80, j'ai le souvenir qu'il a été publié dans son intégralité dans un journal de Spirou, que j'ai lu chez mes grands-parents, à une époque où je ne connaissais de la bande dessinée qu'Astérix, Tintin et le journal de Spirou en général. Je n'avais aucune idée que de telles bandes dessinées existaient, qui était Moebius, et je crois même que j'ignorais à l'époque l'existence d'uh certain Lieutenent Blueberry.
Autant dire un sacré choc, que je n'avais jamais vraiment oublié. Et quand, des années plus tard, alors que ma connaissance de la bande desinée avait grandi, j'ai retrouvé cet album, j'ai craint d'être déçu. Les madelaines ont tendance à rassir. mais la magie a opéré de nouveau. je ne peux m'empêcher de trouver quelque chose de miraculeux dans cette histoire, même si je n'ai jamais accroché à la suite. Pour moi, il s'agit d'une histoire complète, envoutante et mystérieuse... Sans doute un des mes livres préférés de Moebius

Thierry, 01.10.2010 à 12:08333630
Un peu plus bas, j'avais fait part de mes doutes sur cette reprise d'Arzak par Moebius. Mais au vu de la première mouture, je laissais le bénéfice du doute à Moebius. mais d'avoir feuilleté la version Glénat, le doute n'a plus de place pour moi.
Objectivement, si l'auteur n'était pas Moebius et si le personnage principal n'était pas aussi mythique, je me bornerais à dire qu'il s'agit d'un livre banal, sans grand intérêt, ni relief. Mais les noms associés de Moebius et Arzak entraînent un attente particulière pour moi. Et si la version "inachevée" parue il ya plusieurs mois a fait illusion à mes yeux, c'est que les planches muettes se démarquaient encore de lma production actuelle. Mais, même en grand format, je ne peut m'empêcher de trouver les planches de cette version "définitive" d'une banalité totale.
Les couleurs sont passe-partout... loin de la fulgurance de la palette des récits originaux des années 70.
Les textes sont d'une platitude assez confondante, et me rappelle que parfois, le silence est d'or. De plus, loin d'enrichir l'univers, ils l'affadissent en le rendant commun...
La même histoire écrite par un scénariste-maison Soleil ou Delcourt, et illustrée par un dessinateur maison des éditeurs susnommés aurait donné un album correct, sans relief particulier... mais il s'agit d'Arzak et Moebius.

Thierry, 14.07.2010 à 13:07332373
les mauvaises langues avaient bien raison, et c'est Glénat qui accueille cette version.
Je continue de penser que cet Arzak pouvait se passer de textes, et qu'il y a une part de sacrilège dans cette "suite". Le bénéfice du doute s'estompe même.





Thierry, 01.03.2010 à 15:23329515
de mauvaises langues prétendent que cette version est en fait uniquement destinée à financer la sortie de la version couleur. Un peu comme une souscription où tu achètes un truc pour avoir le droit d'acheter un autre truc.

spirou2733, 01.03.2010 à 14:38329513
Cet album d'Arzak a été conçu pour que les cases accueillent les bulles avec le texte écrit dedans. Les textes ont été séparés pour la version "luxe-moche" en niveau de gris. Faut bien faire un truc différent pour justifier le prix... Une version normale en couleur avec les textes dans les cases est prévue (enfin j'espère que c'est encore le cas et qu'il reste des thunes pour ça chez Stardom).

Thierry, 01.03.2010 à 13:40329512
Moebius is GOD




[arzak1 : album sans vignette] Arzach peut être considéré comme l'oeuvre le plus emblématique de Moebius. Il y tourne définitivement le dos à la bande dessinée classique que représente Blueberry pour crééer un personnage invraisemblable qui erre sans but dans un monde absurde, vivant des non-histoires sans queue ni tête... une révolution ! Puis vinrent L'Incal, Aedena, le major Grubert... mais l'ombre d'Harzack, qu'importe la graphie de son nom qui varie sans cesse, continue de planer.
Moebius lui redonne vie, mais pas uestion pour lui de refaire ce qu'il fit il y a plus de 30 ans. Arzak ne peut plus se contenter de chevaucher son fossile de Deepo, dans un univers sans début, ni fin, sans logique ni finalité. Mais comment faire pour ne pas dénaturer l'aura mythique de ce personnage ?
Arzak, puisque c'est ainsi qu'il se nomme désormais, devient un personnage avec un but, un passé, un univers... Arzak cotoye les autres et vit une véritable aventure. Ainsi l'a voulu Moebius. Mais faut-il renier complètement ce qu'il fut. peut-on simplement en faire un personnage comme les autres, doué de parole ? Moebius sent que non. Il opte dontc pour une solution étrange, dont il tire pourtant un parti assez intéressant. Arzach était une bande dessinée muette ? Soit, Arzak le sera aussi. Les planches sont exemptes de texte, si ce n'est une affiche, qui aurait d'ailleurs sans doute gagné à ne pas être aussi explicite. On peut lire ce nouvel épisode et se laisser porter par lma beauté du dessin (certas, en dégradé de gris en attendant la version couleur). Mis à part l'une ou l'autre planche, le récit reste clair et cohérent.
Mais Arzak est doué de parole, et les personnages qu'il cotoye aussi. Alors, Moebius introduit le texte dans Arzak, mais le dissocie du dessin. La page de gauche sera vouée au texte, celle de doite au dessin. Le lecteur peut, à sa guise, associer texte et dessin.
Etrangement, comme si Moebius regrettait ce choix, il opte pour des textes très premier degré. Alors qu'on pouvait attendre, voire craindre, des textes hermétiques et ésotériques, Moebius propose des textes à la simplicité désarmantes, aux dialogues faciles. Le Arzak encore mystérieux des planches dessinées devient une caricature dans ces textes qu'on retrouverait plutôr dans une série B. le décalage est surprenant et j'ai du mal à définir l'effet recherché.
L'idée même de faire d'Arzak un héros "classique" ressemble à une très mauvaise idée. Moebius tue le mythe en le faisant intervenir dans un monde subitement réel, où il se retrouve au milieu de considérations très "humaines". Il y est question, métaphoriquemnet, de scalps, cowboys et d'indiens, de pirates, de complot, de sexe et de pouvoir... Arzak a désormais un rôle, des ennemis, des amis... Il joue avec des enfants, est faillible, fragile, un rien ridicule dans ses certitudes et semble doté d'un bel égo... Sacrilège ! Où se trouve le personnage enigmatique qui chevauchait un étrange fossile ailé ?
Moebius transgresse toutes les "règles" qui faisaient d'Arzach ce qu'il était, ne laissant qu'une coquille vide nommée Arzak. Il en profite pour mixer de nombreux éléments de son univers, mélangeant western et SF. Par moment, on a l'impression d'un rejeton batard de Blueberry et l'Incal, mâtiné de garage hermétique. Oeuvre-somme d'un génie qui s'amuse dans une sorte de best of halluciné, en guise de private joke pour qui veut bien se laisser prendre, ou fuite en avant d'un créateur en fin de course, qui mixe maladroitement les éléments constitutifs de son oeuvre multipe en un brouet indigeste ?
Je ne sais pas... il y a beaucoup de choses qui me plaise dans Arzak, mais d'autres qui me dérangent, et qui font que je n'arrive pas à saisir. Mais s'agissant de Moebius, je maui laisse le bénéfice du doute. Les quelques mots de Grubert sur le bullefiche ne répondent pas vraiment... il faudra attendre la suite pour en savoir plus.


« 500 ans dans ce passé, petit coup de tonnerre sur la planète « Métal Hurlant », un ovni débarque entre les pages encore toutes chaudes de la mythique revue Arzak... une bande muette ( sauf un mot, un seul, dans la dernière case : « Arzak »), en couleurs directes ... couleurs déchirées sur des ciels outremer, scénario improbable structuré comme une chute dans les escaliers ... Un univers sans père ni mère, un héros de méchante humeur monté sur un oiseau fossile, tout ceci ne pouvait mener qu’au grand réservoir à énigmes, en compagnie d’Herriman, Masse, Mac Cay et quelques autres déjantés du 9eme art. Les années passent, l’éclat de cette comète ne faiblit pas et réclame un écho, une signature ! ... Mais comment transgresser l’autre côté du miroir sans tomber dans la démagogie graphique et un ésotérisme de mauvais aloi ? Moebius a donc choisi : Arzak parlerait, bougerait, mangerait. Il aurait des aventures avec queue et tête, tomberait malade, guérirait, il emporterait une troupe de petits enfants hilares en croupe sur son gazellon et tout ceci sur la planète Tassili avec ses paysages interminables en forme d’Arizona. Ce premier tome inaugure une série qui mixe science fiction et heroïc Fantasy ...il sera suivi d’une deuxième, puis d’une troisième partie où l’on verra ce qu’on verra et peut être même plus encore ». Signé Grubert

Thierry, 20.02.2009 à 15:41318808
J'ai toujours entretenu une relation trouble avec le travail de Moebius. Mais il est evident que quand un auteur entreprend une telle demarche experimentale, la tache devient plus hardue pour le lecteur, et il m'est arrive de me sentir depasse par le bonhomme. Trop delirant. Trop esoterique. Trop. Simplement trop. Moebius est trop, comme un exhutoire au classicisme de Blueberry. Sa colaboration avec Charlier en apparait presque incomprehensible, alors que celle avec Jodorowski parait plus que jamais evidente.
"40 days dans le desert" est trop, egalement. Des la premiere page, Moebius nous embarque dans un monde qui n'appartient qu'a lui. Et on se dit que putain, c'est magnifique. Puis, a chaque page, l'eblouissement continue. Merde, Moebius explose sur chaque dessin. Chaque trait est parfaitement a sa place, et pourtant, chaque trait bouge. Il y a de la vie dans tout ca. Une forme de vie non-identifiee.
Mais sommes-nous en presence d'un carnet, recreation artistique pour Moebius, sans reelle structure, si ce n'est la presence recurrent d'un ermite en pleine meditation ? Ou "40 days dans le desert" raconte-il une histoire ? 40 jours... un nombre qui evoque la duree du jeune de Jesus dans le desert du Sinai, mais aussi la meditation de 40 jours et 40 nuits a l'issue de laquelle Siddharta atteint l'illumination et devient Bouddha. Voila a quel voyage nous convie Moebius: une illumination. L'illumination spirituelle d'un ermite, repoussant progressivement toute influence exterieure jusqu'a disparaitre. Mais on peut des lors se poser la question du sous-titre de ce carnet: la strategie de la demence ? La demence fait-elle reference aux tentations qui assaillent l'ermite, ou est-ce la demence qu'il poursuit ? Ou serait-ce la strategie de Moebius, de faire sombrer Thyuig dans la demence, qui serait toujours planter a regarder tomber la pluie, son exemplaire sur les genoux ?

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