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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | | crepp, 27.03.2013 à 8:32 | 350601 |
|  |  | | Pierre : | La planche qui sert d'illustration à l'album vaut son pesant de cacahuètes dans le genre "faut-il euthanasier tous les chasseurs de dédicaces ?". J'ai eu l'occasion d'assister à une scène éminemment similaire à Arras à l'occasion de l'Ire en fête (une manifestation sympathique) il y a une dizaine d’années. Un bdégestien ventripotent avec du fond de teint sur le nez est passé au moins quatre fois devant Tardi: encore vous ? s'était exclamé, lassé, l'auteur du Cri du peuple. L'âne, accroupi devant lui, joignait les mains en prière, comme pour excuser son vice. Pathétique.
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et moi pendant ce temps là j'emmenais Tardi au café pour qu'il puisse passer aux wc, puis on buvait un coup ensemble et discutions de BD pendant presque une heure.
La gueule des gens à notre retour après une telle pause :o)
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 | | Mael, 26.03.2013 à 23:07 | 350599 |
|  |  | Je l'ai fait aussi à une époque, quand j'étais ptiot, le gamin de la BD est plutôt dans cet esprit.
C'est plus grave quand on a 40 ans. |
 | | Pierre, 26.03.2013 à 22:15 | 350598 |
|  |  | La planche qui sert d'illustration à l'album vaut son pesant de cacahuètes dans le genre "faut-il euthanasier tous les chasseurs de dédicaces ?". J'ai eu l'occasion d'assister à une scène éminemment similaire à Arras à l'occasion de l'Ire en fête (une manifestation sympathique) il y a une dizaine d’années. Un bdégestien ventripotent avec du fond de teint sur le nez est passé au moins quatre fois devant Tardi: encore vous ? s'était exclamé, lassé, l'auteur du Cri du peuple. L'âne, accroupi devant lui, joignait les mains en prière, comme pour excuser son vice. Pathétique.
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 | | Mael, 26.03.2013 à 21:59 | 350597 |
|  |  | J'ai lu ce livre et ne voulait pas particulièrement le commenter. Joub et Nicoby honnêtement mais bon, la vie de Fournier n'est pas palpitante. Il a l'air sympathique, c'est l'idée je suppose, montrer un homme débonnaire, gentil, la bonté de la "grande famille" franco belge, tout en montrant la violence de la rupture de contrat. Mais voir le bouquin dans le top avec deux coup de coeurs je me dis qu'il y a une couille dans le potage et qu'il est de mon devoir (rien de moins) de vous dire que non, il ne faut pas lire ce livre. Enfin pas l'acheter en tous cas.
On y apprend rien, ce n'est pas follement émouvant et foncièrement tout sympathique qu'il soit la vie de Fournier n'a rien d'intéressante (allez une petite séquence sympathique avec RobVel), les sommets de suspens et d'action devant être quand il joue du biniou. 1 étoile. |
 | | Mael, 25.03.2013 à 22:42 | 350560 |
|  |  | | e m : | | J'essayerai le tome 1 si j'en ai l'occasion. Bizarrement je trouve que la planche de la fiche est marrante. |
Oui, elle est marrante. Et porte la trace d'un truc qui m'a frappé en relisant les albums (en tous cas au début), le Plunk est une série très violente. Je crois que dans le tome 1 il y a tout de même une dizaine de décès par mort violente, la plupart du temps totalement gratuits comme ici, juste pour le gag quoi. Je n'avais jamais remarqué et j'ai trouvé ça assez étonnant.
| e m : | Votre affinité avec vous-même est de 100%
Voilà qui est rassurant. D'autant plus que je n'ai pas du tout accroché à Jacques le petit lézard géant 8)
(je ne supporte pas les nez de Libon, et rien que ça, ça fait perdre plein de points !) |
Je dessine les nez pareil alors ce doit être ça ma connexion... Non mais sinon tu as parfaitement le droit d'aimer ce que tu veux, la logique continue d'être implacable. On a là tout l'art du Spirou actuel qui mélange énormément de chose (du planplan, les vieux auteurs, des jeunes dans la traditions, des trucs assez fous) c'est plutôt stimulant. |
 | | e m, 25.03.2013 à 19:20 | 350555 |
|  |  | Je me garde bien de juger le dessin du Plunk et d'affirmer qu'il est mauvais. Ce que je sous-entendais maladroitement, c'est que je ne le trouve pas beau. Mais je veux bien reconnaitre qu'il convient très bien au personnage et à ce genre d'humour. (encore que dans une version hyper réaliste ça pourrait provoquer un décalage marrant)
J'essayerai le tome 1 si j'en ai l'occasion. Bizarrement je trouve que la planche de la fiche est marrante.
Votre affinité avec vous-même est de 100%
Voilà qui est rassurant. D'autant plus que je n'ai pas du tout accroché à Jacques le petit lézard géant 8)
(je ne supporte pas les nez de Libon, et rien que ça, ça fait perdre plein de points !) |
 | |  |  | Je suis assez d'accord avec Glotz et Mael (surtout pour Le Piou, qui est vraiment mauvais).
Du coup, j'ai moi aussi tenté la bullafnité :
Vous avez 420 (21.8%) album(s) en commun avec e m
Affinité: 35.1%
Ça marche pas mal ce bidule, finalement. :o) |
 | | Mael, 25.03.2013 à 7:39 | 350538 |
|  |  | Et Le Piou étant une bande dessinée franchement ennuyeuse et très fade à mes yeux, y compris graphiquement !
Le Plunk a été une de mes séries préférées de Spirou (elle n'existe plus depuis quelques années, remplacée par l'Île déserte). C'était, avec "Jacques le petit lézard géant", deux superbes séries d'humour qui renouvelaient l'humour du magazine avec inventivité.
Je saurai plus détailler pourquoi Jacques est drôle que Le Plunk, Le Plunk (et en plus j'ai relu les trois tomes la semaine dernière) est juste une évidence. Ce n'est pas juste absurde, il y a un décalage fin. Pas de soulignement à fond du "là ce n'est pas normal", une sorte de fluidité du bizarre totalement absente du Piou qui se contente d'aligner un peu péniblement des gags attendu pour "faire absurde et décalé". Le Plunk est décalé, il n'essaye pas de l'être, il n'a pas d'effets de manche rigolo, il est parfois un peu bête mais parfois ingénieux là où le Piou est juste idiot.
Rien que la figure du Plunk, ce visage, cette manière d'être au monde (dans un monde d'humain, ce qui ne semble choquer personne, un seul gag souligne cette différence) indique ça, et je dois dire que rien que ça m'amuse. Il n'y a pas que ça évidemment mais c'est un bon début. Je le dis parce que tu semble dire que le dessin est faible alors que...de Tom Carbone à L'Île déserte en passant par Le Plunk et Robotboy (et aux bons d'abonnements d Spirou !) non, on ne peut pas dire ça ! Cromheecke est un super dessinateur, bien plus inventif et moins figés que la moitié des auteurs Spirou (alors que ce n'est pas un petit jeune, mais il se renouvelle !).
Bon tous les gags ne sont pas aux même niveaux, il y a dans les deux derniers tomes (il est vrai qu'ils deviennent de moins en moins bon : le premier est parfait, il y a 2/3 gags dispensables dans les autres) des espèces de gags finalement très premier degré (je pense à celui de la bouilloire), on se demande ce qu'ils fichent là.
Le Plunk est censé faire rire, c'est réussi amplement dans mon cas. Quand j'ai choisis une centaine de BDs à transvaser de la maison de mes parents à mon appart (sur un millier et quelques centainesà) je n'ai pas hésité une seconde à prendre la série intégrale.
Longue vie au Plunk, bien qu'il soir déjà mort !
Vous avez 676 (15.7%) album(s) en commun avec e m
Affinité: 38.9%
;-) |
 | | Glotz, 24.03.2013 à 20:02 | 350537 |
|  |  | Vous avez 343 (29.3%) album(s) en commun avec e m
Affinité: 45.5%
;)
Le Plunk est l'une des bandes dessinées les plus drôles de Spirou, je laisse Mael t'expliquer pourquoi. |
 | | e m, 24.03.2013 à 11:30 | 350534 |
|  |  | Plunk #2+3...
C'est sensé fait rire, ça n'a même pas provoqué la nano ombre du quart d'un zepto poil de yocto sourire.
Je vois qu'il y a pas mal de coups de cœur et bonnes bullenotes. Ça me laisse pantois (!)
0 île
Dans le genre humour absurde, Le Piou m'a bien plus amusé. (avec un dessin sympa)
Les Schtroumpfs #30...
Vivement que Dupuis sorte l'intégrale Peyo, que je puisse m'assurer que mes souvenirs ne me trahissent pas, et que ce n'était pas aussi bassement moralisateur. Parce que là, c'est assez effrayant.
Où alors, avec le recul la subtilité de la chose, qui m'avait échappée, me frappe de plein fouet, et je me rends compte que, le Schtroumpf à Lunettes étant personnage principal, c'est absolument fait exprès. Va savoir... !
2 contraventions |
 | | Mael, 22.03.2013 à 16:44 | 350500 |
|  |  | | Marrant en le lisant je me suis dit "on dirait qu'elle essaye de dessiner comme Duhoo, bizarre". |
 | |  |  | | Mael : | (…) J'ai eu un peu de mal parfois avec le dessin de Montfreid. Dans l'ensemble il est très bien mais parfois il est maladroit et ça casse la fluidité. |
Les dessins sont de Jean-Yves Duhoo.
Le dessin de Dorothée de Monfreid n'est jamais maladroit : ) |
 | | Mael, 22.03.2013 à 14:22 | 350496 |
|  |  | | Mael : | | dommage que cette collection n'ai connu que très peu de titres. |
Ha quand même 16 en fait, bon dommage qu'elle se soit arrêté alors. |
 | | Mael, 22.03.2013 à 14:21 | 350495 |
|  |  | Plutôt très bien. J'ai eu un peu de mal parfois avec le dessin de Montfreid. Dans l'ensemble il est très bien mais parfois il est maladroit et ça casse la fluidité. Mais globalement c'est plutôt bien réalisé et ne dessert un très très bon scénario, dommage que cette collection n'ai connu que très peu de titres. |
 | | NDZ, 22.03.2013 à 13:57 | 350493 |
|  |  | Aucune subtilité, aucun humour. La poésie, ny pensons pas. Peut-être que les plus jeunes y trouveront leur compte. Réponse ce soir, pour l'histoire du soir. |
 | |  |  | Binnenskamers de Tim Enthoven - 2011 - Bries/De Harmonie.
Si un éditeur francophone traduit et publie un jour ce beau livre, je vous le conseillerais vivement !
Coup de cœur, bien entendu.




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 | | Mael, 21.03.2013 à 16:44 | 350481 |
|  |  | | Ha je n'avais pas fait le lien avec "Sous l'eau l'obscurité" qui était très bien (je me souviens avoir voté pour lui au bulledor) ! Bon du coup je vais vraiment m'y pencher sur celui là. |
 | |  |  | | NDZ : | Bon, l'Ange et Cricri d'amour, j'espère que c'est vachement bien, hein ! ;) |
| NDZ : | Au poil. Poilant. Un ton irrésistible. Un livre de Wouf diraient certains. |
Glop alors! Misma, l'éditeur à suivre. Me reste aussi à lire le précédent Park Yoon-sun. |
 | | NDZ, 17.03.2013 à 10:15 | 350432 |
|  |  | Au poil. Poilant. Un ton irrésistible. Un livre de Wouf diraient certains. |
 | |  |  | Quel dommage cet album... Il y a plein de bonnes idées, plein de moments réussis, mais la sauce ne prend pas.
La partie sur la douleur d'être trahi par la femme qu'on aime est très réussie : par son choix de montrer les questionnements des deux points de vue (celui qui est trahi, celui qui trahit), l'album réussit à ne pas verser dans le manichéisme et à rendre les deux personnages attachants. Les errances, les manipulations de l'un comme de l'autre et surtout cette profonde tristesse qui entoure chacun rendent chaque émotion palpable.
L'hommage à la BD de l'enfance (Tillieux en tête) et son fantasme du passage à l'acte (peut-on devenir un personnage de BD ?) est finement réalisé, même si c'est là que les premières faiblesses de l'album paraissent : le personnage du cocufieur, trop caricatural dans son approche de la BD (pour les gamins, etc...), force trop le trait et souligne trop l'antagonisme des deux personnages.
Là où les choses se gâtent, c'est sur la fin de l'album (que je ne révèlerai pas) : les personnages deviennent peu crédibles, les situations encore moins. L'aspect délirant du récit (souligné par la dernière case de l'album) est en incohérence avec le ton qui précède. Une situation moins radicale aurait sûrement mieux porté le propos. Et du coup, on désamorce tout ce qui avait été mis en place, les petis défauts deviennent insupportables : le personnage de la femme devient expédié, la situation qu'on avait soigneusement mise en place s'emballe et ne prend plus le temps d'être savourée ; la caricature sape tous les effets.
Une grosse déception quant aux promesses générées par le début de l'album. |
 | |  |  | Magnifique album. Au delà de l'objet qui est d'une très belle facture, le dessin d'une très grande classe qui rappelle un peu celui d'Aude Picault, on a ici une très belle histoire, très étrange, qui fait irresisstiblement penser à Myazaki en moins enfantin, avec un propos un peu plus dur.
Grand coup de coeur. |
 | |  |  | Les pires des pires... J'ai eu du mal à trouver des choses qui m'insupportaient vraiment...
    
Ce qui est terrible, c'est qu'il y a là-dedans des auteurs que j'aime bien (voir beaucoup) mais... arg... ces opus là m'ont écorché l'oeil.
En général c'est soit le scénario qui pêche - du recueil de clichés, des trucs bien convenus- soit la narration, plus rarement le dessin (sauf le Broderies, où la tout est à jeter).
Je devrais mettre au moins une étoile quand le dessin est chouette... mais non, quand le fond est suffisament débectant pour faire oublier les qualités de dessins ou de narration, y a pas à tortiller du cul pour chier droit.
J'aurais bien mis un ou deux lldm, mais comme j'ai jamais réussi à aller au bout d'un de ses albums, je me suis toujours interdit de les bullenoter. Un jour je me forcerais...
Pour se laver la tête, je propose donc plutôt une sélection de merveilles ; plus facile à trouver pour le coup, la difficulté a été de faire un choix, essayer d'éviter les enthousiasmes trop récents (Lucifer et canne de fer, génie !), le copinage éhonté, les albums qu'on a édité, forcément coup de coeur, les trops grands classiques consensuels :
    
Voilà et si je devais m'autoriser quand même un truc que j'ai édité, je mettrais en avant ce qui est, je crois, notre meilleur album d'humour, dont, hormis la couv où on s'est un peu raté, rien n'est à jeter.
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 | | NDZ, 05.03.2013 à 8:32 | 350206 |
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Un feuilleton policier qui traîne dans les librairies... non, ce ne sont pas les "Incidents de la Nuit". L'influence de David B. plane sur cet album de Ulf K. - encore plus si on flâne dans le mini-sketchbook de la fin qui rappelle Dedalus. Et il est vraiment agréable à lire, ce petit livre, ça permet d'attendre la fin du feuilleton de B. (vaguement annoncée dans des nouvelles nouvelles de l'Hydre n°1 joliment enluminées par Killoffer - actuellement en librairie). |
 | | chrisB, 04.03.2013 à 23:03 | 350203 |
|  |  | tip top, merci l'ange !! |
 | | Mael, 28.02.2013 à 13:32 | 350110 |
|  |  | | Je ne suis pas du tout un expert, et très très client du dessin de Richerand. Après ça me semblait fait avec un certain sérieux et réel amour du sujet, le début est plutôt général (parlant de chose en effec plus proche de la caricature) mais ensuite chaque page est consacré aà un animal avec détail de son anatomie et de sa vie, ce qui me semble être quelque chose dans de plus proche du genre. |
 | |  |  | | Faudra que je zyeute ça. Généralement les cahiers de cryptozoologie sont assez décevants, caricaturant plus la nomenclature et la taxinomie que faisant réellement œuvre d'étude cryptozoologique. |
 | | Mael, 28.02.2013 à 12:44 | 350105 |
|  |  | | Mael : | | Le cahier de crytptozoologie dépasse largement le gadget (près de 40 pages tout de même) et est passionnant. |
Près de 30 (27 pages) en fait, je me suis un peu emballé. Bon ça ne change rien au fond. |
 | | Mael, 28.02.2013 à 12:39 | 350104 |
|  |  | C'est très bien, je m'y attendais. Par contre je pensais que ce serai un one shot et là soit la fin est très ouverte soit c'est le début d'une série, du coup je reste un peu sur ma faim. Mais c'est très beau, superbement mis en page, prenant. Le cahier de crytptozoologie dépasse largement le gadget (près de 40 pages tout de même) et est passionnant.
J'espère juste que si suite il y a elle ne sera pas trop en retard : quand j'interviewais Lionel Richerand en 2009 il me disait que l'album sortirai courant 2010 !
4 crapauds. |
 | | seb, 28.02.2013 à 9:42 | 350102 |
|  |  | | Yoon-sun Park est d'ailleurs en dédicace, ce soir à Super-héros, et demain soir au Monte-en-l'air... |
 | | chrisB, 25.02.2013 à 11:24 | 350021 |
|  |  | | lanjingling : | Déjà un album en place pour les Bulles d’or 2013. Bullechronique en attente.
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Sur la liste !! chronique au poil :) |
 | |  |  | Déjà un album en place pour les Bulles d’or 2013. Bullechronique en attente.
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 | |  |  | | THYUIG : | | En fait vous êtes d'accord tous les deux, Sydn pense d'abord au fond, lequel est souvent présent chez l'artiste dés le début de son oeuvre. Toi tu privilégie la forme, qui elle évolue positivement avec les années. Mononoke est plus abouti sur le plan scénaristique et formel que Nausicaa, et pourtant le fond reste le même : écologie et égalité. |
Si la comparaison vaut pour Nausicaä et Princesse Mononoke (encore que je trouve un peu réducteur de trop assimiler les deux œuvres sur le fond, mais je vois ce que tu veux dire), elle a nettement moins de sens pour Nausicaä et Chihiro. À mes yeux Miyazaki réussit non seulement à renouveler la forme mais aussi le fond de ses œuvres. On peut discuter sur la qualité de ce fond et de cette forme, sur son adéquation, mais j'ai du mal à détecter un moment dans l'histoire de Miyazaki à partir duquel il ne fait plus sens.
Tezuka, c'est vraiment un auteur fascinant, capable du meilleur comme du pire (il y a vraiment des trucs super anecdotiques dans sa production). Dans les trucs courts, comme Kirihito ou Ayako, il y a des livres très forts qui racontent le Japon, qui racontent les gens (j'ai toujours trouvé que c'était un auteur à personnage Tezuka). Mais l'indispensable pour moi c'est Phénix (Bouddha, on sent qu'il a voulu l'étiqueter chef-d'œuvre, du coup il est un peu trop long).
Matsumoto, il est Grand Prix Bulledair. Il devrait y avoir une obligation de lecture pour tous les membres du forum désormais.
Si on continue à chercher, des gens comme Bézian, Brecht Evens, Mazzucchelli, Gipi, Pénélope Bagieu (enfin avant qu'elle n'ait été faite chevalier des arts et lettres, depuis elle n'a plus beaucoup d'intérêt)... ça te lasse ? |
 | | SydN, 22.02.2013 à 12:34 | 349985 |
|  |  | | THYUIG : | | En fait vous êtes d'accord tous les deux, Sydn pense d'abord au fond, lequel est souvent présent chez l'artiste dés le début de son oeuvre. Toi tu privilégie la forme, qui elle évolue positivement avec les années. Mononoke est plus abouti sur le plan scénaristique et formel que Nausicaa, et pourtant le fond reste le même : écologie et égalité. |
c'est vrai.
mais pour moi, les artistes les plus fascinant sont ceux dont le fond est indissociable de la forme et inversement. Je citais Lynch, c'est devenue exactement ça. Inland empire est une sorte d'aboutissement d'une vision du cinéma qu'il avait commencé à mettre en place dès Eraserhead : le fait que c'est un art qui permet avant même de racconter une histoire, de racconter des émotions, de véhiculer du ressentit. Ici le fond est la démarche, et non pas "l'histoire" (il n'y en a plus vraiment) ni même les thématiques, qui deviennent des outils au service de cette vision des choses.
bref. |
 | | SydN, 22.02.2013 à 12:28 | 349984 |
|  |  | Miyazaki, bien vu !
Je suis assez d'accord, c'est un très grand narrateur, et il a une capacité de synthèse et de réapropriation d'imagerie populaire assez rare.
Pour Tezuka je suis moins convaincu (déjà à la base j'aime pas), même si dans son genre c'était aussi un génie (capacité d'execution, et facilité à créer assez dingue). Mais trop éparpillé, pour moi, dans tout ce que j'ai lu (ou tenté) je n'ai vu aucun chef d'oeuvre. Mais ca reste evidemment très personnel.
Matsumoto, je connais très peu donc peu pas dire.
Je suis peut-être pessimiste, ou alors je me lasse vite, je ne sais pas, en tout cas, si je ne dirais pas comme Lucas que c'est toujours le cas, dans mon parcours personnel ça c'est souvent vérifié. la plupart des cinéastes, musiciens, ou auteurs dont les oeuvres m'ont fascinées à leur début, peinent aujourd'hui à attiser la flamme. Il y a évidemment des exceptions, mais très rare (tiens, Kitano, qui a eu un passage à vide, mais à réussit à se reconstruire de façon interessante je trouve... Lynch se bonnifie a mes yeux, même si là, il a atteind une sorte de seuil difficilement dépassable sans changer d'optique, d'ailleurs il ne fait plus de long metrage depuis bien longtemps...).
Il y en a, mais bon, ils sont loin d'être des milliers à mes yeux.
Comme dit plus bas, je faisais une généralité, certes bêtement. Ce qui signifie qu'a mes yeux c'est une majorité des artistes qui s'épuisent comme celà, mais qu'il y a tout de même des exceptions. Plus rares... |
 | | THYUIG, 22.02.2013 à 12:24 | 349983 |
|  |  | | En fait vous êtes d'accord tous les deux, Sydn pense d'abord au fond, lequel est souvent présent chez l'artiste dés le début de son oeuvre. Toi tu privilégie la forme, qui elle évolue positivement avec les années. Mononoke est plus abouti sur le plan scénaristique et formel que Nausicaa, et pourtant le fond reste le même : écologie et égalité. |
 | |  |  | | SydN : | | J'aime bien aussi prendre Picasso comme contre-exemple. En même temps, pas facile d'en trouver d'autres hein ? |
Pas forcément : j'ai d'abord pensé à Tezuka, Matsumoto (c'est d'actualité) ou Miyazaki. Voilà pour moi des exemples de grands artistes qui ont développé leur pensée, leur art sur plusieurs décennies, fait des ponts entre leurs œuvres, remis en perspectives d'anciens titres, bref qui ont su construire un sillon qui ne semblent pas dépérir, bien que tributaire de l'accident de parcours.
Miyazaki pour moi, c'est le type même d'artiste qui dit tout ce qu'il a à dire presque dès le départ (Nausicaä contient toutes les thématiques de ses futurs films) mais qui réussit à le dire différemment à chaque fois (ou presque, excluons les accidents de parcours) et qui réussit à passionner à chaque fois, à réinterroger sur ce qu'il avait dit précédemment, sur comment il l'avait dit (visionner Princesse Mononoké et relire dans la foulée Nausicaä est pour moi une délectation à la fois sur la forme et le fond).
Honnêtement, des exemples comme ça, y en a des milliers et heureusement !
Je te trouve bien pessimiste SydN. |
 | | SydN, 22.02.2013 à 11:11 | 349981 |
|  |  | | ingweil : | | SydN : | | Les artistes, quand ils ne se sclérosent pas, ont généralement vite fait le tour de ce qu'ils avaient à dire. Et s'ils veulent toujours chercher, fouiner, il leur faut trouver autre chose à dire, du neuf, mais ça ne viendra pas de leurs tripes, ce sera un peu par défaut, un peu "forcé". Ce qui peut donner des choses intéressantes, mais forcément moins fortes. Tu ne penses pas ? |
Sérieux ? Picasso il n'est intéressant que sur sa période bleue, après c'est un peu forcé, moins fort ?
Au delà de la boutade, je pense qu'un artiste c'est comme le vin : quand il est bon au départ, il est toujours meilleur en vieillissant. |
J'aime bien aussi prendre Picasso comme contre-exemple. En même temps, pas facile d'en trouver d'autres hein ? Picasso était un génie. Parmis tous les artistes intéressants ou qui l'ont été, je ne pense pas qu'il y ai beaucoup de "génies" (je met des guillemets, parce que le mot est tout de même bien galvaudé). Donc bon.
Après, sinon, Lanjingling à raison, on ne peut pas vraiment généraliser (même on ne doit pas je dirais). Mais dans toute généralisation, certes un peu simpliste et facile, il y a une grande part de vérité, et une autre (bien moins) grande part de contre-exemples. Une généralisation est généralement le reflet d'une majorité. Ce qui est plus gênant, effectivement, c'est quand elle se pose comme vérité exhaustive. Tu fais donc bien de le rappeler, Lanji^^
Sinon, Lanji, quand je disais quand artiste veut dire quelque chose, c'est pas forcément conscient hein. C'est ce qu'il exprime de ses goûts, de ses obsessions, de sa vision des choses en somme, au travers de son travail artistique. La création d'outils est intéressante, mais reste purement formelle, il faut voir au delà en quoi ceux-ci revêlent ou non des choses sur la vision de l'artiste, de son rapport a son art, au monde, à autrui, etc... |
 | |  |  | | Pierre : | | Aba Sourdi : | | En attendant, ça reste mon plus grand souvenir de lecture de la part des duettistes. J'y peux rien si le "c'était mieux avant" et le "c'était mieux au début" se vérifient tout le temps. |
Je suis pas loin de partager cet avis. Ce livre a une fulgurance que j'ai tenté de retrouver en vain dans les livres suivants que j'ai lu du duo. Rien en tout cas qui m'ait procuré une sensation analogue. Au contraire même ... Un agacement plutôt. C'était trop beau en quelque sorte ! Une sorte de merle blanc de la critique snob qui voyait là se matérialiser son fantasme d'une bande dessinée qu'on pouvait relier à l'art contemporain et qui lui conférait cette sorte de respectabilité indispensable. Dès lors, on pouvait pressentir que le succès de ces génies précoces serait leur perte même, et on peut se demander dans quelle mesure ce consensus qui s'est fait autour d'eux a pu interférer avec leur processus créatif. Cette reconnaissance de l'élite a pu les condamner à une sorte de surenchère sans issue, les poussant à faire les guignols pour épater la galerie (ce côté happening expérimental nihilisto-trash qui plaît tant à une certaine intelligentsia). Et tout ça pour ensuite tomber dans le mainstream convenu. Bof ... (mais on va sans doute m'expliquer que c'est une posture déconstructiviste post moderne qui m'a totalement échappée. c'est possible). |
par contre, je suis en train de relire celui-là qui m'avait fortement marqué à l'époque. Ils semblaient y renverser la manière de travailler. Jusque là, les personnages de leur livres étaient des pions qu'ils malmenaient à leur guise, sans trop se soucier de leur épaisseur psychologique. Et voilà qu'un personnage prend le pouvoir. je ne sais pas jusqu'à quel point Irène existe, mais le personnage mis en scène dans ce livre est particulièrement réussi. J'y voyais un virage intéressant dans leur travail, mais resté sans suite. |
 | | Pierre, 21.02.2013 à 21:47 | 349976 |
|  |  | | Aba Sourdi : | | En attendant, ça reste mon plus grand souvenir de lecture de la part des duettistes. J'y peux rien si le "c'était mieux avant" et le "c'était mieux au début" se vérifient tout le temps. |
Je suis pas loin de partager cet avis. Ce livre a une fulgurance que j'ai tenté de retrouver en vain dans les livres suivants que j'ai lu du duo. Rien en tout cas qui m'ait procuré une sensation analogue. Au contraire même ... Un agacement plutôt. C'était trop beau en quelque sorte ! Une sorte de merle blanc de la critique snob qui voyait là se matérialiser son fantasme d'une bande dessinée qu'on pouvait relier à l'art contemporain et qui lui conférait cette sorte de respectabilité indispensable. Dès lors, on pouvait pressentir que le succès de ces génies précoces serait leur perte même, et on peut se demander dans quelle mesure ce consensus qui s'est fait autour d'eux a pu interférer avec leur processus créatif. Cette reconnaissance de l'élite a pu les condamner à une sorte de surenchère sans issue, les poussant à faire les guignols pour épater la galerie (ce côté happening expérimental nihilisto-trash qui plaît tant à une certaine intelligentsia). Et tout ça pour ensuite tomber dans le mainstream convenu. Bof ... (mais on va sans doute m'expliquer que c'est une posture déconstructiviste post moderne qui m'a totalement échappée. c'est possible). |
 | | Mael, 21.02.2013 à 20:08 | 349975 |
|  |  | Soudrille se rêve en mauvaise position. Ses songes se terminent toujours mal, il y est au moins humilié, voire découpé en morceaux. Au lieu de laisser ses divagations au placard, il les dessine au réveil. Son alter-ego y est tour à tour méchant, méprisable, idiot. Dans le meilleur des cas, naïf. Si peu complaisant avec lui-même, Sourdrille ne se flagelle pourtant pas et assume ses délires, son amour des femmes puissantes et ses fantasmes castrateurs.
De toute façon c'est pour de faux, alors autant en rire ! Il est ballotté et entraîne le lecteur avec lui. De son trait rugueux Sourdrille tire un monde violent, très sexué et pousse bon nombre de limites. Les Idoles malades est un livre noir mais jamais plombant. Au contraire il grince avec délice en pointant nos vices les plus inavouables. Crumb ne s'y est pas trompé, en le déclarant meilleur dessinateur du moment, mais n'a pas parlé du scénariste.
Saluons-le donc. En alternant rêveries à la fondues galloises – hommages à un Little Nemo sous acide (pour Aba Sourdi) – et sketchs caustiques – allant d'une chasse-à-courre matriarcale aux crises d'adolescence d'un quarantenaire meurtrier – Sourdrille tire à vue sur tout ce qui bouge. Au delà de la provoc', son imaginaire surprend par son inventivité. N'exploitant aucune recettes connues, il explore une voie étroite et livre une BD jouissive et désinhibante, profondément salutaire.
Poiur être honnête c'est plus un Little Nemo sous tranxène que sous acide. |
 | |  |  | | ingweil : | | SydN : | | Les artistes, quand ils ne se sclérosent pas, ont généralement vite fait le tour de ce qu'ils avaient à dire. Et s'ils veulent toujours chercher, fouiner, il leur faut trouver autre chose à dire, du neuf, mais ça ne viendra pas de leurs tripes, ce sera un peu par défaut, un peu "forcé". Ce qui peut donner des choses intéressantes, mais forcément moins fortes. Tu ne penses pas ? |
Sérieux ? Picasso il n'est intéressant que sur sa période bleue, après c'est un peu forcé, moins fort ?
Au delà de la boutade, je pense qu'un artiste c'est comme le vin : quand il est bon au départ, il est toujours meilleur en vieillissant. |
Et il y a des vins qui vieillissent bien, d'autres qui sont meilleurs jeunes.
Mais œnologie de comptoir mise à part, je ne pense pas qu’un artiste veuille forcément dire quelque chose, les plus intéressant sont dans la recherche, et la création permanente d’outils pour cette recherche, que la recherche soit dans la haute spiritualité ou la grosse déconne, voir l’une et l’autre. Franquin, Herriman, Moëbius, ont toujours été bons, d’autres peuvent avoir des hauts et des bas, d’autres devenir moins bons définitivement, on ne peut généraliser (sauf si la généralisation abusive sert à des idées intéressantes, mais ici ce n’est pas le cas) |
 | |  |  | | SydN : | | Les artistes, quand ils ne se sclérosent pas, ont généralement vite fait le tour de ce qu'ils avaient à dire. Et s'ils veulent toujours chercher, fouiner, il leur faut trouver autre chose à dire, du neuf, mais ça ne viendra pas de leurs tripes, ce sera un peu par défaut, un peu "forcé". Ce qui peut donner des choses intéressantes, mais forcément moins fortes. Tu ne penses pas ? |
Sérieux ? Picasso il n'est intéressant que sur sa période bleue, après c'est un peu forcé, moins fort ?
Au delà de la boutade, je pense qu'un artiste c'est comme le vin : quand il est bon au départ, il est toujours meilleur en vieillissant. |
 | | SydN, 21.02.2013 à 10:42 | 349963 |
|  |  | | Gantois : | | Tu les enterres définitivement a cause d'un livre seulement...? |
Assez d'accord.
On peut très bien faire des truc pointus d'un côté, et faire des trucs plus "commerciaux" pour s'amuser d'un autre côté. L'un n'a jamais empêcher l'autre, et je ne pense pas que ce soit vendre son âme. Reste au lecteur pointilleux de faire la différence et de choisir ses lectures en fonction.
Perso, ça m'a jamais géné que Mike Patton fasse Mr Bungle, fantômas et Naked city d'un coté, et Faith no more de l'autre pour prendre un ex musical.
J'écoute pas faith no more, ça m'emmerde, mais je n'en veux pas à Patton de l'avoir fait. Tout comme son récent album de crooner à la noix :-)
Pour le c'était mieux avant, de toute façon c'est toujours mieux au début. Les artistes, quand ils ne se sclérose pas, on généralement vite fait le tour de ce qu'ils avaient à dire. Et s'ils veulent toujours chercher, fouiner, il leur faut trouver autre chose à dire, du neuf, mais ça ne viendra pas de leurs tripes, ce sera un peu par défaut, un peu "forcé". Ce qui peut donner des choses intéressantes, mais forcément moins fortes. Tu ne penses pas ? |
 | |  |  | | Tu les enterres définitivement a cause d'un livre seulement...? |
 | |  |  | C'est con car ils correspondent désormais à tout ce que je craignais qu'ils deviennent, j'aurais dû prendre un magnéto le jour où j'avais fait ma prophétie : "ils se serviront de leur style pour faire des récits classiques vaguement drôlatiques dans une collection simili-indé d'un gros éditeur et le pire serait qu'ils fassent un livre avec Bastien Vivès, ha ha", sur le ton de la plaisanterie mais authentique ! Ils ont été récupérés vachement vite, il faut dire. On n'aurait pas dû leur dire qu'ils étaient trop hype.
Apparemment ils vont déjà refaire un autre Aire Libre et d'ailleurs Dupuis a fait passer le message sur Facebook comme quoi ils recherchent un coloriste, avis aux amateurs... |
 | | chrisB, 20.02.2013 à 21:12 | 349958 |
|  |  | [citer auteur=Aba Sourdi]En attendant, ça reste mon plus grand souvenir de lecture de la part des duettistes.citer]
Pas mieux, je me revois encore éclater de rire dans le RER pendant 30mn...que c'était bon !! |
 | |  |  | | J'avais détesté à l'époqie, mais en fait ça se relit très bien |
 | |  |  | | En attendant, ça reste mon plus grand souvenir de lecture de la part des duettistes. J'y peux rien si le "c'était mieux avant" et le "c'était mieux au début" se vérifient tout le temps. |
 | |  |  | l'association se soumet aux sirènes du bd-journalisme avec cet opuscule qui propose de partager la vie au jour le jour des soldats français lors de l'intervention au Mali. La chienlit, qu'on vous dit. |
 | |  |  | | wandrille : | Oui, il est très bien, mais l'objet est tout de même moins beau. Alors je préfère le livre de 2024. |
Pour préciser encore plus, je ne suis pas tant intéressé par sa narration que par son art des formes et des couleurs que j'apparente à une intelligence de type f'murrienne, et c'est particulièrement frappant dans cet album jeunesse dont j'ignorais l'existence et qu'il faut que je me procure de ce pas :
http://leonmaret.com/index.php?/illustrations/laisse-faire-les-spheres/
(il s'est un peu planté dans le nom du lien, il s'agit bien du "Chien dans la botte" et non pas de "Laisse faire les sphères")
"Canne de Fer et Lucifer", bon c'est un récit drôlatique mené de manière libre et originale, un revisitage du roman picaresque réhaussé d'esprit manga, mais personnellement je ne trouve ça pas plus enthousiasmant que "Le Borgne Gauchet" et "Le Minuscule Mousquetaire" de Sfar (dont j'ai été très fan, je précise). "Course de bagnole" me semble être à un niveau au-dessus d'incongru et de regard singulier sur la BD, mais on sait bien où vont mes préférences, on l'a dit l'autre jour. |
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Je suis en train de lire le YVAN DELPORTE REDACTEUR EN CHEF chez Dupuis.
L'objet est odieusement grand et lourd (papier trop épais, format exagéré avec une couv souple qui n'aide pas à la lecture), le graphisme est tout ripou avec trois ou quatre typo, des citations soulignés à tort et à travers, des choix de couleurs bof, une compo digne d'un étudiant en graphisme...
Mais le contenu est super ! Passionnant, bien monté avec toutefois des petits sautés chronologiques parfois un peu chiants si on n'est pas expert de l'âge d'or de Spirou.
Bref, un opuvrage passionnant mais qui aurait mérité d'être maquetté par l'excellent Phillipe Ghielmetti à qui ont doit les intégrale Tif et Tondu, Will et autres Phil Perfect.
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 | |  |  | | ..."que celui de son compatriote félin omniprésent" : tiens, cette faute de frappe laisse apparaître que le Chat de Geluck ne dit qu'un seul et même monologue. Il y a du vrai là-dedans tellement ils résultent à peu près tous d'une même manière de penser. Chez Kamagurka, au-delà de jeux sur les mots, c'est la pensée en elle-même qui est dynamitée. |
 | |  |  | Marrant comme ces deux recueils parus coup sur coup nous font part de deux facettes bien différentes de Kamagurka. Le premier est un recueil d'absurde pur où le terme "non-sens" prend tout son sel, on est dans l'invention perpétuelle où même les quelques 'bons mots' (monologues de Bert) sont mille fois plus décalés que celui de son compatriote félin omniprésent de Geluck. Dans le deuxième, on est dans un humour plus classique mais aussi plus poétique, on frôle Sempé, eh oui, que ceux qui ne s'attendaient pas à voir évoquer Sempé en lisant Kamagurka se jettent sur ce livre car vraiment c'est une vision lunaire des choses. Et paradoxalement, même si tous les 'gags' de celui-ci sont en une image, on se trouve être plus proche de la bande dessinée car c'est une variation jusqu'au-boutiste sur un même thème, bref on peut y voir une narration comme dans le "Max Lampin" de Topor mais en plus doux, donc. Kamagurka est un grand, plus que jamais. |
 | |  |  | Oui, il est très bien, mais l'objet est tout de même moins beau. Alors je préfère le livre de 2024. |
 | |  |  | | wandrille : | Incroyable. |
J'ai baissé à 4 étoiles au lieu de 4 coeurs car ça m'agace qu'on ne parle que de ce livre à la place de "Course de bagnole" que je trouve bien meilleur à tous les points de vue, n'en déplaise à Maël. En plus c'est le seul bon livre sorti par les Requins Marteaux depuis au moins cinq ans (avec "Quarantaine" de Sam Rictus), alors ce n'est vraiment pas sympa pour eux de l'oublier. Je trouve "Canne de fer et Lucifer" bien plus classique et léger, c'est peut-être le nombre de pages qui impressionne les gens mais je trouve justement que sur la longueur il n'arrive pas être aussi fou, inventif et percutant que dans "COURSE DE BAGNOLE", SON CHEF-D'OEUVRE POUR L'INSTANT, non mais !
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 | | NDZ, 16.02.2013 à 9:39 | 349914 |
|  |  | Péchu, drôle et léger à la fois. Un livre instructif, qui recrée une ambiance et (presque) une époque. Une sorte de George Sprott qui aurait un peu forniqué avec Closer. Avec des invectives entre témoins - qui ne devraient pas se voir (autre lieu, autre temps, autre case) - qui ne sont pas avares en ragots, anecdotes ou blagues à deux balles, des vraies incrustations de l'auteur (pas super réaliste) qui parle avec une pipe et un whiskey au coin de la cheminée, des affiches de films ou de pubs. Très séduisant. |
 | |  |  | | Je plussoie, très chouette petit livre que je garde avec tendresse dans ma bibliothèque. J'avais bien aimé d'elle aussi "C'est pour de vrai" aux éditions Diateino, qui n'est pas dans la base, peut-être parce qu'on est plus proche du 'livre illustré'. En tout cas le ton m'avait touché, et pourtant j'étais déjà difficile à l'époque en autobio. |
 | | SydN, 15.02.2013 à 18:29 | 349904 |
|  |  | | Mr_Switch : | De l'origine des mathématiques de Clémence Gandillot (Voir ici aussi). Voilà un petit bouquin que je voulais découvrir depuis un petit moment. Ayant un bac S spé maths, et même en ayant beaucoup perdu de mon esprit matheux, je peux dire que les maths ont fait partie de moi.
Le dessin minimaliste n'est pas forcément toujours super réussi. Pour certaines cases, il faut avoir prédit ce qui allait être représenté pour le voir. Pour d'autres, il faut avoir lu le bandeau contextuel pour comprendre le dessin. Mais généralement, le dessin ne fonctionne pas mal.
Certaines analogies sont bien trouvées, et le livre est à découvrir, vraiment. Là, où j'ai plus de réserves, c'est que j'ai l'impression d'avoir plus utilisé mes connaissances matheuses pour comprendre les situations que les situations pour comprendre les maths. Ce n'est d'ailleurs réellement l'objectif du livre, livre qui vise plutôt à comprendre le pourquoi de l'apparition de tel ou tel concept mathématique.
Le résumé sur le site de l'éditeur lâche le mot de "philosophie". Et c'est bien ce que l'on ressent, une réflexion philosophique.
Le résumé de quatrième de couverture conclue en disant "Beaucoup d'adultes regretteront de n'avoir pas disposé d'un tel outil au cours de leur scolarité !". Et bien, non. Je ne regrette en rien de ne pas avoir eu un tel livre durant ma scolarité. Il m'aurait fait plus peur qu'autres choses. Par contre, que ce soit une réflexion intéressante à lire pour les étudiant en maths ou un philo, ouaip. |
moi j'aurais bien aimé le lire au lycée.
Avant non je ne crois pas, comme toi il m'aurait fait peur je crois.
par contre le fait qu'on doit précéder l'arrivée de l'image par la rélexion, lire le texte avant ou l'image avant le texte... tout ça participe à la richesse de ce livre je trouve. Ce n'est pas un livre facile, c'est un livre qui necessecite de rester en eveil. Et c'est aussi ça que j'ai aimé dans ce livre, qu'il ne nous laisse pas passif devant le discours d'un(e) auteur(e), au contraire.
A lire la chronique de Jessie Bi sur du9 (ainsi que sur son dernier livre: Chose), et un entretien de la dame avec votre serviteur. voui monsieur. |
 | |  |  | De l'origine des mathématiques de Clémence Gandillot (Voir ici aussi). Voilà un petit bouquin que je voulais découvrir depuis un petit moment. Ayant un bac S spé maths, et même en ayant beaucoup perdu de mon esprit matheux, je peux dire que les maths ont fait partie de moi.
Le dessin minimaliste n'est pas forcément toujours super réussi. Pour certaines cases, il faut avoir prédit ce qui allait être représenté pour le voir. Pour d'autres, il faut avoir lu le bandeau contextuel pour comprendre le dessin. Mais généralement, le dessin ne fonctionne pas mal.
Certaines analogies sont bien trouvées, et le livre est à découvrir, vraiment. Là, où j'ai plus de réserves, c'est que j'ai l'impression d'avoir plus utilisé mes connaissances matheuses pour comprendre les situations que les situations pour comprendre les maths. Ce n'est d'ailleurs réellement l'objectif du livre, livre qui vise plutôt à comprendre le pourquoi de l'apparition de tel ou tel concept mathématique.
Le résumé sur le site de l'éditeur lâche le mot de "philosophie". Et c'est bien ce que l'on ressent, une réflexion philosophique.
Le résumé de quatrième de couverture conclue en disant "Beaucoup d'adultes regretteront de n'avoir pas disposé d'un tel outil au cours de leur scolarité !". Et bien, non. Je ne regrette en rien de ne pas avoir eu un tel livre durant ma scolarité. Il m'aurait fait plus peur qu'autres choses. Par contre, que ce soit une réflexion intéressante à lire pour les étudiant en maths ou un philo, ouaip. |
 | |  |  | | Thierry : |
Alors, oui, c'est séduisant visuellement. Il y a des idées mais tout cela paraît un peu vain, à l'image d'une intervention un peu WTF de Franquin en plein milieu. |
Oui c'est assez gratuit cette apparition. Mais c'est très à la mode en ce moment cf. la virée américaine de Gigé Franquin et consorts dans Spirou que j'ai trouvé emmerdante au possible.
Le fan-service clin d'oeil ne marche pas fort, on aurait largement préféré voir apparaître un Asimov ou une petite K.Dickerie |
 | |  |  | gros buzz pour un album finalement pas si intéressant que ça, la faute sans doute à un manque de clé pouir le décoder. Car ce livre esten fait très fortement inspiré de la vie de Cordwainer Smith, écrivain de SF. On y retrouve des éléments de sa vie (son enfance en Chine), des élkéments de son oeuvre (la planète prison ou son style à la chronologie non-linéaire)
Alors, oui, c'est séduisant visuellement. Il y a des idées mais tout cela paraît un peu vain, à l'image d'une intervention un peu WTF de Franquin en plein milieu. |
 | |  |  | J'ai pas lu, mais la couv est atroce. |
 | | Glotz, 11.02.2013 à 21:05 | 349798 |
|  |  | | Ce livre est tout de même fort anecdotique... |
 | |  |  | | lldm : | Cohérent. Baudoin, c'est tout ce que mérite Dali. |
Ha ha, pas mal ! Il n'y a en effet rien à sauver dans ce livre, et pourtant tu sais que je ne suis pas aussi sévère que toi sur Baudoin (disons qu'il me détend et m'apaise, quand il n'est pas trop bavard). Mais là ça se sent qu'il n'arrive pas être admiratif de Dalì (à juste titre ; et on peut reconnaître à Baudoin des goûts plutôt chouettes en général donc ce n'est pas étonnant), du coup ça se borne à être une biographie sans saveur. Les quelques écarts narratifs étaient le minimum qu'on attendait de lui mais ce n'est pas pour ça qu'ils sont intéressants. Vraiment raté de bout en bout. |
 | | lldm, 11.02.2013 à 15:57 | 349784 |
|  |  | Cohérent. Baudoin, c'est tout ce que mérite Dali. |
 | | chrisB, 11.02.2013 à 10:47 | 349770 |
|  |  | lu en retard mais ptain excellent album ! vraiment un étrange bouquin, dans lequel on se glisse petit à petit. merci pour la découverte |
 | | Mael, 11.02.2013 à 8:27 | 349764 |
|  |  | Lors des discussions pour les bulledors plusieurs personnes se sont plaintes de ne pas avoir lu 9 titres parus en 2012. Ma bonne dame c'est bien triste, j'ai donc réalisé sur mon blog un palmarès non classé des ouvrages de 2012 qui m'ont plu.
C'est purement arbitraire et pas objectif, c'est un top 44 et si vous avez un peu de temps c'est là :
Le "Top x", de Maël Rannou |
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