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la renaissance de FUTUROPOLIS

Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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lanjingling, 09.11.2009 à 14:26326262
Mr_Switch :
[Mode thèse hardie ON]
Il me semble que FuturopoBis publie notamment des auteurs de qualité. Personne ne le conteste.
"On" voudrait donc que FuturopoBis publie maintenant des rééditions du catalogue originel. Ne serait-ce pas finalement une requête adressée à un "publieur" avéré ? (d'après Jean-Louis Gauthey qui différencie, de fait, les éditeurs des "publieurs".) Comme si on demandait, on réclamait, à FuturoBopis d'être "publieur". Et en missionnant, en actant cette société, elle y gagne une reconnaissance.
[Mode thèse hardie OFF]

Thierry :
Oui, d'une certain manière, Futuro marche sur les mêmes traces que Aire Libre (qui est une collection et pas un éditeur, ou je sais), mais avec une approche plus "élitiste", en ceci qu'il propose des ouvrages d'auteurs souvent prestigieux dans des formats qui s'écartent volontiers du formatage franco-belge, mais pas trop... les livres sont chers, avec une identité propre, alors que Aire Libre, par exemple, impose un format et une maquette. Mais cela ne doit pas occulter le fait que la prise de risque est calculée. Il y a relativement peu de premiers albums chez Futuro, mais beaucoup d'auteurs "débauchés" comme Yslaire, Davodeau...
Ce n'est as ne critique, juste une constatation. Et il faut souligner qu'ils ont edité Jules Feiffer, alors qu'ils ne devaient pas espérer en vendre des milliers, ou le Lucille de Debeurme. Mais en général, Futuro se positionne en éditeur "de prestige", propose de bons livres qui vise un public de 'connaisseurs', mais relativement peu aventureux.
Thierry :
N'empêche, je reste stupéfait de la manière dont Futuropolis s'est imposé comme un acteur incontournable, en "débauchant" pas mal d'auteurs comme Blutch, De Crécy, etc. et en se positionnant dans un créneau de "prestige", entre les collection d'éditeurs généralistes comme Aire Libre et les éditeurs indépendants comme Cornélius et L'Association. Cela n'empêche qu'ils produisent de bons livres, mais autant à une époque, ceratins disaient "il n'y a pas que l'Association" à propos de bande desinée "indépendante", autant on pourrait désormais dire "Il n'y a pas que Futuropolis".

il y a tout de meme une difference essentielle, gallimard et l'association sont de vrais editeurs, ils ont decouvert des auteurs qui sans eux n'auraient peut-etre jamais ete publies
j'ai voulu verifier dans la bullebase combien de nouveaux auteurs avait publie le nouveau futuro, par rapport aux auteurs debauches; impossible, vu que futuro canal historique est melange au nouveau
si donc on veut faire une recherche sans connaitre l'historique, on peut croire que le nouveau futuro est un editeur, et pas un simple publieur/debaucheur...ils sont tres forts
alala, quelle epoque que celle qui permet a l'argent de s'acheter une vie et une ame

chrisB, 07.11.2009 à 14:18326208
La main verte, de Hervé Bourhis. Boudiou il est super cet album.
Je l'ai acheté sur le nom de l'auteur (et un peu Futuro aussi), sans savoir de quoi ca parlait, quelle bonne surprise (je ne vous raconte donc rien de l'histoire), c'est subtilement raconté, drole et attachant, original !!!
vraiment à essayer

chrisB, 28.09.2009 à 12:47325141
Quel album, quelle poésie, décidément j'adore ce que fait Stéphane Levallois.
Avec Noé il signait déjà un des plus beaux titre de la collec Tohu-Bohu, on a du attendre longtemps avant de le voir confirmer avec "Le dernier modèle" (chez Futuro) et "La résistance du sanglier".

Je pars en chasse de son "Croc Croc à l'école des petits squelettes" chez Sarbacane !!!

ingweil, 09.09.2009 à 10:28324535
:o)

Oui je vais revoir un peu mon avis après deuxième lecture. Mais je n'ai pas trouvé le personnage touchant, et je ne pense pas que mon avis changera là-dessus.

Pour Durieux, je préfère nettement son Mobilis, avec un très bon travail sur les couleurs et les ambiances (mais c'est peut-être le fan d'Andreas qui s'exprime ici). Ici, j'ai trouvé qu'il se permettait moins de choses.

HBourhis, 09.09.2009 à 10:17324534
Bon sinon, à mon sens, il y a du vrai dans ce que tu dis, mais ce type a toujours été mort, écrasé, et au contraire, le fait qu'il apprenne sa maladie le libère. après, ce qu'il fait est souvent ridicule, pathétique (faire de l'aaart, se laisser pousser le catogan...), mais moi je trouve ça aussi touchant que dérangeant.

je dis avec d'autant plus de distance que je suis co-scénariste, et que je n'ai fait ni le découpage, ni le dessin. Donc 1/4 auteur de ce bouquin, dont j'assume totalement le côté dérangeant voire énervant.

Un bouquin qu'on trouve énervant, malsain, voire insupportable, ça peut-être bien, ça fait réagir. C'est pas pour ça qu'il est mauvais.

Et Durieux n'a jamais aussi bien dessiné, je trouve.

Na.

ingweil, 09.09.2009 à 9:52324531
Oui bien sûr, le personnage principal tente de se reprendre, de changer de vie, mais il le fait avec une telle auto-destruction dans un premier temps (travail, couple), on jurerait d'un suicide social avant sa véritable mort. C'est en cela que je trouve qu'il se laisse plonger.
Puis il cherche à se rabibocher avec ses filles (dans les dialogues avec son aînée, ça n'est pas l'mour fou), en inversant les rapports parents-enfants (l'apprentissage de la bicyclette) d'une manière tellement pathétique, qu'elle m'a été insupportable. La scène avec son père qui suit est très symbolique de son changement de statut, il redevient un petit enfant, de plus confronté à la sexualité du père et à son talent de peintre, on est en plein dans l'œdipien (surtout si on y ajoute la tentation du meurtre). Pour moi c'est de la dépression, il n'assume pas sa maladie (comme son père le fait), il régresse à un statut d'enfant, un petit coup de carpe diem, avec l'imagerie du bohême parisien, à boire du vin nu avec sa femme en peignant (sentiment accentué par sa nouvelle taille de barbe). Et sa vie s'écroule complètement, comme si il avait toujours été mort, que son cancer n'avait aucune autre incidence que de le révéler à lui-même.

Bon c'est nettement plus profond que ce que mon premier verdict lapidaire ne le laissait penser, mais j'ai vraiment du mal avec ce genre de récit, ça me donne envie de le secouer un bon coup, c'est agaçant d'assister impuissant à cette histoire.

(du coup je vais être obligé de le relire maintenant...)

HBourhis, 08.09.2009 à 8:16324476
Je viens de lire "Appelle-moi Ferdinand", et je ne suis pas d'accord avec ce qui a été dit.

Ce n'est pas l'histoire d'un gars dépressif qui "se laisse plonger", mais l'inverse. Un gars qui se reprend complètement en main et qui profite de ses derniers jours pour vivre ce qu'il n'a jamais vécu et régler des choses dans sa vie. C'est plutôt dans sa vie d'avant qu'il se laissait couler.

Ce n'est pas que ses filles ne le supportent pas, c'est lui qui se trouve médiocre vis-à-vis de l'éducation un peu terne qu'il pense leur avoir donné.

À aucun moment on ne voit ou on dit que les filles ne le supportent pas, même s'ils n'ont pas une relation fusionnelle, c'est sûr.

Gantois, 07.09.2009 à 15:09324454
un exemple de bd ou la représentation de la dépression est très bien rendue.

ingweil, 07.09.2009 à 12:02324450
[appelle_moi_ferdinand : album sans vignette] La représentation de la dépression est toujours problèmatique. Il faut réussir à intéresser le lecteur à l'histoire d'un type qui se laisse plonger. Pourtant des fois ça fonctionne très bien (Jimmy Corrigan évidemment, mais l'Année du Dragon aussi par exemple). Là, je n'ai vraiment pas réussi à accrocher. Je n'ai pas retrouvé le talent de Bourhis pour rendre attachants les personnages, on a un peu le sentiment qu'il charge trop la barque, les situations sont un peu ampoulées (les filles qui ne supportent pas leur père acceptent de partir en week-end comme ça avec lui, jouent le jeu quand il veut faire du vélo pour la première fois, c'est moyennement crédible). Et la situation finale avec sa dernière case en forme de devinette m'a vraiment agacé.
Sur le dessin, pas grand chose à dire, moi qui aime plutôt Durieux d'habitude, ça ne m'a pas franchement emballé.
Une déception pour moi donc.
(Mais que fait-il rangé dans les collectifs celui-là ?)

NDZ, 07.09.2009 à 11:37324449
ingweil :
Ah chouette !
Ca fait très envie !


Y'en a même ici, avec de vrais bouts dedans...

ingweil, 04.09.2009 à 15:34324415
Ah chouette !
Ca fait très envie !

Sylvain Ricard, 04.09.2009 à 12:40324411
Sortie le 17 septembre 2009. J-13, quoi.


Thierry, 24.08.2009 à 11:05324123


un gros livre qui semble passer inaperçu. Et pourtant, il ne manque pas de qualité.
JM DeMatteis y tente une étrange expérience d'autobiographie romancée. il nous raconte son adolescence, mais en mettant en scène un alter-égo: Vincent carl Santini. Un peu à la manière de Jodorowski, il semble vouloir se détacher d'une trop grande orthodoxie dans la relation des faits pour privilégier une part de folie et d'excès qui permet à l'auteur de s'affranchir de le réalité quand elle devient trop peu intéressante. L'idée est intéressante.
Son association avec Glenn Barr au dessin fonctionne au delà de toutes espérences. Ce dernier n'hésite pas à mofdifie son style de manière radicale selon la tonalité du récit. il passe du réalisme à la caricature, en passant par des planches plus psychédélique avec une aisance incroyable, ce qui permet de traduire à merveille le foisonnement du récit de DeMatteis.
Le récit, parlons-en. il s'intéresse à cette année ou tout va basculer pour lui. Récit initiatique doublé d'introspection et révélations, multipliant les digressions drôles ou émouvantes. Mais c'est là la principale faiblesse de ce récit. A force de digresser et de le narrateur en devient envahissant et agaçant. Le livre en devient aussi inutilement long et le dernier chapitre flirte régulièrement avec l'ennui. Reste malgré tout un objet original et intéressant qui mérite qu'on s'y arrête

kstor, 29.04.2009 à 22:47320759
Non non, pas un "technicien du scénario", mais un scénariste. Pour organiser ce dessin en matière. Pour éviter le creux.

chrisB, 29.04.2009 à 7:43320736
kstor :
Levallois, un dessinateur talentueux. Ne reste plus qu'à lui trouver un scénariste, pour qu'il commence à faire des livres.


Surtout pas !!
Stéphane Levallois est un auteur complet, lui ajouter un technicien du scénario, quelle hérésie !

kstor, 28.04.2009 à 23:05320731
Levallois, un dessinateur talentueux. Ne reste plus qu'à lui trouver un scénariste, pour qu'il commence à faire des livres.

Joe, 28.04.2009 à 14:09320714
Tiens quelqu'un a déjà eu l'occasion de lire le nouveau "Clandestine" de Cady et Marc-Renier?



Des avis éclairés?

Thierry, 28.04.2009 à 10:27320710
Hommage rendu par Stéphane Levallois à son grand-père qu'il n'a pas connu, mais auquel il ressemble, lui a-t-on toujours dit. De ce grend-père, il ne sait que peu de chose, mais il en a une image fantasmée, d'un homme simple, mais fort. Il l'imagine dons doté d'une tête de sanglier. Il nous parle de ce grand-père sanglier pendant la guerre. Il nous montre un homme joyeux, qui vole les vélos de ceux qui se rendent à la kommandantur, et qui n'hésite pas un donner un petit coup de main à la résistance. Sans être un véritable résistant, il cache des armes, apporte son aide aux membre du STO... rien de spectaculairement héroïque, mais des petites victoires quotidiennes, actes de résistances dérisoires par eux-mêmes mais qui font la différence, et pour lesquels il risquait gros.
Portrait fantasmé, d'un homme ordinaire et extraordinaire à la fois, dressé tout en pudeur par Levallois qui continue d'explorer le sillon entamé avec "le dernier modèle", son titre précédent. Plus que jamais un auteur intéressant.

NDZ, 14.04.2009 à 9:23320229
Hé bien une belle escapade, racontée de manière solide. On a quand-même l'impression que ça traîne parfois des savates, mais le soleil des Sables d'O. a un effet euphorisant sur nous aussi, lecteurs, et nous voilà, un peu comme après avoir suivi le courant des petits ruisseaux de Rabaté (fugue d'adulte mûre, renaissance à travers l'amoooûûr, le sexe et la bouffe, ...), arrivés à la mer... en bonne compagnie. J'attends la suite avec impatience.