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Charlie Brown, 13.04.2012 à 16:47344113
Tiens, ça me fait penser qu'il faut que je passe voir Mr. Long sur son stand d'ici la fin du week-end... que je vous souhaite bon, les gens.

Gantois, 13.04.2012 à 16:34344110
Enfin lu. Scénario un peu confus mais super ambiance et super ritme. Merci d'en avoir parlé M. Long, je serais passé à coté.

Gantois, 13.04.2012 à 10:27344100
NDZ :
Très chouette ce livre réalisé contre la montre... Une réussite onirique, poétique et farfelue. Je vais de ce pas faire ma biblio concernant Goerg.


Il faut savoir que les récits de cette collection sont (heureusement) retravaillés d'après ceux fait contre la montre.

NDZ, 13.04.2012 à 10:15344099
Très chouette ce livre réalisé contre la montre... Une réussite onirique, poétique et farfelue. Je vais de ce pas faire ma biblio concernant Goerg.

Thierry, 12.04.2012 à 20:31344088
lanjingling :
longg :
les Thorgal jusqu'à Louve, ce sont des petites claques graphiques et des leçon de découpage, à mon humble avis.
Tu ne mets pas Thorghal au niveau de Michel Vaillant, rassure-nous!

Rosinski est nul pour dessiner les voitures !

lanjingling, 12.04.2012 à 17:30344083
longg :
les Thorgal jusqu'à Louve, ce sont des petites claques graphiques et des leçon de découpage, à mon humble avis.
Tu ne mets pas Thorghal au niveau de Michel Vaillant, rassure-nous!

Charlie Brown, 12.04.2012 à 14:53344076
SydN :
chrisB :
Bigre vraiment pas bon, avec Boulet au scénar je m'attendais à du lourd (disons que j'espérais qu'il parvienne à faire un truc publié, non tiré de son blog, qui soit bon)


j'ai jamais vu de vraies bonnes critiques de ce bouquin.


Eh bien moi, je veux en voir et en lire !

D'abord parce que j'aime bien Pénélope Bagieu (je n'ai toujours pas lu ses bouquins mais je la trouve jolie comme un coeur - ce qui est en soi une excellente raison ! - et que, fut un temps, j'avais bien aimé ses petites chroniques de lecture relatives aux albums qu'elle aime bien - et elle avait plutôt bon goût, dans mon souvenir...), ensuite parce que je refuse qu'on sous-entende que des gens comme ingweil auraient mauvais goût ! (un supporter du FC Nantes ne sauraient avoir complètement mauvais goût).

Je demande donc aux 4 étoiles, ingweil et Herbv par exemple, de bien vouloir venir défendre ce bouquin cosigné par ma chère Pénélope.

P.S. : je ne sais pas vraiment qui est ce Boulet qu'elle se traîne (c'est pas un pote à ma chère Lolita Séchan ? - eh oui, j'ai beaucoup de chères...), mais je m'en fous.

longg, 12.04.2012 à 14:13344073
Thierry :
crepp :
Pour Thorgal j'ai aussi eu du mal à stopper mes achats, mais j'ai réussi car ma dose de Thorgal ne me faisait plus aucun effet (bon ok il aura fallu attendre le tome 26). Et j'ai failli replonger avec celui sur Kriss, mais je n'ai pas craqué.
Par contre, je ne renie pas la lecture passée, et c'est avec un vrai plaisir que je peux réouvrir "Les archers" par exemple.

Quitte à me soumettre aussi à la vindicte populaire, oui, j'aime toujours relire un bon petit Thorgal de la grande époque. C'était bien foutu, tout simplement. Du gros courant dominant (paraît que cette appelation serait une manière de désigner le mainstream) qui divertit bien comme il faut.


les Thorgal jusqu'à Louve, ce sont des petites claques graphiques et des leçon de découpage, à mon humble avis, avec Les Archers en tête et le cycle de Qâ. J'adore ces albums, je les ai toujours chez moi...

Thierry, 12.04.2012 à 14:02344072
crepp :
Pour Thorgal j'ai aussi eu du mal à stopper mes achats, mais j'ai réussi car ma dose de Thorgal ne me faisait plus aucun effet (bon ok il aura fallu attendre le tome 26). Et j'ai failli replonger avec celui sur Kriss, mais je n'ai pas craqué.
Par contre, je ne renie pas la lecture passée, et c'est avec un vrai plaisir que je peux réouvrir "Les archers" par exemple.

Quitte à me soumettre aussi à la vindicte populaire, oui, j'aime toujours relire un bon petit Thorgal de la grande époque. C'était bien foutu, tout simplement. Du gros courant dominant (paraît que cette appelation serait une manière de désigner le mainstream) qui divertit bien comme il faut.

crepp, 12.04.2012 à 11:41344069
Pour Thorgal j'ai aussi eu du mal à stopper mes achats, mais j'ai réussi car ma dose de Thorgal ne me faisait plus aucun effet (bon ok il aura fallu attendre le tome 26). Et j'ai failli replonger avec celui sur Kriss, mais je n'ai pas craqué.
Par contre, je ne renie pas la lecture passée, et c'est avec un vrai plaisir que je peux réouvrir "Les archers" par exemple.

SydN, 12.04.2012 à 11:39344068
Thierry :
Zemmour a feuilleté quelques Fruit Basket de sa fille. Si cela ne lui donne pas toute l'autorité nécessaire, que vous faut-il ?


Tout à fait, c'est comme survoler du marc levy et dire que la littérature française c'est de la merde.

SydN, 12.04.2012 à 11:38344067
Thierry :
J'ai du mal à dire du mal de Thorgal


ouais, mais moi aussi j'ai une affection un peu bébête envers Thorgal, comme envers Star Wars d'ailleurs.
Je continue à les lire, à la médiathèque. Mais j'ai revendu tous les miens (tous les tomes jusqu'au T.26 je crois, et en même temps que tous mes XIII, du 1 au 8), ca prend trop de place et j'ai pas envie de m'encombrer avec ça.

Thierry, 12.04.2012 à 11:34344066
SydN :
Thierry :
et si c'était l'inverse ?
Et si tous les amateurs de bande dessinée avaient du caca dans les yeux et ne savaient pas reconaître la vraie qualité ?
Et si c'était Zemmour qui avait raison sur les mangas ?


bien sûr.
Mais il faudrait déjà en lire pour pouvoir en parler, non? :)

Zemmour a feuilleté quelques Fruit Basket de sa fille. Si cela ne lui donne pas toute l'autorité nécessaire, que vous faut-il ?

SydN, 12.04.2012 à 11:31344065
Thierry :
et si c'était l'inverse ?
Et si tous les amateurs de bande dessinée avaient du caca dans les yeux et ne savaient pas reconaître la vraie qualité ?
Et si c'était Zemmour qui avait raison sur les mangas ?


bien sûr.
Mais il faudrait déjà en lire pour pouvoir en parler, non? :)

Thierry, 12.04.2012 à 10:33344059
SydN :
Thierry :
houlà, un des pires de la série.Manque de bol, je crois que c'est celui qui a dû inspiré Sente pour sa reprise, qui revient dans le Mitgard Terre du Milieu.
Sans aucune animosité envers cette classe de travailleur que je respecte et admire pour les incroyables challenges face auxquels ils sont confrontés quuotidiennement, j'en suis sûr, c'est de la bande dessinée de fonctionnaire.


tiens ça m'a fait pensé que je n'avais pas noté les thorgal, vu que je les ai tous lu (sauf le dernier et la plupart des spins off). erreur réparé. C'est pas bien brillant.
Mes préférés: Au delà des ombres, et l'arc du pays Qa. Le reste, Louve, la gardienne des clefs et le maitre des montagnes. Le reste? bof bof...

J'ai du mal à dire du mal de Thorgal, qui reste une série à laquelle je reste attaché dans un des derniers réflexe de bédéphile décérébré qui aime se faire plumer par les éditeurs (j'ai même laché XIII, mais la série-mère Thorgal, c'est plus fort que moi)
Pour moi, elle est restée d'une tenue tout-à-fait honnête jusqu'à la forteresse invisible (si on fait abstraction de l'épouvantable épée-soleil), puis ce fut une suite de mauvais titres, avec quelques frémissements (je me rappelle d'un mal bleu qui démarrait bien) et une conclusion pour l'ère van Hamme qui fonctionnait bien en passant le flambeau à Sente et Jolan.
Mais Sente est à peine meilleur que Yves H (un égal de Vernal, de sinistre mémoire ?) et passé un petit frémissement, dû en partie à la curiosité quant à ce qu'il allait faire, Thorgal a replongé. Sente semble ne pas avoir une seule idée original et picore à gauche et à droite, commence par faire de Jolan son héros avant de changer d'avis, à cause des baisses de vente, mais se retrouve bien ennuyé avec un arc qui met Jolan en scène à continuer tout en remettant Thorgal en selle. Il s'éparpille, ne sait plus trop où aller et risque de bientôt nour faire de Thorgal un amnésique avec une mèche blanche... Mais van Hamme l'a dejà fait, ou presque. Je me suis d'ailleurs rendu compte que si XIII avait XIII tatoué sur la clavicule et une mèche blanche, Thorgal avait sa cicatrice à la joue et temporairement des runes sur la pâume de sa main... plus de mémoire, mais une marque sur le corps pour le rattacher à son passé et une caractéristique physique souvenir d'une blessure ancienne :o) petit canaillou de van Hamme qui réutilise le même schéma de série en série (toujours un problème avec le père... Thomas van Hamme pourrait-il nous éclairer sur cet aspect ? :o)).
Alleï, Largo, à quand ton tour ? Le problème du père est déjà traité, mais à quand l'amnésie ?

Thierry, 12.04.2012 à 10:00344057
SydN :
chrisB :
Bigre vraiment pas bon, avec Boulet au scénar je m'attendais à du lourd (disons que j'espérais qu'il parvienne à faire un truc publié, non tiré de son blog, qui soit bon)


j'ai jamais vu de vraies bonnes critiques de ce bouquin. Sauf à la télé, chez Naulleau (sur paris premiere)... Ce qui est une nouvelle preuve que les journalistes culturels non spécialisés en BD n'y connaissent rien. Déjà que la plupart du temps les "spécialistes" ne sont pas brillants...

et si c'était l'inverse ?
Et si tous les amateurs de bande dessinée avaient du caca dans les yeux et ne savaient pas reconaître la vraie qualité ?
Et si c'était Zemmour qui avait raison sur les mangas ?

SydN, 12.04.2012 à 9:47344055
chrisB :
Bigre vraiment pas bon, avec Boulet au scénar je m'attendais à du lourd (disons que j'espérais qu'il parvienne à faire un truc publié, non tiré de son blog, qui soit bon)


j'ai jamais vu de vraies bonnes critiques de ce bouquin. Sauf à la télé, chez Naulleau (sur paris premiere)... Ce qui est une nouvelle preuve que les journalistes culturels non spécialisés en BD n'y connaissent rien. Déjà que la plupart du temps les "spécialistes" ne sont pas brillants...

SydN, 12.04.2012 à 9:43344054
Thierry :
houlà, un des pires de la série.Manque de bol, je crois que c'est celui qui a dû inspiré Sente pour sa reprise, qui revient dans le Mitgard Terre du Milieu.
Sans aucune animosité envers cette classe de travailleur que je respecte et admire pour les incroyables challenges face auxquels ils sont confrontés quuotidiennement, j'en suis sûr, c'est de la bande dessinée de fonctionnaire.


tiens ça m'a fait pensé que je n'avais pas noté les thorgal, vu que je les ai tous lu (sauf le dernier et la plupart des spins off). erreur réparé. C'est pas bien brillant.
Mes préférés: Au delà des ombres, et l'arc du pays Qa. Le reste, Louve, la gardienne des clefs et le maitre des montagnes. Le reste? bof bof...

chrisB, 11.04.2012 à 17:18344045
Bigre vraiment pas bon, avec Boulet au scénar je m'attendais à du lourd (disons que j'espérais qu'il parvienne à faire un truc publié, non tiré de son blog, qui soit bon)

Thierry, 10.04.2012 à 15:07344031
houlà, un des pires de la série.Manque de bol, je crois que c'est celui qui a dû inspiré Sente pour sa reprise, qui revient dans le Mitgard Terre du Milieu.
Sans aucune animosité envers cette classe de travailleur que je respecte et admire pour les incroyables challenges face auxquels ils sont confrontés quuotidiennement, j'en suis sûr, c'est de la bande dessinée de fonctionnaire.

marclizano, 09.04.2012 à 16:55344024
NDZ :
Heu, où le sentiment dégagé à la lecture est inqualifiable. Une adhésion totale. L'impression d'avoir rencontré un miroir. Merci pour ce livre... un petit bout de ma vie.


Je suis toujours très heureux quand je lis ce genre de petit retour de lecture. L'idée que les livres peuvent rencontrer leurs lecteurs de temps à autres. En même temps, j'espère que ça peut aussi toucher ceux qui n'ont ni enfant ni prémas…
Pour la petite histoire, les premiers récits ont paru dans feu-patate douce et aussi une d'entre-elles dans Parade. Le tout regroupé après chez charrette puis réédité chez Gargantua.

chrisB, 07.04.2012 à 16:08344020
une merveille !! Poésie absurde, écriture sous la contrainte, une grosse claque.
Merci à Tanibis pour la découverte !!

chrisB, 07.04.2012 à 16:08344019
une merveille !! Poésie absurde, écriture sous la contrainte, une grosse claque.
Merci à Tanibis pour la découverte !!

Mael, 06.04.2012 à 19:11344013
Hum, c'était pour "derniers achats bd" d'où le peu d'avis critique.

Mael, 06.04.2012 à 19:08344012
(nouvelle intégrale)



+ le superbe DVD "Mattt Konture, l'éthique du souterrain"

Mr_Switch, 01.04.2012 à 16:03343907
Une première partie un peu longuette jusqu'à ce que l'on comprenne le but du jeu. Alors, l'intérêt est ravigoté. Et puis finalement, pffiiuutt.
Ajoutons à cela une voix off pesante (c'est voulu, mais c'est un exercice périlleux que celui de la voix off.) et au final, le regret d'être resté extérieur à tout ceci.
Pourtant ce livre contient le terreau symbolique pour s'interroger, sans vraiment donner envie de le faire.
Loin d'être mauvais, j'en conseille même la lecture mais je doute que ce livre, sorti dans l'indifférence générale*, la quitte un jour.

* actuabd a assuré son minimum syndical. Il y a un petit sujet sur BDgest. du9 a fait un article (http://www.du9.org/Pages-Interieures) qui n'a pas fait réagir...

lanjingling, 30.03.2012 à 13:32343880
Pierre :


Il n'en reste pas moins que sa construction narrative est remarquable: Giménez amorce une histoire avec ses personnages habituels (principalement son alter ego Pablo) puis les lâche au beau milieu d'une foule pour se focaliser sur un simple figurant et construire une tranche de vie quotidienne dans le Barcelone des années soixante, en mettant l'accent sur la misère sociale et le poids de la dictature. Vient la chute de l'épisode. Puis un nouveau prend le relais, retrouvant les personnages principaux où on les avait laissé. Et ainsi de suite, sur la longueur de soixante dix pages. Je prends le risque de me faire rappeler à l'ordre en disant que le procédé a quelque chose de "cinématographique".
C'est un peu court; selon ce que tu décris, veux-tu dire "altmannien", "ophulsien", ou un autre type de construction?

Gantois, 29.03.2012 à 23:14343874
Alors ceci est vachement bien. Le graphisme est un peu vieillot, le couverture ne casse pas la baraque, mais les gags surréalistes voir poétique sont parfois très bon. L’obsession qu’a l’auteur pour les bus est assez réjouissante.

ingweil, 28.03.2012 à 11:46343824
Superbe. Un petit semblant de moins bien par rapport au précédent volume, moins de surprises, on regrette aussi la mise en retrait d'Alice Barnes au profit des soucis de famille de Victor, mais ça reste inventif drôle et surprenant. La dernière page est très réussie.


M'est tombé des mains, jamais pu le finir.



Bon allez, plus que 3...

Thierry, 28.03.2012 à 11:01343815
[citer auteur=PierreJe prends le risque de me faire rappeler à l'ordre en disant que le procédé a quelque chose de "cinématographique".[/citer]
CUISTRE !
mais ce n'est pas faux. Je pensais aussi un peu à Will Eisner

Thierry, 28.03.2012 à 10:59343813
Pierre :
Thierry :
et viens le dernier tome qui renverse complètement la donne. En fait, Gimenès quitte le monde de la bande dessinée pour emmener ses personnages pour une promenades sur la Rambla et au fil des pages, nous assistons à de petites saynettes drôlatiques, selon les perosnnages que croisent Pablo et Adolfo. Et l'ombre du Franquisme se fait plus présente, dans toute sa cruauté et son ridicule.


Ce dernier tome n'en est fait pas vraiment à la bonne place, du point de vue chronologique s'entend: il date de 1985 et 1986 alors que les deux tomes précédents (un peu moins bons il est vrai) sont de 2003 et 2004...*

Il n'en reste pas moins que sa construction narrative est remarquable: Giménez amorce une histoire avec ses personnages habituels (principalement son alter ego Pablo) puis les lâche au beau milieu d'une foule pour se focaliser sur un simple figurant et construire une tranche de vie quotidienne dans le Barcelone des années soixante, en mettant l'accent sur la misère sociale et le poids de la dictature. Vient la chute de l'épisode. Puis un nouveau prend le relais, retrouvant les personnages principaux où on les avait laissé. Et ainsi de suite, sur la longueur de soixante dix pages. Je prends le risque de me faire rappeler à l'ordre en disant que le procédé a quelque chose de "cinématographique". En tout cas c'est réussi.

Pour revenir sur l'ensemble de la série, on peut dire que c'est un témoignage documenté, vivant et drôle sur ce qu'est (que fût ?) la vie d'atelier.

*Prolongement inattendu et tardif de la série alors que le troisième tome, datant de 1983 paraissait clore la série avec sa conclusion façon "que sont-ils devenus?" (l'auteur avait sans doute l'impression de ne pas avoir tout dit, ce qui et une bonne chose car je tiens l'épisode "La nuit des crayons taillés" pour un des plus beau de la série).

Il y a en effet une étrangeté dans la chronologie de cette série, encore amplifiée pr ce choix étrange de placer le tome de 1986 sur la Rambla après les tomes tardifs de 2004 et 2005. Je m'en étais rendu compte à la lecture, mais ne l'avais pas mentionné, parce que cela n'a pas vraiment d'importance.
Il me semble que Paracuellos et Barrio ont aussi connu un hiatus avant d'être relancé dans les années 2000. Pourquoi Gimenès a-t-il éprouvé le besoin de remettre le couvert ?

NDZ, 28.03.2012 à 10:57343811
zewed :
Pierre :


L'histoire n'est pas incompréhensible, juste un peu compliqué mais pas plus que celle du Faucon Maltais.


Dans mon souvenir, c'était très elliptique ce qui rendait l'histoire un peu décousue. Et quand j'étais enfant, les histoires décousues, je n'aimais pas ça. Et au risque de me faire lapider, j'ai le même souvenir de certains Freddy Lombard. Je devrais les relire maintenant que je suis grand. Mais suis-je moins paresseux ?




La gestion des ellipses, c'est ce qui fait de la Comète de Carthage un chef-d'oeuvre à mon avis.

zewed, 28.03.2012 à 9:11343807
Pierre :


L'histoire n'est pas incompréhensible, juste un peu compliqué mais pas plus que celle du Faucon Maltais.


Dans mon souvenir, c'était très elliptique ce qui rendait l'histoire un peu décousue. Et quand j'étais enfant, les histoires décousues, je n'aimais pas ça. Et au risque de me faire lapider, j'ai le même souvenir de certains Freddy Lombard. Je devrais les relire maintenant que je suis grand. Mais suis-je moins paresseux ?


Pierre, 27.03.2012 à 21:50343803
zewed :
Mael :
C'est bien joli mais je n'ai strictement rien compris à ce qui se passait, du coup j'ai un peu honte.


Je suis comme toi. Mais c'est bien joli.


L'histoire n'est pas incompréhensible, juste un peu compliqué mais pas plus que celle du Faucon Maltais.

Pierre, 27.03.2012 à 21:30343802
Thierry :
et viens le dernier tome qui renverse complètement la donne. En fait, Gimenès quitte le monde de la bande dessinée pour emmener ses personnages pour une promenades sur la Rambla et au fil des pages, nous assistons à de petites saynettes drôlatiques, selon les perosnnages que croisent Pablo et Adolfo. Et l'ombre du Franquisme se fait plus présente, dans toute sa cruauté et son ridicule.


Ce dernier tome n'en est fait pas vraiment à la bonne place, du point de vue chronologique s'entend: il date de 1985 et 1986 alors que les deux tomes précédents (un peu moins bons il est vrai) sont de 2003 et 2004...*

Il n'en reste pas moins que sa construction narrative est remarquable: Giménez amorce une histoire avec ses personnages habituels (principalement son alter ego Pablo) puis les lâche au beau milieu d'une foule pour se focaliser sur un simple figurant et construire une tranche de vie quotidienne dans le Barcelone des années soixante, en mettant l'accent sur la misère sociale et le poids de la dictature. Vient la chute de l'épisode. Puis un nouveau prend le relais, retrouvant les personnages principaux où on les avait laissé. Et ainsi de suite, sur la longueur de soixante dix pages. Je prends le risque de me faire rappeler à l'ordre en disant que le procédé a quelque chose de "cinématographique". En tout cas c'est réussi.

Pour revenir sur l'ensemble de la série, on peut dire que c'est un témoignage documenté, vivant et drôle sur ce qu'est (que fût ?) la vie d'atelier.

*Prolongement inattendu et tardif de la série alors que le troisième tome, datant de 1983 paraissait clore la série avec sa conclusion façon "que sont-ils devenus?" (l'auteur avait sans doute l'impression de ne pas avoir tout dit, ce qui et une bonne chose car je tiens l'épisode "La nuit des crayons taillés" pour un des plus beau de la série).

Thierry, 26.03.2012 à 16:15343779
D'une certaine manière, je surcote en donnant 4 étoiles à cette intégrale des professionels, qui complète les intégrales de Barrio et Paracuellos. Gimenès continue sa chronique de l'Espagne de son enfance. Après avoir exploré l'enfance dans Paracuellos, puis l'adolescence dans Barrio, il s'intéresse cette fois aux studios de bande dessinée. Gimenès fait graviter tout son petit monde autour d'un personnage qui est plus ou moins directement inspiré de lui-même, sans que l'on soit clarement dans l'autobiographie ou l'autofiction.
De fait, ces professionnels sont plus anecdotiques que les deux autres séries de Gimenès. De plus, il semble que les personnages croqués dans ce studio sont inspiirés d'auteurs existants... ma connaissancede la bande dessinée espagnole ne me permet pas de les reconnaître. Il en va de même pour le patron, Fielstrup, qui doit être aussi inspiré d'un ou plusieurs personnages réels.
A vrai dire, au fur et à mesure des tomes, je trouvais cette série vraiment plus faibles. Si cela n'était jamais le sujet central des autres séries de Gimnenès, ce qui apportait beaucoup d'épaisseur à ses histoires, c'était la chappe du franquisme qui restait bien présente. Mais ce n'est guère le cas ici, à quelques rares exceptions près. Il s'agit plutôt de l'insouciance d'une bande de grands gosses qui s'amusent beaucoup... la dynamique entre les personnages est efficace, il y a de l'humour mais rien de véritablement passionnant... et viens le dernier tome qui renverse complètement la donne. En fait, Gimenès quitte le monde de la bande dessinée pour emmener ses personnages pour une promenades sur la Rambla et au fil des pages, nous assistons à de petites saynettes drôlatiques, selon les perosnnages que croisent Pablo et Adolfo. Et l'ombre du Franquisme se fait plus présente, dans toute sa cruauté et son ridicule.

NDZ, 24.03.2012 à 9:23343755
JD Beauvallet est content, on a un portrait parfait de journaliste des inrocks :) C'est parfois drôle, souvent juste... mais limite stéréotype-pas-dépassé. Et je n'adhérerai décidément jamais aux propos de (personnages de) critiques-sûrs-de-leur-bon-goût qui encensent des choses comme The Verve ;) Un peu moins péchu que les Lock Groove de Menu, mais complémentaire... si on veut se faire une belle playlist (merci grooveshark) et découvrir de jolies choses (en même temps, un vrai connaisseur ne découvrira pas grand chose... moi j'en ai découvert plein).

lanjingling, 24.03.2012 à 3:44343750
Charlie Brown :


lanjingling :

Essayez le suivant, non seulement il est joli aussi, mais de plus on comprend tout


Je ne sais quel crédit t'accorder...
Si ça peut te rassurer, mon étalon pour l’intelligibilité d’un truc n’est pas mes pronostics de football.

Charlie Brown, 23.03.2012 à 22:23343739




Le procédé n'est pas très original et me fatigue même un peu (l'auteur se met en scène en train d'interviewer le sujet de son documentaire, en alternance avec l'histoire dudit sujet). Le sujet, c'est Jeanine, fille de pieds-noirs pauvres, championne de natation et sauveuse de vies, dite Isa la Suédoise, et comment elle en est arrivé à se prostituer et à défendre le métier. Une vie, un peu triste, mais pas trop. Une histoire, un peu belle, mais pas trop. Racontée sans pathos et avec une certaine légèreté bienvenue. Eminemment humaine. Une belle lecture, au final.






Pas mal. Graphiquement beau et mise en page intéressante, mais les idées sont mal creusées et ça ne décolle jamais, ou pas assez, hélas.






A part le dessin, très chouette, et quelques petites phrases et situations qui font mouche de temps en temps, ça n'a à peu près aucun intérêt. J'attendais bien mieux de la part de l'auteur de Coney Island Baby

Charlie Brown, 23.03.2012 à 21:19343736
zewed :
Mael :
C'est bien joli mais je n'ai strictement rien compris à ce qui se passait, du coup j'ai un peu honte.


Je suis comme toi. Mais c'est bien joli.


Pas mieux.

lanjingling :

Essayez le suivant, non seulement il est joli aussi, mais de plus on comprend tout


Je ne sais quel crédit t'accorder...

lanjingling, 23.03.2012 à 19:14343730
zewed :
Mael :
C'est bien joli mais je n'ai strictement rien compris à ce qui se passait, du coup j'ai un peu honte.


Je suis comme toi. Mais c'est bien joli.

Essayez le suivant, non seulement il est joli aussi, mais de plus on comprend tout

zewed, 23.03.2012 à 18:35343729
Mael :
C'est bien joli mais je n'ai strictement rien compris à ce qui se passait, du coup j'ai un peu honte.


Je suis comme toi. Mais c'est bien joli.

Mael, 23.03.2012 à 17:57343728
C'est bien joli mais je n'ai strictement rien compris à ce qui se passait, du coup j'ai un peu honte.

Anoeta, 22.03.2012 à 20:47343719




Un bien bel album.
Le scénario est vraiment bien construit. Rochier évite l'enchainement ou la superposition d'anecdotes pour nous servir une histoire très construite (à tel point que j'ai cru à une fiction pure d'où ma question précédente.).

Il commence par présenter ses personnages en évitant tout raccourci facile.
Rochier présente la banlieue dans les années 70 où selon ces termes, on est encore heureux ("pas beau, pas riche mais heureux"). Mais pas vision de angélique chez l'auteur. Il raconte tout sans concession.

L'histoire se termine sur un drame qui amène l'explosion du groupe, donc de la cohésion sociale... On pense à Baru forcément.
Difficile d'en parler sans dévoiler trop l'histoire. Lisez-le !


4 lettres TMLP

Mael, 21.03.2012 à 12:12343704
Aucune idée, j'avoue ne pas me poser la question quand je lis les livres de Gilles, quoiqu'il raconte la part de vérité est énorme, mais tenter de distinguer le vrai du faux m'intéresse très moyennement.

Mais si tu le croise en dédicace demande lui, il est très gentil ^^.

Anoeta, 21.03.2012 à 10:13343703
Mael :
Une autofiction, très inspirée de la réalité mais avec quelques petits décrochages.


Tu sais si la scène de la "dispute" autour de la K7 perdu fait parti de la fiction ?

Mael, 21.03.2012 à 10:04343702
Une autofiction, très inspirée de la réalité mais avec quelques petits décrochages.

Anoeta, 21.03.2012 à 10:00343701




C'est une fiction ou un récit autobiographique ?

lanjingling, 17.03.2012 à 4:43343662
Aujourd'hui, on va donc lire du Yves H., pas terrible; par contre, chic!, demain c'est dimanche, on aura tout le temps d'apprecier Hugues Micol.

lanjingling, 17.03.2012 à 4:30343661
Anoeta :
Thierry :
cela reste très bien, à lire en parallèle avec le rêveur de will eisner


Mael :
A ma grande honte avant hier je n'avais jamais lu de Barbier. J'avais l'impression de m'attaquer à un monument, de ne pas être en condition, une sorte de complexe de lecture. Hier j'ai donc lu Lycaons, et Lettres au maire de V ce matin. Ce sont des grandes œuvres, je trouve le second plus fort encore par sa grande unité, la force de ses textes et l'évolution lumineuse du dessin. Mais je suis heureux d'avoir enfin lu le travail de Barbier, largement à la hauteur de ce que l'on m'avait dit. Et en plus parfaitement accessible, ''Lettres au maire de V.'' particulièrement est à la portée du premier curieux amateur d'expériences esthétique, il fera partie de la liste d'ouvrages que je conseillerai désormais à ces amis littéraires me demandant une bande dessinée intéressante. Coup de cœur pour l’œuvre d'un auteur dont on ne parle malgré tout pas assez, et merci au frémok pour leur boulot de réédition magnifique.


Vous lisez les auteurs le jour de leur anniversaire ? Original !

C'est plus sympa (et plus original)que de les lire le jour de leur mort :)

Anoeta, 16.03.2012 à 19:53343659
Thierry :
cela reste très bien, à lire en parallèle avec le rêveur de will eisner


Mael :
A ma grande honte avant hier je n'avais jamais lu de Barbier. J'avais l'impression de m'attaquer à un monument, de ne pas être en condition, une sorte de complexe de lecture. Hier j'ai donc lu Lycaons, et Lettres au maire de V ce matin. Ce sont des grandes œuvres, je trouve le second plus fort encore par sa grande unité, la force de ses textes et l'évolution lumineuse du dessin. Mais je suis heureux d'avoir enfin lu le travail de Barbier, largement à la hauteur de ce que l'on m'avait dit. Et en plus parfaitement accessible, ''Lettres au maire de V.'' particulièrement est à la portée du premier curieux amateur d'expériences esthétique, il fera partie de la liste d'ouvrages que je conseillerai désormais à ces amis littéraires me demandant une bande dessinée intéressante. Coup de cœur pour l’œuvre d'un auteur dont on ne parle malgré tout pas assez, et merci au frémok pour leur boulot de réédition magnifique.


Vous lisez les auteurs le jour de leur anniversaire ? Original !
Demain y'a quoi au programme ?

Thierry, 16.03.2012 à 12:34343654
cela reste très bien, à lire en parallèle avec le rêveur de will eisner

Thierry, 15.03.2012 à 22:04343650
Mr_Switch :
On dirait la vignette d'un Dirty Comics :)

en même temps, la collection X, le nom peut prêter à confusion

Mr_Switch, 15.03.2012 à 21:48343649
On dirait la vignette d'un Dirty Comics :)

Mael, 15.03.2012 à 21:00343648
On parle d'orientalisme raté avec le nouveau Thompson, Baladi lui fait mouche avec cette réécriture inspirée des Mille et Une Nuits. C'est drôle, bien mené, graphiquement inspirant. Pas la plus grande œuvre de Baladi pour autant mais un espace utilisé librement donnant une lecture très agréable. 4 étoiles.


J'ai redécouvert ce petit livre dans ma collection de "X". Quand je l'avais lu il y a un bail je n'avais absolument aucune idée du travail de Pierre Duba, depuis j'ai lu plusieurs de ses livres, des livres important. J'attaquais donc ce petit livre avec curiosité, ce n'est assurément pas la plus grande œuvre de son auteur mais pour un premier livre il est incontestablement réussi. Sorte de polar tournant autour de l'apparition d'une prostitué en fuite dans la vie d'un marin ultra-inhibé et obsédé par l'image de sa mère, le tout est fort bien troussé. Duba reste très accroché à une histoire solide et bien ficelé et ne se laisse pas encore porter par la sensation. On est loin des exploration formelle qui suivront mais le dessin a déjà une certaine grâce. Une curiosité intéressante, première étape d'une œuvre qui compte. 3 étoiles.


A ma grande honte avant hier je n'avais jamais lu de Barbier. J'avais l'impression de m'attaquer à un monument, de ne pas être en condition, une sorte de complexe de lecture. Hier j'ai donc lu Lycaons, et Lettres au maire de V ce matin. Ce sont des grandes œuvres, je trouve le second plus fort encore par sa grande unité, la force de ses textes et l'évolution lumineuse du dessin. Mais je suis heureux d'avoir enfin lu le travail de Barbier, largement à la hauteur de ce que l'on m'avait dit. Et en plus parfaitement accessible, ''Lettres au maire de V.'' particulièrement est à la portée du premier curieux amateur d'expériences esthétique, il fera partie de la liste d'ouvrages que je conseillerai désormais à ces amis littéraires me demandant une bande dessinée intéressante. Coup de cœur pour l’œuvre d'un auteur dont on ne parle malgré tout pas assez, et merci au frémok pour leur boulot de réédition magnifique.

NDZ, 15.03.2012 à 20:16343647
Heu, où le sentiment dégagé à la lecture est inqualifiable. Une adhésion totale. L'impression d'avoir rencontré un miroir. Merci pour ce livre... un petit bout de ma vie.

Mr_Switch, 15.03.2012 à 16:52343643
Coïncidence, je viens de le lire. Le moyen que l'on puisse dire c'est que la narration n'est pas classique. C'est le genre de livre qui ne laisse pas de marbre à la fermeture. Moi, contredire SydN ?
Non, il a raison, techniquement, la narration est classique. Mais l'onirisme fait qu'elle est parfois abrupt et intéressante. (Onirisme, au sens propre d'ailleurs, on a vraiment l'impression que l'auteure a puisé dans ses rêves (cauchemars ?)).
Abrupt parfois donc. Peut-être la fin est-elle un décevante, donnant trop de sens ou d'explications implicites.

Ce côté "puisé dans des hantises" m'a interpellé, donc. Et j'ai voulu relire à la fin ce matin. Cela ne m'a donc pas laissé indifférent. Mais l'oublierais-je vite ? Bien possible.

lanjingling, 15.03.2012 à 15:33343641
SydN :
ça manque un peu de profondeur tout ça.
J'aurais pas cru, vu la couverture.

crepp, 14.03.2012 à 18:50343631
Mael :
crepp :
moi qui aime l'idée que l'on peut raconter des histoires d'amour non nunuche, et Craig Thompson avait montré que c'était possible (toujours avec Blankets


Je n'ai pas passé un mauvais moment avec Blankets mais là tu donnes le baton pour te faire battre. Avec Blankets on est quand même assez haut dans l'amour nunuche et naïf non ? Enfin, c'est le souvenir que ça m'a laissé. Pas désagréable mais sacrément culcul et sirupeux quand même.

Bon en tous cas vous me convainquez à peu près tous de ne pas lire Habibi qui semble chiant comme la pluie malgré les "jolis dessins" que me vendent mes libraires.


C'était un hommage à Thierry, j'ai justre répété ses mots, car je n'ai jamais trouvé ça nunuche, mais j'ai un coté fleur bleu peut etre :o)

Thierry, 14.03.2012 à 17:37343630
Mael :
crepp :
moi qui aime l'idée que l'on peut raconter des histoires d'amour non nunuche, et Craig Thompson avait montré que c'était possible (toujours avec Blankets


Je n'ai pas passé un mauvais moment avec Blankets mais là tu donnes le baton pour te faire battre. Avec Blankets on est quand même assez haut dans l'amour nunuche et naïf non ? Enfin, c'est le souvenir que ça m'a laissé. Pas désagréable mais sacrément culcul et sirupeux quand même.

Bon en tous cas vous me convainquez à peu près tous de ne pas lire Habibi qui semble chiant comme la pluie malgré les "jolis dessins" que me vendent mes libraires.

pas chiant à proprement parler. Plutôt puant.

Mael, 14.03.2012 à 16:45343628
crepp :
moi qui aime l'idée que l'on peut raconter des histoires d'amour non nunuche, et Craig Thompson avait montré que c'était possible (toujours avec Blankets


Je n'ai pas passé un mauvais moment avec Blankets mais là tu donnes le baton pour te faire battre. Avec Blankets on est quand même assez haut dans l'amour nunuche et naïf non ? Enfin, c'est le souvenir que ça m'a laissé. Pas désagréable mais sacrément culcul et sirupeux quand même.

Bon en tous cas vous me convainquez à peu près tous de ne pas lire Habibi qui semble chiant comme la pluie malgré les "jolis dessins" que me vendent mes libraires.

Thierry, 14.03.2012 à 16:09343627
crepp :
Thierry à raison

toujours

crepp, 14.03.2012 à 15:56343626





Houlà, ça va me faire mal mais bon je vais devoir l'avouer de suite Thierry à raison.
Moi qui adore Blankets, moi qui aime l'idée que l'on peut raconter des histoires d'amour non nunuche, et Craig Thompson avait montré que c'était possible (toujours avec Blankets), mais là que se passe t'il ?!
A aucun moment la sauce ne prend, à vouloir donner tous les malheurs du monde à ses héros, cela en devient fatiguant et inintéressant, voir même ridicule.
A vouloir démontrer que les préceptes bibliques sont la clef de vie, là aussi ça devient pesant. Mais le pire, étant ce malaise omniprésent face à la sexualité, pire juste au désir. Le désir c'est Mal, l'envie c'est Mal, mais à un point qui en devient là aussi complètement ridicule et vide de sens.
Il reste le plaisir des yeux, une fluidité et une lisibilité magnifique, car il faut bien ça pour que réussir à me faire lire cette œuvre jusqu'a bout. Mais même aussi belles , des pages ne combleront jamais un vide.
Heureusement que les passages bibliques pris dans le sens d'un simple récit, sont tout de même intéressants pour le athée et l'ignare que je suis dans ce domaine.
ah quelle déception.

SydN, 13.03.2012 à 21:20343610
acheté en novembre, à peine lu maintenant (j'ai un retard abominable !). Graphisme original et cohérent, narration impeccable à la fois contemplative et dynamique, univers décalé, histoire on ne peut plus classique mais dont le contexte (l'univers et les personnages) lui apporte un nouveau souffle... Bon, c'est bien, ok, mais ça manque un peu de profondeur tout ça. Cà se lit bien, très bien même, mais ce n'est pas un livre qui nous préoccupe après sa fermeture...

3 bonnets de bain.

Thierry, 13.03.2012 à 11:37343598
Gimenez nous fait découvrir la vie des studios de bande desinées dans le Barcelon des années 60. la dictature est toujours en cours, mais sa présence se fait moins étouffante que dans Barrio et Paracuellos.
Le résultat est plus mineur et anecdotique, mais Gimenez reste un maître pour ce qui est de représenter la vie en bande dessinée. Ses personnages sont attachants, les anecdotes amusantes et bien menées...

Glotz, 13.03.2012 à 0:23343587
Thierry :
Craig Thompson est un bon élève, pas un premier de classe, chez qui j'ai l'impression qu'o loue plus la quantité que la qualité.

La vision de l'Orient est également assez effrayante de nullité. À croire qu'Edward Said n'a jamais existé. Il y a eu de nombreux débats à ce sujet sur The Hooded Utilitarian, et les explications de l'auteur n'étaient guère convaincantes.
Et je n'arrive toujours pas à trouver son dessin intéressant.
1 pour la mise en page et les calligraphies bien recopiées.

Sylvanours, 12.03.2012 à 22:24343583

Houlala quelle déception...
Alors oui j'arrive en retard d'une guerre, oui j'avais patiemment attendu d'avoir le temps de le lire "tranquillement", oui j'en espérais beaucoup aux vues des bullenotes et avis récoltés de-ci de-là mais ma lecture ne fut pas à la hauteur, loin de là...

Je trouve l'histoire très simple mais bon ça ce n'est pas très grave...ce sont surtout les personnage trop manichéens qui plombent l'ambiance: l'architecte égocentrique qui doit tout perdre pour apprendre les vrais choses importantes de la vie, la femme artiste qui cache son talent par timidité, l'Artiste maudit fauché imbu de sa personne et l'américain profond plouc au grand coeur, franchement, ça pue les stéréotypes à gogo!...

Alors oui c'est graphiquement une splendeur et les trouvailles graphiques sont indéniablement originales, Alors oui il y a quelques bonnes pistes de réflexion sur l'Art, la communication et sur la rédemption mais tout ça sert une histoire tellement éculée que l'on attend plus qu'une chose, que le chapitre suivant sauve la narration mais non, même le final reste convenu...
J'ai refermé le livre en ayant en bouche le gout amer du mec qui s'est fait avoir...dommage, je suis passé à coté. 1 petit météorite seulement.

Thierry, 12.03.2012 à 13:14343577
Craig Thompson est un bon élève, pas un premier de classe, chez qui j'ai l'impression qu'o loue plus la quantité que la qualité. Alors, oui, il réussit le tour de force de pindre plus de 600 pages plaisantes, qui se lisent plutôt bien, sans réelle longueurs, avec un certyain sens du dynamisme et un romanesque sans doute facile mais qui insuffle suffisamment de souffle pour entretenir l'envie de tourner la page. Rien de neuf ni de bien original, mais l'ensemble est agréablement mené.
On ne peut pas évoquer Craig Thompson sans parler de son côté fleur bleue, nunuche et que sais-je, qui peut agacer, mais qui fait partie intégrante du personnage.
Mais, et c'est là ce qui me laisse un mauvais gout dans la bouche, sur le plan des valeurs, j'ai comme un problème. J'ai repensé au Happy Sex de Zep. Rien à voir ? Une bande dessinée qui parle ouvertement de sexualité, de manière complètement décomplexée que j'ai lu avec ma chérie, qui se demandait même si Zep n'a pas eu un coup de main de sa femme sur les scénario parce qu'il y a quelque chose de très féminin de son approche du sexe.
Craig Thompson nopus a raconté longuement les dégats de son éducation catholique rigoriste et sembalit se conclure sur une certaine forme de réconsiliation. Mais que voit-on dans Habibi ?
Sous les beaux atours d'une histoire d'amour teintée de spiritualité, il dépient un monde où les hommes domonent les femmes, les asserissent sexuellement. Viol, prostitution, femmes-objets des harems, mises au placard quand elles sont trop vieilles. L'héroïne est vendue enfant comme épouse, violée, brièvement réduite en esclavage avanrt de s'enfuir avec un bébé, qu'elle élève comme son enfant, alors qu'elle en est encore une elle-même. Elle n'hésite pas à se prostituer pour lui, tandis que l'enfant grandit et est de plus en plus attiré par le corps de sa mère-soeur. Séparés, il recourt à la castration pour poursuivre un idéal de pureté, mais reste assailli de visions terrifiantes du corps de son amour entouré de démons. J'ai du mal à ne pas voir une vision culpabilisante et terrifiée des rapports entre hommes et femmes. Finalement, la conclusion renvoye à une vision de la reproduction comme seule finalité du sexe et comme pirouette, l'adoption d'une petite esclave par le 'couple' qui résiste à la tentation de l'inceste et se retire du monde, comme des saints... je suis peu-être biaisé, mais c'est ainsi que perçois le sens profond de cette histoire. Et c'est vrai qu'elle est agréable à lire si on fait abstraction de tout cet aspect. Dans un autre registre, j'ai lu dernièrement que Narnia était depuis longtemps le thétare de polémique à propos de la mysogynie de l'oeuvre (devenir adulte, et à plus forte raison devenir femme, fermerait définitivement les portes de Narnia).

NDZ, 09.03.2012 à 20:52343521
A lire ! et pourtant il n'y a pas de texte. Une image se lit, oui, et Perriot est un dessinateur exceptionnel qui arrive à restituer la complexité d'une vision, d'une image née du dialogue entre les lignes, les volumes, les ombres et la lumière... tout en étant d'une lisibilité limpide. Un récit muet remarquable. Entre deux à relire, aussi.

Mael, 09.03.2012 à 19:20343520
SeBso :
En plus des reprises que tu cites, Bom est également le scénariste des trois premiers volumes de Broussaille, avec Frank, qui sont plutôt réussis, et qui, en tout cas, soufflaient un certain vent de nouveauté dans la bande dessinée des années 1980.


C'est vrai, c'est marrant comment la lecture de Julie, Claire, Cécile me l'a fait oublier.

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