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le tho, 20.06.2011 à 15:00338699
ingweil :

Désolé pour l'imprécision ! Mais je ne pense pas qu'il faille avoir honte d'avoir participé à ce bouquin ! Je dis ce que j'ai ressenti, désolé si c'est un peu sec, c'est pas évident de dire que ça ne m'a pas plu mais que c'était super quand même :o)

Pour la lecture du tome 2, ben c'est celui qui était sur le présentoir, j'avais pas trouvé le tome 1, donc j'ai lu un peu pour me faire une idée. Ça m'arrive assez souvent de feuilleter un tome 2 ou Z si je tombe dessus, et de lire les autres tomes si ça me plaît, ça ne me paraît pas audacieux, sinon faut pas proposer au lecteur de séries, faut juste faire des intégrales !


Il me semble donc que c'est bien plus clair de savoir que l'impression sur l'album (qui a tout de même aboutie à une notation) est le résultat d'un simple feuilletage de second tome en librairie.
ça n'est pas grave du tout d'être sec. Je peux tout à fait comprendre qu'on aime pas. Même si je devais ne pas comprendre, je ne vois pas trop pourquoi je devrais le refuser mais, comme c'est mon bébé, je suis toujours un peu soucieux de saisir au moins sur quoi se fonde l'impression, d'où elle vient.

Je ne disais pas que c'était honteux, je plaisantais, j'ose espérer qu'aucun des participants n'a honte de LAG. C'était juste pour préciser que Sapin n'a pas signé le résumé. J'ai pour habitude d'assumer ce que je publie. Il n'y a donc pas de problème.

Pendant que j'y suis, je viens de lire mon meilleur ami de Gabriel Dumoulin et j'ai beaucoup aimé.

ingweil, 20.06.2011 à 14:24338698
le tho :
Bonjour, juste pour dire que commencer une série par le second volume, n'en lire que 15 pages sur 220 et en tirer toutes ces conclusions, c'est audacieux.
Je plaisante ! (même si j'aimerais comprendre par quel mystérieux hasard on choisit de commencer par le deux plutôt que par le 1)
Je sais qu'on peut détester un livre dès les 3 premières pages, ça autorise à le dire et ça n'oblige surtout pas à le finir (je le dis sans ironie, je suis un militant du "on ne va quand même pas me forcer à lire si ça m'emmerde").

J'interviens surtout pour épargner à Mathieu Sapin la honte d'être associé à ça : Dans ta précipitation à fermer le livre tu t'es trompé d'auteur, Mathieu n'a jamais participé aux Autres Gens (et je le déplore). C'est Marion Montaigne qui signe le seul passage qui t'ai plu dans l'ouvrage, il faut lui reconnaitre cet honneur !

Désolé pour l'imprécision ! Mais je ne pense pas qu'il faille avoir honte d'avoir participé à ce bouquin ! Je dis ce que j'ai ressenti, désolé si c'est un peu sec, c'est pas évident de dire que ça ne m'a pas plu mais que c'était super quand même :o)

Pour la lecture du tome 2, ben c'est celui qui était sur le présentoir, j'avais pas trouvé le tome 1, donc j'ai lu un peu pour me faire une idée. Ça m'arrive assez souvent de feuilleter un tome 2 ou Z si je tombe dessus, et de lire les autres tomes si ça me plaît, ça ne me paraît pas audacieux, sinon faut pas proposer au lecteur de séries, faut juste faire des intégrales !

NDZ, 20.06.2011 à 13:27338694
On dit souvent que le gros des livres (petits Mickeys compris) sort en septembre/octobre/novembre... pour être achetés à Noël (ou à Angoulême). Mais en cette année 2011 sous le signe de la crise et de la morosité, à mid-term, a-t'on a déjà lu certains des meilleurs albums de l'année (Manuele Fior proposait son petit bijou dès Janvier 2010) ou bien va-t'il falloir se coltiner que du tout mou d'ici la fin d'année? Et ce, tous les ans?

Hé bien c'est pas moi, gros pantouflard, qui vais vous répondre. Je n'ai que 3 coups de coeur 2011 pour le moment (Blast2 - Des nouvelles d'Alain - Le chien dans la vallée de...), et que des artistes confirmés que je suis et apprécie de longue date (Larcenet, Guibert, Micol). Même chose pour les 4 étoiles, que du attendu (suite de série déjà appréciée), que du connu (auteur - ou reconnu). Mais est-ce si grave? ;)

Mais je lance quand-même le débat (si débat il y a - si cela intéresse), histoire de mettre au point - déjà et ensemble - une pré-sélection sur les premiers six mois.

Et histoire de déjà rattraper notre retard de lecture (Aba vient de nous montrer cruellement qu'il y a sûrement du retard accumulé!).

Aba Sourdi, 20.06.2011 à 10:57338690
Le fait que ce livre soit la bande dessinée la plus originale et la plus émouvante de l'année 2010 et que personne n'en ait parlé et qu'elle n'ait que 3 étoiles sur bulledair, ça me donne envie de tout arrêter. C'est écoeurant. Oui, désolé, devant tant de beauté et de maîtrise du potentiel poétique de la bande dessinée je ne peux que 1) employer les mots galvaudés d'originalité et d'émotion qui prennent ici tout leur sens et 2) être extrême dans mon baissage de bras. Lisez ce chef-d'oeuvre sinon vous aurez ma mort professionnelle et artistique sur la conscience !

le tho, 20.06.2011 à 10:25338689
ingweil :
wandrille :
Tiens, personne n'en a parlé. Pourtant, alors que ça n'était qu'un webcomics très ambitieux, ça a déchaîné les passions.


(...) j'ai trouvé ça vraiment sans aucun intérêt. Je n'ai pas lu le tome 1, j'ai dû lire un ou deux résumés sur le site, et je me moquais un peu de la polémique complètement stérile qui a eu lieu ici. Le résumé réalisé par Mathieu Sapin au début de ce volume m'a fait sourire, du coup je m'attendais à un truc marrant, mais là c'est du niveau de Plus belle la vie. Péripétie, coucherie, dialogue abscons. Peut-être lié à la narration issue du net, mais je n'y ai pas trouvé de rythme. Je ne peux même pas m'énerver dessus tellement ça m'a semblé chiant (comme on peut s'énerver sur Rester normal par exemple). Incapable de lire plus de deux chapitres.
Artistiquement, c'est peut-être extraordinaire, ça va peut-être modifier complètement le regard du monde sur la BD et le net, mais alors au niveau de l'histoire...


Bonjour, juste pour dire que commencer une série par le second volume, n'en lire que 15 pages sur 220 et en tirer toutes ces conclusions, c'est audacieux.
Je plaisante ! (même si j'aimerais comprendre par quel mystérieux hasard on choisit de commencer par le deux plutôt que par le 1)
Je sais qu'on peut détester un livre dès les 3 premières pages, ça autorise à le dire et ça n'oblige surtout pas à le finir (je le dis sans ironie, je suis un militant du "on ne va quand même pas me forcer à lire si ça m'emmerde").

J'interviens surtout pour épargner à Mathieu Sapin la honte d'être associé à ça : Dans ta précipitation à fermer le livre tu t'es trompé d'auteur, Mathieu n'a jamais participé aux Autres Gens (et je le déplore). C'est Marion Montaigne qui signe le seul passage qui t'ai plu dans l'ouvrage, il faut lui reconnaitre cet honneur !

NDZ, 19.06.2011 à 16:17338683
Et c'est parti pour 5 tomes de rebondissements! ça coule tout seul, c'est foutraque (polar, bribes d'histoire des idées ou des arts, hommage à Radio France avec les guest-stars, clins d'oeil de Stanislas à Tintin, sa propre oeuvre) mais c'est sympathique comme tout. On veut juste la suite.

Si je me souviens bien, c'était un Stanislas en panne de reconnaissance (hélas - je souhaite vivement que ça change grâce à cette série) et en panne de projet (Les Humanos avaient dit stop aux aventures de Victor Levallois peu de temps avant et Stanislas bouclait son travail de commande sur Donjon) que Tardi était venu trouver pour faire cette adaptation. Il m'avait confié que ça lui faisait plaisir de commencer ce projet. Et ça se ressent à la lecture, ce plaisir. Adapter du seul son (un des vecteurs dont est privé le medium BD) ne doit pas être facile... je vais en profiter pour enfin écouter les fragments de feuilleton radio que j'avais téléchargés avidement à l'époque de l'annonce de cette (future) adaptation et en juger par moi-même. En étant bien sage et en m'arrêtant à la fin du premier tome. Heu, épisode sonore.

NDZ, 17.06.2011 à 22:20338669
Thierry :
je me souviens aussi de ceci




Ah oui, ça à l'air très bien ça...

NDZ, 17.06.2011 à 22:20338668
C'est dingue comme je suis coeur d'artichaut, dès que ça touche aux enfants, je suis chamboulé. Tabarnac'

Thierry, 17.06.2011 à 12:22338663
NDZ :
Docteur C :
NDZ :
Pas que j'ai trouvé cela nul, mais je ne suis un peu ennuyé. J'ai trouvé le tout assez peu impertinent (récitation de cours un peu scolaire) et assez peu pertinent tout court (extraits d'oeuvre et anecdotes en grande partie plus qu'éculés). Au rayon "chronique des hommes de lettres", les Casanave & co parus chez Les Rêveurs ont, a mon avis, bien plus de qualités.


Ah bon? Pourtant le Verlaine des Rêveurs, que j'ai lu, est vraiment pas terrible.

Et par rapport au Nénéréf de Sardon? Il est un peu court, mais tout à fait jouissif.



Je n'ai pas lu le Sardon. Mais je me rappelle l'avoir feuilleté et comme on a une page/un auteur/un "sketche" je l'avais reposé. Je ne suis pas un grand fan de la forme courte, ça vire souvent à l'anecdotique plus qu'à l'anecdote. Des choses s'y prêtent (série Z de Mahler) d'autres non, et alors je préfère un forme courte minimale "patte de mouche". Ou alors des séquences "une page" mais formant un tout (Pays des trois sourires, Flaschko, etc.). Pour clore la séquence, grand fan d'Ayroles et a priori cible privilégiée des Moments-clés de la Bande dessinée, je l'ai lu dernièrement presque sans plaisir.

Et j'avais bien aimé le Verlaine il me semble.

En fait, je suis sensible à ce qu'il y ait une histoire racontée... quand on enfile les anecdotes, les clichés en collant à l'Histoire Littéraire ça m'ennuie, si on enfile les anecdotes et les clichés dans une "aventure" loufoque, décalée ou qui n'a rien à voir avec la réalité, je trouve cela souvent plus juste, plus instructif sur le réel, sur la portée des auteurs, de leurs oeuvres...

Est-ce que c'est le côté balayage de nombreuses périodes (modèle Lagarde et Michard, l'auteure ne s'en cache absolument pas) qui m'a gavé? est-ce que le même bouquin découpé en autant de tomes que de siècles avec 200 pages par période et 30 par auteur m'aurait plus plu? je ne sais pas. Le côté "journalistique" (faire le tour du sujet de manière synthétique qui vire au partial, partiel, anecdotique) ne m'a pas trop plu en fait. Trop proche des faits?


je me souviens aussi de ceci


NDZ, 17.06.2011 à 11:14338662
Le fait que l'on ait au final plus un truc de l'ordre du "Littérature Française Digest pour les Nuls en BD" alors que je m'attendait à un truc irrévérencieux (il l'est si peu) et impertinent a sûrement joué en défaveur du bouquin. Ah, foutus a priori! En même temps, Hugo troussant les boniches à longueur de pages (toujours d'actu), les autres picolant ou se poudrant le nez ça ne m'aurait pas forcément fait rire non plus.

NDZ, 17.06.2011 à 11:08338661
Docteur C :
NDZ :
Pas que j'ai trouvé cela nul, mais je ne suis un peu ennuyé. J'ai trouvé le tout assez peu impertinent (récitation de cours un peu scolaire) et assez peu pertinent tout court (extraits d'oeuvre et anecdotes en grande partie plus qu'éculés). Au rayon "chronique des hommes de lettres", les Casanave & co parus chez Les Rêveurs ont, a mon avis, bien plus de qualités.


Ah bon? Pourtant le Verlaine des Rêveurs, que j'ai lu, est vraiment pas terrible.

Et par rapport au Nénéréf de Sardon? Il est un peu court, mais tout à fait jouissif.



Je n'ai pas lu le Sardon. Mais je me rappelle l'avoir feuilleté et comme on a une page/un auteur/un "sketche" je l'avais reposé. Je ne suis pas un grand fan de la forme courte, ça vire souvent à l'anecdotique plus qu'à l'anecdote. Des choses s'y prêtent (série Z de Mahler) d'autres non, et alors je préfère un forme courte minimale "patte de mouche". Ou alors des séquences "une page" mais formant un tout (Pays des trois sourires, Flaschko, etc.). Pour clore la séquence, grand fan d'Ayroles et a priori cible privilégiée des Moments-clés de la Bande dessinée, je l'ai lu dernièrement presque sans plaisir.

Et j'avais bien aimé le Verlaine il me semble.

En fait, je suis sensible à ce qu'il y ait une histoire racontée... quand on enfile les anecdotes, les clichés en collant à l'Histoire Littéraire ça m'ennuie, si on enfile les anecdotes et les clichés dans une "aventure" loufoque, décalée ou qui n'a rien à voir avec la réalité, je trouve cela souvent plus juste, plus instructif sur le réel, sur la portée des auteurs, de leurs oeuvres...

Est-ce que c'est le côté balayage de nombreuses périodes (modèle Lagarde et Michard, l'auteure ne s'en cache absolument pas) qui m'a gavé? est-ce que le même bouquin découpé en autant de tomes que de siècles avec 200 pages par période et 30 par auteur m'aurait plus plu? je ne sais pas. Le côté "journalistique" (faire le tour du sujet de manière synthétique qui vire au partial, partiel, anecdotique) ne m'a pas trop plu en fait. Trop proche des faits?

Docteur C, 17.06.2011 à 10:18338660
NDZ :
Pas que j'ai trouvé cela nul, mais je ne suis un peu ennuyé. J'ai trouvé le tout assez peu impertinent (récitation de cours un peu scolaire) et assez peu pertinent tout court (extraits d'oeuvre et anecdotes en grande partie plus qu'éculés). Au rayon "chronique des hommes de lettres", les Casanave & co parus chez Les Rêveurs ont, a mon avis, bien plus de qualités.


Ah bon? Pourtant le Verlaine des Rêveurs, que j'ai lu, est vraiment pas terrible.

Et par rapport au Nénéréf de Sardon? Il est un peu court, mais tout à fait jouissif.

Thierry, 17.06.2011 à 9:34338657
Joe :
Marrant Thierry, le Pouvoir est le genre typique de série que j'aime de plus en plus au fil des relectures (autant dire que je l'ai pas mal relu^^), et s'éloigne infiniment du manichéisme que tu sembles décrire.
De par la psychologie des personnages (qui ont un vrai vécu qui influe sur la suite), et des faux semblants sans cesse remis en question, elle s'éloigne (et les scénars de Brunschwig en général) des récits BD traditionnel et des archétypes de ce genre de récits politico-polaro-thriller, trouve-je.
D'ailleurs, as-tu lu Lloyd Singer (Makabi?)
Et tiens, Urban (anciennemnt Urban Games) (re)sort en septembre, et autant dire, que c'est de la bombe nucléaire...

Oui, j'ai lu Makabi et me suis arrêté au premier cycle, comme j'ai renoncé au sourire du clown après le premier tome. Je suis tout-a-fait d'accord sur le fait que Brunschwig s'éloigne des schémas traditionnels de la bande dessinée ranco-belge mais il y a substitué un autre, le sien propre, qui m'a vite lassé. Mais il est vrai que cesscénarios sont plus intéressants que le standard (champion!) franco-belge quand il s'attaque au politico-polaro-thriller. N'étant pas outre mesure amateur de ce genre, cela explique sans doute ceci, et inversément :o)

ingweil, 16.06.2011 à 17:26338649
wandrille :
Tiens, personne n'en a parlé. Pourtant, alors que ça n'était qu'un webcomics très ambitieux, ça a déchaîné les passions.

Moi je ne suis pas très objectif sur le projet en ligne, maintenant que j'en suis, mais sur le livre, je le trouve très très chouette et réussi.

J'aimerais beaucoup avoir l'avis (argumenté) des gens qui ne peuvent pas supporter de lire en ligne, pour qu'on puisse enfin parler des aspects artistiques et narratifs du projet, notamment de l'aspect "soap" et de la multiplicité de dessinateurs qui sont les composantes les plus intéressantes de la chose.

J'avais pas trop voulu en parler, parce que ça part un peu trop en troll à mon goût, mais puisque tu demandes : j'ai trouvé ça vraiment sans aucun intérêt. Je n'ai pas lu le tome 1, j'ai dû lire un ou deux résumés sur le site, et je me moquais un peu de la polémique complètement stérile qui a eu lieu ici. Le résumé réalisé par Mathieu Sapin au début de ce volume m'a fait sourire, du coup je m'attendais à un truc marrant, mais là c'est du niveau de Plus belle la vie. Péripétie, coucherie, dialogue abscons. Peut-être lié à la narration issue du net, mais je n'y ai pas trouvé de rythme. Je ne peux même pas m'énerver dessus tellement ça m'a semblé chiant (comme on peut s'énerver sur Rester normal par exemple). Incapable de lire plus de deux chapitres.
Artistiquement, c'est peut-être extraordinaire, ça va peut-être modifier complètement le regard du monde sur la BD et le net, mais alors au niveau de l'histoire...

NDZ, 16.06.2011 à 16:53338648
Pas que j'ai trouvé cela nul, mais je ne suis un peu ennuyé. J'ai trouvé le tout assez peu impertinent (récitation de cours un peu scolaire) et assez peu pertinent tout court (extraits d'oeuvre et anecdotes en grande partie plus qu'éculés). Au rayon "chronique des hommes de lettres", les Casanave & co parus chez Les Rêveurs ont, a mon avis, bien plus de qualités.

Joe, 16.06.2011 à 13:44338638
Marrant Thierry, le Pouvoir est le genre typique de série que j'aime de plus en plus au fil des relectures (autant dire que je l'ai pas mal relu^^), et s'éloigne infiniment du manichéisme que tu sembles décrire.
De par la psychologie des personnages (qui ont un vrai vécu qui influe sur la suite), et des faux semblants sans cesse remis en question, elle s'éloigne (et les scénars de Brunschwig en général) des récits BD traditionnel et des archétypes de ce genre de récits politico-polaro-thriller, trouve-je.
D'ailleurs, as-tu lu Lloyd Singer (Makabi?)
Et tiens, Urban (anciennemnt Urban Games) (re)sort en septembre, et autant dire, que c'est de la bombe nucléaire...

Thierry, 14.06.2011 à 16:03338613
Alors que sort le spinoff "Les enfants de Jessica", j'ai eu envie de relire "Le pouvoir des innocents", qui fait figure de classique de la bande dessinée des années 90, et qui reste une oeuvre très appréciée des lecteurs.
Débutée au début des années 90, "Le pouvoir des innocents" fait partie des premières séries publiées par Delcourt qui, avec Soleil ou l'Association, allait s'imposer comme un des éditeurs marquants des 20 dernières années. Alors que l'Association s'affirmait en tête de pont des éditeurs qui s'étaient donné pour mission de creuser le sillon de la "bande dessinée d'auteur", Delcourt et Soleil renouvelaient la "bande dessinée populaire" (pour peu que l'on puisse tracer une ligne vraiment franche entre la production de ces éditeurs), en y injectant du sang neuf.
"Le pouvoir des innocents", par exemple, se distinguait de la bande dessinée franco-belge classique par une narration différente. Alors que le mètre-étalon de la série franco-belge restait la série sans fin réelle (prenons comme exemple probant Largo Winch), Hirn et Brunschwig proposent une histoire qui n'appelle pas de suite une fois le cycle terminé (les cycles suivants peuvent, parait-il, se lire indépendamment de la série-mère). De plus, ils se détachent complètement de la figure centrale du héros. Les personnages sont profondément faillibles et mortels. Par exemple, Bronson Babbitt est le genre de personnage qu'on ne s'attendait pas à voir mourir. Il est présenté comme un personnage destiné à durer, mais il sera sacrifié comme beaucoup d'autres.
Beaucoup de changements par rapport à ce qui faisait le corps de la bande dessinée "mainstream", même s'il n'y avait rien de fondamentalement neuf. En fait, un savant mélange des ingrédients de série et de "roman graphique", comme ceux qui publiat casterman ou aire libre, avec une influence américaine. Tous les ingrédients étaient présents mais ils n'avaient pas encore été utilisé de cette façon. Une forme de synthèse trans-genre qui ne pouvait qu'ouvrir de nouveaux horizons. 'Révolutionaire' pour l'époque, malheureusement, cela est vite devenu la marque de fabrique de Brunschwig, et la surprise originelle s'est émoussée au fil des autres séries de BRunschwig. C'est en tout cas mon avis, même si je garde un exellent souvenir de "L'esprit de Warren" que je relirai sans doute prochaînement.
Dans l'Amérique pré-onze septembre (j'y ai pensé à cause d'une remarque de Steven Providence dans le dernier tome), la campagne pour la réélection du maire de New York fait rage. Mais la ville est en proie à une vague de violence sans précédent. Cette situation explosive est évidemment centrale dans les débats qui opposent les candidats. D'un côté, Gideon Sikk, républicain pur jus, et de l'autre Jessica Ruppert, démocrate et humaniste. Dans ce climat de violence où les honnêtes citoyens se sentent abandonnés, une organisation au dessein obscur semble leur tendre la main: le pouvoir des innocents, qui forme et organise des milices de citoyens pour occuper le terrain déserté par les policiers. Mais une série d'événements vont mettre en lumière un complot énorme aux ramifications surprenantes.
Pas de héros au sens propre, mais une galerie de personnages que ce complot va affecter. Certains y sont partie prenante, d'autres non. Et si le but de ce complot s'avère être de créer une société meilleure, les moyens pour y arriver broyent aveugléments des vies, de ceux-là mêmes qui devraient bénéficier de cette nouvelle société.
Intrigue ambitieuse, mais qui pêche par un certain manichéisme. La fin, aussi noble soit-elle, justifie-t-elle les moyens ? Le bien peut-il naître sur une action horrible ? Et les initiateurs de cette horreur, aussi noble soient leur dessein, peuvent-ils être pardonnés ? On peut chicaner sur la crédibilité de l'histoire, qui comporte pour moi certaines facilités et imprécisions
- personne ne se rend compte que Karen Eden et Ronald Dougherty ont usurpé leur identité. Tous deux travaillent dans un milieu très sensible, surtout Ronald Doughery qui se trouve dans un position-clé auprès d'un ponte politique.On peut donc imaginer que son passé a été scruté de fond en comble... malgré le pouvoir de Steven Providence et des autres "innocents", il est peu crédible qu'il passe entre les mailles du filet.
- le conditionnement des vigiles pour devenir tueurs à gage au service du "pouvoir" me semble assez simpliste et peu crédible
- le taux de succès des "enfants de Jessica" défie quand même toutes probabilités.
- on nous explique que le centre de Jessica vit presque en autarcie: pas de gardien, professeurs externes, autogestion... mais on apprend ensuite que les centre est criblé de dettes. Je me demande lesquelles, dans le sens ou j'ai l'impression que les charges ne devaient pas être lourdes au point qu'un peu d'imagination n'aurait pû y pallier (merde, c'est fou le nombre de films ou il suffit d'organiser une tombola ou une petite sôterie pour que les mécènes gentils affluent et sauvent le centre pour jeunes en difficulté, comme dans Honey et plein d'autres documentaires sur la jeunesse défavorisée US)
Mais ce qui me chipote le plus, c'est que sous des airs provocants se trouve en fait une histoire extrèmement bien pensante et manichéenne. L'opposition caricaturale au possible entre les méchants républicains qui ne pensent qu'a presser la ville jusqu'au trognon à coup de programmes ultra-sécuritaires et malversations et la gentille démocrate Jessica Ruppert, qui tend la main aux plus démunis et leur rend espoir et dignité en les écoutant et les reponsabilisant les uns les autres... Michael Landon faisait déjà cela très bien dans "Les routes du Paradis".
Si on ajoute à cela l'édifiante résurrection quasi miraculeuse de Joshuah Logan, figure quasi-christique, qui a vu sa vie détruite par la guerre au Vietnam avant que sa famille ne devienne dommage collatérale de la lutte sans merci entre les "innocents" et la mafia de Sikk (raah, l'homme juste broyé par la société aveugle et la sourde injustice) et le sacrifice de Providence (avec un petit côté gourou du "temple solaire") pour que sa "mauvaise action" n'entache pas la victoire de Jessica, je ne peux m'empêcher de voir dans "le pouvoir des innocents" un étrange objet qui, derrière une forme qui sous-entend une volonté provocatrice et choquante, se révèle très bien pensante, bisounours parce qu'avec un peu de bonne volonté et de compréhension tout irait mieux ma bonne dame mais l'argent pourrit tout.
Je ne veux pas accuser les auteurs de moralisme ou quoique ce soit, c'est juste un constat que je fais. La solution n'est pas d'exclure les exclus mais de lesécouter et de les aider... comment n'y-a-t-on pas pensé plus tôt ? Mais je reconnais que le modèle est parfois plus caricatural que la fiction, à entendre les énormités que certains politiciens sont capables de sortir.
On va peut-être m'accuser d'être un méchant qui brûle ce qu'il a adoré (je reconnais avoir abaissé ma note de 4 à 3 étoiles, ce qui reste une bonne note selon mon barême paersonnel que j'ai, je tiens à le préciser), mais ce n'est pas mon intention. Passé la surprise de la découverte initiale, la relecture du "pouvoir des innocents" m'a faire redécouvrir l'histoire d'un oeil différent, et j'y trouve toujours d'évidente qualité.Cela reste une série intéresaante, efficace et qui fait partie des essentiels des années 90, amha.

wandrille, 11.06.2011 à 20:44338592
Tiens, personne n'en a parlé. Pourtant, alors que ça n'était qu'un webcomics très ambitieux, ça a déchaîné les passions.

Moi je ne suis pas très objectif sur le projet en ligne, maintenant que j'en suis, mais sur le livre, je le trouve très très chouette et réussi.

J'aimerais beaucoup avoir l'avis (argumenté) des gens qui ne peuvent pas supporter de lire en ligne, pour qu'on puisse enfin parler des aspects artistiques et narratifs du projet, notamment de l'aspect "soap" et de la multiplicité de dessinateurs qui sont les composantes les plus intéressantes de la chose.

Mael, 08.06.2011 à 22:48338570
Très agréable surprise. J'aimais déjà le boulot de l'auteur mais trouvait la couv vraiment laide, du coup j'ai bêtement mis du temps à m'y mettre. C'est très bon, narration fluide, dessin parfait, à lire sans hésitation. Juste un peu frustré par la brièveté du tout, classique de la collection mimolette. 4 étoiles.

Thierry, 06.06.2011 à 11:08338549
Un jour peut-être il serait amusant d'ouvrir un cabinet des curiosités pour recenser les albums étranges d'auteurs célèbres. Et cette "dernière tentation" y aurait sa place, sans conteste.
Alice Cooper, grand fan du Sandman, a contacté Neil Gaiman pour réaliser un conccept-album: "The last temptation". Dans la foulée, Neil Gaiman aura l'envie de réaliser une bande dessinée basée sur le concept qu'il a réalisé avec Alice Cooper. Des idées du concept de départ, certaines avaient été abandonnée, faute de place ou à cause de la direction qu'a prise l'albumen cours de réalisation.
Pourquoi pas ? Le personnage d' Alice Cooper est assez grandiloquent pour se prêter à se genre d'exercice. Mais, comment dire... le concept en lui-même fait peur comme un des plus horrifiant épisodes de "Chair de poule". Le pauvre Steven est un enfant malheureux, aux portes de l'adolescence (genre, 12 ans... déjà, cela bride pas mal de choses). En cette veille d'Halloween (une histoire d'horreur avec le croquemitaine Alice Cooper doit se passer la nuit d'Halloween, soyons fou), le jeune Steven est poursuivi par un monsieur déloyal, sosie d'Alice Cooper, qui l'invite à assister à un spectacle du théatre du réel (référence au cirque magique d'Hermann Hesse ?) qui devrait le dissuader de grandir et de signer un contrat qui en fera un prisonnier du cirque (c'est faustien, ce truc). Grand-guignol et facile, à la limite du puéril... en même temps, la musique d'Alice Cooper ne permet plus beaucoup plus. On en vient à se demander ce qui a poussé Neil Gaiman à se lancer dans cette entreprise qui relève vraiment de "Chair de poule". De la terreur pré-pubère. Une curiosité, mais sans intérêt.

NDZ, 03.06.2011 à 14:21338530
Aba Sourdi :
Mael :
A priori il n'y a pas de suite, mais enfin bon on ne sait jamais après tout il y a bien trois tomes de Kratochvil.

Ainsi que deux de Flaschko et deux de Goldgruber ! En fait Mahler est un auteur à séries, dingue !


Hin, hin, hin, Jean Van Hame, planque tes fesses !

Aba Sourdi, 03.06.2011 à 13:33338528
Mael :
A priori il n'y a pas de suite, mais enfin bon on ne sait jamais après tout il y a bien trois tomes de Kratochvil.

Ainsi que deux de Flaschko et deux de Goldgruber ! En fait Mahler est un auteur à séries, dingue !

Thierry, 03.06.2011 à 9:45338523
mi art-book, mi fourre-tout, un magazine qui permet à la Grenouille Noire de dresser un inventaire de ses projets et de proposer des bandes inédites, à savoir le début de sa version du "voyage vers l'occident", la légende chinoise du singe de pierre, ainsi que Maggot, un drôle d'histoire qui parle de mort, d'enfer et d'une jeune fille qui passe un pacte étrange avec le diable.
Deux premiers chapitres intrigants qui donnent envie d'en savoir plus et qui montre d'autres facettes du talent dela Grenouille Noire, mais qui reste très fidèle à son imaginaire.

Mael, 02.06.2011 à 23:12338519
A priori il n'y a pas de suite, mais enfin bon on ne sait jamais après tout il y a bien trois tomes de Kratochvil.

Aba Sourdi, 02.06.2011 à 23:10338518
Mael :
Mahler c'est toujours bon, même si c'est de plus en plus cher ^^ (bon ok c'est en couleur). Mangez-en, c'est bien.

Marrant qu'il soit rentré en série sur bubulle, alors que le "n°1" de la couv est clairement une blague qui va avec le concept. Enfin l'avenir nous le dira.

Mael, 31.05.2011 à 19:49338508
Mahler c'est toujours bon, même si c'est de plus en plus cher ^^ (bon ok c'est en couleur). Mangez-en, c'est bien.

effer, 29.05.2011 à 17:08338490

Le tigre s'étire au matin dans la jungle, maintenant il cherche furtivement une proie, mais, aujourd'hui, ce sera une très mauvaise journée pour le tigre.
Sans parole, avec un dessin magnifique autant pour les animaux que pour le décors, Frederico Bertolucci utilise un découpage vif, cinématographique pour nous conter cette histoire digne des meilleurs documentaires animaliers.
attiré par la couverture magnifique, j'ai trouvé cet album très beau.
4 empreintes.

THYUIG, 27.05.2011 à 10:26338458
Graphiquement beaucoup plus faible que les précédents albums d'Hippolyte (ce n'est que mon avis hein, d'autres pourront trouver ça très bien, moi j'ai parfois eu du mal à distinguer les personnages, c'est peut-être voulu mais ça m'a fait chier) mais pour le reste, c'est du tout bon, comme un écho banlieusard à Belleville Story. C'est vraiment noir de chez noir et la scène finale est l'une des plus belles que j'ai lues en bd. Bravo bravo.

THYUIG, 27.05.2011 à 10:26338457
Graphiquement beaucoup plus faible que les précédents albums d'Hippolyte (ce n'est que mon avis hein, d'autres pourront trouver ça très bien, moi j'ai parfois lu pour distinguer les personnages, c'est peut-être voulu mais ça m'a fait chier) mais pour le reste, c'est du tout bon, comme un écho banlieusard à Belleville Story. C'est vraiment noir de chez noir et la scène finale est l'une des plus belles que j'ai lues en bd. Bravo bravo.

Colombine, 27.05.2011 à 9:18338453
Marshmalone de Lolita Séchan :



J'ai longtemps cherché à acheter cet album. Puis finalement je l'ai trouvé à la bibliothèque. Heureusement pour lui. Ce livre est vide. Mademoiselle Séchan / Madame Luce a écrit et dessiné un livre bien vain. Elle commence par "je deviens demi-soeur à 25 ans". Oui ! Et ? Ben et rien ? Elle aurait pu creuser sur je deviens soeur à l'âge où d'autres deviennent mère mais là rien ! Elle effleure le sujet sans jamais y entrer. Allez zou, je le ramène à la bibliothèque sans aucun regret si ce n'est d'avoir perdu mon temps !
Une * pour le titre et le dessin.

ingweil, 24.05.2011 à 12:01338391
Assez dur visuellement, parfois bien vu, ça reste malgré tout un peu trop procédé pour moi : les histoires courtes sont trop souvent en boucle (la dernière case de l'histoire reprend le déroulement de la première), la noirceur est souvent traitée de la même manière (extrême misère vs extrême richesse...). Très bien réalisé, ça manque un peu d'épaisseur à mes yeux. Je vais voir si je trouve pas War Songs s'il est pas un peu au-dessus. 3*.

beuzno, 23.05.2011 à 23:37338388
mister wonderful : trop fort ce clowse !
rencontre entre deux handicapés du coeur, arrangée par leurs deux derniers amis, qui espèrent que ça marchera pour ne plus avoir à traîner ces boulets.
nous suivons les pensées de mister wonderful tout au long de cette soirée
c'est vraiment jouissif
si quelqu'un l'a lu en anglais, je serais curieux de connaître l'original de la blague "mon vieux complice" et du jeu de mots "grosse vache" et "obèse"
4 coeurs handicapés bien sûr!

lanjingling, 23.05.2011 à 18:37338364
Cobalt 60 :
On suspecte toujours Vaillant de propagande communiste, alors qu'on ne le fait pas avec Spirou et Tintin.
il y avait bien un type qui accusait les schtroumpfs d'etre communistes, mais pour suspecter Spirou et Tintin de propagande communiste,il faut quand meme etre assez pervers. plaisanterie a part, vaillant n'a jamais cache le fait qu'il emanait du pc, alors que les 2 autres apres guerre ne revendiquaient plus leurs attaches catholiques. Cela me gêne toujours un peu.
Cobalt 60 :
Et puis je pars du principe qu'une œuvre réussie est toujours intéressante, et qu'on n'est pas obligé d'adhérer à son message, quand il y en a un.
certes, mais en pratique le message de certaines m'empeche d'apprecier leurs qualites
Cobalt 60 :
Après tout, les valeurs humanistes des héros de Vaillant étaient les mêmes que celles défendues dans les pages de Tintin et Spirou.
sauf peut-etre pour rahan, dont la lutte acharnee contre les superstitions n'avait pas d'equivalent ailleurs, sauf erreur

effer, 23.05.2011 à 18:07338363

Cet album est une belle découverte: Le conteur d'Histoires "Il-était-une-fois" revient dans un village africain où il n'était pas venu depuis très longtemps.
L'homme est manchot ce qui ne l'empêche pas de manipuler très adroitement les marionnettes de son petit théâtre.
Ses histoires d'animaux enchantent petits et grands.
La vieille Amina se souvient de lui. Elle est inquiète car il lui révèle
Qu'il va retourner dans son village.

Les histoires font vivre, rêver et se passent de bouches en bouches.
Ce conte cruel mais éblouissant de lumière et de poésie africaine est une fable sur la joie de se réunir pour écouter et transmettre la Vie par le conte, même si la vie est dure.
5 marionnettes.

Cobalt 60, 23.05.2011 à 6:50338360
lanjingling :
j'ai la meme repulsion envers mao qu'envers staline, pol-pot, hitler, alors je crains que ce truc, meme si ce n'est pas une hagiographie, me reste en travers de la gorge


J'ai la même répulsion que toi pour les sinistres personnages cités. Mais là, il n'est pas question de Mao, qu'on doit voir dans une seule case sur des centaines de pages, si mes souvenirs sont bons.
Encore une fois, c'est surtout un récit d'aventure dans un contexte particulier, pas une apologie frontale et lourdingue de Mao et de sa Révolution. Encore moins une hagiographie à la Don Bosco.
Après, le gamin débrouillard est évidemment un communiste engagé. Mais Tintin à ses débuts était bien un scout de la droite catholique, raciste de surcroît. On suspecte toujours Vaillant de propagande communiste, alors qu'on ne le fait pas avec Spirou et Tintin. Cela me gêne toujours un peu.
Et puis je pars du principe qu'une œuvre réussie est toujours intéressante, et qu'on n'est pas obligé d'adhérer à son message, quand il y en a un. Après tout, les valeurs humanistes des héros de Vaillant étaient les mêmes que celles défendues dans les pages de Tintin et Spirou. Seule l'étiquette changeait.
Dans la réalité, bien évidemment, il en allait tout autrement… Encore que.

lanjingling, 23.05.2011 à 3:27338359
Cobalt 60 :
lanjingling :
effer :
Glotz :
lanjingling :
4*, c'est vraiment si bien que ca ?

Il n'y a qu'une bullenote donc ce n'est guère représentatif.
Les quatre premiers Naufragés du Temps valent vraiment la peine.

(PS : vu la longueur de la nécro sur ActuaBD, ça devait faire longtemps qu'ils la peaufinaient.)

Oui mais Paul Gillon a eu une vie étonnante, je l'ignorait qu'il était si rebelle!
oui, mais a priori, ce bouquin ne fait pas tres rebelle si il a bien ete publie par vaillant


C'est la vie de Gillon qui est intéressante et "rebelle", pas le propos du livre, vous confondez tout.
"Fils de Chine" n'est pas un éloge de Mao, c'est plutôt un récit d'aventure un peu édifiant comme il s'en publiait à l'époque et pas seulement dans Vaillant, faut-il le rappeler ? On ne voit de la propagande que chez Vaillant, alors qu'elle était bien présente de l'autre bord dans Spirou et Tintin mais de manière plus insidieuse.
pourquoi, insidieux? la vie de don bosco et nombre d'histoires edifiantes de l'oncle paul dans spirou annoncent tout autant la couleur que celle de mao dans vaillant; par contre, personellemet, j'ai la meme repulsion envers mao qu'envers staline, pol-pot, hitler, alors je crains que ce truc, meme si ce n'est pas une hagiographie, me reste en travers de la gorge

Cobalt 60, 23.05.2011 à 3:13338358
lanjingling :
effer :
Glotz :
lanjingling :
4*, c'est vraiment si bien que ca ?

Il n'y a qu'une bullenote donc ce n'est guère représentatif.
Les quatre premiers Naufragés du Temps valent vraiment la peine.

(PS : vu la longueur de la nécro sur ActuaBD, ça devait faire longtemps qu'ils la peaufinaient.)

Oui mais Paul Gillon a eu une vie étonnante, je l'ignorait qu'il était si rebelle!
oui, mais a priori, ce bouquin ne fait pas tres rebelle si il a bien ete publie par vaillant


C'est la vie de Gillon qui est intéressante et "rebelle", pas le propos du livre, vous confondez tout.
"Fils de Chine" n'est pas un éloge de Mao, c'est plutôt un récit d'aventure un peu édifiant comme il s'en publiait à l'époque et pas seulement dans Vaillant, faut-il le rappeler ? On ne voit de la propagande que chez Vaillant, alors qu'elle était bien présente de l'autre bord dans Spirou et Tintin mais de manière plus insidieuse.
Le scénario de "Fils de Chine" n'est pas dénué d'intérêt et de rebondissements. Ce long récit procure un sentiment d'évasion et une belle atmosphère "d'époque" rendue envoûtante par le dessin.
Ce dessin, justement, est absolument éblouissant. Gillon était tout jeune alors mais montrait déjà un dessin d'une étonnante maîtrise, lorgnant vers les grands maîtres américains du noir et blanc.
Enfin, le livre est très bien édité et rend justice à ce beau travail sur noir et blanc. Un texte d'introduction replace "Fils de Chine" dans son contexte historique et éditorial et parle du travail de Gillon et de sa "rebelle attitude".
Perso, je me suis régalé à la lecture de ce livre alors que je ne suis pas du tout amateur de vieilleries. Donc j'ai mis quatre faucilles, autant de marteaux et lu le Petit Livre Rouge dans la foulée.
Mais c'est bien moins passionnant.

Je regrette qu'il n'y ait pas plus de rééditions des BD publiées dans Vaillant.

wandrille, 23.05.2011 à 1:09338357
Sans être aussi formidable que LE DERISOIRE, cet album vaut le petit détour. Le travail a la couleur directe de SUPPIOT est très réjouissant, et il créée encore une fois un univers attachant et une histoire bien troussée.

Matrok, 22.05.2011 à 19:38338354
effer :
Oui mais Paul Gillon a eu une vie étonnante, je l'ignorait qu'il était si rebelle!

Hum... Être communiste en 1950-53 (date de parution de cette BD dans Vaillant), quand c'était l'un des plus gros partis politiques français, hégémonique sur la classe ouvrière, et qu'il était entièrement stalinien (au sens propre car Staline était encore au pouvoir), ce n'était pas particulièrement rebelle. Et la rupture entre la Chine de Mao et l'URSS n'interviendra qu'en 56. Bref, je ne connais pas cette BD, mais faire l'hagiographie de Mao à ce moment là dans la presse du PCF est tout sauf rebelle.

lanjingling, 22.05.2011 à 19:35338353
effer :
Glotz :
lanjingling :
4*, c'est vraiment si bien que ca ?

Il n'y a qu'une bullenote donc ce n'est guère représentatif.
Les quatre premiers Naufragés du Temps valent vraiment la peine.

(PS : vu la longueur de la nécro sur ActuaBD, ça devait faire longtemps qu'ils la peaufinaient.)

Oui mais Paul Gillon a eu une vie étonnante, je l'ignorait qu'il était si rebelle!
oui, mais a priori, ce bouquin ne fait pas tres rebelle si il a bien ete publie par vaillant

effer, 22.05.2011 à 18:49338352
Glotz :
lanjingling :
4*, c'est vraiment si bien que ca ?

Il n'y a qu'une bullenote donc ce n'est guère représentatif.
Les quatre premiers Naufragés du Temps valent vraiment la peine.

(PS : vu la longueur de la nécro sur ActuaBD, ça devait faire longtemps qu'ils la peaufinaient.)

Oui mais Paul Gillon a eu une vie étonnante, je l'ignorait qu'il était si rebelle!

Glotz, 22.05.2011 à 18:16338351
lanjingling :
4*, c'est vraiment si bien que ca ?

Il n'y a qu'une bullenote donc ce n'est guère représentatif.
Les quatre premiers Naufragés du Temps valent vraiment la peine.

(PS : vu la longueur de la nécro sur ActuaBD, ça devait faire longtemps qu'ils la peaufinaient.)

lanjingling, 22.05.2011 à 17:50338350
4*, c'est vraiment si bien que ca ?

NDZ, 22.05.2011 à 15:14338346
Où l'on voit que, même si c'est loin d'être le meilleur Jason, Jason qui fait du Jason reste bien au-dessus que Vehlman qui écrit pour Jason (ou bien Vehlman qui veut faire du Vehlman pour Jason mais qui se retrouve à faire du Jason pour Jason, en moins bien). Un récit qui mêle du fantastique, du quotidien et de l'humain... Avec un sens du rythme et des dialogues constant chez Jason, mais pas constant sur tout l'album.

e m, 21.05.2011 à 22:52338344
Scott Pilgrim #3...
C'est toujours un peu n'importe quoi, pas vraiment fun, pas vraiment marrant, toujours le même genre de scènes qui se répètent...
Si j'avais trouvé quelques trucs qui me plaisaient bien dans les deux premiers tomes, celui-ci m'a vraiment fatigué. Beaucoup de mal à le finir...
2 régimes végétaliens

NDZ, 21.05.2011 à 22:02338342
Lectures thématiques (sans le vouloir) autour des "jeunes adultes".

J'ai une vraie tendresse pour cette série. Là où certains, comme Dupuy et Berberian ou Peyraud, seraient toujours à la limite de m'ennuyer avec ce genre de péripéties ou de personnages, le petit univers de Paul déroule et m'embarque, avec un quotidien pourtant sans esbroufe, sans évènements extraordinaires. J'ai hâte de lire les deux derniers avant la sortie du sept en fin d'année...

Sur un parti pris graphique qui aurait pu s'avérer artificiel et seulement gratuit (les flashbacks des deux héros masculin et féminin sont dessinés par deux auteurs différents, Ulf K et C. Dutertre; Phicil, en troisième et principal dessinateur s'occupant du "présent"), Marc Lizano nous propose une belle histoire d'amour, efficace et originale notamment grâce à ce mélange des graphismes ou par le traitement des ellipses, qui ne verse jamais dans la niaiserie ou dans la blessure-du-passé-qui-est-trop-mélo tout en tournant d'une histoire simple et qui a pu arriver (presque) à tous. Un album bien sympa qui a pourtant été boudé à voir le nombre très réduit de bullenotes (d'ailleurs ça fait un peu club privé). Dommage.

Isaac, 21.05.2011 à 21:41338341
lyaze :
ingweil :
Han ! Il est trop bien !
Comme à chaqee nouvel album, son nouveau lot de révélations, son nouveau lot d'interrogations... On en sort en ayant envie de se refaire toute la série...
La suite ! La suite !


Tout pareil, c'est toujours aussi génial !

D'ailleurs, je viens de me prendre un bon coup de vieux... dans une perspective de tout relire aussi, je me suis souvenue de ma lecture du premier tome, j'étais au lycée, sûrement en première et ça fait donc 14 ans que dévore, toujours avec passion, chaque tome d'Arq.


Je viens tout juste de le terminer, quelle claque ! Magistral !

THYUIG, 21.05.2011 à 19:31338340
lyaze :
Belle surprise! J'appréciais déjà le blog de Stanislas Gros, ses planches "donjon pirate" et je suis heureuse de retrouver une histoire à lui en album. Déjà, j'aime beaucoup son dessin, la couleur, l'expressions des personnages, mais j'ai aussi adoré le ton de l'histoire, l'humour, la narration. Bref, j'ai passé un très bon moment de lecture.


tout pareil !!

THYUIG, 21.05.2011 à 19:29338339
Informatif, hyper bien réalisé (on ne s'ennuie pas une seconde) et pourtant il me manque un léger quelque chose, un rien qui lierait l'histoire au-delà de la chronique de collectionneurs de sons dans le sud des USA. Attention, le livre va malgré tout plus loin que ça, la ségrégation comme point central et innamovible de cette culture sudiste en roue libre. Mais mais mais.
Duchazeau dessine toujours aussi bien mais j'en veux plus !

dampremy jack, 21.05.2011 à 13:48338330


Moi des bandes dessinées de cette qualité-là, j'en lis peut-être une voire deux par an, maximum.

wandrille, 21.05.2011 à 10:12338328
Très très bonne surprise, j'avais été un peu déçu par le deux et pas entièrement convaincu par le un (surtout la mise en couleur bouillabaisse que tout le monde semblait trouver géniale et qui me paraissait par trop systématique).
Là, que ce soit le propos, l'histoire, la mise en couleur, tout coule. L'histoire devient complètement fantastique, le lecteur rentre aussi dans une dimension psychologique et le propos touche à la folie, devenant une fable sur la mégalomanie humaine et les dérives de l'idéal.

Beaucoup beaucoup aimé.

SydN, 20.05.2011 à 14:12338322
lyaze :
Belle surprise! J'appréciais déjà le blog de Stanislas Gros, ses planches "donjon pirate" et je suis heureuse de retrouver une histoire à lui en album. Déjà, j'aime beaucoup son dessin, la couleur, l'expressions des personnages, mais j'ai aussi adoré le ton de l'histoire, l'humour, la narration. Bref, j'ai passé un très bon moment de lecture.


je suis également curieux de le lire !

lyaze, 20.05.2011 à 12:34338319
Belle surprise! J'appréciais déjà le blog de Stanislas Gros, ses planches "donjon pirate" et je suis heureuse de retrouver une histoire à lui en album. Déjà, j'aime beaucoup son dessin, la couleur, l'expressions des personnages, mais j'ai aussi adoré le ton de l'histoire, l'humour, la narration. Bref, j'ai passé un très bon moment de lecture.

wandrille, 20.05.2011 à 10:30338318
Pas mieux que le doc : Le dessin est très maîtrisé dans son genre, auquel tu n'es sans doute pas sensible Rohagus, mais le dessin ne varie pas dans l'album, il est voulu, il est tenu.

Et il est, effectivement, extrèmement rigoureux au niveau de la composition et de la narration : j'ajouterais qu'il y a aussi un travail de matière avec le medium choisit (crayon graphite, oui, il me semble bien).

Cependant, il faut être sensible à ce type de dessin, ce qui s'éduque, n'est ce pas, mais tu peux rester complètement "profane" devant ça. C'est un travail d'habitude qui va avec les goûts de ce que tu lis.

ça viendra ou pas, mais si ça vient, ce jour là, tu seras bien content, parce que ça va t'ouvrir tout plein de lectures possibles et merveilleuses.

Docteur C, 19.05.2011 à 22:35338315
Mon frère nocturne m'avait paru un peu trop influencé par ses ainées, et particulièrement par Feuchtenberger (mais c'est vrai que Katja Tukianen aussi tiens) et d'une sensiblerie autofictive facile, oui, mais dans le cas de Frances, il me semble que ces influences sont digérées, et je n'ai que le premier tome, mais je l'ai trouvé assez réussi - il faudrait que je lise la suite.

Le dessin est "léché", on peut l'écrire, il est très appliqué, très posé, les compositions, le découpage, les masses, les attitudes, sont très travaillés. La différence avec un dessin maladroit et enfantin saute aux yeux : on reconnait les personnages au premier coup d'oeil, les espaces de l'appartement, tout est pensé, dans la case, dans la planche, il y a un rythme, rythme voulu. Le fait que ce soit un travail au graphite (probablement) et que les dessins soient épurés d'un point de vue morphologique, cela serait de la maladresse? C'est superficiel. Il y a un problème de contraste dans la planche produite par Rohagus d'ailleurs, beaucoup de nuances de gris sont perdues. Enfin Joanna Hellgren dessine très bien de mon point de vue.

Mael, 19.05.2011 à 21:34338313
Malheureusement j'aurai bien du mal à te répondre car pour moi c'est simplement que c'est très beau, je regarde, y compris la planches que tu as montré, et je trouve ça très beau. Ce n'est pas la meilleure mais je la trouve tout à fait belle. J'ai eu la chance de bosser avec Joanna, de lui faire un scénario et je trouve que ces quatre planches sont juste à tomber.

Aba Sourdi : Mmoué, pas convaincu, c'est très certainement influencé je suis d'accord, mais ça ne se met tellement pas sur le même plans que ses influences graphiques. Je comprend hein mais je ne sais pas, c'est différent... Et puis Frances ce n'est pas comme "Mon frère nocturne" (beaucoup moins bon graphiquement d'ailleurs), ça ne se targue pas de vérité ou de réalisme même s'il est vrai que le décors est crédible j'adore cette ambiance, et la narration est parfaite, tout glisse avec superbe. Bref.

Rohagus, 19.05.2011 à 21:18338312
Aba Sourdi :
Je bloque moi aussi sur le dessin de Hellgren mais pour des raisons inverses à celles de Rohagus : c'est trop léché, trop influencé ! Chaque case pourrait être du Feuchtenberger, du Goblet mais aussi du Katja Tukiainen, le tout enrobé d'une 'vraie histoire' contrairement aux trois auteures pré-citées, donc forcément c'est plus facile.


Holala, vous voilà trois à la suite à me dire que vous trouvez le dessin de Hellgren dans "Frances" très beau et maintenant ici très léché. Léché ? J'ai vraiment l'impression d'être complètement à côté de la plaque.

Ce que j'ai vu dans "Frances", ce sont une douzaine de planches où le dessin prenait effectivement la forme d'illustrations léchées, mais dans la très grande majorité des autres planches, le dessin était du style de l'image que j'ai mise ci-dessous en exemple... et là j'ai vraiment du mal à trouver ça beau et encore moins léché.

Donc pour m'endormir un peu moins con, j'aimerais vraiment savoir si c'est une pure question de goût ou s'il y a dans "Frances" un travail artistique que j'aurais manqué et qui m'empêcherait de voir une beauté particulière ou une expérience graphique que seule une professionnelle peut fournir...?

Aba Sourdi, 19.05.2011 à 19:56338310
NDZ :
Une bête à six têtes et six mains, ça aurait pu être grotte-sque. Mais les six membres du réseau Clastres sont six artistes d'envergure. Alors on les mets dans le noir, on leur laisse le temps... et on a un truc hors du commun. Un OVNI. Les styles, les réflexions, les expérimentations se mêlent, comme se sont mêlées les lignes de leurs aînés. A priori hermétique au postulat de base, la fascination préhistorique m'ayant quittée depuis déjà plus de 20 ans au point d'être même parfois frileux face aux récits abordant la période (j'ai mis du temps à lire le pourtant bon Age de raison), à la lecture, le lien a été créé et ne s'est pas rompu: les auteurs m'ont transmis leur passion, leur émerveillement, leurs questions. Alors certes, il y a passages plus inspirés que d'autres, on risque parfois de glisser sur une énième évocation du mythe de la caverne, de la sempiternelle rencontre homme moderne/homme des cavernes (habitus Hibernatus)... mais ça vaut le coup de passer ces (tords) boyaux pour se retrouver un peu plus loin dans une nouvelle salle/page magistrale.

Je plussoie absolument. Ça me fait un peu mal au coeur de me dire que c'est Futuro qui a sorti le livre à la construction la plus libre et touchante de ces derniers temps, mais bon il faut le reconnaître. Hormis ce principe culotté, cet entremêlement de textes, de formes, de croquis et de pages de BD, c'est surtout le principe d'anonymat des planches qui m'a ravi : quoi de plus cohérent avec l'anonymat des peintures rupestres ? Bon d'accord, y'a les noms sur la couv pour faire vendre, mais à l'intérieur chaque artiste se répond directement l'un après l'autre de manière humble et fluide, on sent vraiment que cette expérience les a modifiés au point de se sentir meute, une bête à six têtes ouais, une bande de graphistes-écrivains sauvages qui n'ont que faire de l'ego de leur trait. En cela c'est très loin d'un 'album collectif' où l'on prendra plaisir à identifier tel ou tel artiste, ici c'est un vaste magma où seuls le propos et l'âme du dessin ont une importance (j'ai par exemple eu du mal à trouver où était Guibert mais c'était pas grave, je m'en foutais). Carrément rupestre, ouais. Trop bien !

Aba Sourdi, 19.05.2011 à 19:24338309
Je bloque moi aussi sur le dessin de Hellgren mais pour des raisons inverses à celles de Rohagus : c'est trop léché, trop influencé ! Chaque case pourrait être du Feuchtenberger, du Goblet mais aussi du Katja Tukiainen, le tout enrobé d'une 'vraie histoire' contrairement aux trois auteures pré-citées, donc forcément c'est plus facile. C'est la Larcenet de l'indé-nordique-féminin-pictural, son versant soft et accessible ! J'aurais jamais cru que ça existerait un jour ! Mais ça peut être bien pour découvrir ce genre de graphisme, hein, je dis pas le contraire.

Rohagus, 19.05.2011 à 16:51338307
wandrille :
oulala, je lis la chronique de Rohagus et je vois marqué "un dessin rebutant" et "un dessin de débutant me rappelant mes tentatives à l'école"...

Alors que c'est un très très beau dessin qui est là. C'est très sensible, très beau. La narration est fluide et l'objet est, comme toujours avec Cambourakis, de toute beauté : quelle merveille de couverture, avec ce jeu subtil entre le bleu et le vert kaki

Une très belle chose. Et une histoire touchante et prenante.


A noter que je ne critique pas du tout le travail éditorial, l'objet et les couvertures. C'est vraiment le dessin de la majorité des planches (illustrations excluses) elles-mêmes qui m'a déplu.

Rohagus, 19.05.2011 à 16:38338306
Mael :
"J'ai franchement eu du mal à me motiver à entamer cette série, la faute à un dessin que je trouve moche et qui me rappelle mes propres tentatives de dessin des années lycée-collège, moi qui n'ai jamais su dessiner correctement. On dirait vraiment le style d'un mauvais amateur qui n'a trouvé aucun professionnel pour raconter son histoire alors décide de se débrouiller tout seul avec ses mauvais moyens. Seuls quelques rares grands dessins plus ou moins en une planche, au trait beaucoup plus fin et soigné, indique que l'auteure a quelques talents d'illustrations. Mais toutes les autres cases sont laides et il faut s'y faire pour entrer dans le récit."

Tudieu, je n'avais pas lu ça. Nom de dieu, quand je pense que pour moi la série Frances de Joanna Hellgren c'était purement et simplement l'auteur qui m'a le plus claqué graphiquement en 2009 - quoiqu'encore beaucoup influencée par Goblet et Feuchtenberger - je me rend compte qu'en effet les goûts et les couleurs.

Rohagus, si ce que tu dis est vrai tu aurais du persévérer, et ce n'est même pas du second degré.


Sérieusement ? Non mais j'ai eu beau le regarder de près, hormis les quelques grandes illustrations dont je parle ci-dessus, je ne vois vraiment mais vraiment pas le talent technique dans ces dessins. Je sais que je manque clairement de connaissance en matière de techniques graphiques et je dessine comme un pied, mais là j'ai vraiment du mal à comprendre.
La mise en page est correcte et la narration fluide, OK. Ce n'est pas un gamin ignorant en matière de narration et de clarté de l'image qui a dessiné. Mais sur le graphisme pur, le trait, là, franchement...
On parle bien de ce genre de planche là ?



Si oui, alors oui, je dessinais et dessine sûrement encore aussi bien que ça.

Mais je suis évidemment très curieux de savoir ce qui te plait autant dans ce graphisme.

Mael, 19.05.2011 à 15:26338304
"J'ai franchement eu du mal à me motiver à entamer cette série, la faute à un dessin que je trouve moche et qui me rappelle mes propres tentatives de dessin des années lycée-collège, moi qui n'ai jamais su dessiner correctement. On dirait vraiment le style d'un mauvais amateur qui n'a trouvé aucun professionnel pour raconter son histoire alors décide de se débrouiller tout seul avec ses mauvais moyens. Seuls quelques rares grands dessins plus ou moins en une planche, au trait beaucoup plus fin et soigné, indique que l'auteure a quelques talents d'illustrations. Mais toutes les autres cases sont laides et il faut s'y faire pour entrer dans le récit."

Tudieu, je n'avais pas lu ça. Nom de dieu, quand je pense que pour moi la série Frances de Joanna Hellgren c'était purement et simplement l'auteur qui m'a le plus claqué graphiquement en 2009 - quoiqu'encore beaucoup influencée par Goblet et Feuchtenberger - je me rend compte qu'en effet les goûts et les couleurs.

Rohagus, si ce que tu dis est vrai tu aurais du persévérer, et ce n'est même pas du second degré.

wandrille, 19.05.2011 à 14:43338303
oulala, je lis la chronique de Rohagus et je vois marqué "un dessin rebutant" et "un dessin de débutant me rappelant mes tentatives à l'école"...

Alors que c'est un très très beau dessin qui est là. C'est très sensible, très beau. La narration est fluide et l'objet est, comme toujours avec Cambourakis, de toute beauté : quelle merveille de couverture, avec ce jeu subtil entre le bleu et le vert kaki

Une très belle chose. Et une histoire touchante et prenante.

NDZ, 16.05.2011 à 9:25338240
David Turgeon nous propose un petit théâtre de marionnettes, une mythologie, une errance de personnages tout à fait agréable... ils nous emmènent dans leurs aventures feuilletonesques, et on a alors une succession de séquences sous forme de passage de relais. Au premier abord, le tout peut paraître un peu décousu mais si on accepte de se faire embarquer et balloter, il y a un style, une fluidité, un ton, une poésie, une fantaisie qui ne peuvent que charmer. Son petit monde du Golem pour le moment. A découvrir.

NDZ, 16.05.2011 à 9:18338239
Une bête à six têtes et six mains, ça aurait pu être grotte-sque. Mais les six membres du réseau Clastres sont six artistes d'envergure. Alors on les mets dans le noir, on leur laisse le temps... et on a un truc hors du commun. Un OVNI. Les styles, les réflexions, les expérimentations se mêlent, comme se sont mêlées les lignes de leurs aînés. A priori hermétique au postulat de base, la fascination préhistorique m'ayant quittée depuis déjà plus de 20 ans au point d'être même parfois frileux face aux récits abordant la période (j'ai mis du temps à lire le pourtant bon Age de raison), à la lecture, le lien a été créé et ne s'est pas rompu: les auteurs m'ont transmis leur passion, leur émerveillement, leurs questions. Alors certes, il y a passages plus inspirés que d'autres, on risque parfois de glisser sur une énième évocation du mythe de la caverne, de la sempiternelle rencontre homme moderne/homme des cavernes (habitus Hibernatus)... mais ça vaut le coup de passer ces (tords) boyaux pour se retrouver un peu plus loin dans une nouvelle salle/page magistrale.

WiBz, 14.05.2011 à 23:57338225
effer :

Je l'ai avalé goulûment!
Maintenant, on rembobine; d'abord le tome précédent ensuite, ce tome génial doucement.

Aider Andreas à continuer Arq, Capricorne et le reste, voilà pourquoi il lui faut un prix à Angoulême, pour le mettre en lumière, ainsi ses éditeurs seront obliger de faire leur travail de promotion.

Il faudrait faire du loobying auprès du prochain jury...


Et ça permettrait de réediter Rork ...

effer, 14.05.2011 à 16:16338224

Je l'ai avalé goulûment!
Maintenant, on rembobine; d'abord le tome précédent ensuite, ce tome génial doucement.

Aider Andreas à continuer Arq, Capricorne et le reste, voilà pourquoi il lui faut un prix à Angoulême, pour le mettre en lumière, ainsi ses éditeurs seront obliger de faire leur travail de promotion.

Il faudrait faire du loobying auprès du prochain jury...

ingweil, 13.05.2011 à 9:48338205
Dommage... L'essai du tome 1 n'est pas concrétisé, la faute à une dissolution de l'itrrigue pour absolument atteindre la pagination. C'est typiquement le genre de titre qui est gâché par l'édition : autant le premier tome savait utiliser tout l'espace pour présenter des personnages, des enjeux et surtout une ambiance (ah ! Belleville !), autant le second tome passe un peu à côté (comme on le voit trop souvent sur les dyptiques d'ailleurs). La faute à quoi ? La faute je pense à ce fichu nombre de pages à tenir, il faut absolument raconter quelque chose dans ce volume, on en vient donc à diluer des moments sans intérêts, à perdre de vue l'aura qui entourait Zhul, à lancer des péripéties peu crédibles (Jabcek ????)... J'ai lu les deux tomes d'affilée hier soir et la césure est véritablement flagrante sur le rythme, il ne s'agit pas d'une nostalgie d'un titre qui m'a marqué l'année dernière. Le dessin reste très très bon, mais il manque cette alchimie qui avait si bien fonctionné dans le premier tome. Une petite déception donc, mais j'attends avec impatience de lire de nouveaux titres du duo.

lyaze, 12.05.2011 à 13:08338199
ingweil :
Han ! Il est trop bien !
Comme à chaqee nouvel album, son nouveau lot de révélations, son nouveau lot d'interrogations... On en sort en ayant envie de se refaire toute la série...
La suite ! La suite !


Tout pareil, c'est toujours aussi génial !

D'ailleurs, je viens de me prendre un bon coup de vieux... dans une perspective de tout relire aussi, je me suis souvenue de ma lecture du premier tome, j'étais au lycée, sûrement en première et ça fait donc 14 ans que dévore, toujours avec passion, chaque tome d'Arq.

Thierry, 12.05.2011 à 10:35338196
Gantois :
Moi j'attends les intégrals de Arcq et Capricorne pour tout lire en une fois.

je compte relire les 13 premiers Arq avabnt de lire le 14ème parce que je crois que j'ai beaucoup décroché

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