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© Dargaud

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La Vie comme elle vient
ScénarioTrondheim Lewis
DessinTrondheim Lewis
Année2004
EditeurDargaud
CollectionPoisson Pilote
SérieLapinot, tome 8
autres tomes... 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 1hs | 2hs | 3hs
Bullenote [détail]

 

7 avis

nis
"La vie comme elle vient" est vraisemblablement l'enterrement des formidables aventures de Lapinot puisque Trondheim a décidé d'arrêter de dessiner. "Venir à un enterrement n'est pas forcément se lamenter sur le disparu. Ca devrait plutôt servir à célébrer la vie".
Et en effet, ce Lapinot est plein de vie et est un très bon Lapinot. Le rythme est fort soutenu, il y a beaucoup de rythme (plus que d'habitude). A chaque page de l'humour,de l'action et des petites réflexions sur la vie. J'avais moins aimé les Lapinot où notre héros préféré sortait avec Nadia (la couleur de l'enfer, pour de vrai), j'aime plutot le Lapinot timide, un peu looser.
Ce Lapinot raconte l'histoire d'une soirée chez Nadia où se réunissent 13 (mauvais signe) personnes où selon les cartes, "l'un des invités va mourir". En effet, durant cette soirée, tout va mal se passer, des couples vont casser (dont Lapinot et Nadia, donc retour au Lapinot que j'aime), Richard va aller à l'hopital, ... Tout s'accélèrera et Lapinot, de plus en plus perdu, essayera de résoudre tous les problèmes.
Merci Lapinot et Richard pour m'avoir bien fait rire pendant ces 10 tomes.
Gilles
Tout le monde le sait : Lewis Trondheim a annoncé qu'il arrêtait de dessiner et du coup, il fait le ménage dans ses séries. Après avoir publié le dernier volume de son carnet de bord, le voici qui règle son compte à sa série fétiche, celle avec lequel il a fait son apprentissage du médium et qui lui a apporté le succès auprès du grand public. Je parle bien évidemment de Lapinot dont le huitième et dernier tome vient de paraître (bizarrement, le neuvième tome était déjà sorti l'année dernière).

Dans une ambiance de cène, 12 amis de Lapinot se réunissent pour une fête qui s'annonce anodine mais qui va progressivement déraper en un drame fatal. Pas de Judas dans l'assemblée mais une cassandre de mauvaise augure qui a vu dans les cartes de Tarot que quelqu'un allait mourir. Reste à savoir qui...

Sur le thème de "on peut tous mourir à tout moment", Trondheim fait lourdement planer sur chacune de ses créatures l'ombre de la mort avant d'en sacrifier une sur l'autel de l'absurdité de la vie. Comme à son habitude, il en profite pour lancer quelques piques bien senties sur les bobos et des trentenaires mais on sent qu'il ne s'amuse plus comme avant. Lui qui excelle habituellement dans un ton incisif et moqueur, il devient amer et aigri comme s'il cherchait à faire payer ses personnages.

Jamais Trondheim le démiurge n'aura autant été présent dans un album de sa série. Car finalement le véritable héros de ce huitième tome, c'est bien lui et pas un Lapinot plus creux que jamais. Sans s'en rendre compte, Trondheim s'y révèle autant - sinon plus - que dans ses carnets de bord. On sent qu'il veut tirer sa révérence à la Bande Dessinée mais la séparation se fait dans la douleur. Lewis a mal alors il frappe dur : un crochet à Richard, un uppercut à Titi et une bonne mandale à Lapinot. Un peu mal à l'aise, le lecteur-voyeur assiste à ce règlement de compte familial en espérant que le combat s'arrêtera avant que le sang ne soit versé. Peine perdue, c'est un combat à mort et comme l'auteur est tout puissant, il est joué d'avance.

Malgré un rythme assez enlevé, la vie comme elle vient est en soi l'un des moins bons albums de la série (Ah Blacktown, Ah Pichenettes). Il n'est pas drôle, son issue est largement prévisible et malgré une scène finale digne d'un film hollywoodien, il n'est pas très émouvant. Reste le spectacle d'un auteur qui a décidé de dire adieu à sa série dans le fracas. Est-ce courageux ? Probablement. En tous les cas, c'est rare.
Matt Murdock
*** Warning: Spoilers Inside (toi pas lire si toi pas vouloir savoir la fin) ***

Le dernier Lapinot est une bande dessinée malade. C'est à dire une de ces bandes dessinées, où on croit lire une histoire classique, alors que l'auteur a en lui quelque chose de tellement déprimé, que cela finit par contaminer le cours du récit. Au cinéma ça existe aussi, c'est la filmographie complète de Brian De Palma.

Or donc ce Lapinot est le dernier de la série puisque son auteur, Lewis Trondheim décide d'arrêter la BD. Et cette Vie comme elle vient va mal se finir, puisqu'au court d'une soirée où Lapinot et tous ses amis se retrouvent, Nadia, Titi, Richard, Félix de Cyberculture. Ils apprendront par une cartomancienne que quelqu'un doit mourir ce soir. Je casse le suspense cette soirée sera la dernière de Lapinot.

Après 8 pages de construction classique mais efficace, où les discussions, les lieux et les personnages se passent le relais avec une parfaite fluidité, le récit s'emballe. Dommage que Trondheim n'aie pas décidé de continuer sur cet effet de style sur tout l'album, car il était plutôt réussi.

Sur la suite de l'album et jusqu'à sa fin, l'auteur ne fera qu'enfiler des clichés alarmants sur les névroses, maux et horreurs de notre époque : insécurité, difficulté du couple, antisémitisme, Bush, maladie et violence qui peuvent surgir à n'importe quel moment. Il ne manquait plus que le clonage pour que Trondheim ne se transforme en Michel Houellebecq. Trondheim ne fait que plonger les personnages de pré-post-trentenaires-casimir-animaliers qu'il avait créés, dans un catalogue des tensions des années 2000 post 11/9/01. L'intention est louable mais le récit ne fait que survoler tout cela en surface, et n'apporte finalement pas grand chose, juste un sentiment amer à la lecture. C'est l'effet que recherchait sûrement Trondheim, qui ne supporte visiblement plus le monde dans lequel nous vivons. Mais cela finit par tellement phagocyter et parasiter le récit, que l'on en oublie presque ce pauvre Lapinot qui se fait écraser par un taxi. Mort qui est assez injustement éluder, dommage pour une BD dont le sujet est la grande fraucheuse. Pourquoi ne pas avoir été jusqu'au bout en dessinant la mort et l'enterrement de Lapinot ? Quant aux autres personnages, ils sont devenus les tristes victimes d'un auteur devenu démiurge malade.

Est-ce que Trondheim était obligé de prendre en otage le lecteur de cette façon ? Juste pour lui dire que la vie est injuste, mais qu'il faut continuer à vivre quand même ? Et même si l'ensemble de ses névroses et inquiétudes rend cette ultime aventure de Lapinot moins fade que les derniers épisodes, on reste quand même loin de la qualité des premiers.
coacho
Cela faisait un moment que l'idée de rendre hommage à Lewis Trondheim, aussi modestement que possible, me trottait dans la tête.
La lassitude peut-être, les mauvais albums, souvent, le temps d’écrire, assurément.
Puis, samedi 3 juillet, je suis allé acheter « La vie comme elle vient ».
Histoire de voir mon pote Lapinot que je n’avais plus vu depuis trop longtemps, à part pour cette incursion dans le monde de Spirou qui m’avait laissé un bon souvenir.

Seul quelques instants, je me suis assuré que personne ne viendrait troubler ma lecture, à commencer par ma ravissante petite fille…
Je sais, la paternité rend benêt, mais j’assume !

Je le savais déjà, cet album serait l’objet de mon enthousiasme littéraire !

Avant de lire la première planche, je repensais aux multiples implications du travail de Lewis dans ma vie de tous les jours, et à ce coup de semonce lu dans son dernier "Carnet de Bord" et confirmé par lui ici-même sur ses intentions, non pas d’arrêter la BD, mais bien de lever le pied…
Le risque de schizophrénie guette tout scénariste aussi productif que Lewis.

Après la révélation que fut pour moi "Approximativement", et je ne m’étendrais pas ici sur les raisons profondes de mon affection pour ce travail psychanalytique qu’il a sublimé, je fus empreint d’une certaine appréhension à la lecture de ce tome 8 des aventures de Lapinot.
Tome 8 ? Oui, qui sort après le tome 9 mais qui, en comptant le tome 0 et "Les carottes de Patagonie", représente en fait le 11° tome des aventures du myxomateux !
Et oui, c’est ça Lewis Trondheim !

Je ne veux rien révéler de l’intrigue de cet album et je vais m’attarder sur le genre de sentiments qu’on éprouve à la lecture de ce type d’album.

Lewis Trondheim est un aventurier du quotidien. Un poète du rien, un Mozart de la platitude.
D’un élément aussi insignifiant que la réservation d’un billet d’avion, enfin, insignifiant, pour qui n’accorde aucune importance à cela, il est capable de vous faire un 48 planches haletant !
Parce que le jeu, difficile s’il en est, est de rendre palpitant la platitude.
Certains albums donnent dans la lenteur pour créer une ambiance ( "Lupus" dans un genre nordique, ou "Où le regard ne porte pas…" dans un genre latin pour des albums récents) dans laquelle nous nous laissons porter, submerger, et dont les sentiments nous parlent…

Lewis s’adresse d’abord aux jeunes adultes, voir jeunes parents, qui sont face à ces petits drames du quotidien, les contrariétés, les stress divers, les responsabilités que l’on veut fuir, la nostalgie et tout ce qui fait le parcours de ces participants à la vie de société telle qu’elle est aujourd’hui.
On s’amuse d’un rien, on a peur de tout, l’insouciance guide les pas de certains, la névrose guette les autres…

Alors nous voilà dans un monde qui oscille entre paranoïa et schizophrénie, encore, et qui, à bien y regarder est croqué avec une acuité exceptionnelle.

Tous ces moments, toutes ces situations, tous ces quiproquos, tous ces non-dits nous parlent…
Nous avons tous ressenti, ou vécu quelque chose de similaire aux situations que décortique et expose Lewis Trondheim…
Le frisson vous parcoure l’échine pour ses amours inavouées, le sourire vous vient aux lèvres à telle situation loufoque et difficile à vivre, le rire explose à certains moments de cette pureté absolue que le quotidien peut revêtir…

Ces émotions, Lewis les drapent avec tout son talent dans un mélange d’humour enrobé d’acidité.
Cet humour qui, s’il revêt plus de la causticité cynique et ironique, n’en est pas moins la politesse du désespoir.
Je ne prétends pas que Lewis est désespéré mais je reste persuadé qu’il est particulièrement affecté par ce qu’est la vie, marqué par des cicatrices qui, même si elles peuvent paraître superficielles, n’ont sont pas moins douloureuses quand elles sont multipliées à l’infini du quotidien…

Alors le propos peut parfois relever de la catégorie de l’humour alors qu’il est en fait un vrai drame personnel.
Nanti Lewis ?
Avec les sujets qu’il traite, il est la démonstration vivante de ce qu’on peut bien gagner sa vie et éloigner les contraintes matérielles, mais ne pas moins être profondément affecté par son entourage, son environnement, et ne jamais arriver à vraiment s’en soustraire.
Manu Larcenet est proche de ce paradoxe de vie qui les fait vivre de ce qu’ils dénoncent souvent…

Mais pourquoi Lapinot, ce ridicule petit lapin et ses amis animaliers peuvent faire écrire autant de choses ?
Et bien pour tout cela, pour la simplicité de son propos qui en constitue en fait toute la complexité.

Une petite soirée entre amis, une petite poignée de personnages, un motif, et voilà Lewis qui brosse avec brio la toile de fond de son intrigue qui lui permettra de déboucher sur ce qui pourrait être un coup de théâtre pour les non-initiés, mais qui n’est en fait qu’une confirmation de l’inéluctable destin prêté à son personnage par l’auteur.

Une fois encore, les petits défauts, petites tares des uns et des autres, les nôtres donc, viennent rythmer ce lent débat qui n’est qu’un sprint vers une fin en apothéose.
Oui, je dis bien en apothéose dédiée à un album qui m’a ému, vraiment…
Car la lecture du message qui est laissé sur le répondeur de *****, après l’accélération de la situation finale, tous ces petits riens qui ont conduit à cette fin si évidente et si poignante, cette fin qui n’est en rien une surprise, ce message donc, fut pour moi l’occasion de laisser une larme perler sur ma joue.
Pris d’un sentiment d’impuissance, je n’ai pas été en mesure d’accepter sans révolte ce qui m’était proposé tout en applaudissant de tout mon être cette décision…

Comment faire pour ne pas révéler cette fin ?
Je ne suis pas adepte du spoiler et finalement, je préfère laisser cette surprise à tous les lecteurs, à tous les amis de Lapinot et lire cette aventure avec autant de délectation que j’ai pu en avoir.

Monsieur Lewis Trondheim, je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous me procurez, et ce que vous communiquez à vos lecteurs…

Et si vous n’êtes pas le prochain Président d’Angoulême, c’est à n’y plus rien comprendre…
En même temps, il faut juste prendre la vie… comme elle vient !
Ringo
Attention, je risque de dévoiler la fin de l'album dans les lignes qui suivent: te voilà prévenu lecteur!

Lapinot, Lapinot, vous avez dit Lapinot? J'adore cette série qui nous fait passer du gros comique bien poilant et rigolo (voir même mignon) à des moments plus amers et réfléchis...Mais toujours sur un fond agréable qui nous laisse le sourire aux lèvres de la première à la dernière page...Cependant, avec "La vie comme elle vient", cette conception de la série se trouve quelque peu chamboulée!...

Inutile de dire que les critiqes de ce dernière album de la série (point de vue chronologique et non de la numérotation) ont été très variées. Il est vrai que le ton de ce tome 8 est plus amer, et que l'on suit la chute de Lapinot vers son issu fatal. Moult réflexions sur la vie et la mort sont au programme.

Oui, à l'issu de cet album, Lapinot meurt, oui trondheim signe une oeuvre amer, oui,oui,oui...mais avec quel talent! Qui d'autre que lui aurait pu saborder ainsi en pleine gloire l'existence de son héros en signant une oeuvre touchante et réfléchie? Trondheim a, à mon sens, bien fait d'arrêter la série au sommet plutot que de la laiser péricliter jusqu'à ce qu'elle devienne quelquoncque, répétitive, ou en manque d'imagination...ou que sais-je! On voit tellement d'anciens auteurs talentueux qui signent maintenant de "purs daubes "comme disent les "djeunes"! (Soit dit-en passant, ce problème des auteurs de bd qui vieillissent mal est un problème qui travaille beaucoup Trondheim). Je comprend parfaitement ce qu'a fait Trondheim: il voulait arrêter de dessiner des bd's, son insatisfaction permanente le perturbait trop. Dès lors, s'il voulait en finir définitivement et ne plus avoir la tentation de refaire un Lapinot, il n'y avait pas 36 solutions. J'espère que cet acte aura pu lui apporter un peu de sérénité.

Quoiqu'il en soit, avec cette fin hors du commun (à la fois tragique et piteuse), Trondheim nous confirme que "Lapinot" est une série unique.
thyuig
Relecture de cet album hier soir presque deux ans après le décès de lapinot. A l'époque, pas emballé plus que ça par la trame de l'album, je m'étais fendu d'un 4* tout de même de bon aloi. Et alors en relisant cet album, une évidence m'a soudain frappé : c'est qu'il est quasiment génial ! Ben oui, parcourir à nouveau ces pages avec l'idée précise de ce qui va clôturer le scénario offre un tout autre éclairage sur cet album.
Aussi, je me suis rendu compte par exemple, que jusqu'au quart de l'album, Trondheim fait alterner à chaque planche un nouveau couple de personnage, ne s'étendant sur leur conversation que pour mieux passer à une autre. On trouve ainsi :
-planche 1 : Titi / serge
-planche 2 : Serge/ Céline
-planche 3 : Titi / Félix
-planche 4 : Félix / le lapin (mais pas lapinot)
-planche 5 : Richard / Lapinot
-planche 6 : Lapinot / Nadia
Et ensuite, les couples se refont jusqu'à la soirée chez Nadia, où cette logique de couple va se briser par le thème même de cette soirée (de rupture).
C'est marrant de constater avec quel sens rhétorique Trondheim mène son intrigue droit dans le mur, nous prouvant par l'exemple l'inefficacité de la logique de couple dans laquelle finalement, chacun subie l'autre.

Autre chose. Dés la planche 4, le lapin dit à Félix :"dans la vraie vie, il n'y a pas de fin; rien n'est résolu". Comme si en somme, la fin annoncée du héros ne constituait pas la mort de l'auteur. Dès le début de l'album, Trondheim nous prévient semblant nous dire :"attention, notre héros va mourir mais de ma seule volonté. Je suis tout-puissant face à lui, je peux le faire et le défaire. Même que si ça m'amuse, je pourrais aussi le refaire!".
Alors bien sûr, on se rend tous compte en première lecture que toutes les conversations tournent autour de la mort, qu'il va forcément se passer un drame, mais ce que révèle une deuxième lecture, c'est surtout la mécanique de cette machination, son "mode d'emploi" pour faire allusion à Perec.

Bref, il y a encore une multitude d'intérêts dans "la vie comme elle vient" mais plutôt que de développer, j'ai préféré mettre en relation cet opus avec les autres tomes de Lapinot, qui tous à leur façon, tissent une trame inextricable. Trondheim envisage la bd en terme ludique, alors c'est souvent drôle bien sûr, comme si le comique était la première justification du jeu. Chaque tome de Lapinot explore un genre, tout média confondu. On passe de la comédie sentimentale au western, du polar scientifique façon début du siècle à la comédie de moeurs et de la science fiction à la contre façon sous forme d'hommage.
Mais il nous prouve aussi qu'un auteur peut envisager le drame en terme identique, en faisant jouer les destins de manière implacable, en se rapprochant de la tragédie grecque. Aussi, à la manière d'un metteur en scène de théâtre, Trondheim dispose de ses acteurs de façon implacable, les suspendant à son jugement, forcément tragique.
Bref, énorme coup de cœur que cet album et bravo à l’auteur, décidemment à part.
bourle
Ce soir Lapinot et Nadia font une soirée avec tous leurs amis. Chaque être est différent est ce tome nous le montre bien : Richard éternel adolescent, Lapinot le donneur de morale, Vincent maniaque de la propreté et bien d’autres se retrouvent une dernière fois pour notre plus grand bonheur. Marion fait de la cartomancie et d’après elle quelqu’un va mourir ce soir… mais ceci n’est pas la seule surprise de la soirée…

Pour ce dernier opus Lewis Trondheim nous décortique la vie pour notre plus grand plaisir.
Ce dernier tome est sans doute le meilleur tome que j’ai lu de ma vie de bédéphile. C’est épatant comme une soirée apparemment ordinaire peut se terminer d’une manière aussi singulière. C’est agréable comme des personnes aussi différentes soit-elle peuvent autant s’apprécier. Qualités et défauts de tous sont passés au crible, chacun d’entre nous se retrouvera au moins dans l’un protagoniste. Le thème de la mort pas toujours facile à aborder est approché ici avec humour et légèreté. Une BD à lire, relire à faire découvrir, ce dernier tome est incontestablement le meilleur dans le genre. Accompagné de Sfar, Trondheim m’avait surpris par les donjons, il m’a ébloui avec les premiers Lapinot, je n’ai maintenant plus de mot pour définir les aptitudes de l’auteur pour « la vie comme elle vient ».

Ce dernier opus est un chef d’œuvre, ce tome nous montre tout le talent de Lewis. Un seul regret, ce sera le dernier Lapinot… les meilleurs choses ont une fin.
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