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© Dargaud

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La Légende de Robin des Bois
ScénarioLarcenet Manu
DessinLarcenet Manu
Année2003
EditeurDargaud
CollectionPoisson Pilote
SérieUne aventure rocambolesque de..., tome 4
autres tomes1 | 2 | 3 | 4 | 5
Bullenote [détail]

Cet album est intégré dans la série « Une aventure rocambolesque de... » lors de sa réédition en 2008.

 

6 avis

Oslonovitch
Manu Larcenet qui s'en prend à Robin des bois et traite cette légende populaire à sa façon, ça ne pouvait donner que ça finalement : que du bonheur !

S'appuyant sur les couleurs vives de son frangin Patrice, ces planches rassemblées sous forme d'un album complet par Dargaud sont pleines de graphismes pétillants et d'un ton décalé franchement irrésistible. Prenant à son compte les déviances de notre société moderne, Larcenet mélange à ce fond de travail les mythes qui entourent son héros et obtient une ambiance proche des Monthy Python pour un humour auquel je suis particulièrement sensible : le non-sens, l'uchronie burlesque et la caricature décalée (ton et image).

Du reste, les dialogues sont toujours bien choisis, la voix du narrateur participe à l'élan de bonne humeur et les situations cocasses dans lesquelles se met Robin constituent un véritable condensé de fraîcheur revigorante.

Ajoutez à cela des trouvailles graphiques très cartoon et superbement choisies et vous obtenez là un petit bijou de la BD d'humour, un condensé de rire. Sans oublier le petit message philosophique que Larcenet parvient à faire passer, l'air de ne pas y toucher, planqué sous les tonnes de rire; bref : une BD à lire de toute urgence!
Joky
C'est avec impatience que j'attendais la sortie de cet album dont j'avais pu lire quelques passages dans Fluide. Malheureusement, le séquençage des histoires courtes, s'il se prète impeccablement à la parution d'un mensuel, ne me plait pas dans un album. Le rythme s'en trouve haché et j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire.
Par contre, j'aime toujours autant le graphisme de Larcenet, la narration quasi parfaite et les répliques mémorables.
J'adore cette vision modèrne d'un robin de bois désabusé, un peu polio, rattrapé par Alzheimer, qui se met à chanter des chansons paillardes. Heureusement, petit-Jean veille au grain. Marianne est géniale.
Fufu
Quand Larcenet s'attaque aux grands mythes de la culture occidentale, il n'y va pas de main morte. Il nous propose ainsi l'histoire de Robin des Bois revue et revisitée à la mode burlesque, puisque l'action se déroule dans la forêt de Rambouillet, Robin a pris un bon coup de vieux (au point d'être victime de "l'affection du sieur Alzheimer") et le shérif de Nottingham est nettement plus Western que Croisades. Bref, la parodie est partout, comme aux beaux jours de Bill Baroud.

Mais "la légende de Robin des Bois" n'est pas seulement humoristique. Larcenet a pris l'habitude de nous faire passer du rire aux larmes et sait bien jouer sur nos émotions. Au fil de la lecture, le lecteur est ainsi amené à comprendre ce qui ronge véritablement le héros et ce qui était perçu comme un élément humoristique reprend sa nature dramatique.

Cet album est à lire à la fois par sa force comique et par son fond beaucoup moins léger qu'il pouvait paraître.
xaxa
Le mythe du prince des voleurs revisité pas Manu Larcenet : 700 ans de tradition orale & de culture populaire à notre portée; tout un programme… L’essentiel est là : Robin des bois, frère Tuck, Petit Jean, le shérif de Notthingam, Lady Marianne & la forêt de… Rambouillet ! Evidement, connaissant la verve, l’humour & la capacité du sieur Larsinet à jongler avec les référents culturels (cinéma, séries télé, bandes dessinées, jeu de rôle, etc…), rien d’étonnant à ce que ce Robin détonne. Pourquoi Rambouillet ? Car avec Larcenet, tout est sujet à dérision, détournement du cadre et des valeurs. Point de fiers spadassins, d’altiers cavaliers & ni preux chevaliers, prompts aux combats dragonesques ; point de princes usurpateurs, cibles idéales de la quête de notre héraut des pauvres gens; encore moins de gentes dames, objet de convoitises et récompense de joutes chevaleresques mémorables. Ici la geste est pauvre et la quête désuète ; le « richard » à dépouiller promène son chien en laisse, et sa richesse se signe d’un bob ‘Ricard’; la bourse à détrousser n’appartient qu’à un malheureux touriste perdu; les gens d’armes, avec casquettes, matraques et pistolets, se déplacent en voiture de police; le shérif de Nottingham paraît sortir d’un film de John Ford; Petit Jean téléphone à frère Tuck. Tout ici est anachronisme et confusion des genres.
Ce décalage fait échos à la vieillesse et la maladie d’Alzheimer du Robin. Ce dernier, Larcenet n’en doute pas un seul instant, n’a jamais quitté le forêt de Rambouillet depuis 700 ans ; il a traversé les âges, jusqu’à nous, poursuivant laborieusement et compulsivement sa mission. A n’en plus savoir laquelle du reste. Car là intervient la deuxième dimension du récit. Ce robin, vieillissant et fatigué, frôle la sénilité à chanter du Annie Cordy; Lady Marianne, vieille peau fripée, sous son masque de jouvencelle, ne danse plus que pour des rats; sa zoophilie pousse Tarzan à sa perte et le shérif n’aura de réconfort, une fois sa quête achevée, que dans la mort. L’imaginaire décalé, burlesque et auto référentiel de l’auteur, se trouve ainsi nourri pas ses angoisses et ses colères du quotidien. La religion en prend pour son grade pour son hypocrisie, le pouvoir policier est corrompu, l’angoisse de la mort et de la maladie se retrouve à chaque page; il n’y a plus ni confiance en soi, ni espoir en l’homme; ce dernier est lâche et veule. Avec en filigrane une constante dans l’œuvre de Larcenet, un référent psychanalytique que l’on ressent comme nécessaire à l’auteur. Au final, une BD où Larcenet, comme à son habitude, sait nous réjouir, tout en nous laissant une pointe de colère, de révolte qu’il a su, contrairement à beaucoup, garder en lui. Une BD qui, recadrée dans son œuvre, entre ses écrits introspectifs aux Rêveurs de Runes & sa production plus drolatique chez Fluide Glacial, est à ranger à côté des séries Les Entremondes, Le Retour à le Terre & Les Aventures Rocambolesques de…
pikipu
Larcenet c'est un peu le Vivaldi de la bande dessinée. Ce n'est pas de virtuosité dont je parle, mais de qualité. Vivaldi a écrit de très belles pages religieuses. Et des concertos à gogo sans intérêt. Larcenet a écrit les eaux lourdes ou le combat ordinaire (maginifique combat)... et la légende de Robin des bois. Malgré la découpe en "petites histoires", l'album est plutôt cohérent. On rit de bon coeur les 15 premières pages: les chansons de Carlos, Alzheimer, la zoophilie, tout ça... Et puis il y a les trente autres pages. Moins drôles, voire pas du tout. On repense alors au Bébête-show, aux Guignols de ces dernières années, on pense à tout l'humour beauf et facile que l'on trouve dans beaucoup de films français, et on se dit que dans ce combat-là Larcenet y a perdu avec Robin des bois.
Mais comme c'est quand même Larcenet, on se dit qu'il ne peut pas avoir perdu la guerre...
yorbzh
Que dire d'un album qui m'a tant étonné?
D'abord que si vous avez l'habitude de Manu Larcenet vous ne serez pas mécontent puisque dans cet album il est fidèle à l'humour qu'il peut utiliser chez Fluide Glacial.
Ensuite qu'il est difficile d'aussi bien réussir, point de vue scénario, un si romanesque classique litéro-historique.
Vous ne serez pas déçu :
- il y a des abérations historiques qui choqueront les puristes mais il est sur que celles-ci amuseront la majorité des lecteurs.
- il y a le retour d'on se sait ou d'un vieil héros tout rabougri.
- il y a l'amour, l'amitié et le désir en bref toutes ces choses si nécessaire à une bonne histoire...!
- il y a la dérision et le ridicule c'est à dire ces petites choses qui paraissent insignifiantes mais pourtant si utiles pour ce genre de récit.
Et il y a plein d'autres choses encore.
En bref cette bd est un délice qui ne se prend pas du tout mais alors vraiment pas du tout au sérieux.
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