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Monsieur Noir
Dessin : Griffo
Scénario : Dufaux Jean

Monsieur Noir, terminé


Volume 1 - 1994

Volume 2 - 1995


Sur le web

  • Sujet sur Dufaux [forum]
  • Sujet sur la collection Aire Libre [forum]
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    1 avis


    CoeurDePat
    Très, très étrange. Le tout début laisse présager une histoire façon "Dracula", mais le ton change bien vite pour devenir plus mystérieux, alternativement cocasse et inquiétant.

    L'absurde joue ici un rôle très important, et ce à divers degrés. Depuis l'absurde rigolo des comportements stupides de certains personnages (Lady Habanera, Sarabande...) jusqu'à l'absurde inquiétant et inexpliqué de ces jets de vapeur rouge, ce château qui croît, en passant par l'absurde inexpliqué mais drôle, l'absurde inquiétant mais expliqué, etc.

    Le cruel joue également un rôle important... Petite fille jetée en pâture dans ce décor glauque, bonhomme assommé à coups de pelle pour finir dans les cuisines, décapitation, épingle dans les yeux, cuisinier qui découpe une vache de façon assez immonde... Tous ces éléments, loin de faire rire, mettent mal à l'aise, et contribuent à l'ambiguité du château de BlackTales.

    Car si certains éléments absurdes peuvent faire penser à "La digue", certains éléments cruels rappelent aussi "Le phalanstère du bout du monde".

    C'est sur ce décor que la gentille Fanny, enfant pour le moins étrange, évolue, faisant le lien entre tous ces éléments. Car il s'agit bien d'un décor. De fait, les personnages sont tout juste esquissés. Ils n'ont que la consistance suffisante pour participer à l'histoire, mais on ne s'attarde pas à les approfondir, ils se limitent plutôt à un comportement, une apparence.

    Et comme pour tout décor, il y a l'envers, les coulisses, dont on se doute bien qu'elles cachent quelque chose...

    Si le tome 2 m'a paru plus faible que le premier, notamment parce qu'il fait intervenir un nouveau personnage et que sa justification me paraît un peu classique, voire artificielle, l'histoire en entier m'a plutôt séduit. Le mot exact serait fasciné. Cette histoire suscite à la fois attraction et répulsion, dégoûte tout en vous donnant envie de lire la suite, ça me rappelle un peu "Elend". Et le côté mystérieux de l'ensemble demande digestion et relecture.

    Quant au dessin, pour bon qu'il soit, si les couleurs sont dans les mêmes tons que "Sambre", elles sont aussi bien ternes et vieillotes.
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