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Mister Miracle, 07.06.2018 à 9:25369097


Un récit surréaliste avec un Morrison des débuts provocateur et outrageux au possible, bref bien loin de ses productions actuelles.

Une relecture sympathique, j'éspère qu'Urban va bientôt publier les Invisibles et la Doom Patrol.

Mael, 03.06.2018 à 14:28369078
Ha bah voilà, ça aura servi à republier la bullevignette pour la promo, et à corriger la bullefiche. 10€+port !

lanjingling, 03.06.2018 à 13:44369077
Mael :
petit moqueur

Oui, mais alors là, je ne peux pas ne pas réagir à la provocation
lanjingling :
Mael :
les mêmes influences - Fleisher, Schlingo, etc.

en vérifiant l'orthographe de Max Fleischer
Mael :
Oui j'ai dit Fleisher car on a édité un gros travail de David dessus (je met pas de liens mais tu peux l'acheter, oxymore 3, c'est vraiment très bien aussi)
Provocation qui te pousse à avoir écorché son nom jusque dans le bullesommaire :)


Mael :
Pour le lien c'est étonnant j'ai directement cité (en enlevant les balises) le message de David.

Ne t'en fais pas, rien de ce qui est étonnant en occident ne l'est en R.P. de Chine.

Mael, 03.06.2018 à 10:45369074
Là j'ai cité une famille proche de Fleisher, Schlingo etc. qui est cohérente avec le travail de David car il est de cette filiation mais je ne garanti pas l'influence de tous les cités sur lui du tout !

Par contre Bouzi évoque un épisode de Dr Slump version triste pour moi. Mais plus que déformé par ma propre connaissance de la BD je suis déformé par ma propre connaissance de l'auteur.

Donc en résumé : 7€ port compris !

Pierre, 03.06.2018 à 10:38369073
Mael :
Oui j'ai dit Fleisher car on a édité un gros travail de David dessus (je met pas de liens petit moqueur mais tu peux l'acheter, oxymore 3, c'est vraiment très bien aussi, en plus le port vers l'étranger est beaucoup moins cher), Schlingo car c'est un des premiers trucs qu'on évoquait ensemble, mais le lien est évident. On pourrait aussi citer Segar, Uderzo, Bottaro, du Disney (mais je dirai pas trop Barks même si je sais que David est expert, plutôt du côté Gottfredson et Mickey) tout une même famille quoi.

Pour le lien c'est étonnant j'ai directement cité (en enlevant les balises) le message de David.


Au cours de ma lecture, Je n'ai reconnu aucun des noms cités plus hauts et j'en ai relevé trois que tu ne cites pas (logique). Rétrospectivement certains me semblent effectivement pertinent. Mais nous sommes déformés par notre propre connaissance de la bd qui nous fait rechercher mécaniquement des filiations là où il n'y en a peut-être pas. Tout cela me paraît finalement accessoire, car c'est la cohérence du résultat qui compte et quelque soit son degré d'appréhension du média, aucun lecteur ne demeurera insensible au destin tragique du pauvre Bouzi.

Mael, 03.06.2018 à 10:22369071
Oui j'ai dit Fleisher car on a édité un gros travail de David dessus (je met pas de liens petit moqueur mais tu peux l'acheter, oxymore 3, c'est vraiment très bien aussi, en plus le port vers l'étranger est beaucoup moins cher), Schlingo car c'est un des premiers trucs qu'on évoquait ensemble, mais le lien est évident. On pourrait aussi citer Segar, Uderzo, Bottaro, du Disney (mais je dirai pas trop Barks même si je sais que David est expert, plutôt du côté Gottfredson et Mickey) tout une même famille quoi.

Pour le lien c'est étonnant j'ai directement cité (en enlevant les balises) le message de David.

lanjingling, 03.06.2018 à 1:19369067
Mael :
les mêmes influences - Fleisher, Schlingo, etc. - [...]comme disait Nylso après l'avoir acheté "comme quoi parfois, réfléchir ce n'est pas mal".

Schlingo, c'est déjà une revivification de Fleischer; un dessin qui fait resortir les différentes strates généalogiques, ce n'est pas exactement un palimpseste, je ne sais pas si cela porte un nom d'ailleurs, mais si c'est ce genre de réflexion graphique que l'on y trouve, cela me tente drolement.
En plus, j'ai cliqué machinalement, sans trop y croire, sur le lien donné par Mael, et pour une fois, il fonctionnait (ce qui n'était pas le cas lorsque Allister Baudin l'avait mis), c'est un signe.
Par ailleurs, en vérifiant l'orthographe de Max Fleischer, j'apprends que son père venait du même patelin (plus précisement de la même voïvodie, Tarnów) qu'une de mes grands-mères. C'est amusant comme on peut trouver des signes partout, en cherchant à peine. Par contre, y croire, c'est moins amusant.

Allister Baudin, 02.06.2018 à 22:07369066
Ahah, sacré Maël et son enthousiasme. Merci pour cette gentille chronique (et merci aussi à Pierre au passage), mais pour éviter toute méprise : Mael voulait sans doute écrire "28 ans à faire zine" et non "Huit ans", pour dire que c'était mon premier fanzine signé de mon nom. Il ne s'agit en aucun cas du produit de 8 ans de réflexions, c'est un assemblage de pages réalisées sans but et rapidement entre janvier et mai.
Un numéro 2 devrait suivre, avec, en encart, le début de "Temps et bandes dessinées" dont on parlait ici il y a un an. Enfin, si tout se passe bien. Ce qui m'étonnerait.

Mael, 02.06.2018 à 19:48369065
A Fanzine! j'ai aussi acheté ça, arrivé en direct de chez le photocopieur, très attendu, le premier fanzine de David Amram. Alors c'est petit, 24 pages de BD en tout de mémoire (sur 40), dénotant d'une évolution forte du style graphique (plus libéré et vrillé dans le cartoon que les BD encore un peu raide d'il y a cinq six ans, où on lisait les mêmes influences - Fleisher, Schlingo, etc. - mais moins digérées) mais surtout un ton assez inédit. C'est un (très) bon ami, du coup j'avais peur, je suis régulièrement gêné devant des travaux moyens de copains. Et là ce couillon a peut-être mis huit ans à faire fanzine mais mince, comme disait Nylso après l'avoir acheté "comme quoi parfois, réfléchir ce n'est pas mal". C'est rageusement drôle et très triste, plusieurs histoires m'ont réellement fascinées (quand certaines m'ont laissé complètement indifférentes, chose que j'ai retrouvé chez plusieurs lecteurs, mais jamais sur les mêmes pages). Pour ma par je salue Bouzi, un mec enterré dans le sable, une pleine page de toboglisse, une plantation d'arbre et une histoire de rêve et d'eau. C'est vraiment brillant et curieux, je l'ai fait lire (voire offert) à plusieurs personnes très différentes qui semblaient toutes un peu désarçonnées.

C'est cinq euros, sept avec le port, ce qui est cher à la page mais cet ahuris a réussi à ne pas gagner un sou sur chaque vente. Faut l'acheter (comme ça il pourra le rééditer en poche moins cher). Depuis que je l'ai acheté je migre du 4 étoiles (car des pages ne m'ont pas spécialement plu) au coup de cœur (car mince, d'autres m'ont vraiment secouées et créé d'étranges sensations).

C'est par ici pour le commander

Mael, 01.06.2018 à 22:15369062
Retour de fanzines! et d'une visite à Mazé

Samplerman, c'est toujours très beau et intelligent mais certains albums fonctionnent mieux que d'autres. Le Ocmics, autour de la lettre O, est une vraie réussite, Bad Ball m'a semblé plus anecdotique. 3 et 4 collages.


Récit à 4 mains de Léo Louis-Honoré et Cléry Dubourg, deux auteurs dont j'aime tellement le travail qu'ils sont de tous les Gorgonzola récent. D'ailleurs ce récit est paru dans le dernier, j'avais doublé une page par erreur, en effaçant une (il y a une feuille corrective insérée dans chaque exemplaire), du coup ils l'ont fait en zine avec des pages en plus. C'est très drôle et à la hauteur de ses ambitions. Leur duo fonctionne bien, les réponses de leurs cadavres exquis ne systématisant pas le "je te piège en renversant l'action" qui lasse vite en devenant sans queue ni tête. 3 bières.


La revue des Machines est toujours très bien, axé sur des histoires simples et de l'humour absurde. Outre mes deux chouchous précités, il y a les très drôles Alexandre Géraudie, Daniel Selig et Robin Cousin. C'est vraiment une bonne grosse revue pour pas cher. 4 Ha ha.


Chez les fanzineux que j'aime bien on trouve aussi Flutiste, ils publient ici leur premier bouquin avec une autrice ayant réalisé un mini-comics chez radio as paper. Le principe est simple, Léa Murawiec s'est inspiré de vaisseaux futuristes dessinés par Krocui pour réaliser une histoire, pas forcément un gag, alternant dans l'album un vaisseau/une histoire, etc. C'est assez convaincant, avec un ensemble futuriste mais pas dans le futur, il y a juste de gros vaisseaux qui vont vite. L'ensemble est un peu cher (12€) et vite lu, ce qui est dommage car c'est rare d'avoir une sorte de semi SF alternative convaincante. Je ne regrette donc pas l'achat. 3 bolides volants.


Ce mini-comics est vendu avec divers pin's bizarres trouvés par les éditeurs (qui font d'ordinaires des comics). La couverture est systématiquement un dessin original d'Olive Booger ou de David Amram créé en fonction du pin's, le mien (photo de la base) étant un pif et hercule moche. Le micro zine raconte où Olive et son acolyte ont trouvé ces trésors (je vous spoiles : perdus et en train de geler dans le désert américain, ils sont tombé sur un restoroute où des bikers en colères se bastonnaient, ayant laissé leurs majestueux cuirs percés de pins sur le côté). C'est assez attendu mais rigolo, et les pin's sont souvent très weird et cool. 3 piquants.


Je suis allé à "La Bulle - Médiathèque de Mazé", pôle ressource BD pour ma région. Une bien belle médiathèque avec une activité d'édition comprenant une revue critique qui était plutôt intéressante, Ellipe(s), malheureusement arrêtée, et plusieurs albums de création. Il y a ces deux collectifs, l'un reprend des histoires du village, une BD locale quoi, illustrée par des auteurs de l'atelier s'y trouvant (les têtes de pont étant Téhem et Supiot), l'autre le résultat d'une semaine de stage encadré par Téhem et Durieux en l'abbaye de Fontevraud avec des jeunes. Aucun des deux bouquins n'est palpitant mais ils remplissent leurs contrats. On s'en passe (notons des tarifs de vente très bas par contre).

Il y aussi un album de Fred Bernard, tout en couleur, sur une animation théâtrale dans une ville voisine, animation dans laquelle les habitants de la ville sont mis en scène par une compagnie. Des spectateurs viennent ensuite observer ce zoo humain, une réserve intime construite à partir de souvenir et récits des mis en scène. Bernard doit renverser le jeu en regardant ceux qui regardent et c'est vraiment raté, un assemblage de poncifs à la limite constante du grotesque et une restitution qui ne donne surtout pas envie de voir cette pièce. Urk.

lldm, 01.06.2018 à 22:13369061
lanjingling :
lldm :
le pauvre Dufaux (ou Grenson je ne sais pas lequel tient le pinceau)

Tu exagères, tu aurais pu prendre trente secondes de plus pour aller consulter la bullefiche, ce superbe outil, en reconnaissance du travail de ceux qui les font.


j'ai honte, quelle paresse, et quelle ingratitude pour ce beau travail collectif...
Donc, le gars qui tient le pinceau, c'est Grenson.

lanjingling :

Parce qu'on y parle sexe, j'imagine. Il semble que ce soit la ligne de démarcation la plus communément admise entre la B.D. pour enfants et celle pour adultes, le sexe.
C'est encore plus flagrant en ce qui concerne le cinéma aux Etats-Unis d'Amérique et en République Populaire de Chine. Que dans un plan se glisse l'ombre d'un sein ou d'une fesse et le film est immédiatement classé comme pornographique (et donc corrupteur de l'enfance). L'extrème violence en revanche ne leur pose aucun problème, et semble parfois même considérée comme éducatrice.


je me souviens d'un truc, dans le genre, assez étrange : une scène coupée d'une apocalypse zombie (je crois que c'est le "dawn of the dead" de 2004) . En effet, parmi la masse de corps pourris ou sanguinolents courant après d'autres corps pour les déchiqueter et les bouffer en gros plan, une femme zombie s'écrasait sur un pare brise, scène vue de l'intérieur de la voiture. On voyait donc ses seins s'écraser sur la vitre. Et ça, vraiment, non, c'était pas possible dans un film pour toute la famille.

Mr_Switch, 01.06.2018 à 21:57369060
Un autre bouquin sur la bande dessinée dans la pub.
Où l'on voit que Bob Fish aurait pû apparaitre dans une affiche pour Vizir, façon où-est-Charlie. Affiche qui est restée dans les cartons
Où l'on peut voir qu'en 1985, on mettait le nom d'Yves Chaland en grand pour vendre une palette Pantone (ainsi que celui de Ted Benoit ou de Pierre Clément). Ironie : cherchez Letrachrome sur le net et vous tomberez sur Chaland... Vampire !
Où l'on voit qu'en 1972, Claire Bretécher était déjà dans la place.
Où l'on apprend qu'au mitan des années 1980 Chaland passait 50% de son temps sur le dessin pour la pub (idem pour Floc'h)
Où l'on apprend que Bergèse a repris Buck Dany grâce à un anti-moustique.

On sourit aux prédictions ratées (le livre est de 1986). Eh non, Phil Perfect n'a pas été la nouvelle série à gros tirage que la pub à récupérer. Pareil pour Freddy Lombard ou Albany. Ray Banana ? Pareil non ? Kebra ? itou. Il n'y a bien que Lucien qui a vraiment perduré.

Au début du livre, le rédactionnel est plutôt présent et critique (à raison). Et à la fin, il s'amenuise et devient factuel. C'est assez curieux. Bref...

Pierre, 01.06.2018 à 21:19369059




Excellent médicament, effets thérapeutiques garantis !

lanjingling, 01.06.2018 à 2:25369055
lldm :
le pauvre Dufaux (ou Grenson je ne sais pas lequel tient le pinceau)

Tu exagères, tu aurais pu prendre trente secondes de plus pour aller consulter la bullefiche, ce superbe outil, en reconnaissance du travail de ceux qui les font.

lldm :
Il semble, contre toute apparence, que ça ait été barbouillé par deux adultes et, plus troublant encore, que la lecture en soit également destinée aux grandes personnes.

Parce qu'on y parle sexe, j'imagine. Il semble que ce soit la ligne de démarcation la plus communément admise entre la B.D. pour enfants et celle pour adultes, le sexe.
C'est encore plus flagrant en ce qui concerne le cinéma aux Etats-Unis d'Amérique et en République Populaire de Chine. Que dans un plan se glisse l'ombre d'un sein ou d'une fesse et le film est immédiatement classé comme pornographique (et donc corrupteur de l'enfance). L'extrème violence en revanche ne leur pose aucun problème, et semble parfois même considérée comme éducatrice.

lldm, 29.05.2018 à 17:11369045
beuzno :
ça, c'est du costard!


le dessinateur ayant beaucoup de mal à habiller lui-même ses personnages (sans doute parce que le scénariste peine à leur donner de l'étoffe), un coup de main s'est avéré nécessaire. J'ai mis beaucoup d'amidon pour que ça tienne debout.

beuzno, 29.05.2018 à 9:22369044
ça, c'est du costard!

lldm, 28.05.2018 à 22:54369042
(j'avais jamais retapé mes notes sur ce truc dont je vous ai causé brièvement je crois)

Niklos Koda

"à l'arrière des berlines"

Les difficultés visibles que le dessinateur éprouve à visser un chapeau sur une tête font peine à voir ; la logique géométrique de la chose, perceptiblement, le dépasse. Quel volume, de la tête ou de la calotte, est la concrétion de l'autre ? Allez savoir... L'aile se retrousse comme l'ourlet d'une matière rebelle à toute mémoire de forme et hésite, de case en case, entre le mou, le cartonneux, l'anneau de canotier ayant perdu une dimension et la langue de bœuf encore vivante, dévorant un visage de poupée.
Toute chose du monde à dessiner lui est un obstacle infranchissable : l'ombre d'une arcade sourcilière avale trop de repère pour qu'il puisse encore placer un œil dans la découpe absurde dont elle frappe un visage; une fumée de cigarette passe de la méduse au polochon épluché sans jamais atteindre la légèreté ni la transparence ; un rai de lumière a la solidité d'un Mr. Freeze.
Alors, se demande-t-on, quel scenario missionnaire, vital, peut bien légitimer la torture que s'inflige le pauvre Dufaux (ou Grenson je ne sais pas lequel tient le pinceau) alors qu'il pourrait très profitablement aller aux champignons? Quelle urgence, quel message impérieux, fondamental, lui et son scénariste doivent-il délivrer au monde ?
Hé bien, par exemple, des aphorismes de ce genre:
"avec les femmes, mon cher, on n'y comprend jamais rien ou presque".
Passé l’éblouissement philosophique, vient la leçon de littérature. Ce "mon cher" a lui tout seul, glissé dans une habile façon de dialogue, montre à quel degré de raffinement l'écriture s'est déshabillée de tous les degrés possibles, un à un, pour revenir un peu au-dessous du premier, quelque part entre le roman écrit par un javascript et le retroussement comme une peau du poncif par un Pierre la Police shizo se rêvant Marc Levy.
C'est un de ces récits où les moricauds sont superstitieux, leurs femelles lascives jusqu'au fourneau slipal, appelant tous les européens "homme blanc" et souffrant d'un invraisemblable sentiment d'infériorité qui les rend tantôt agressifs tantôt voués corps et âmes à leurs colons.
Dire que c'est misogyne est très au-dessous de la vérité. Le héros est une sorte de garçon coiffeur dont le prestige repose sur une aptitude mythologique à pécho toute caille qui bat un peu des ailes à proximité et.
Et c'est tout.
Voilà.
C'est la raison pour laquelle le monde entier a besoin de ses services.
Pour sauver l'humanité.
Mais qui va nous sauver de ce genre de cochonneries ?
Il semble, contre toute apparence, que ça ait été barbouillé par deux adultes et, plus troublant encore, que la lecture en soit également destinée aux grandes personnes.

Mister Miracle, 27.05.2018 à 19:32369038


Dans Hellblazer Pandemonium, Jamie Delano nous dépayse avec le Londres habituel de Constantine en l'emmenant en Irak et c'est rondement bien mené car le récit est passionnant tout du long et le trait de Jock se porte bien à ce type d'histoire.

Ayant les 2 premiers volumes panini, j'éspère vraiment de Urban un Jamie Delano présente: Hellblazer...


Mister Miracle, 26.05.2018 à 20:58369023


Frais, beau et quel plaisir que cette balade dans Tokyo accompagné de nos deux extraterrestres qui découvre notre civilisation et ses moeurs. Un excellent premier tome et un auteur qui s'annonce à suivre, encore une bonne pioche pour le lézard noir!!!

Mael, 26.05.2018 à 19:01369017
Ha tiens je viens de recevoir son nouveau Spirou justement.

Mister Miracle, 26.05.2018 à 15:39369014


Relecture de cet album et cela reste encore un gros coup de cœur. C'est beau, intelligent, je passe certes surement à côté de beaucoup de références car à ce jour et hormis le dessin animé des années 90/2000, je n'ai quasi rien lu de Spirou, mais quelle justesse dans cet album et surtout Bravo à Emile ( oui elle est facile...) de placer cette histoire dans ce contexte historique particulier.

Un sans faute et il faut vraiment que je me penche sur ses œuvres!!!!

Anoeta, 25.05.2018 à 17:43369004
Mr_Switch :
Merci Anoeta !

Et pour être tout à fait complet, on retrouve l'histoire courte Un été mouvementé présente à la fin de Kaikisen dans le recueil Fossiles de rêves (je t'envoie un sommaire dès que possible Switch ;o))

lanjingling, 25.05.2018 à 16:11369003

Et comment se procurer cete merveille épuisée chez l'éditeur ?

Mr_Switch, 25.05.2018 à 14:00369002
Merci Anoeta !

Herbv, 25.05.2018 à 11:01369001
Tout à fait !

Voici la liste des mangas de Satoshi Kon :
- Kaikisen / Le Pacte de la mer et World Appart Horror prépubliés dans Young Magazine (Kodansha) au tournant des années 1990.
- Fossiles de rêves, compilation des premières nouvelles de l'auteur réalisés pour Young Magazine
- Opus et Seraphim chez Tokuma Shoten, les deux étant inachevés.

Anoeta, 25.05.2018 à 7:41368999
Attention, ça ressemble à une réédition de Kaikisen non ?

lanjingling, 25.05.2018 à 4:15368998
Mister Miracle :
Sinon je viens de finir, ( et proposer une autre chronique au passage ^^) Le Pacte de la Mer de Satoshi Kon, et si l'intrigue est "classique" (opposition tradition/modernité au sein d'une famille sur fond de fable écologique) je suis un immense fan des planches de Satoshi Kon...Quelle perte pour le manga et l'animation japonaise!

Admirateur des D.A. de Satoshi Kon, je ne m'étais pas rendu compte qu'il avait fait tant de mangas.
Merci pour le rappel, je vais me chercher tout ça.

Mister Miracle, 23.05.2018 à 6:35368991


J'ai bien aimé cette relecture de la première anthologie Urban sur l'univers de DC Comics. Il y a du beau monde ( Moore, Morrison, Steranko, Byrne, Infantino, Kane, Adams et autres) et les articles entre les épisodes sont de très bonne facture et rend le tout Le tout très homogène et bien choisi, (même si l'on peut regretter seulement la dernière histoire du volume qui était je pense pour accrocher le nouveau lectorat d'urban sur le "Relaunch DC", mais c'était cohérent de le faire à l'époque).

Mister Miracle, 21.05.2018 à 16:54368982
Pierre :
Mister Miracle :


Si je suis assez sceptique sur la production Marvel/DC de Jeff Lemire, je reste fan du monsieur sur ses créations!

La narration, parfois, "renversante" pour cette histoire d'amour intimiste et métaphysique sur fond de SF va me laisser un très bon souvenir de lecture...Lu d'une traite! Et que c'est beau!!!


Bonjour Mister Miracle, rescapé de bdparadisio peut-être ? Bienvenue en tout cas. Il y a un sujet qui correspond parfaitement à cette lecture et qui ne demande qu'à être remonté: Superhéros et autres comics pas indépendants :o).


Bonjour et Merci pour la bienvenue Pierre!

Rescapé de mon propre navire échoué oui, mais point de bdparadisio!

Je vais aller faire un tour sur le forum, merci pour le lien ;)

Sinon je viens de finir, ( et proposer une autre chronique au passage ^^) Le Pacte de la Mer de Satoshi Kon, et si l'intrigue est "classique" (opposition tradition/modernité au sein d'une famille sur fond de fable écologique) je suis un immense fan des planches de Satoshi Kon...Quelle perte pour le manga et l'animation japonaise!

Pierre, 21.05.2018 à 16:33368981
Mister Miracle :


Si je suis assez sceptique sur la production Marvel/DC de Jeff Lemire, je reste fan du monsieur sur ses créations!

La narration, parfois, "renversante" pour cette histoire d'amour intimiste et métaphysique sur fond de SF va me laisser un très bon souvenir de lecture...Lu d'une traite! Et que c'est beau!!!


Bonjour Mister Miracle, rescapé de bdparadisio peut-être ? Bienvenue en tout cas. Il y a un sujet qui correspond parfaitement à cette lecture et qui ne demande qu'à être remonté: Superhéros et autres comics pas indépendants :o).

Mister Miracle, 20.05.2018 à 18:31368972


Si je suis assez sceptique sur la production Marvel/DC de Jeff Lemire, je reste fan du monsieur sur ses créations!

La narration, parfois, "renversante" pour cette histoire d'amour intimiste et métaphysique sur fond de SF va me laisser un très bon souvenir de lecture...Lu d'une traite! Et que c'est beau!!!

Le PBE, 11.05.2018 à 15:57368922
(très bon le piercing des Nombrils, je le garde pour le jour où ils seront cités dans le palmarès des Bulles d'Or ;o)

Mael, 11.05.2018 à 14:12368913
De mes pérégrinations québécoises j'ai ramené ça (on me l'a offert). Une aventure de Garou donc, à moitié moqueuse mais pas que non plus (le chanteur est remercié, ses fans le sauvent vraiment, etc.). Bon ça n'a pas grand intérêt hors du gag mais aussi pour ses coloristes, qui perceront quelques années plus tard grâce à leur série "Les Nombrils".

beuzno, 07.05.2018 à 18:58368901
[autoportrait_paris_chat : album sans vignette]
Laferrière nous parle comme à un ami de paris, ses cafés, ses rues, ses poètes, ses écrivains avec pleins de crobards dans tous les sens et pleins de couleurs
chaleureux et érudit
"dessiner est une autre façon d'écrire" et j'ajouterai : l'écriture est aussi un dessin

crepp, 05.05.2018 à 12:39368893
crepp :
... Jusqu'où un homme et sa femme peuvent aller pour dominer ? ...


Une rectification importante, c'est vraiment une phrase à la con pour cet album. Il faut plutôt lire "...Jusqu'ou une femme et son homme peuvent aller pour dominer ..."

crepp, 05.05.2018 à 12:21368892




L'après dépression dans les smoky mountains, tel est le lieux du drame, de la tragédie même. Jusqu'où un homme et sa femme peuvent aller pour dominer ? Les arbres tombent, les hommes tombent, mais l'humain repousse plus vite que la nature ancestrale.
Je ne sais pas ce que donne le roman de Ron Rash, mais ce "Serena" en BD c'est la classe. J'aurai peut être aimé un passage plus détaillé sur la rencontre entre les deux époux, c'est vraiment le seul bémol que je mets.
Il n'empêche : Un lieux riche, une trame forte et des personnages complexes, ça donne quand même souvent quelque chose de bon !
Après le "Perceval" que j'ai déjà beaucoup apprécié, je vais continuer à suivre les albums de ce duo qu'est Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg.

4 serpents.

Allister Baudin, 01.05.2018 à 17:56368847
vacom :
lldm :
J'allais faire part de mon expérience du même ordre avec ma propre mère, faisant l'aveu de ne pas savoir lire une bande dessinée. Mais elle n'a essayé de lire que les miennes. Je ne suis pas sûr que ce soit un indicateur fiable...


Ma mère est exactement dans le même cas. Elle a cette incapacité, me dit-elle, de percevoir en même temps le texte et l'image, et de faire la "synthèse" des deux. Et pourtant, elle a essayé, et ce n'est pas faute d'avoir pioché dans les classiques de mon père.


J'apporte mon témoignage : j'avais une amie ukrainienne, bilingue, extrêmement brillante, qui affirmait ne pas réussir à lier l'image et le texte, et ne comprenait pas les bandes dessinées que je lui montrais lorsqu'il s'agissait de "classiques" comme Astérix ou Gaston Lagaffe. Elle les balayait d'un revers de la main et les regardait avec dégoût : en réalité, elle méprisait aussi le dessin d'Astérix et de Gaston, qu'elle trouvait d'une grande laideur. J'ai fini par comprendre que son "incapacité" à lier texte et image était donc également dû à une sorte de répulsion et de mépris à l'égard du dessin de bande dessinée franco-belge. Il s'est avéré qu'elle réussissait à lire du Crumb, qu'elle aimait bien sans être passionnée. Finalement, dans ma bibliothèque, elle a fini par tomber sur Hors-Zone de Blexbolex et Lutte des corps et chute des classes de Gosselin et Henninger, qu'elle a dévorés sans ressentir de difficulté au niveau de la lecture et beaucoup aimés.

vacom, 01.05.2018 à 13:03368845
lldm :
J'allais faire part de mon expérience du même ordre avec ma propre mère, faisant l'aveu de ne pas savoir lire une bande dessinée. Mais elle n'a essayé de lire que les miennes. Je ne suis pas sûr que ce soit un indicateur fiable...


Ma mère est exactement dans le même cas. Elle a cette incapacité, me dit-elle, de percevoir en même temps le texte et l'image, et de faire la "synthèse" des deux. Et pourtant, elle a essayé, et ce n'est pas faute d'avoir pioché dans les classiques de mon père.

lldm, 27.04.2018 à 11:33368832
Mr_Switch :
Bon, puisque Pierre ouvre ce chemin. La seule personne que je connaisse admettant ne pas savoir lire la bande dessinée, et le regrettant sincèrement, était mon grand-père.
Il n'empêchait pas pour autant ses enfants de lire de la bande dessinée. Et ma grand-mère a lu les bandes dessinées qu'on lui prêtait jusqu'à la fin, à presque 90 ans.

Bref, mon aïeul est bien la seule personne que je connaisse avouant donc son incapacité à lire une bande dessinée. Il avait du mal à faire la synthèse du texte et de l'image.


J'allais faire part de mon expérience du même ordre avec ma propre mère, faisant l'aveu de ne pas savoir lire une bande dessinée. Mais elle n'a essayé de lire que les miennes. Je ne suis pas sûr que ce soit un indicateur fiable...

Mr_Switch, 26.04.2018 à 17:45368828
Bon, puisque Pierre ouvre ce chemin. La seule personne que je connaisse admettant ne pas savoir lire la bande dessinée, et le regrettant sincèrement, était mon grand-père.
Il n'empêchait pas pour autant ses enfants de lire de la bande dessinée. Et ma grand-mère a lu les bandes dessinées qu'on lui prêtait jusqu'à la fin, à presque 90 ans.

Bref, mon aïeul est bien la seule personne que je connaisse avouant donc son incapacité à lire une bande dessinée. Il avait du mal à faire la synthèse du texte et de l'image.

Pierre, 26.04.2018 à 17:28368827
ibnalrabin :
lanjingling :

A l'inverse, ma directrice de maitrise, vieille dame (pour moi à l'époque, elle en était à sa dernière année d'enseignement avant la retraite) qui n'avait jamais lu une B.D. de sa vie, m'avait demandé, en toute ingénuité, mais surtout curiosité et honnêteté intellectuelles, si il fallait une formation spéciale pour absorber et comprendre en même temps texte et dessin.


Je ne sais plus où j'avais lu (ici, peut-être ?) qu'un test avait été fait de tenter de faire "comprendre" des bandes dessinées à une intelligence artificielle. L'idée était (si je me rappelle bien) de lui faire lire une suite de cases puis de lui faire choisir entre plusieurs possibilités quelle case devrait être la suivante.

Eh bien cette intelligence artificielle, dont les sœurs foutent la pâtée à n'importe quel grand maître d'échecs ou de Go, était complètement infoutue d'obtenir quelque résultat que ce soit. On peut en conclure que lire une bande dessinée est nettement plus difficile que maîtriser les échecs ou le Go.

Ceci dit, je pense sincèrement que beaucoup de gens ne savent pas lire une bande dessinée, je veux dire lire vraiment. Ça demande un certain entraînement.


Très intéressant message ! Je m'aperçois que je n'avais jamais envisagé les choses ainsi. J'ai certainement appris à lire, d'abord dans les livres pour enfants, puis dans les bandes dessinées, enfin dans les livres sans images. Je me rappelle très bien que je "lisais" Tintin vers l'âge de trois ou quatre ans, sans en comprendre les textes. le petit enfant auquel on donne à lire des bandes dessinées s'auto-forme aisément à la pratique de leur lecture, sans qu'on lui en ait donné le mode d'emploi. Une analogie pourrait être opéré avec les langues étrangères qu'il est difficile de s'approprier sur le tard.

Une anecdote qui va dans le sens de cette notion de compétence: vers l'âge de douze ans je baignais littéralement dans Gaston que je lisais et relisais sans cesse. Un jour j'ai montré un album (le n° 7 ou 8) à ma grand-mère qui devait alors être âgée de 70 ans. Elle l'a parcouru, avec beaucoup de condescendance et d'incrédulité devant l'objet de ma passion. Je me rappelle précisément quel fut son commentaire en me restituant mon album: "Moui, il est vrai que ces petits personnages grotesques sont assez amusants". Après y avoir longuement réfléchi, j'ai enfin compris qu'elle considérait que les personnages représentés étaient des sortes de lutins, pour la raison qu'ils étaient dessinés (ou plutôt imprimés) petits ; elle ne parvenait à les comprendre comme la figuration de véritables êtres humains évoluant dans le monde contemporain. De fait, elle ne savait pas lire un dessin de bande dessinée.

lldm, 24.04.2018 à 17:53368822
ibnalrabin :
lanjingling :

A l'inverse, ma directrice de maitrise, vieille dame (pour moi à l'époque, elle en était à sa dernière année d'enseignement avant la retraite) qui n'avait jamais lu une B.D. de sa vie, m'avait demandé, en toute ingénuité, mais surtout curiosité et honnêteté intellectuelles, si il fallait une formation spéciale pour absorber et comprendre en même temps texte et dessin.


Je ne sais plus où j'avais lu (ici, peut-être ?) qu'un test avait été fait de tenter de faire "comprendre" des bandes dessinées à une intelligence artificielle. L'idée était (si je me rappelle bien) de lui faire lire une suite de cases puis de lui faire choisir entre plusieurs possibilités quelle case devrait être la suivante.

Eh bien cette intelligence artificielle, dont les sœurs foutent la pâtée à n'importe quel grand maître d'échecs ou de Go, était complètement infoutue d'obtenir quelque résultat que ce soit. On peut en conclure que lire une bande dessinée est nettement plus difficile que maîtriser les échecs ou le Go.

Ceci dit, je pense sincèrement que beaucoup de gens ne savent pas lire une bande dessinée, je veux dire lire vraiment. Ça demande un certain entraînement.


Donner des cours de bandes dessinées, à des enfants ou des adultes, est un truc que je fais régulièrement (plus pour le fun que pour de quelconques raisons alimentaires),et les deux premières sessions sont toujours consacrées à l'apprentissage de la lecture. On monte à la bibliothèque, et au boulot!
Cette complexité de la lecture d'une bande dessinée est une chose bien peu évoquées et qui trahit un truc simple et triste : si la plupart des gens trouvent la bande dessinée pauvre, c'est parce qu'ils la lisent pauvrement (ils lisent les bulles et constatent le reste comme une sorte d'environnement illustré de ce discours supposément supérieur au service duquel tout est censé tourner, symboliquement, socialement, culturellement). Ce qui devient assez comique quand des auteurs ou des lecteurs de bandes dessinées eux-mêmes se trahissent un instant et parlent de "vrais livres" à propos de ce qu'ils s'imaginent être "la littérature" (catégorie sur l'existence douteuse de laquelle il faudrait quand même s'arrêter un jour), dans un petit moment de honte de soi, comme si ceux-ci étaient d'une complexité ontologique évidente alors que les bandes, bin, quand même, c'est plus simple. Cette hiérarchie imaginaire des complexités, je l'ai vue souvent reconduite dans notre propre sphère (je ne donne pas de noms, ça laisserait imaginer qu'il y en a peu et qu'on peut les compter). Est-il utile de préciser que ce fantasme est véhiculé essentiellement par des lecteurs aussi médiocres dans un champ que dans l'autre ?

ibnalrabin, 24.04.2018 à 0:14368819
lanjingling :

A l'inverse, ma directrice de maitrise, vieille dame (pour moi à l'époque, elle en était à sa dernière année d'enseignement avant la retraite) qui n'avait jamais lu une B.D. de sa vie, m'avait demandé, en toute ingénuité, mais surtout curiosité et honnêteté intellectuelles, si il fallait une formation spéciale pour absorber et comprendre en même temps texte et dessin.


Je ne sais plus où j'avais lu (ici, peut-être ?) qu'un test avait été fait de tenter de faire "comprendre" des bandes dessinées à une intelligence artificielle. L'idée était (si je me rappelle bien) de lui faire lire une suite de cases puis de lui faire choisir entre plusieurs possibilités quelle case devrait être la suivante.

Eh bien cette intelligence artificielle, dont les sœurs foutent la pâtée à n'importe quel grand maître d'échecs ou de Go, était complètement infoutue d'obtenir quelque résultat que ce soit. On peut en conclure que lire une bande dessinée est nettement plus difficile que maîtriser les échecs ou le Go.

Ceci dit, je pense sincèrement que beaucoup de gens ne savent pas lire une bande dessinée, je veux dire lire vraiment. Ça demande un certain entraînement.

Thierry, 23.04.2018 à 12:15368818
lldm :
lanjingling :

Personnellement, cela ne me déplait pas, au contraire même.


on pourrait en tirer une vraie joie si elle était regardée comme intenable, bordélique, sale, hideuse, incompréhensible de vulgarité et d'offense, scandaleuse (en gros si le rejet regardait les bandes par le prisme Gary Panter et pas par la lunette XIII). Mais ce n'est pas le cas. Les catégories de ce rejet poli et condescendant sont : puérilité, facilité, ringardise artistique, ou encore, positivement, accompagnement pédagogique, premier pas vers la vraie lecture, distraction légère et rapidement consommée.

aussi, face à quelques auteurs "adoubés" comme Moebius, Pratt, Bilal, Schuiten ou Tardi, les journalistes osent LA question:
Est-ce encore de la bédé ?
Ben, oui. Ce n'est pas parce qu'on prête soudain des qualités à un livre qu'il faut l'exclure du champ de la bande dessinée, comme une donnée aberrante qu'on écarte d'un échantillon statistique.
Mais à leur décharge, on trouve déjà une forme de ce mépris chez Hergé lui-même qui, devant le premier exemplaire du Lotus Bleu, aurait trouvé que "c'était trop beau pour des gosses". auto-mépris de son propre travail (en tout cas du média et de l'image qu'il se faisait de ses lecteurs) qui en dit long...

NDZ, 22.04.2018 à 9:44368815
On redoutait que l'usure du pouvoir (chez Ralph) se transforme en usure du lecteur (chez nous). C'est sans compter sur Lewis Trondheim qui, en 4 pages à la fin de l'album, relance la machine de manière finaude. Une ré(re-?)création toujours efficace.

lanjingling, 21.04.2018 à 10:02368812
Pierre :
Je n'ai pour ma part pas reçu la formation requise.

Je ne connais que des autodidactes en la matière :)

Pierre, 21.04.2018 à 9:21368811
lanjingling :
A l'inverse, ma directrice de maitrise, vieille dame (pour moi à l'époque, elle en était à sa dernière année d'enseignement avant la retraite) qui n'avait jamais lu une B.D. de sa vie, m'avait demandé, en toute ingénuité, mais surtout curiosité et honnêteté intellectuelles, si il fallait une formation spéciale pour absorber et comprendre en même temps texte et dessin.


Je n'ai pour ma part pas reçu la formation requise, mais après 35 ans de pratique, il me semble que je suis fondé à demander une VAE.

lanjingling, 21.04.2018 à 8:10368809
lldm :
on pourrait en tirer une vraie joie si elle était regardée comme intenable, bordélique, sale, hideuse, incompréhensible de vulgarité et d'offense, scandaleuse (en gros si le rejet regardait les bandes par le prisme Gary Panter et pas par la lunette XIII).
Fierté pourrait en être tirée, de cette place d'irréductibles rebelles, mais la place officielle est déjà prise par le punk (dont de nombreux représentants ont à ce titre leur étoile sur le Hollywood Hall of Fame ou ont été décorés par la reine d'Angleterre).

lldm :
Mais ce n'est pas le cas. Les catégories de ce rejet poli et condescendant sont : puérilité, facilité, ringardise artistique, ou encore, positivement, accompagnement pédagogique, premier pas vers la vraie lecture, distraction légère et rapidement consommée.

Et même, en ce qui concerne cette bienveillance positive et paternaliste, la B.D. se situe loin derrière les livres pour la jeunesse (combien de librairies ont tout un rayon "littérature jeunesse", mais aucune B.D., en dehors éventuellement des dernier Astérix, XIII, et d'une B.D. "indée" "recommandée par Télérama ou les Inrocks")

La facilité est un grief qui pourrait aussi bien s'appliquer à la musique, au cinéma ou à la peinture(on peut tout écouter, regarder ou voir d'une oreille distraite), mais qui ne l'est qu'à la B.D., par malhonnêteté et stupidité, plus qu'ignorance. A l'inverse, ma directrice de maitrise, vieille dame (pour moi à l'époque, elle en était à sa dernière année d'enseignement avant la retraite) qui n'avait jamais lu une B.D. de sa vie, m'avait demandé, en toute ingénuité, mais surtout curiosité et honnêteté intellectuelles, si il fallait une formation spéciale pour absorber et comprendre en même temps texte et dessin.

Pierre, 20.04.2018 à 13:59368802
lldm :
Pierre :

Largo Winch est l'adaptation en bande dessinée d'une oeuvre littéraire, ne l'oublions pas ! Des romans ... de gare.

Il est en effet notoire que la littérature "populaire" ne semble pas décrédibiliser la "grande" littérature auprès des gens de goût, alors que c'est le cas pour les oeuvres de bande dessinée. Cette perception différenciée, voilà un objet de réflexion inépuisable, peut-être vain à moins que de cette réflexion n'aboutisse une meilleure compréhension de la bande dessinée elle-même.


C'est en cours ; un bouquin (en bandes, feuilletonné dans "l'échaudée") est en préparation chez Ab Irato, et j'y aborderai ce problème, sous cet angle, entre mille autres aspects de notre champ éditorial.
Gelée dans une vision enfantine de son histoire (par ses spécialistes mêmes, ce qui n'est pas pour rien dans l'enlisement du jugement collectif sur les bandes dessinées), figée dans une égale vision sociale (cet aspect de la rengaine sur le "populaire" devrait être abordé dans le prochain numéro de Nicole si tout va bien), notre discipline est comme invisibilisée par un écran apriorique général, malgré son grand âge et la puissance incroyable des livres qui s'y essaiment depuis sa naissance.


Curieux de lire ça !

"Enfantine" et "populaire", certainement les pionniers de l'histoire de la bande dessinée ont tué dans l'oeuf son crédit futur. Un crime impuni. Et Charlie mensuel en était déjà le témoin indigné mais inaudible dès le début des années 70 !

lldm, 20.04.2018 à 13:45368801
lanjingling :

Personnellement, cela ne me déplait pas, au contraire même.


on pourrait en tirer une vraie joie si elle était regardée comme intenable, bordélique, sale, hideuse, incompréhensible de vulgarité et d'offense, scandaleuse (en gros si le rejet regardait les bandes par le prisme Gary Panter et pas par la lunette XIII). Mais ce n'est pas le cas. Les catégories de ce rejet poli et condescendant sont : puérilité, facilité, ringardise artistique, ou encore, positivement, accompagnement pédagogique, premier pas vers la vraie lecture, distraction légère et rapidement consommée.

lldm, 20.04.2018 à 13:37368800
qu'évidemment quelques petits malins pas malins du tout avancent qu'on sauve la bande dessinée de ce regard méprisant par la pédagogie, les grands sujets historiques ou sociaux, expose la parfaite nullité du regard de ces pauvres créatures sur notre discipline elle-même : il y a mille fois plus à apprendre dans deux pages de Bertoyas, de Bicéphale et de Musturi PAR la bande, que dans l'intégralité des pensums historicisant, tout rougissant de fierté qu'ils sont d'aborder des grandes questions avec des moyens archaïques de narration et en se plaçant toujours de dix crans au dessous de toute véritable recherche, dont ils ne sont que le petit reflet timoré et piètrement illustré.
S'imaginer qu'on sauve (comme si elles devaient l'être) les bandes par l'Histoire, le social, la pédagogie, "les grands sujets", c'est croire que ce qui sauve la peinture du XXe Siècle c'est le réalisme socialiste ou que le meilleur de la littérature du XXe, c'est Maurice Druon. Là encore, vaste sujet possible de travail sur les malentendus entrenus par les acteurs de notre scène eux-mêmes, encore plus bêtes, bornés, aveugles à la beauté et à la force de la bande dessinée que ceux qui n'en lisent pas;

lanjingling, 20.04.2018 à 13:33368799
Pierre :
Il est en effet notoire que la littérature "populaire" ne semble pas décrédibiliser la "grande" littérature auprès des gens de goût, alors que c'est le cas pour les oeuvres de bande dessinée.

Mais...cela est aussi valables, pour les beaux-arts, non atteints dans leur statut par les pires croutes, le cinéma, la photo, dont les selfies n'entament pas le statut d'art, la sculpture (et pourtant, tous les villages ont leurs hideux monuments aux morts), la danse, malgré les boys bands, la musique, bref, seule la B.D. ne peut sortir du stade du vilain petit canard.
Personnellement, cela ne me déplait pas, au contraire même.

crepp, 20.04.2018 à 13:29368798
Pierre :
Puisqu'il s'est trouvé quelques spéléologues pour explorer ce puits sans fond, je me permets de me joindre à vous (même pour quelques mètres de descente): je suis convaincu que la nature du média est en jeu. Vu de loin, rien ne permet de distinguer Guillaume Musso de Flaubert, qui tous deux se présentent sous la forme d'une série de caractères imprimés. Alors que la bande dessinée qui se présente à nous apparaît tout d'abord sous sa forme graphique, qui est généralement un visage hideux (voir ci-dessous). L'homme de goût identifiant ce visage, en déduit que la bande dessinée dans son ensemble est vilaine.



J'ai du mal avec ce coté un peu radical, tu vois une œuvre d'un peintre, elle ne te plait pas, les gens ne vont pas dire que la peinture est vilaine dans son ensemble.
Je vois plutôt le fait qu'un livre garde une image "intellectuelle" dès le début, même sans connaître l'auteur.
"ah tu lis un livre mon fils ?! c'est bien continue, on mange d'ici 1h00"
"Ah tu lis une BD mon fils ?! A table tout de suite"*

* (il y a un coté vécu dans ce détail, je l'avoue)

lldm, 20.04.2018 à 13:28368797
Pierre :
Puisqu'il s'est trouvé quelques spéléologues pour explorer ce puits sans fond, je me permets de me joindre à vous (même pour quelques mètres de descente): je suis convaincu que la nature du média est en jeu. Vu de loin, rien ne permet de distinguer Guillaume Musso de Flaubert, qui tous deux se présentent sous la forme d'une série de caractères imprimés. Alors que la bande dessinée qui se présente à nous apparaît tout d'abord sous sa forme graphique, qui est généralement un visage hideux (voir ci-dessous). L'homme de goût identifiant ce visage, en déduit que la bande dessinée dans son ensemble est vilaine.


oui (que dire d'autre ?)

lldm, 20.04.2018 à 13:27368796
Pierre :

Largo Winch est l'adaptation en bande dessinée d'une oeuvre littéraire, ne l'oublions pas ! Des romans ... de gare.

Il est en effet notoire que la littérature "populaire" ne semble pas décrédibiliser la "grande" littérature auprès des gens de goût, alors que c'est le cas pour les oeuvres de bande dessinée. Cette perception différenciée, voilà un objet de réflexion inépuisable, peut-être vain à moins que de cette réflexion n'aboutisse une meilleure compréhension de la bande dessinée elle-même.


C'est en cours ; un bouquin (en bandes, feuilletonné dans "l'échaudée") est en préparation chez Ab Irato, et j'y aborderai ce problème, sous cet angle, entre mille autres aspects de notre champ éditorial.
Gelée dans une vision enfantine de son histoire (par ses spécialistes mêmes, ce qui n'est pas pour rien dans l'enlisement du jugement collectif sur les bandes dessinées), figée dans une égale vision sociale (cet aspect de la rengaine sur le "populaire" devrait être abordé dans le prochain numéro de Nicole si tout va bien), notre discipline est comme invisibilisée par un écran apriorique général, malgré son grand âge et la puissance incroyable des livres qui s'y essaiment depuis sa naissance.

Pierre, 20.04.2018 à 13:19368795
Puisqu'il s'est trouvé quelques spéléologues pour explorer ce puits sans fond, je me permets de me joindre à vous (même pour quelques mètres de descente): je suis convaincu que la nature du média est en jeu. Vu de loin, rien ne permet de distinguer Guillaume Musso de Flaubert, qui tous deux se présentent sous la forme d'une série de caractères imprimés. Alors que la bande dessinée qui se présente à nous apparaît tout d'abord sous sa forme graphique, qui est généralement un visage hideux (voir ci-dessous). L'homme de goût identifiant ce visage, en déduit que la bande dessinée dans son ensemble est vilaine.

Thierry, 20.04.2018 à 12:25368794
crepp :
Pierre :

Il est en effet notoire que la littérature "populaire" ne semble pas décrédibiliser la "grande" littérature auprès des gens de goût, alors que c'est le cas pour les oeuvres de bande dessinée...


Je te rejoins tout à fait sur ce point, Et si quelqu'un peut m'expliquer le pourquoi de la chose, je suis preneur.

je suis toutà-fait d'accord sur les symptômes. Il y a sans doute d'un côté une méconnaissance des médias qui la traitent de manière souvent trop superficielle, incapables de dépasser des considérations triviales souvent lié aux ventes. De l'autre, il y a cette volonté de promouvoir une espèce de grande famille de la bande dessinée ou tout le monde s'aime et fait le même métier. Un des axes de 'plates-bandes' de Menu était une remise en cause de ce qu'il appelait le microcosme. Pourtant, de l'extérieur, cela donne une impression d'homogénéoté de la bande dessinée. En fait, lorsqu'on parle de bande dessinée, on parle rarement de ses spécificités. On préfère parler chiffres, et on tombe sur les best-sellers, les nouveautés qui explosent, démontrant la santé éclatante du secteur.
Et de toutes façons, s'il y a des dessins, c'est abêtissant.

crepp, 20.04.2018 à 12:13368793
Pierre :

Il est en effet notoire que la littérature "populaire" ne semble pas décrédibiliser la "grande" littérature auprès des gens de goût, alors que c'est le cas pour les oeuvres de bande dessinée...


Je te rejoins tout à fait sur ce point, Et si quelqu'un peut m'expliquer le pourquoi de la chose, je suis preneur.

Pierre, 20.04.2018 à 11:32368792
lldm :
lanjingling :
lldm :
C'était pas que pénible ; ça m'a rappelé aussi - parce que c'est l'image qu'ils ont d'elle - pourquoi pas mal de gens (également parmi mes proches, qui n'en lisent jamais) méprisent a priori la bande dessinée ; c'est à ce genre de merde qu'ils pensent quand ils se disent que, quand même, la bd, ça vaut pas grand-chose...

Au moins, tu connais des gens de goût. D'autres, de trop nombreux autres, disent au contraire apprécier et aimer la bande dessinée en pensant justement à ce genre de trucs...


Il y aurait de quoi s'en réjouir si ce goût ils l'exerçaient de temps en temps sur les bandes... Mais comme la partie la plus visible de l'océan éditorial de notre champ disciplinaire est celle qui est marron caca, difficile pour beaucoup de gens qu'on va dire, par raccourci, de goût, d'imaginer que ça vaut le coup de mettre des bottes et de s'aventurer un peu plus loin... Du coup, un certain nombre de proches se demandent quand même pourquoi diable j'ai lâché l'écriture et l'art contemporain pour faire des trucs pareils ; même le gars qui a écrit sur la scène rennaise de BD un bouquin pour les édition Goater, et qui me connaissait d'avant, de cette période où je m'occupais d'une revue littéraire, m'a demandé le plus sérieusement du monde, avec un poil de commisération, comme si j'avais dégringolé mentalement et artistiquement, comment je pouvais être le gars qui écrivait ces trucs là dans ces endroits là avant, et qui maintenant faisait de la bande dessinée... Pourtant, la bd, il semble que ça l'intéresse assez pour qu'il ait passé quelques années penché sur les pages de Lumineau, de Grandpey ou de Naz, quand même ! Et bin non. Même lui se fait une haute opinion d'un grand truc qui serait la littérature, d'un autre grand truc qui serait l'art, tous deux sans rapport perceptible avec la bande dessinée. C'est pas gagné ...


Largo Winch est l'adaptation en bande dessinée d'une oeuvre littéraire, ne l'oublions pas ! Des romans ... de gare.

Il est en effet notoire que la littérature "populaire" ne semble pas décrédibiliser la "grande" littérature auprès des gens de goût, alors que c'est le cas pour les oeuvres de bande dessinée. Cette perception différenciée, voilà un objet de réflexion inépuisable, peut-être vain à moins que de cette réflexion n'aboutisse une meilleure compréhension de la bande dessinée elle-même.

lldm, 20.04.2018 à 3:32368790
lanjingling :
lldm :
C'était pas que pénible ; ça m'a rappelé aussi - parce que c'est l'image qu'ils ont d'elle - pourquoi pas mal de gens (également parmi mes proches, qui n'en lisent jamais) méprisent a priori la bande dessinée ; c'est à ce genre de merde qu'ils pensent quand ils se disent que, quand même, la bd, ça vaut pas grand-chose...

Au moins, tu connais des gens de goût. D'autres, de trop nombreux autres, disent au contraire apprécier et aimer la bande dessinée en pensant justement à ce genre de trucs...


Il y aurait de quoi s'en réjouir si ce goût ils l'exerçaient de temps en temps sur les bandes... Mais comme la partie la plus visible de l'océan éditorial de notre champ disciplinaire est celle qui est marron caca, difficile pour beaucoup de gens qu'on va dire, par raccourci, de goût, d'imaginer que ça vaut le coup de mettre des bottes et de s'aventurer un peu plus loin... Du coup, un certain nombre de proches se demandent quand même pourquoi diable j'ai lâché l'écriture et l'art contemporain pour faire des trucs pareils ; même le gars qui a écrit sur la scène rennaise de BD un bouquin pour les édition Goater, et qui me connaissait d'avant, de cette période où je m'occupais d'une revue littéraire, m'a demandé le plus sérieusement du monde, avec un poil de commisération, comme si j'avais dégringolé mentalement et artistiquement, comment je pouvais être le gars qui écrivait ces trucs là dans ces endroits là avant, et qui maintenant faisait de la bande dessinée... Pourtant, la bd, il semble que ça l'intéresse assez pour qu'il ait passé quelques années penché sur les pages de Lumineau, de Grandpey ou de Naz, quand même ! Et bin non. Même lui se fait une haute opinion d'un grand truc qui serait la littérature, d'un autre grand truc qui serait l'art, tous deux sans rapport perceptible avec la bande dessinée. C'est pas gagné ...

lanjingling, 20.04.2018 à 3:10368789
lldm :
C'était pas que pénible ; ça m'a rappelé aussi - parce que c'est l'image qu'ils ont d'elle - pourquoi pas mal de gens (également parmi mes proches, qui n'en lisent jamais) méprisent a priori la bande dessinée ; c'est à ce genre de merde qu'ils pensent quand ils se disent que, quand même, la bd, ça vaut pas grand-chose...

Au moins, tu connais des gens de goût. D'autres, de trop nombreux autres, disent au contraire apprécier et aimer la bande dessinée en pensant justement à ce genre de trucs...

lldm, 19.04.2018 à 22:22368787
Pierre :

Quelle expérience pénible ce dut être. Tu devrais plutôt lire le nouveau Olivier Schwrauwen si ce n'est déjà fait !


J'ai pris ce que je trouvais, et je trouvais peu. C'était pas que pénible ; ça m'a rappelé aussi - parce que c'est l'image qu'ils ont d'elle - pourquoi pas mal de gens (également parmi mes proches, qui n'en lisent jamais) méprisent a priori la bande dessinée ; c'est à ce genre de merde qu'ils pensent quand ils se disent que, quand même, la bd, ça vaut pas grand-chose...

Pierre, 19.04.2018 à 20:45368785
lldm :

J'ai donc lu mon premier Largo Winch. C'était compliqué comme choix, là où nous étions reclus (en montagne, à plus de 40 bornes de lacets en épingles à cheveux d'un truc qu'on aurait pu appeler librairie). C'était soit 10 volumes de cette cochonnerie, soit 10 volumes d'une horreur dessinée par un coiffeur, appelée Niklos Koda, soit Interpol-je-sais-plus-quoi ou un voyage égaré de Delille dont la seule vraie spécialité est le surplace.
Qu'en dire ? C'est tellement au-dessous de toute possibilité d'en dire quoi que ce soit de bien à tous les niveaux - graphique, narratif, dialogique, politique - que j'imagine que tout ce qui pouvait en être écrit de mal l'a déjà été mille fois. Du coup, je vais passer mon tour, ça sert à rien.


Quelle expérience pénible ce dut être. Tu devrais plutôt lire le nouveau Olivier Schwrauwen si ce n'est déjà fait !

Mael, 19.04.2018 à 14:39368782
Et Laurelinee ?

Allister Baudin, 19.04.2018 à 14:26368781
Être dans un endroit reculé et se retrouver à devoir choisir entre Francq et Grenson. Je crois que j'ai déjà fait ce cauchemar, sans doute une nuit où j'avais trop pris de valériane.

lldm, 19.04.2018 à 13:48368780

J'ai donc lu mon premier Largo Winch. C'était compliqué comme choix, là où nous étions reclus (en montagne, à plus de 40 bornes de lacets en épingles à cheveux d'un truc qu'on aurait pu appeler librairie). C'était soit 10 volumes de cette cochonnerie, soit 10 volumes d'une horreur dessinée par un coiffeur, appelée Niklos Koda, soit Interpol-je-sais-plus-quoi ou un voyage égaré de Delille dont la seule vraie spécialité est le surplace.
Qu'en dire ? C'est tellement au-dessous de toute possibilité d'en dire quoi que ce soit de bien à tous les niveaux - graphique, narratif, dialogique, politique - que j'imagine que tout ce qui pouvait en être écrit de mal l'a déjà été mille fois. Du coup, je vais passer mon tour, ça sert à rien.

Thierry, 18.04.2018 à 15:17368777
[ad_after_death : album sans vignette] un OVNI étonnant, difficilement résumable sans spoiler son contenu et vraiment réussi.

Mael, 16.04.2018 à 15:40368773
De là à payer 40€ un album qui en vaut 14...

grimmy, 16.04.2018 à 15:11368772
Et ces cahiers sont en noir et blanc. Et Théodore poussin en noir et blanc c'est la grande classe.

NDZ, 15.04.2018 à 22:41368770
Mr_Switch :
C'est donc les Cahiers Théodore Poussin et les Cahiers de la BD n'ont rien à voir avec cette histoire.


Oui, c'est bien ça. On m'a offert les 3 premiers (apparemment ça ne se vend pas des masses, il en restait assez pour Noel), j'ai pris le 4ème. Le format est sympa même si super cher pour du cahier souple. Je pense que Dupuis va beaucoup plus cartonner avec la même formule déclinée au Tif et Tondu de Blutch :)

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