il y a pour moi une différence fondamentale. Les deux premiers sont édités par l'Association, ce qui est gage de qualité absolue et inattaquable; alors que les deux suivants sont édités par un sale suiveur/copieur sous la coupe d'un transfuge-traître :o)
Plus sérieusement, les deux premiers sont vus par le prisme d'un homme qui part travailler à l'étranger et se retrouve en permanence confronté à des 'locaux' avec lesquels il travaille. Il vit ce choc des cultures de première main. De plus, il est seul, ce qui le rend encore plus 'étranger'.
A Jérusalem comme au Cambodge, il se retrouve simple accompagnant, et ne se retrouve plus confronté de la même manière avec les 'locaux'. Il se retrouve dans une position proche du touriste, au sein d'une communauté de coopérants, et avec sa femme et ses enfants. Les interactions sont différentes. Sa vision me paraît plus distante et artificielle.
je crois que l'on est d'accord sur l'idée d'anecdotes, ainsi c'est l'attente que l'on veut du livre qui peut décevoir. Si on se dit dès le début que l'on parle d'anecdotes, peut on être déçu ?
Par contre j'ai un peu de mal à voir les différences (autre que graphique) entre les deux premiers albums (moi non plus je n'ai pas lu celui en Birmanie) et le dernier.
Ce n'est pas plutôt un effet répétitif qui pose problème ?
Car dans mon souvenir, c'était quand même déjà de l'anecdote.
bon je ne vais pas revenir sur les précédentes chroniques du monsieur.
Je vais dire que ceux qui n'avaient pas appréciés les premières chroniques ne risquent de pas apprécier celle là, et que le contraire fonctionne aussi.
Faisant parti de la catégorie ayant aimé, je ne suis pas déçu par cet opus sur son année de vie de Famille en Israël.
cela fait un moment que je ne recherche pas de Guy Delisle de me faire un reportage choc sur un pays, je sais qu'il va raconter la vie de tous les jours de lui et de sa famille, la différence est que cela se passe dans une région difficile et que je connais mal. Donc dans un certain sens il y a un effet pédagogique intéressant. Oui il y a quelques longueurs mais oui aussi il y a des découvertes, des beaux et bons moments de vie, ça reste drôle, touchant et agaçant. Ca montre que l'être humain est le roi pour casser tout ce qui peut fonctionner. Et qu'être Athée c'est pas si mal.
J'étais parti dans l'idée de lire cela par petit bout, mais très rapidement je ne l'ai pas vraiment reposé.
En fin de compte, je ne sais pas si c'est l'album de l'année, mais ça reste une belle lecture, et c'est déjà pas mal.
J'avais aimé les deux premières 'chroniques' de Guy Delisle mais j'avais fait l'impasse sur ses chroniques birmanes.
Guy Delisle, auteur de bande dessinée, conjoint de coopérante MSF et père au foyer à Jerusalem Est ? Quel beau pitch.
Je suis plutôt mitigé sur ce livre. En alignant les saynettes sans réel liens entre elles, Guy Delisle sombre dans ce que j'appelle l'anecdotisme. Si certaines pages sont intéressantes, une majorité d'entre elles me semblent complètement sans intérêt. Delsile est là sans être là, comme un touriste. Il essaye de sortir des clichés sur Israel et de donner une image forcément subjective de la vie sur place, tout en étant évident que sa perception des choses est influencée par son statut de coopérant, qui semblent, en tout cas pour ceux qui ne sont pas directement sur le terrain, vivre dans une petite bulle, comme une colonie. Cela dit, je suis persuadé que c'est un peu le cas, c'est l'impression que j'ai en dans ma folle jeunesse de consultant international :o)
En effet, ses instantanés permettent parfois de mieux sentir la ville, ses contradictions absurdes, ses tragédies burlesques... mais dieu que c'est long et parfois mou du genou. Autant je suis d'accord que l'intérêt du livre vient de la confrontation de sa vie quotidienne somme toute banale et du spectre de cette état de guerre larvé (voir la manière dont est relatée l'opération plomb fondu, qui semble à la fois si loin et si proche), autant je trouve que l'équilibre qu'il aurait fallu n'est jamais vraiment atteint.
Déception, donc, et certainement pas un livre que j'aurais vu primé.
bon je ne vais pas revenir sur les précédentes chroniques du monsieur.
Je vais dire que ceux qui n'avaient pas appréciés les premières chroniques ne risquent de pas apprécier celle là, et que le contraire fonctionne aussi.
Faisant parti de la catégorie ayant aimé, je ne suis pas déçu par cet opus sur son année de vie de Famille en Israël.
cela fait un moment que je ne recherche pas de Guy Delisle de me faire un reportage choc sur un pays, je sais qu'il va raconter la vie de tous les jours de lui et de sa famille, la différence est que cela se passe dans une région difficile et que je connais mal. Donc dans un certain sens il y a un effet pédagogique intéressant. Oui il y a quelques longueurs mais oui aussi il y a des découvertes, des beaux et bons moments de vie, ça reste drôle, touchant et agaçant. Ca montre que l'être humain est le roi pour casser tout ce qui peut fonctionner. Et qu'être Athée c'est pas si mal.
J'étais parti dans l'idée de lire cela par petit bout, mais très rapidement je ne l'ai pas vraiment reposé.
En fin de compte, je ne sais pas si c'est l'album de l'année, mais ça reste une belle lecture, et c'est déjà pas mal.
Permanent Migrants
Invited artists:Bai Xiaoci, Chu Yun, Guy Delisle, Liu Chuang, Christian Jankowski, Jiang Zhi, Daniel Knorr, MAP OFFICE, Yang Yong.
Exhibition Dates: 12.6,2009-2.25,2010
Exhibition Venue:No.104 Block 10 Tangxia Community Hua Xia Road
Nanshan District,Shenzhen
Metro Station: Shi Jie Zhi Chuang
c'est traduit en anglais (comme "shenzhen") , et disponible en librairie a bangkok ( comme "shenzhen" l'est a hong kong) ; les occidentaux expatries en font leurs delices (surtout ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans la ville ou le pays voisin , en l'occurence shenzhen & la birmanie ) , & prennent tout ce qui est dit dans ces livres pour argent comptant (meme si c'est pas la faute de delisle, je sais)
Pas emballé par Chroniques Birmanes.
La comparaison avec les deux précédents récits le renvoie loin derrière. trop autocentré, forcé, même le trait moins vif et croqué, pas très drôle notamment dans le genre succession de gags, plus de passivité et moins d'empathie, de l'auteur pour comprendre ce qui l'entoure, et surtout pour moi lecteur m'interesser à sa situation et ses chroniques. Moins pertinent. Même comme album seul et autobio, il n'est guère prenant, peut-être trop à cheval entre deux tentatives.
J'aurais envie de m'étendre mais ça me prendrait la soirée, et je n'ai ^lpus le livre. Je vous invite ici pour un avis que je trouve intéressant: Du9
Je ne souhaite pas avoir la dent dure, il en a ravi plus d'un, je fus bien déçu, mais je guetterai les prochains travaux de Delisle.
ha non, kamagurka, c'est froid , schlingo, c'est chaleureux, incomparables, mais de meme niveau - quoique j'aie une faiblesse pour schlingo , chainon manquant entre bobby lapointe & ...euuuuuhhhh
Schlingo joue dans un registre différent, plus "enfantin-naïf", moins "trash-glauque". Or, là on parle d'absurdo-trash-rigolo !
Bon, tu vas me dire, "Le bar" ça a rien de trash, certes, mais c'est bien pour ça que Texier est insaisissable. Quand on compare "69 dessins sales", "Les nouvelles aventures de Girafe", "Le bar" et "Grotesk", on en vient à se demander si c'est le même dessinateur tellement que chaque livre n'a rien à voir avec les autres.
(Tiens, d'ailleurs ça m'fait penser que Texier sera sûrement le seul auteur Shampooing à avoir été publié par Le Dernier Cri, ha ha ha, marrant à savoir !)
Sfar ne faisait pas partie du comité éditorial où siégeaient seulement les 6 fondateurs.
Chroniques Birmanes n'a pas mis le feu aux poudres et provoqué l'éclatement de l'Asso.
Menu n'a pas voulu de ce livre en le jugeant "trop commercial", mais il n'avait lu que 80 pages (dont beaucoup ont été supprimées ou corrigées par Guy depuis).
Menu ne me reproche rien. C'est David, Killo, Stanislas et moi qui avons reproché des choses à Menu.
Je préfère dire tout ça plutôt que ça parte dans des hypothèses absurdes.
Merci !
Ça valait le coup d'insister, je connaît la "vérité" maintenant.
Partant du principe que PLP c'est le top, du coté de la releve j'ai de loin préféré le truc en dessous :
Houla... Ben pour une fois je suis d'accord avec Wandrille, ça m'était tombé des mains quand je l'avais feuilleté... Mais bon je l'ai pas lu, hein... Mais pas du tout eu envie, quoi... (vive les points de suspension...)
Et puis en effet, PLP RULES ! On n'le répétera jamais assez !
Et puis l'intervention de Lewis fait bien plaisir et confirme tout ce que je pensais.
En somme, je suis en ce moment un homme heureux. Je vais donc de ce pas aller me prendre un petit goûter avec des céréales.
Poum... Et les nuages s'écartèrent et, dans un volute du fumée, une droite salvatrice vint tirer les marrons du feu et remettre tout le monde à sa place...
Sfar ne faisait pas partie du comité éditorial où siégeaient seulement les 6 fondateurs.
Chroniques Birmanes n'a pas mis le feu aux poudres et provoqué l'éclatement de l'Asso.
Menu n'a pas voulu de ce livre en le jugeant "trop commercial", mais il n'avait lu que 80 pages (dont beaucoup ont été supprimées ou corrigées par Guy depuis).
Menu ne me reproche rien. C'est David, Killo, Stanislas et moi qui avons reproché des choses à Menu.
Je préfère dire tout ça plutôt que ça parte dans des hypothèses absurdes.
Pierre La Police je l'incluais pas dans mon "en ce moment", ça fait longtemps que je n'ai pas vu de nouveau livre de lui... C'est le top, c'est sûr, mais c'est un vieux d'la vieille, Texier c'est la nouvelle génération ! :)
J'ai du mal à les mettre dans le meme panier, pas evident sachant que j'aime l'un (surtout les mousquetaires) et pas du tout l'autre.
Partant du principe que PLP c'est le top, du coté de la releve j'ai de loin préféré le truc en dessous :
je rebondis sur la thèse, à mon avis bidon, qui voudrait que ce livre n'ai pas été édité à l'Association parce que pas assez bon.
Tsss mon petit Wandy chéri, montre moi où quelqu'un dis ça !
Ma lapine, ça ressort distinctement des post qui ont précédés celui que tu cite. Sur ta souris, il y a une molette qui te permet de descendre et de lire tous les post qui ont précédé.
Tsss, mon petit cochonnet, j'ai pas de molette sur mon portable...
Bon, vu que ça deviens juste un concours de B****, comme dirai Thierry, et qu'en plus je n'en ai pas, je vais arrêter ici mes relances.
Mais je reste sur ma position, c'est facile de faire des raccourcis et de répondre par des blagues.
wandrille :
Pour le reste je te réponds en MP
Merci pour ta longue réponse. Toi c'est tout ou rien, mais au moins j'ai ma réponse.
Oui, et je crois savoir que JCM a poursuivi Elwis - The King - avec, non plus une seule balayette à chiotte, mais LA cuvette de chiotte dans son ensemble, ça a entraîné ne puuuttaaain de fuite, après la chasse coulait sans arrêt. Mais grave quoi.
Ah ouais genre! Puutain tu m'étonnes qu'ils ne se parlent plus moi j'aurais fait la gueule pour moins que ça, par exemple si on m'avait poursuivit genre grave avec du pq j'aurais été vénère!
Pierre La Police je l'incluais pas dans mon "en ce moment", ça fait longtemps que je n'ai pas vu de nouveau livre de lui... C'est le top, c'est sûr, mais c'est un vieux d'la vieille, Texier c'est la nouvelle génération ! :)
je rebondis sur la thèse, à mon avis bidon, qui voudrait que ce livre n'ai pas été édité à l'Association parce que pas assez bon.
Tsss mon petit Wandy chéri, montre moi où quelqu'un dis ça !
Ma lapine, ça ressort distinctement des post qui ont précédés celui que tu cite. Sur ta souris, il y a une molette qui te permet de descendre et de lire tous les post qui ont précédé.
Je crois savoir qu'il en avait marre de son pseudo pour commencer et qu'après ça a dégénéré, mais grave quoi.
Oui, et je crois savoir que JCM a poursuivi Elwis - The King - avec, non plus une seule balayette à chiotte, mais LA cuvette de chiotte dans son ensemble, ça a entraîné ne puuuttaaain de fuite, après la chasse coulait sans arrêt. Mais grave quoi.
C'est pas parcequ'on a pas aimé "ce" shampooing qu'on est des "pro-Menu" intégristes.
Pas du tout, c'est toi qui t'emporte chérie, je rebondis sur la thèse, à mon avis bidon, qui voudrait que ce livre n'ai pas été édité à l'Association parce que pas assez bon.
Tsss mon petit Wandy chéri, montre moi où quelqu'un dis ça !
Je ne vais pas me laisser faire parceque tu déformes mes propos. Moi je n'ai fais que dire pourquoi je n'imagine pas ce livre publié par l'association, sans dire "il est pas assez bon" ou un autre jugement de valeur de cet ordre.
C'est toi qui reviens toujours avec ses termes.
wandrille :
Donc bon, ramener la discussion de fond sur la valeur intrinsèque de ce bouquin à un débat Trondheim vs. Menu, Asso (nouvelle mouture)/Shampooing c'est un peu réducteur.
C'est pourtant toi qui a commencé à en parler...
D'ailleurs, pour ma culture perso, j'aimerai que tu répondes à ma précédente question : que reproche Menu à Trondheim ?
Mes chouchous c'est les mêmes que Lyazounette, auxquels j'ajoute "Ile Bourbon" + le truc d'Olivier Texier qui est pas encore paru mais je suis sûr que j'adorerai vu que c'est Texier.
J'ai lu 2 trucs de Texier, je n'ai pas du tout aimé (trucs tres bien bullenotés ici). Mais soit il a quitté son style, soit son futur shampoing je l'aurais plutot vu chez l'asso.
Rholala, comment peut-on ne pas aimer Texier ??? Y'a des choses qui me dépassent dans la vie...
Texier n'a jamais eu un seul "style", il change de "style" à chaque bouquin, donc un Texier à Shampooing pourquoi pas, surtout que ce sera plutôt pour les enfants il paraît.
J'ai lu :
Je n'ai vraiment pas accroché, pourtant dans l'absurdo-trasho-rigolo je suis plutot large