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Mr_Switch, 22.04.2014 à 14:47354930
Alors. Personnellement, j'ai été un peu déçu par ce bouquin qui m'avait fait de l'oeil. Il y a de bons passages, de bons personnages, des éléments scénaristiques bonus. J'aime vraiment bien le dessin. Mais il y a une mayonnaise qui n'a pas vraiment pris. Tant pis. C'est un livre que je conseillerais malgré tout.

Ce qui est amusant, c'est que sur Ricochet, il est regretté le dessin trop enfantin (pour des enfants de 8 ans). Alors qu'à mon sens, c'est l'une des forces de ce livre.

A noter que Li-An a fait quelques lignes dessus sur son blog.

chrisB, 20.04.2014 à 19:03354911
Gantois :




Brillant adj. Remarquable, qui s’impose par son intelligence.
Drôle adj. Qui provoque le rire. Amusant, Comique.

Excellent cette bédé
Bavard, marrant, pas accablant
Ni rififi ni zizi
Du pur jus
Grosso modo trop cool

A LRIE ABLSOUMNTE !


Pas mieux :)

wandrille, 19.04.2014 à 12:45354909
Pardon...
wandrille :
Très chouette, on dirait un premier album d'un jeune débutant prometteur. Ça fait plaisir à lire, et c'est drôle.

Thierry, 14.04.2014 à 22:10354864
Moi :
Des avis sur "La fille maudite du capitaine pirate" ? C'est sorti cette semaine aux éditions de La Cerise...

avis d'ici peu, je l'ai commandé. L'objet a l'air magnifique

Moi, 14.04.2014 à 18:01354863
Des avis sur "La fille maudite du capitaine pirate" ? C'est sorti cette semaine aux éditions de La Cerise...

Mr_Switch, 09.04.2014 à 21:14354820
Une intégrale bien intéressante que voilà. Bien sûr, peu des récits de cette période ont encore un intérêt premier. Mais d'autres intérêts prennent le pas.
Intérêt admiratif devant ce dessinateur qui publie un dessin d'humour de bonne tenue à 14 ans (on pourrait presque dire que c'est ce dessin qui a le moins vieilli de l'intégrale. Mais ce n'est heureusement pas vrai).
Il n'est pas majeur quand il réalise un certain nombre des planches de ce recueil.
Il n'a pas de formation de dessin. Bien sûr, il a dévoré plein d'illustrés. Mais ça se saurait si ça suffisait. Bien sûr il a côtoyé Calvo. Bien sûr il a apprit sur le tas le lettrage et l'art du titrage à la SPE.
Bien sûr, on voit une progression de son trait au fur à mesure des publications et des années. Notamment pour ton trait réaliste.
Mais il est difficile de nier qu'il y a un don derrière tout ça.

Les 2 premiers tiers du livre sont majoritairement des récits en bande dessinée. Le dernier tiers sont des illustrations pour France Dimanche/France-Soir. Ce n'est pas forcément le plus intéressant de but en blanc. Mais on voit quand même de belles compositions. Et l'on constate que l'artiste progresse de semaine en semaine.

Un intérêt graphique donc, historique aussi, en général. Un peu d'intérêt biographique, aussi.

Bon bin, je suis quand même bien content de ce cadeau qui me fut fait !

Gantois, 07.04.2014 à 12:03354801




Brillant adj. Remarquable, qui s’impose par son intelligence.
Drôle adj. Qui provoque le rire. Amusant, Comique.

Excellent cette bédé
Bavard, marrant, pas accablant
Ni rififi ni zizi
Du pur jus
Grosso modo trop cool

A LRIE ABLSOUMNTE !

Thierry, 07.04.2014 à 11:32354797
[mondes_thorgal_louve4 : album sans vignette] Les monde de Thorgal continue, avec un nouveau cycle de Louve.
Yann est devenu ce qu'il moquait dans les hauts de page
Son scénario aligne les situations connues, les recettes éprouvées avec ce qu'il faut de McGuffin pour contenter le péquin qui se laisse berner par le dessin appliqué de Surzhenko. Et des morceaux de Game of thrones, le moule des derniers Thorgal version Sente et Yann.
Non, cet album n'est pas mauvais. C'est juste un produit de grande consommation, qui se contente du minimum syndical.
Rien de bien excitant, mais je confesse que mon attachement à Thorgal fait que je me laisse entuber par celui qui a signé Lolo et Sucette. est-ce un hasard ?
En tout cas, si une image me vient à l'esprit pour illustrer ce que Lombard fait avec Thorgal, c'est bien

NDZ, 03.04.2014 à 15:12354779
Un jeu littéraire bien réalisé, qui gagnera sûrement à la relecture tant les clins d'oeil et astuces sont nombreux.



Polar musclé, qui démarre sur les chapeaux de roues. Inconditionnel de Perriot, je ne peux que le suivre sur cette route.



C'est quasiment la routine, mais quand-même. Une série qui ronronne, mais qui réussit encore à faire passer quelques messages bien sentis, quelques anecdotes ou portraits croustillants... et quelques bons ricanements (les dialogues en français vs américains, lisibles dans les deux langues, sont source de moments magnifiquement ionesciens).

Mr_Switch, 01.04.2014 à 14:24354770
Normalement, oui.

lanjingling, 01.04.2014 à 2:12354768
Dupuis a intégralement réédité le Trombonne ?

Mael, 21.03.2014 à 9:24354671
Zep a décidé de changer de registre : dessin réaliste, public adulte, il nous présente un groupe d'amis traversant la crise de la quarantaine. Ces amis ne se sont plus vus depuis longtemps. Avant, il formaient un groupe de rock, et leur rupture résonne encore dans leurs tympans. Une séparation pour des conneries, des engueulades, des histoires de fille. L'un d'entre eux a volé vers le succès, les autres ont pris un autre chemin, loin des sunlights. C'est dans la villa anglaise du chanteur qu'ils se retrouvent pour un long récit-bilan, où les blessures du passé remontent à la surface.

La couverture médiatique du premier livre sérieux (et non premier livre adulte comme on a pu le lire) de l'auteur de Titeuf a été énorme, il n'y a pourtant pas de quoi s’enthousiasmer. Si Zep est un très bon dessinateur dont on apprécie de découvrir une autre facette, le récit est un enfilage de clichés plombants qui avancent avec la subtilité d'un tractopelle. Pathos à l'extrême, le livre convoque l'amour et la mort dans des discours verbeux et, au final, ennuyants. Un excès qui se retrouve dans de nombreuses postures graphiques, que la couverture incarne : le héros ténébreux marche, solitaire, le vent dans les cheveux, il réfléchit sur son passé...

On comprend bien l'envie de l'auteur de parler de musique, sujet cher à celui qui doit son pseudo à Led Zep et qui fut membre de nombreux groupes, et il ne faut pas lui faire un procès d'insincérité : on ressent bien l'amour de l'auteur pour son sujet et l'envie qu'il a eu de montrer autre chose. Mais la sincérité et la sympathie ne font pas tout et l'échec est patent. On se consolera en lisant l'excellent L'Enfer des concerts, qui, lui, n'a pas pris une ride.

1 guitare désaccordée.


Smiley_Bone, 19.03.2014 à 11:46354658
Thierry :
NDZ :
Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge.

(mode radotage enclenché)
Blake & Mortimer, c'est l'autre symbole de la consanguinité de la bande dessinée franco-belge. On se concentre sur une partie de l'oeuvre de Jacobs, qui n'est pas resté figé dans l'époque de la marque jaune, et on demande à des auteurs de singer le style... que dire ?
L'autre symble est pour moi le Nestor Burma repris par Moynot, puis Barral en singeant Tardi. Au départ, Tardi adaptait des romans en y mettant sa patte. maintenant, on essaye de faire comme Tardi s'il avait adapté le roman, sans y mettre une once d'originalité. Cela en dit long sur ce que les éditeurs pensent des lecteurs de bande dessinée.

Ah mais il faut lire les aventures de Swartz et Totenheimer d'après les personnages d'Adolf Hitler :o)

Mael, 18.03.2014 à 16:25354649
Oxo, comme tout le boulot de muzotroimil, me fascine sans que je ne sache le théoriser. J'ai bien conscience de ne pas tout saisir (ou de ne pas tout imaginer) donc histoire de ne pas dire trop de connerie je profite de cet espace pour vous conseiller deux articles qui en parlent mieux que moi :

- David Fournol sur le site Une autre histoire
- Cathia Engelbach sur le blog A chacun sa lettre

4 Placid et Muzo dégénérés.

Mr_Switch, 18.03.2014 à 15:27354647
François présentait ce livre comme étant un petit délire de jeunesse enfin publié. Et on le sent ce petit côté indicible. Les premières pages sont d'ailleurs emplies de calembours délicieusement douteux mais assumés. De quoi faire peur à certains, certes. Pourtant le ton commence à vraiment se complexifier au fur et à mesure.
Oh, ce n'est pas tant le propos qui est vraiment complexe (même si certains commentateurs semblent ne pas avoir vu toute la métaphore, métaphore pourtant volontairement très appuyée parfois). La complexité est plutôt dans le fait que ça reste potache jusqu'au bout, que François se fait plaisir jusqu'au bout mais que la volonté métaphorique reste intacte.

Bien sûr, il y a une ou deux longueurs, ici et là. Bien sûr, je comprendrais que l'on n'adhère pas du tout à ce pastiche finalement peu super-héroïque. Mais voilà quoi, si vous aimez bien les producteurs de F. Duprat, lisez son petit dernier (à lire plus qu'à feuilleter, par ailleurs) !

Mael, 18.03.2014 à 12:22354645
Ouch, aussi laid et nul que ça en avait l'air. Je vais plutôt aller re-regarder ça.

ingweil, 18.03.2014 à 11:57354643
Un mélange de Jouvray, Alfred et Dumontheuil. J'adore ces BDs un peu déjantées, où on se laisse porter de loufoquerie en bizarrerie. On regrettera parfois un dessin un peu maladroit, mais sinon c'est du tout bon cet album.

Thierry, 18.03.2014 à 10:40354641
lanjingling :
Thierry :
NDZ :
Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge.

(mode radotage enclenché)
Blake & Mortimer, c'est l'autre symbole de la consanguinité de la bande dessinée franco-belge. On se concentre sur une partie de l'oeuvre de Jacobs, qui n'est pas resté figé dans l'époque de la marque jaune, et on demande à des auteurs de singer le style... que dire ?
L'autre symble est pour moi le Nestor Burma repris par Moynot, puis Barral en singeant Tardi. Au départ, Tardi adaptait des romans en y mettant sa patte. maintenant, on essaye de faire comme Tardi s'il avait adapté le roman, sans y mettre une once d'originalité. Cela en dit long sur ce que les éditeurs pensent des lecteurs de bande dessinée.
(mode cynique)Bah, tant que cela marche (tres bien), pourquoi se priveraient-ils ?
D'accord avec ton analyse, mais j'aurai mis "fin-de-race" plutot que consanguinité (le résultat étant identique, cela risque de ne plus durer longtemps)

je préfère queue-de-race :o)

lanjingling, 18.03.2014 à 0:51354637
NDZ :
j'aurais adoré adorer cet album... mais je ne pense pas que ce portrait soit si réussi. Le mieux serait probablement de continuer à découvrir les livres de Schlingo eux-mêmes. Après ma lecture moyenne de l'histoire de Futuro, c'est que je dois bloquer sur Cestac.

Moi aussi j'aurais adoré l'adorer, Schlingo est l'un des auteurs qui m'ont le plus marqué, et j'aimais beaucoup les Harry Mickson de Cestac, (donc pas de blocage - sauf sur les Déblocks, paradoxalement :), mais beaucoup moins ce qu'elle fait actuellement (le démon de midi, super-catho, sans profondeur, trop gentillet, pas assez délirant, elle galvaude son style je trouve.)

lanjingling, 18.03.2014 à 0:50354636
Thierry :
NDZ :
Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge.

(mode radotage enclenché)
Blake & Mortimer, c'est l'autre symbole de la consanguinité de la bande dessinée franco-belge. On se concentre sur une partie de l'oeuvre de Jacobs, qui n'est pas resté figé dans l'époque de la marque jaune, et on demande à des auteurs de singer le style... que dire ?
L'autre symble est pour moi le Nestor Burma repris par Moynot, puis Barral en singeant Tardi. Au départ, Tardi adaptait des romans en y mettant sa patte. maintenant, on essaye de faire comme Tardi s'il avait adapté le roman, sans y mettre une once d'originalité. Cela en dit long sur ce que les éditeurs pensent des lecteurs de bande dessinée.
(mode cynique)Bah, tant que cela marche (tres bien), pourquoi se priveraient-ils ?
D'accord avec ton analyse, mais j'aurai mis "fin-de-race" plutot que consanguinité (le résultat étant identique, cela risque de ne plus durer longtemps)

Thierry, 17.03.2014 à 11:32354625
NDZ :
Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge.

(mode radotage enclenché)
Blake & Mortimer, c'est l'autre symbole de la consanguinité de la bande dessinée franco-belge. On se concentre sur une partie de l'oeuvre de Jacobs, qui n'est pas resté figé dans l'époque de la marque jaune, et on demande à des auteurs de singer le style... que dire ?
L'autre symble est pour moi le Nestor Burma repris par Moynot, puis Barral en singeant Tardi. Au départ, Tardi adaptait des romans en y mettant sa patte. maintenant, on essaye de faire comme Tardi s'il avait adapté le roman, sans y mettre une once d'originalité. Cela en dit long sur ce que les éditeurs pensent des lecteurs de bande dessinée.

NDZ, 17.03.2014 à 10:57354623
Anecdotique. On a de belles pages... et puis une grosse impro ratée au milieu. Je vais quand-même aller jeter un oeil aux FLBLB.



C'est urticant et stimulant. Mais aussi parfois super chiant. On n'évite pas les poncifs du milieu, les private jokes-running gags (alors qu'on ne reprend jamais le running gag d'un collègue). Il y a pleins de moments drôles. Et tout plein de moments à oublier. Je lirai le 2 quand-même.


j'aurais adoré adorer cet album... mais je ne pense pas que ce portrait soit si réussi. Le mieux serait probablement de continuer à découvrir les livres de Schlingo eux-mêmes. Après ma lecture moyenne de l'histoire de Futuro, c'est que je dois bloquer sur Cestac.


J'avais beaucoup aimé la Bredoute et le carnet du Pérou. Certains inconditionnels de l'auteur, ici présents, me poussaient à aller voir plus loin. Voilà. Et bien je vais plutôt aller voir du côté du Mûr et du Steak Hâché. Celui-ci ma plu, mais sans plus.


A la remington, j'avais plutôt goûté le Z de dondiego de Fabcaro. Là, même chose. Un bon moment qui m'arrache pas pour autant le slip. Faire un Santa Barbara dans les couches populaires et les années 80, c'est facile comme idée de départ, mais difficile à tenir sur la durée. Là, la CX tient grosso-modo la route (grâce aux suspensions hydrôôlliiiques ?). Mais le tome 2, je sais pas. De l'Umour à la Fluide, plutôt dans la moyenne.

Au purée, je n'en avais pas lu depuis des lustres.... et bien... que dire ? Je reste persuadé que les récitatifs du type [et Nasir, très étonné, descend une à une les marches sombres qui conduisent au sous-sol jusqu'aux tréfonds du manoir qui ne tient pas à révéler ses secrets aussi facilement] (suggestion de présentation) sont d'un autre âge.


Mr_Switch, 17.03.2014 à 10:47354621
Oui, voilà pourquoi je m'attardais sur le dessin, la couverture ne m'attirant guère.

chrisB, 17.03.2014 à 10:38354619
Oui sans doute, il a la cote mais je ne suis vraiment pas un client Zidrouien :

* Le beau voyage : bof
* Joyeuses nouvelles pour petits adultes et grands enfants : bof
* Lydie : bof
* Le montreur d'histoires : pas mal celui là
* La mondaine : bof
* La peau de l'ours : pas mal aussi celui là

Bilan très mitigé donc :)

lanjingling, 17.03.2014 à 8:04354617
chrisB :
Mr_Switch :
Tu penses que ça passerait mieux avec un autre dessin ?


Bonne question, avec un autre dessin ? non avec une autre mise en scène sans doute.
Mais c'est clairement le fond qui pèche de toute façon.

Je ne connais pas ce dessinateur, mais j'aurais plutot demandé "Et avec un autre scénariste?" (que celui de Tamara et Ducobu)

chrisB, 16.03.2014 à 15:09354613
Mr_Switch :
Tu penses que ça passerait mieux avec un autre dessin ?


Bonne question, avec un autre dessin ? non avec une autre mise en scène sans doute.
Mais c'est clairement le fond qui pèche de toute façon.

Mr_Switch, 16.03.2014 à 14:14354611
Tu penses que ça passerait mieux avec un autre dessin ?

chrisB, 16.03.2014 à 10:27354610
un petit condensé de ce que je ne supporte plus de lire...vraiment pas bon

BigBen, 07.03.2014 à 16:24354553
Je n'avais pas lu de Blutch depuis "Vitesse moderne", et j'ai été une fois de plus ébloui. Certes, il y a quelques passages qui m'ont échappé (notamment la planche 4 qui est très drôle mais dont je n'ai pas compris la nécessité), mais j'ai retrouvé ce qui m'a toujours séduit chez lui, sa capacité à étonner, à créer du neuf avec des formes et discours convenus. Et c'est d'autant plus fort que je commence à le connaître. A partir d'éléments très classiques (un genre, une époque référence, un auteur, une forme - album cartonné couleurs chez un éditeur historique grand public), il réussit à en faire un petit objet de sidération grâce à des inventions graphiques très fortes (les femmes travaillant les mains dans des sortes de trous sans savoir ce qu'elles y font). Pour ma part, j'y vois une sorte de vision sarcastique du monde du travail, qui revisite certaines thématiques des années 60-70 qui, appliquées à notre monde moderne acquièrent une résonnance nouvelle (on pense aux nouvelles technologies qui produisent une aliénation moins visibles, moins clivées mais tout aussi dangereuses). J'interprète aussi de la même façon la vision de la femme : on ne peut prendre au sérieux, au premier degré ce qui est montré ! Dès la première page c'est évident : le discours de la mère est une sorte de collusion entre deux époque : la liberté et l'autonomie future de la femme sont prononcées sous forme de dicktat parental. C'est une belle synthèse. Il y a aussi beaucoup d'humour à commencer ainsi un récit de Science Fiction. Comme souvent, Blutch s'amuse avec le lecteur et ses attentes. De même le récit est très bien charpenté (là aussi, c'est une forme très classique) mais il part progressivement en vrille, dans une sorte de boucle temporelle qui peut quelque peu désorienter, mais qui est plutôt fertile et significative. Cela me fait penser aux "Gommes" de Robbe-grillet qui présente cette sorte de narration circulaire appliquée à un récit de genre (le policier). J'y vois l'expression d'une fatalité toute classique s'inscivant dans le monde contemporain.

Aba Sourdi, 07.03.2014 à 10:42354547
Je ne m'avancerai pas sur une quelconque interprétation, je pense que tout ce qui fait la beauté et la richesse de ce livre est son mystère, comme souvent chez Blutch, mais ici je trouve ça vraiment réussi (alors que je n'avais pas trouvé de beauté dans "La beauté" ni de volupté dans "La volupté", mais c'était peut-être voulu). Ce n'est pas pour rien s'il n'y a toujours pas eu de critique sur le forum alors qu'il est déjà amplement bullenoté avec force enthousiasme.

Du mal à dire ce qui fait la réussite précise de ce livre plutôt que d'autres. Peut-être son rythme, son équilibre, l'ambition de ses thèmes aussi. On ne verse pas dans l'onirisme simplet.

L'onirisme blutchien m'a toujours gêné car je ne m'y reconnais pas du tout, de la même manière que je ne me suis jamais reconnu dans sa façon de dessiner les femmes, bref je comprends ce qui te choque. Ce que je ne comprends pas c'est de le lui reprocher seulement sur ce livre alors que c'est le moins pire à ce niveau-là. D'un point de vue personnel, les femmes blutchiennes sont à l'opposé de mes préférences esthétiques et sensuelles, je sais d'avance qu'elles vont me laisser froid pendant tout le long du livre et que ce type d'admiration très caricaturalement masculin va m'agacer mais tant pis, je fais avec. C'est à cause de ça que durant quelques années j'ai laissé tomber ses livres, j'avais l'impression qu'il tendait vers une volonté de troubler son lecteur alors que je n'étais troublé en rien, c'était quand même gênant. Mais pour moi dans ce livre il veut nous faire réfléchir avant de nous troubler, ce qui me convient mieux.

Thierry, 07.03.2014 à 9:48354544
Aba Sourdi :
Thierry :
Blutch semble payer son tribut à Forest, et il le fait bien. Les planches sont superbes, sublimées par la mise en couleur d'Isabelle Merlet. Mais dès les premières planches, un mauvais gout dans la bouche. Il y a indubitablement une volinté d'hommage à une certaine esthétique des années 70 (témoin le projet abandonné de couverture qui imitait une maquette ancienne de Dargaud). Mais des années 70, Blutch a aussi importé une certaine vision de la femme, faussement libérée, faussement indépendante, plus que jamais cloitrée dans un environnement patriarcal. Une ou deux pirouettes n'y changeront rien. Il y avait déjà eu des débats sur la couverture de la réédition de Total Jazz. Blutch enfonce le clou. Il s'est trompé d'époque.

Une critique pour le moins surprenante ! Il me semble que "faussement libérée", "faussement indépendante" et "environnement patriarcal" ça marche toujours pour aujourd'hui, non ? Pour une fois, Blutch ne cède pas à cette sorte de sensualité emphatique sur papier glacé qui ne m'a jamais touché, il y a une certaine malice et l'essentiel n'est pas là : il nous parle surtout du travail et de l'art.

C'est marrant car je n'ai pas pensé une seule seconde à Forest ou aux années 70 en lisant "Lune l'envers". C'est justement cette absence de références qui m'a touché. Alors bien sûr, on peut les saisir quand on est peut-être plus cultivé (quoique je ne vois toujours pas le rapport avec Forest, qui avait une vraie langue littéraire alors que Blutch n'a pas autant de virtuosité à ce niveau-là), mais on peut surtout apprécier l'histoire et les thématiques pour ce qu'elles sont. Cette variation sur toutes les formes d'aliénation m'a convaincu, de par son traitement subtil et imaginatif.

graphiquement, je trouve que lers femmes de Blutch, surtout Liebliong, n'ont jamais été aussi forestienne. ce n'est pas un reproche, cela dit.
Quant aux références aux années 70, je ne peux m'empêcher de ressentir un écho à une certaine forme d'anticipation de cette période dans les forme organique, le design en général mais uassi dan certaines thématiques qui marquent la méfiance grandissante envers un pouvoir à la fois distant, voire insaisissable, et très proche mais d'une manière paternaliste (Blumentritt et Tartarz). C'est de l'ordre du ressenti personnel. j'associe ce genre d'éléments aux années 70, à tort ou à raison.
Le vrai problème que j'ai envers ce livre, c'est la place des femmes. En fait, dès les premières planches publiées dans Kaboom, j'ia ressenti un malaise. Cette machine ou Liebling doit glisser les mains et cette tige qui semble devoir lui servir de siège ressemblait trop à une forme de soumission sexuelle. Je dirai même de violence sexuelle.








spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler
Quand je lisais le livre de Peter Biskind sur le nouvel Hollywood, un des aspects les plus frappants était la condition des femmes. Il cite des "couples créatifs", comme celui de Peter Bogdanovich et Polly Platt? (je n'ai pas la mémoire des noms et l'histoire est restée fixée sur les hommes qui avaient leur nom en haut de l'affiche) qui était une influence artistique essentielle, à tel point qu'il décida de s'en débarraser pour prouver qu'il n'avait pas besoin d'elle, et fit un film complètement raté. La première femme de George Lucas était aussi sa monteuse, ce qui représente un peu plus qu'une tâche technique sans valeur artistique. En allant un peu plus loin, on retrouve le couple Scott et Zelda Fitzgerald.
La relation entre Lantz et Liebling semble tendre vers ces exemples... la femme dans l'ombre de son mari. La "morale" de l'histoire reste floue, d'ailleurs; Il n'existe pas de balise spoiler sur ce beau site, mais on peut se demander quel est le sens de l'histoire que raconte Blutch: boucle temporelle (explication facile, qui offre l'avantage de laisser la part belle sur la satire du milieu de l'édition) ou crise hystérique de Liebling qui, lorsque Lantz perd le nouveau nouveau testament, se projette au moment où Lantz l'a repris et qu'elle l'a aidé sans jamais être créditée. La deuxième perte du NNT lui fait perdre pied et elle mélange la colère de cette deuxième spoliation avec celle ressentie de la première spoliation, celle par Lantz. Je penche pour la seconde option.
Et le fait qu'elle utilise la capsule de cyanure que sa mère lui avait confiée pour éliminer Lantz n'est pas à proprement parler une prise de pouvoir parce qu'elle n'y gagne rien, finalement. Elle élimine un perdant qui a déjà pris tout ce qu'il y avait à prendre. C'est ce que son reflet lui rappelle dans la dernière planche, et qu'elle refuse de voir. Elle se projette comme lorsqu'elle était jeune, avant d'être abusée. Mais elle l'a déjà été et rien ne peut changer cela.
spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler spoiler







On peut revenir sur le rôle qu'il laisse aux hommes, qui ne sont guères glorieux. Mais toutes les relations entre hommes et femmes laissent transparaître un vrai rapport de soumission de la femme. Elles ne sont qu'objets ou amantes hystériques qui ne peuvent rivaliser avec maman, voire simple projection d'un fantasmes (maîtresse SM, secrétaire soumise...)
En effet, "faussement libérée", "faussement indépendante" et "environnement patriarcal" ça marche toujours pour aujourd'hui, difficile de le nier. Il me semble pourtant qu'il existe un volonté de ne pas s'en satisfaire. Peut-être que les lignes bougent lentement, mais elles bougent, à tous les niveaux. Mais ce que fait Blutch, c'est intégrer ce mode de pensée de manière tellement naturelle dans son récit qu'il semble ajouter "et c'est très bien comme ça".

Aba Sourdi, 06.03.2014 à 11:54354530
Thierry :
Blutch semble payer son tribut à Forest, et il le fait bien. Les planches sont superbes, sublimées par la mise en couleur d'Isabelle Merlet. Mais dès les premières planches, un mauvais gout dans la bouche. Il y a indubitablement une volinté d'hommage à une certaine esthétique des années 70 (témoin le projet abandonné de couverture qui imitait une maquette ancienne de Dargaud). Mais des années 70, Blutch a aussi importé une certaine vision de la femme, faussement libérée, faussement indépendante, plus que jamais cloitrée dans un environnement patriarcal. Une ou deux pirouettes n'y changeront rien. Il y avait déjà eu des débats sur la couverture de la réédition de Total Jazz. Blutch enfonce le clou. Il s'est trompé d'époque.

Une critique pour le moins surprenante ! Il me semble que "faussement libérée", "faussement indépendante" et "environnement patriarcal" ça marche toujours pour aujourd'hui, non ? Pour une fois, Blutch ne cède pas à cette sorte de sensualité emphatique sur papier glacé qui ne m'a jamais touché, il y a une certaine malice et l'essentiel n'est pas là : il nous parle surtout du travail et de l'art.

C'est marrant car je n'ai pas pensé une seule seconde à Forest ou aux années 70 en lisant "Lune l'envers". C'est justement cette absence de références qui m'a touché. Alors bien sûr, on peut les saisir quand on est peut-être plus cultivé (quoique je ne vois toujours pas le rapport avec Forest, qui avait une vraie langue littéraire alors que Blutch n'a pas autant de virtuosité à ce niveau-là), mais on peut surtout apprécier l'histoire et les thématiques pour ce qu'elles sont. Cette variation sur toutes les formes d'aliénation m'a convaincu, de par son traitement subtil et imaginatif.

Thierry, 06.03.2014 à 9:44354529
Blutch semble payer son tribut à Forest, et il le fait bien. Les planches sont superbes, sublimées par la mise en couleur d'Isabelle Merlet. Mais dès les premières planches, un mauvais gout dans la bouche. Il y a indubitablement une volinté d'hommage à une certaine esthétique des années 70 (témoin le projet abandonné de couverture qui imitait une maquette ancienne de Dargaud). Mais des années 70, Blutch a aussi importé une certaine vision de la femme, faussement libérée, faussement indépendante, plus que jamais cloitrée dans un environnement patriarcal. Une ou deux pirouettes n'y changeront rien. Il y avait déjà eu des débats sur la couverture de la réédition de Total Jazz. Blutch enfonce le clou. Il s'est trompé d'époque.

Thierry, 04.03.2014 à 20:16354512
Pierre :
Thierry :
Très difficile de juger ce livre qui se veut un voyage dans l'histoire de l'humanité depuis l'apparition des premiers hominidés jusqu'au début de la civilisation antique.
Comme pour Alpha... Directions, Jens Harddr procède par collage et juxtaposition de vignettes mélant illustration directe de son propos et mise en relation avec d'autres qui entre en résonance avec elles, en amplifiant ou en anticipant leur sens initial. La découverte du feu se retrouve ainsi accolée aux autodafés berlinois et aux croix brulées du KKK.
Il y a de l'ironie, beaucoup d'ironie dans le travail de Harder. J'ai un peu de mal avec la manière enthousiaste et un peu naïve d'y voir une sorte de cours magistral. Hardder s'en défant. Son objet est graphique, c'est une vision artistique, au même titre qu'une symphonie ou une épopée. Harder se défend d'ailleurs de toute prétention scientifique, malgré une documentation imposante et un souci d'une certaine rigueur. Mais le propos d'Harder n'est pas scientifique, ni politique (la manipulation par l'image est aisée, mais l'auteur ne se frotte jamais au créationisme larvé ou de design intelligent... il expose). Il parle d'invitation au voyage dansd un univers d'images. Il avoue d'ailleurs choisir ses images plutôt pour leur puissance visuelle, quitte à mélanger des représentations parfois désuettes de l'homme préhistorique.



On cite beaucoup une filiation avec Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio. Je rattacherai plutôt ce travail avec celui de Ron Fricke sur Baraka (mais Reggio et Baraka ont beaucoup collaboré)
un coup de coeur est sans doute excessif mais je ne peux que saluer un tel travail.


La première vignette de la planche que tu as postée ci-dessus est visiblement un clin d'oeil aux "brushstrokes" de Roy Lichtenstein.

en effet, il est mentionné en ressource iconographique

Pierre, 04.03.2014 à 19:59354511
Thierry :
Très difficile de juger ce livre qui se veut un voyage dans l'histoire de l'humanité depuis l'apparition des premiers hominidés jusqu'au début de la civilisation antique.
Comme pour Alpha... Directions, Jens Harddr procède par collage et juxtaposition de vignettes mélant illustration directe de son propos et mise en relation avec d'autres qui entre en résonance avec elles, en amplifiant ou en anticipant leur sens initial. La découverte du feu se retrouve ainsi accolée aux autodafés berlinois et aux croix brulées du KKK.
Il y a de l'ironie, beaucoup d'ironie dans le travail de Harder. J'ai un peu de mal avec la manière enthousiaste et un peu naïve d'y voir une sorte de cours magistral. Hardder s'en défant. Son objet est graphique, c'est une vision artistique, au même titre qu'une symphonie ou une épopée. Harder se défend d'ailleurs de toute prétention scientifique, malgré une documentation imposante et un souci d'une certaine rigueur. Mais le propos d'Harder n'est pas scientifique, ni politique (la manipulation par l'image est aisée, mais l'auteur ne se frotte jamais au créationisme larvé ou de design intelligent... il expose). Il parle d'invitation au voyage dansd un univers d'images. Il avoue d'ailleurs choisir ses images plutôt pour leur puissance visuelle, quitte à mélanger des représentations parfois désuettes de l'homme préhistorique.



On cite beaucoup une filiation avec Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio. Je rattacherai plutôt ce travail avec celui de Ron Fricke sur Baraka (mais Reggio et Baraka ont beaucoup collaboré)
un coup de coeur est sans doute excessif mais je ne peux que saluer un tel travail.


La première vignette de la planche que tu as postée ci-dessus est visiblement un clin d'oeil aux "brushstrokes" de Roy Lichtenstein.

NDZ, 04.03.2014 à 19:39354510
Le genre de petit bouquin débile, pas (trop) étonnant, mais efficace.

NDZ, 04.03.2014 à 19:21354501
Trondheim déroule son histoire. C'est pas mal. Mais ce n'est pas non plus à se damner. Une bonne série de HF, mais loin du Donjon, loin du coeur. Typiquement le produit de substitution.


Très curieux de lire la chose à sa sortie, j'avais calmé mon envie et bien m'en a pris. Je fais encore le peine-à-jouir mais on a plein de trouvailles mais un vrai frein à la lecture dans un fil de l'histoire trop décousu. Une belle impro, une belle performance graphique. Manque un gros poil d'intérêt.


Très très chouette. Vif et percutant.

effer, 04.03.2014 à 15:07354490
[habitant_infini30 : album sans vignette]
Je viens de l'acheter, ça y est c'est fini, il faut que je le relise.
Ce dernier tome est bien bavard comme ci on avait demandé à Samura Hiroaki de terminer vite.
Pourtant, comme d'habitude les combats sont pleins de sang et de poésie.
Mais comme à la fin le Monde change et chacun suit son chemin.
Certains ne connaitront pas d'avenir mais ils appartiennent déjà au passé.
Certains s'en sortiront car ils savent s'adapter à un nouveau Monde loin des règles strictes de l'époque Edo.
Le sabre c'est fini...
4 sabres rouillés.

Thierry, 04.03.2014 à 10:30354482
Très difficile de juger ce livre qui se veut un voyage dans l'histoire de l'humanité depuis l'apparition des premiers hominidés jusqu'au début de la civilisation antique.
Comme pour Alpha... Directions, Jens Harddr procède par collage et juxtaposition de vignettes mélant illustration directe de son propos et mise en relation avec d'autres qui entre en résonance avec elles, en amplifiant ou en anticipant leur sens initial. La découverte du feu se retrouve ainsi accolée aux autodafés berlinois et aux croix brulées du KKK.
Il y a de l'ironie, beaucoup d'ironie dans le travail de Harder. J'ai un peu de mal avec la manière enthousiaste et un peu naïve d'y voir une sorte de cours magistral. Hardder s'en défant. Son objet est graphique, c'est une vision artistique, au même titre qu'une symphonie ou une épopée. Harder se défend d'ailleurs de toute prétention scientifique, malgré une documentation imposante et un souci d'une certaine rigueur. Mais le propos d'Harder n'est pas scientifique, ni politique (la manipulation par l'image est aisée, mais l'auteur ne se frotte jamais au créationisme larvé ou de design intelligent... il expose). Il parle d'invitation au voyage dansd un univers d'images. Il avoue d'ailleurs choisir ses images plutôt pour leur puissance visuelle, quitte à mélanger des représentations parfois désuettes de l'homme préhistorique.



On cite beaucoup une filiation avec Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio. Je rattacherai plutôt ce travail avec celui de Ron Fricke sur Baraka (mais Reggio et Baraka ont beaucoup collaboré)
un coup de coeur est sans doute excessif mais je ne peux que saluer un tel travail.

Anoeta, 02.03.2014 à 17:31354467
Merci pour le conseil. Ceci dit, j'aime bien quand on ne comprend pas tout et qu'il faut se triturer les méninges pour essayer de reconstruire un semblant de logique (Comme dans The Lost Highway pour le cinéma ou dans une moindre mesure, Comme un gant de velour pris dans la fonte.)

Gantois, 02.03.2014 à 17:11354466
celui-ci est encore mieux, et plus compréhensible.

Anoeta, 02.03.2014 à 10:05354459
Un théâtre d'ombres dans un univers flippant, le tout sans aucune bulles. L'histoire n'est pas linéaire et il n'est pas toujours facile de s'y retrouver. C'est bien évidement le but de l'auteur et c'est au lecteur à reconstruire la chronologie et donc la logique de l'histoire. J'ai quand même du lire deux fois et demi le livre de suite pour bien comprendre. C'est le genre de bouquin qu'on déteste ou qu'on adore. Pour moi ce sera 5 mains coupées.

Mael, 01.03.2014 à 13:41354449
Ouép l'intégrale est épuisée, j'ignorai qu'elle était en N&B, mais introuvable à des prix décents...

Cool pour cette suite, dommage là aussi que ce ne soit pas traduit !

Smiley_Bone, 01.03.2014 à 13:34354448
Et puis les humanos avaient pas aussi sorti une intégrale noire et blanc elle aussi épuisée d'ailleurs ? Et à noter qu'aux states une suite est sortie mais avec un naïf eh uniquement au scénario et avec l'excellent Robbi Rodriguez aux crayons.

Mael, 01.03.2014 à 13:30354447
Hé hé, j'ai lu les tomes dans le désordres, j'en ai mis à 3, d'autres à 4, je vais harmoniser tout ça.

Herbv, 01.03.2014 à 12:37354446
"4 sabres au clair !" : Et c'est pour ça que tu bullenotes à 3 :)

Mael, 01.03.2014 à 12:03354445
Puisque Courtney Crumrin était terminé et que Ted Naifeh s'était révélé un auteur passionnant, j'ai voulu aller plus loin. Coup de bol, ma bib a ces titres, depuis longtemps épuisés. Ma foi ça se lit très rapidement, on retrouve l'habileté de trait et le mélange d'humour et d'action assez fin de l'auteur et tout ça est très bien. Mais j'ai vraiment eu l'impression d'un plaisir gâché par les choix éditoriaux. Visant sans doute un (très ?) jeune public l'éditeur a découpé en 6 volumes d'environ 28 pages (!) avec une mise en couleur pas terrible et un passage en format franco-belge, quelques pages rédactionnel "carnet de pirates" remplissent le vide. C'est très regrettable. Je ne peux m'empêcher de me dire que j'aurai mieux apprécié le livre sans ces facéties éditoriales.

Il existe une version US d'un bloc, en petit format N&B, souple, qui est très jolie et à l'avantage d'être à mon avis plus proche du projet et de la cible originale tout en étant beaucoup moins chère. Reste à espérer qu'une édition française de ce type voit le jour dans un futur proche, maintenant que les éditions Humano sont épuisées (et difficilement trouvable). 4 sabres au clair !

Mael, 28.02.2014 à 11:46354427
Pas trop mal mais pas génial, le dessin est intéressant tout en étant parfois trop maladroit, dans un sous-Pierre la Police qui n'est pas talement convaincant. Le récit par contre est vraiment bien mené, un peu abscons mais sans négliger le côté enquête policière, qui se déroule faute d'avancer. Le policier-chef, à l'esprit uniquement occupé par le concours de poésie policière est assez hilarant, c'est finalement un ensemble de portraits de personnages hantant un supermarché froid et sordide, assez réussi de ce point de vue. Imparfait mais pas inintéressant, 3 gouttes de sueur.

lldm, 25.02.2014 à 15:53354392
Sans commentaire supplémentaire autre que : la relecture est encore supérieure à la découverte. C'est de très loin la plus grande chose publiée cette année, et le meilleur livre de Gosselin qui pourtant enchaîne les petits bijoux. Rater ça? Faudrait vraiment choisir obstinément la direction des voyages organisés pour prétendre à l'aventure.

Sinon, toujours pour Musturi : . Pas oublier celui-là, à part, unique. Peut-être commencer par lui.

lldm, 25.02.2014 à 15:44354391

Une telle série mériterait bien mieux qu'une notule paresseuse de quelques lignes ; cette petite guirlande de vignettes ici n'a pas d'autre vocation que de rappeler à votre souvenir(ou de signaler à votre attention) le travail incroyable de Musturi. Dire que c'est beau, mélancolique, radieux, serait trop peu ; évoquer la précision maniaque et peu égalable des bichromies dans lesquelles sont traités les trois premiers volumes est très au-dessous de la vérité. Bref, voilà qui mériterait un long travail d'écriture dans Pré Carré un de ces quatre. En attendant, bonnes lectures de Musturi.

effer, 25.02.2014 à 14:53354388

Voilà un tome décevant, le début surtout; les auteurs originaux ont cédé leur place à d'autres auteurs qui emploient la ligne claire et des couleurs très saturées.
Si c'est pour introduire la série originale et faire ensuite un catalogue des différents aliens que vont rencontrer le couple fondateur de la série et bien ce n'est pas très bon.
Mézières et Christin avaient fait mieux comme catalogue auparavant.

Docteur C, 24.02.2014 à 23:32354380
Charlie Brown :
Ah ! Tu t'exprimes enfin sur Loo Hui Phang, au lieu d'éclater d'un rire sarcastique et sardonique à chaque fois que son nom est prononcé...

Pour ma part, je n'ai lu que ses ouvrages réalisés en collaboration avec Cédric Manche, Panorama et J'ai tué Geronimo, chez Atrabile, et j'avais trouvé ça très bien, à l'époque. Peut-être devrais-tu les essayer, même si nous n'avons aucune bullaffinité... :o)


Il me semble avoir lu Panorama il y a longtemps. J'en ai gardé un souvenir trop vague pour en parler.

Suite et fin du panoramique précédent :

Biomega (les six tomes)
D'accord c'est du seinen, publié chez Glénat, et chez Shueisha au Japon, la plus grosse maison d'édition de manga industriel. Avec tous les inconvénients que cela emporte : livraison hebdomadaire, scènes de combats passages obligés, codes graphiques, éditeur au cul de Nihei qui oriente la caractérisation des personnages. Mal édité, avec des posters couleurs putassiers.
En plus c'est une série qui dérive complètement, dans un prolongement à la demande de l'éditeur.
Mais il s'y passe autre chose, du moins je suis fasciné par les propriétés de cette bande dessinée, par ce qui s'y déroule d'un monde en mutations multiples. Je trouve Biomega bien plus beau, opaque et fou qu'un Miyazaki ou qu'un Otomo. Ce serait Miyazaki qui dessine son cancer fantasy et Otomo qui prend du poppers pour travailler. Nihei est un monstre du dessin de bande dessinée. Qui travaille sans assistant. Sa maîtrise de la composition, des perspectives architecturales, de l'anatomie plastique dans les plis et replis baroques des os, des chairs et de ce qui les entourent et les façonnent est erratique mais indiscutable.
Certes "l'histoire" est confuse, l'intrigue s'il y en a une est mal menée, mais c'est toujours fascinant, un monde vit et mute dans la bande dessinée même. On a parfois l'impression d'être dans le genre seinen au plus bas, mais pourtant s'y déroule en même temps une puissance de vie indescriptible dans un univers insondable. D'ailleurs c'est si indescriptible que j'arrête d'essayer.
4 milliards de kilomètres de Régénérateur qui poussent à vitesse infinie dans l'univers

BOPCCBA numéro 2
Un inventaire foisonnant des procédés et possibilités de reproduction et de façonnage à la maison, pour des bandes dessinées et des travaux plastiques de C. de Trogoff et L.L. de Mars entremêlés. C'est un magnifique travail artisanal dont la lecture est une joie sans cesse renouvelée, mais dont le prix de vente à l'exemplaire et la rareté rendent l'objet d'un certain luxe.
4 RSA d'encres et de papiers

OXO
Premier livre de Muzotroimil publié par l'un de mes "éditeurs", Bicéphale. Là aussi c'est emmerdant, car il y a forcément du partisan et de l'amical dans ce que je peux en écrire. Ce livre dialogue en plus plastiquement avec le Docilités de LL de Mars (à travers la cocotte en papier notamment) paru dans la même collection Non-consanguine. Mais je m'en fous, je suis absolument convaincu par ce travail, par la composition du livre, soignée dans les moindres détails, par ce qu'il invente du politique dans un travail de collage infographique, de montage d'images générées par ordinateur et de tramages mécaniques avec des textes trouvés. Par le souffle plastique qui le traverse de bout en bout, une reconfiguration des lectures de l'enfance (Placid et Muzo) dans une interrogation vivante de ce qui fait une bande dessinée et de ce qu'elle peut faire.
Coup de pliures de cocottes en papier

effer, 24.02.2014 à 17:59354374
chrisB :
effer :

Sugar n'est qu'un gros chat noir mais il est la terreur du quartier.
Il va voir passer, parfois de façon éphémère d'autres compagnons, comme ce chaton mort prématurément de problèmes respiratoires, ou cette petite chatte blanche sourde qui disparaît un jour dans les tuyaux.

Il connaîtra un déménagement, le lit du couple les jeux les chasses et même le bébé, c'est comme ça que se déroule une vie de chat jusqu'à ce que la vieillesse n'arrive et que cette longue et belle vie s'achève.

Bastet l'a rappelé ( la piqure du vétérinaire en fait).
Tout le Monde des bipèdes est triste.
Feront - ils leur deuil longtemps avant de prendre un nouveau compagnon,
Sugar tenait si bien sa place de terreur de la maison et du quartier.


Curieux album pour une lecture étrange, mais j'ai trouvé ça vraiment pas mal.

Oui, curieux, je lui ai mis 4 griffes.

chrisB, 24.02.2014 à 17:52354373
effer :

Sugar n'est qu'un gros chat noir mais il est la terreur du quartier.
Il va voir passer, parfois de façon éphémère d'autres compagnons, comme ce chaton mort prématurément de problèmes respiratoires, ou cette petite chatte blanche sourde qui disparaît un jour dans les tuyaux.

Il connaîtra un déménagement, le lit du couple les jeux les chasses et même le bébé, c'est comme ça que se déroule une vie de chat jusqu'à ce que la vieillesse n'arrive et que cette longue et belle vie s'achève.

Bastet l'a rappelé ( la piqure du vétérinaire en fait).
Tout le Monde des bipèdes est triste.
Feront - ils leur deuil longtemps avant de prendre un nouveau compagnon,
Sugar tenait si bien sa place de terreur de la maison et du quartier.


Curieux album pour une lecture étrange, mais j'ai trouvé ça vraiment pas mal.

effer, 24.02.2014 à 16:11354371

Délicieux, génial, Watterson multiplie les gags et les conversations imaginaires entre le tigre en peluche compagnon d'un gamin plein de vie et d'imagination qui pose les questions habituelles d'un gamin de son âge à ses parents, agacés ou interloqués.
Difficile à donner un avis, mais content que cette réédition me permette de découvrir cette série.
4 peluches

effer, 24.02.2014 à 16:02354368

Sugar n'est qu'un gros chat noir mais il est la terreur du quartier.
Il va voir passer, parfois de façon éphémère d'autres compagnons, comme ce chaton mort prématurément de problèmes respiratoires, ou cette petite chatte blanche sourde qui disparaît un jour dans les tuyaux.

Il connaîtra un déménagement, le lit du couple les jeux les chasses et même le bébé, c'est comme ça que se déroule une vie de chat jusqu'à ce que la vieillesse n'arrive et que cette longue et belle vie s'achève.

Bastet l'a rappelé ( la piqure du vétérinaire en fait).
Tout le Monde des bipèdes est triste.
Feront - ils leur deuil longtemps avant de prendre un nouveau compagnon,
Sugar tenait si bien sa place de terreur de la maison et du quartier.

Mr_Switch, 24.02.2014 à 14:08354365
Je suis bien content d'avoir lu ce Pieds Nickelés.
C'est donc un épisode avec des vignettes contenant potentiellement des bulles et accompagnées d'un gros récitatif non vraiment synchro.
Voilà. En fait, c'est assez illisible selon les codes de lecture actuels. Les récitatifs expliquent parfois les vignettes, généralement expliquent les ellipses entre les vignettes (ce qui est nécessaire, hein. Les vignettes ne se suffisent pas le plus souvent). Ces pavés de texte sont donc souvent du narratif sur un mode descriptif/explicatif. Du synopsis ?
Evidemment c'est maintenant difficile de s'intéresser au premier degré à l'histoire...

Bon, je suis satisfait de mon expérience malgré tout ! :)

Charlie Brown, 24.02.2014 à 9:37354348
Ah ! Tu t'exprimes enfin sur Loo Hui Phang, au lieu d'éclater d'un rire sarcastique et sardonique à chaque fois que son nom est prononcé...

Pour ma part, je n'ai lu que ses ouvrages réalisés en collaboration avec Cédric Manche, Panorama et J'ai tué Geronimo, chez Atrabile, et j'avais trouvé ça très bien, à l'époque. Peut-être devrais-tu les essayer, même si nous n'avons aucune bullaffinité... :o)

Docteur C, 23.02.2014 à 12:15354344
Prestige de l'uniforme :
Cette lecture m'a plongé dans la même stupeur doublée d'ennui qu'un téléfilm de deuxième partie de soirée sur M6... Les dialogues sont atroces. Quant aux situations, par exemple l'épouse qui se livre à la pratique des soirées SM parce qu'elle est déçue par la libido de son mari, son seul énoncé suffit à situer le niveau du bousin. Qu'on parle d'intime au sujet de cette bande dessinée a quelque chose de violemment risible. Pour ce qui est du traitement de la "question" du super-héros, il faut n'avoir lu que peu de comics pour lui accorder mieux qu'un bâillement.
Micol ne s'y est d'ailleurs pas trompé car son dessin m'a semblé très fainéant et peu inspiré de bout en bout, sans doute par manque d'investissement (sur d'autres travaux son dessin est autrement enthousiasmant).
Super 0

Les enfants pâles :
une manière de conte politique cruel traité à la façon d'un survival d'un groupe d'enfants en temps de crise. C'est nettement mieux écrit et dessiné que le livre précédent, et traversé de thèmes pertinents traités avec plus ou moins de justesse, en tout cas il y a une écriture tenue, plus du tout télévisuelle (même si Lost est logé là quelque part), et de beaux moments de dessin. Cependant l'alternance pages de textes/pages de dessin, pages de textes /bulles et bande dessinée a quelque chose d'artificielle, dans ses modalités pour la longue première partie Dans la plaine en tout cas. Les parties suivantes se perdent plus ou moins, et le livre se conclut par un fantastique pas loin du conte de fées, suivi d'un embaumement nostalgique du récit du livre (l'imaginaire et la révolution bien rangés propret dans l'enfance). On est dans la fiction qui se rassure au final d'être un imaginaire coupé du réel adulte. Pas glop.
Il y a en outre quelque chose d'un peu boursouflé dans ce bouquin, au sens où le nombre de pages et le format, et même la composition d'ensemble, ne se justifient finalement que par l'expression "roman graphique" écrite sur la couverture...
2 parts de marché

Journal Lapin (2008-2009):
Ce livre était offert sur le stand des éditions Ego Comme X à Angoulême. Cette gratuité emporte-elle un jugement différencié ? J'espère que non. Ce sont les pages d'un journal tenu par Lucas Méthé épisodiquement dans la dernière formule de Lapin (avant Mon Lapin), plus quelques inédits, travail mené parallèlement à L'apprenti paru il y a quelques années chez le même éditeur. On y lit la volonté d'une avant-garde pour la bande dessinée, mais sans conviction sinon un chapelet de références littéraires, on y lit que la bande dessinée serait intrinsèquement impuissante à produire cette avant-garde. On y lit la fatigue et l'acrimonie d'un éditeur. On y voit défiler l'évocation (l'invocation?) de quelques figures plus ou moins reconnues de la bande dessinée alternative : JC Menu, JM Bertoyas, F Henninger, etc.
Tandis que le doute sur la pratique de la bande dessinée dans L'apprenti accompagne un dévoilement clinique de l'intime, ici on est plutôt dans un exercice qui s'apparenterait vaguement au Journal des Goncourt fatigué fatigué.
2 dépressions molles

Polychromie:
Collectif des éditions Polystyrène, des jeunes qui en veulent, et qui font bien les choses pour en avoir : maquette et impression impeccables, et principe fort et excitant : une bichromie bleue et rouge livrée avec deux feuilles rhodoïd des mêmes teintes, ceci permettant trois lectures de chaque planche : une sans filtre, une avec le filtre bleu où seul le rouge (et le marron combinatoire des deux couches) se lit, et une avec le filtre rouge où seul le bleu et le marron apparaissent.
Parce qu'il s'agit d'un collectif, cette contrainte est plus ou moins bien exploitée par les contributeurs. Un moment de lecture intense, et le coeur du collectif à mes yeux est la série de planches de Florian Huet, LL de Mars puis Benoît Préteseille, qui justifie à elle seule cette publication. Pour le reste je ne détaille pas mais les participations oscillent du moyen au très convaincant.
Un dernier point : c'est une expérience de lecture éprouvante, une lutte inédite avec l'objet livre, parce que les feuilles de rhodoïd sont collantes, glissantes et aussi très salissantes, la poussière s'y incruste irrémédiablement en un clin d'oeil.
Mode opératoire personnel : tenter de lire la page sans filtre (souvent quelque chose d'absolument confus). Saisir la feuille bleue sans la salir. S'y reprendre à trois fois (elle reste collée sur le support propre où on l'a posé, puis flotouille dans l'air sans qu'on parvienne à la plaquer). Enfin parvenir à poser la feuille rhodoïd sur la page. S'apercevoir qu'on aurait mieux fait de d'abord lire toutes les pages avec l'autre filtre rouge. Ou qu'on a eu tort de ne pas utiliser les deux filtres successivement sur chaque page. Dans l'ordre inverse de celui employé. Etc.
3 passages couleurs

lldm, 22.02.2014 à 17:28354342
Découverte un peu tardive du travail d'Ilan Manouach. Même si j'ai pris globalement un très grand plaisir à ses diverses expériences éditoriales avec la Cinquième couche, en solitaire ou dans la composition de sortes de labos collectifs, c'est ce livre là qui m'a de loin le plus enthousiasmé. Le caractère à la fois de singularité et de modernité de ses travaux se distingue bien plus clairement dans cette bande dessinée que dans ses autres livres, plus liés aux publications en usage dans le monde de l'art contemporain. Une lecture revigorante.

Tiger, tiger, burning bright
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry?


Mael, 22.02.2014 à 8:17354337
lanjingling :
Et de Jijé du coup

Oui bien sûr !

lanjingling :
Le truc, c'est que je ne vois pas cela seulement comme une bonne BD humoristique, il y a tout le sous-tendant politique qui est vraiment particulier dans l'approche (cf ma chronique); tu n'y as pas été sensible visiblement. Il faudra que je me débrouille pour trouver son premier, voir si j'aimerai autant un autre univers.


Il est fort possible que tout ça ne m'ai en effet pas été sensible, le premier n'a rien mais vraiment rien à voir, mais est très bien.

lanjingling, 22.02.2014 à 3:41354335
Mael :

Un peu déçu par la lecture du second livre de Yoon-sun Park. Je trouve le changement d'univers très intéressant, plutôt habile, l'histoire est haletante et amusante et on ne s'ennuie pas. Pourquoi déçu alors ? Parce que je m'attendais à plus avec les chroniques plus qu'enthousiaste de lanjingling. Mais c'est une bonne lecture, l'auteur n'a pas peur de porter pendant plus de 100 pages un personnage profondément idiot et s'en sort bien, il y a des pages excellentes (le dialogue entre le général et le barman), un comique de situation assez fort (tout le monde trouve normal de considérer comme un chien cet homme qui garde tous les attributs de l'homme, sans parler du chat qui se prend pour un chient) après ça ne m'a pas pour autant marqué. Une bonne BD humoristique, un bon dessin, mais pas le même enthousiasme que d'autre. A lire à l'occasion, on passe un bon moment. 3 os.
Le truc, c'est que je ne vois pas cela seulement comme une bonne BD humoristique, il y a tout le sous-tendant politique qui est vraiment particulier dans l'approche (cf ma chronique); tu n'y as pas été sensible visiblement. Il faudra que je me débrouille pour trouver son premier, voir si j'aimerai autant un autre univers.


Mael :

Enfin une réédition de Copi ! Bon c'est une anthologie, pas une intégrale, mais c'est un début. Au moins le boulot a été bien fait, il y a très peu de mauvaises pages dans ce premier volume. Espérons que ça fasse reprendre sa place à Copi dans les librairies, j'adore son théâtre mais il ne faudrait pas oublier que ce fut aussi un grand dessinateur. 4 chaises.

Oui :)

lanjingling, 22.02.2014 à 3:18354334
Mael :
Allez savoir pourquoi, j'ai toujours eu de l'affection pour Franz, un des seuls bons héritiers de Giraud.
Et de Jijé du coup
Mael :
Le dessin est élégant, bien plus vivant que du Blanc-Dumont
oui, le dessin de Blanc-Dumont est pour moi trop loin de l'univers de Blueberry, ne lui correspond pas; par contre, il va très bien avec son personnage de Jonathan Cartland.
Mael :
,il y a une nostalgie toujours portée, et particulièrement dans ce récit mélancolique sur fond d'Irlande... Comme toujours il y a des chevaux, mais pour une fois pas mal d'humains (et un bélier gigantesque aussi), c'est une belle balade, un peu rapidement conclue, mais qui se lit très agréablement et avec plaisir. Parmi les "classiques", Franz gagne indéniablement à être connu. 3 moutons.
Et donc, voulant me renseigner sur sa bibliographie, je viens d'apprendre qu'il était décédé, et relativement jeune en plus...

Mael, 21.02.2014 à 23:41354333
Allez savoir pourquoi, j'ai toujours eu de l'affection pour Franz, un des seuls bons héritiers de Giraud. Le dessin est élégant, bien plus vivant que du Blanc-Dumont, il y a une nostalgie toujours portée, et particulièrement dans ce récit mélancolique sur fond d'Irlande... Comme toujours il y a des chevaux, mais pour une fois pas mal d'humains (et un bélier gigantesque aussi), c'est une belle balade, un peu rapidement conclue, mais qui se lit très agréablement et avec plaisir. Parmi les "classiques", Franz gagne indéniablement à être connu. 3 moutons.

Charlie Brown, 20.02.2014 à 15:27354320




Pas accroché du tout à ce conte morbide. Bon, c’est sûr que, de toute façon, j’ai jamais vraiment accroché avec les contes dits "pour enfants" (ou "de fée" comme dit ingweil dans sa chronique). Ni à ce qui est morbide, d’ailleurs. Même quand j’étais enfant, ça m’a toujours fait chier. Quant à la cruauté et à la violence, j’ai toujours essayé de les fuir, que ce soit dans la vie ou dans l’art et la fiction (ou alors faut que ce soit de haute volée, genre le Blast de Larcenet par exemple, pour rester dans le domaine de la bande dessinée...). Je ne sais pas de quel genre de névrose je souffre, mais, à coup sûr, je dois être un névrosé :o). Du coup, c’était juste pas pour moi, ce bouquin. Cela dit, je n’ai pas trouvé mon compte dans la narration non plus. Bref, tout ça ne me parle absolument pas et m’ennuie profondément.

(Tiens, je me rends compte que les Kerasccoët ont aussi commis Beauté, que je n’aime pas non plus, et je savais que Vehlman avait signé les scénarios des derniers Spirou et Fantasio, de Seuls, et de Wondertown, et que ce n’était déjà pas trop ma tasse de thé... J’aurais dû me méfier...)






Bien aimé le fantastique de l’idée de départ. Les potentiels de développement sont vastes et les auteurs ont, du coup, dû choisir un angle d’attaque dans le champ des possibles. Peut-être que ça reste un brin trop potache et que ça aurait pu être plus fouillé, mais ça fonctionne pas mal et la lecture est assez plaisante et amusante.

chrisB, 19.02.2014 à 23:37354316
Mr_Switch :
Non, point encore.


Pourtant il est juste posé devant moi, là sur la table :)

Mr_Switch, 19.02.2014 à 18:11354312
A quoi ça sert que l'on se décarcasse à mettre les dates de parution si Môssieur Thierry ne jure que par Amazon :)

effer, 19.02.2014 à 17:18354310
Merci.

Thierry, 19.02.2014 à 17:17354309
7 mars selon amazon

Mr_Switch, 19.02.2014 à 17:02354307
Non, point encore.

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