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pirik2, 18.06.2012 à 14:53345037
Les débuts de Wolinski n'ont pas grand chose d'indéchiffrable, au contraire je trouve qu'il dit souvent trop, montre trop. Il saborde en bavardises assez pataudes des idées qu'un seul dessin servirait très bien.

Et ses pages dans les premiers mensuels d'hara kiri valaient moins que n'importe quel gag de l'almanach Vermot!

Que ce soit bourré d'humanisme ne change pas grand chose à l'intérêt de ce qu'il a publié.

Aba Sourdi, 18.06.2012 à 14:24345035
Pas d'accord. Cabu c'est du très bon dessin de presse, et Wolinski c'est de la très très bonne fantaisie.

La sous-estimation de Wolinski est vraiment un mystère pour moi. J'ai l'impression que son seul crime c'est de ne pas être mort comme Reiser. Si ça se trouve lui aussi aurait mal vieilli !

Bon, je sais bien que graphiquement, Reiser c'est quand même plus prodigieux, y'a de l'invention plastique dans son trait, mais il n'empêche que le style de Wolinski est riche et varié à ses débuts, il peut se montrer aussi bien appliqué que nerveux, ainsi que très exubérant quand il veut. Pour moi la liberté de Wolinski est plus enthousiasmante, tandis que Reiser est à situer dans un plaisir esthétique plus intellectuel.

Et puis Wolinski est un grand écrivain, il a un regard qui ne ressemble à aucun autre. Et puis c'est bourré d'humanisme, c'est le plus tendre de la bande Hara-Kiri et parfois ça fait du bien.

Bref, c'est un auteur qu'il faut savoir lire, comme tous les grands. Il n'est pas souvent facile à déchiffrer (dans tous les sens du terme), mais quand on ne connaît pas ses premiers livres c'est quand même un manque à rattraper, à mon sens.

pirik2, 18.06.2012 à 14:12345034
Aba Sourdi :

je rappelle que tous les livres publiés par le Square sont des chefs-d'oeuvres.


Sauf les cabu et les Wolinski, bien sûr!

Aba Sourdi, 18.06.2012 à 13:50345033
Toujours aussi génial. La BD la mieux écrite du moment, ce qui était la moindre des choses étant donné le sujet. Baraou-Ayroles, quel duo de choc, n'empêche !

Aba Sourdi, 18.06.2012 à 13:45345032
Mael :
InternalLobster :
Aba Sourdi :
Pourquoi j'entends personne dire que Wolinski est un poète et un philosophe alors que c'est le cas ?

Tu tiens vraiment à ce qu'on te répondre? Tu cherches les ennuis.


Pour une fois, je salue la réponse d'InternalLobster (beaucoup de gens disent ça en ce moment c'est bizarre).

Mais je vais quand même répondre, parce que j'aime bien Aba. En fait personne ne dit jamais Wolinsky est un poète parce qu'il n'a rien d'un poète, et personne de dit que c'est un philosophe parce qu'il n'a rien d'un philosophe. Tout simplement (j’admets ne pas avoir lu cet ouvrage là mais je doute qu'il fasse évoluer ma position).

On peut voir les choses comme ça, mais dans ce cas ni Gébé ni Denis Bourdaud ne sont des poètes-philosophes non plus. Tout ça pour dire que ce recueil m'a évoqué ces deux auteurs, en peut-être plus léger que Gébé mais en plus riche et plus fourmillant que Bourdaud. Il ne faut pas réduire Wolinski à son côté graveleux, ses recueils au Square sont bourrés de fulgurance imaginative, de liberté graphique et d'inquiétude philosophique, en plus de son regard sociologique savoureux. Bref, c'est tout à fait du niveau de Reiser ou de Willem, et presque de celui de Gébé. Ce n'est pas parce qu'il a ensuite eu une évolution plus discutable qu'il faut jeter ses premières années, je rappelle que tous les livres publiés par le Square sont des chefs-d'oeuvres.

lanjingling, 18.06.2012 à 1:16345026
Herbv :
Mr_Switch :
D'un côté, c'est franchement pas terrible : personnages qui apparaissent tout à coup dans le vaisseau sans être présenté. Séquentialité hasardeuse. Dessin assez irrégulier. Histoire assez incompréhensible. Et en même temps, je ne suis déçu de mon - modeste - achat. Pour l'objet plus que pour l'histoire, donc. (Une BDérivé de plus de 32 ans, tout de même).


Déjà que la série originale ne vaut pas grand chose...
Elle est mythique, mais il est vrai que sa valeur en tant que dessin animé...La B.D., jamais lu, pas envie.

Herbv, 17.06.2012 à 22:10345025
Mr_Switch :
D'un côté, c'est franchement pas terrible : personnages qui apparaissent tout à coup dans le vaisseau sans être présenté. Séquentialité hasardeuse. Dessin assez irrégulier. Histoire assez incompréhensible. Et en même temps, je ne suis déçu de mon - modeste - achat. Pour l'objet plus que pour l'histoire, donc. (Une BDérivé de plus de 32 ans, tout de même).


Déjà que la série originale ne vaut pas grand chose...

Mael, 17.06.2012 à 18:47345024
InternalLobster :
Aba Sourdi :
Pourquoi j'entends personne dire que Wolinski est un poète et un philosophe alors que c'est le cas ?

Tu tiens vraiment à ce qu'on te répondre? Tu cherches les ennuis.


Pour une fois, je salue la réponse d'InternalLobster (beaucoup de gens disent ça en ce moment c'est bizarre).

Mais je vais quand même répondre, parce que j'aime bien Aba. En fait personne ne dit jamais Wolinsky est un poète parce qu'il n'a rien d'un poète, et personne de dit que c'est un philosophe parce qu'il n'a rien d'un philosophe. Tout simplement (j’admets ne pas avoir lu cet ouvrage là mais je doute qu'il fasse évoluer ma position).

InternalLobster, 17.06.2012 à 17:37345023
Mr_Switch :
D'un côté, c'est franchement pas terrible.

En même quand tu vois que le scénario est signé Claude Moliterni tu te doutes que ça va être une bouse.

Mr_Switch, 17.06.2012 à 17:33345022
D'un côté, c'est franchement pas terrible : personnages qui apparaissent tout à coup dans le vaisseau sans être présenté. Séquentialité hasardeuse. Dessin assez irrégulier. Histoire assez incompréhensible. Et en même temps, je ne suis déçu de mon - modeste - achat. Pour l'objet plus que pour l'histoire, donc. (Une BDérivé de plus de 32 ans, tout de même).

InternalLobster, 17.06.2012 à 17:31345021
Aba Sourdi :
Pourquoi j'entends personne dire que Wolinski est un poète et un philosophe alors que c'est le cas ?

Tu tiens vraiment à ce qu'on te répondre? Tu cherches les ennuis.

Aba Sourdi, 17.06.2012 à 15:02345019
Largement dans le top 10 des meilleurs recueils de BD poético-métaphysiques ! Pourquoi j'entends personne dire que Wolinski est un poète et un philosophe alors que c'est le cas ?

Aba Sourdi, 17.06.2012 à 14:52345018
L'Oeuvre de Lécroart devient de plus en plus profonde et personnelle. L'OuBaPo comme moyen d'aller chercher au fond de soi, qui l'eut cru ?

marclizano, 29.05.2012 à 17:55344783
InternalLobster :
C'est marrant, moi j'ai failli faire La poupée sanglante pour Noctambule, c'est Clotilde Vu qui m'avait demandé en 2007, mais elle n'a pas donné suite. J'ai revu le feuilleton de 1976 avec Yolande Foliot en 1997, ça n'avait pas "mal vieilli". J'avais bossé sur l'adaptation, c'est un boulot de chien, bien plus difficile que de créer un scénario de toutes pièces.

Je ne l'ai jamais cette série, il faudrait que je me trouve ça tiens… Pour l'île, je sais que Vehlman et Bonhomme voulait aussi s'y atteler et heureusement que j'ai évacué cette idée… j'ai des complexes rien que d'y penser.

NDZ, 29.05.2012 à 9:49344778
Une fable zététicienne au pays imprégné de magie des petits lutins bleus, tu y crois, toi ? Certes, la série jongle habilement dupuis (hu hu) ses débuts entre magie et fantastique pur jus et des paraboles sur les espoirs portés et dangers apportées par la Science. Mais après l'Oeuf et les Schtroumpfs ou la naissance du golem-pfette, comment combattre auprès des schtroumpfs les superstitions et croyances qui pourraient avoir pour origine la simple observation empirique de leur propre quotidien ? Vraiment râté... sur le même sujet, préférer Charivari chez les petites poules pour une lecture rafraichissante, tendre et drôle.

InternalLobster, 28.05.2012 à 4:51344761
C'est marrant, moi j'ai failli faire La poupée sanglante pour Noctambule, c'est Clotilde Vu qui m'avait demandé en 2007, mais elle n'a pas donné suite. J'ai revu le feuilleton de 1976 avec Yolande Foliot en 1997, ça n'avait pas "mal vieilli". J'avais bossé sur l'adaptation, c'est un boulot de chien, bien plus difficile que de créer un scénario de toutes pièces.

marclizano, 26.05.2012 à 22:23344753
Mr_Switch :

Voilà un livre sur lequel il m'est difficile de témoigner. J'ai une affection particulière pour Marc Lizano, pour diverses raisons. Hélas ce livre ne m'a convaincu entièrement. La faute aux circonstances (j'ai retardé ma lecture pour cause de deuil), la "faute" au livre.

D'un côté, il y a la forme, la structure du livre. Le récit est entrecoupé de présentation de Leblanc, de Claude Jade, de Marc lui, même. Façon journaux feuilletonnesques début XXème, les livres de la collection Nocturne sont présentés dans le corps du livre. Cette petite audace est heureuse. C'est forcément un plus.

Enfin, et c'est sûrement une grande clef de compréhension, le livre n'est pas une adaptation directe du roman de Leblanc, mais l'adaptation de la série télé adaptée du roman. Que ce soit le cas n'enlève rien, ou contraire ça rajoute une dimension.

Attention, le livre de Marc n'est pas raté. Seulement il mise sur un pouvoir d'évocation dont il me manquait tout un pan de référentiel. Et je crains de ne pas être le seul dans ce cas.
A quand une édition spéciale avec le DVD de la série, pour une expérience unique !? :)

Merci pour la critique. Un truc est sûr, c'est que Noctambule m'a permis de faire le livre comme je voulais et a même poussé en ce sens, pour que je ne me restreigne pas. C'est rare et, du coup, le livre est vraiment comme je l'avais voulu, même si ça n'est pas une garantie que ce soit réussi (ou raté…)
Sinon, non, ce n'est pas une adaptation de la série tv, ni du roman d'ailleurs, c'est comme une lecture parallèle, ce que devrait être une adaptation à mon sens…
Et, les dvd sont disponibles (on les trouve d'occaz sur price minster…) mais ça a terriblement mal vieilli j'en ai peur : ). je crois qu'il fallait avoir moins de 10 ans à la fin des années 70 pour y être sensible. Maintenant, ça risque de te paraître un peu surjoué, lent et très triste, plutôt que frénétique et angoissant comme j'ai pu le ressentir à l'époque.

InternalLobster, 25.05.2012 à 18:43344750
zewed :
...aussi des bons livres qui parle du passage à l'âge adulte. Mais bon, je sais que toi et Appollo…

Moi et Appollo? J'avais bien aimé Biotope, pas Île Bourbon (mais pas sûr que ce soit du fait du scénario),j'ai un souvenir flou mais bon de la grippe coloniale et pas eu l'occasion de lire Commando Colonial, pas de problème avec Appollo.

C'est vrai que le Spirou du début des années 80 augurait du meilleur, et paf ils ont axé sur le gag lourdingue en une ou quelques pages, toutes les merdes de Cauvin devenues le cimetière de quelques talents gâchés (dont Hardy, quelle honte), puis celles de Gilson et Zidrou. Ils se sont bien plantés chez Dupuis avec cette politique du truc pourri et facile pour public crétin, alors que De Kuische avait vraiment posé les bases d'un renouveau de qualité.

zewed, 24.05.2012 à 20:15344736
InternalLobster :
Les Baleines publiques avaient quelque chose du roman initiatique, mais plus encore la Nuit du chat, sur le passage à l'âge adulte, c'est rare en bande dessinée l'équivalent du roman initiatique, je n'ai pas d'autres titres qui me viennent à l'esprit.



Récemment, il y a eu


et


qui sont (peut-être de manière plus "premier degré") aussi des bons livres qui parle du passage à l'âge adulte. Mais bon, je sais que toi et Appollo…

Thierry, 24.05.2012 à 18:10344735
décidément, les années 80 sont le moment où la bande dessinée s'est pris les pieds dans le tapis.
Il est amusant de constater qu'une série comme Germain... et nous présentait une vraie vision de l'adolescence de la deuxième partie des années 70 et des années 80, sans jamais parvenir à les faire grandir, alors qu'il y avait là un potentiel incroyabe de faire grandir des personnages avec leurs lecteurs. En lieu et place Jannin essayera de lancer une série faussement présentée comme une suite de Germain... qui tourne autour de trentenaires, qui auraient pû être, en effet, les ado de Germain s'ils avaient grandi.

lanjingling, 24.05.2012 à 18:02344734
Ben oui, Bidouille et Violette.
C'est incroyable, Vacances de printemps, Broussaille, Bidouille, c'est pratiquement les seuls trucs franco-belges sur lesquels des adolescents chinois accrochent. A part ça, ils ne lisent que des mangas.
Imaginons un instant que Dupuis ait poussé à fond ces auteurs de B.D. adolescente (“B.D. initiatique“), voir ait développé le mouvement avec d’autres auteurs , il n’y aurait pas eu ce manque béant dans la B.D. pour ados que le manga est venu combler (et dans une moindre mesure les super-héros U.S., mais plus encore les films qui en sont dérivés), et ce serait actuellement le franco-belge qui dominerait le monde de la B.D.

Thierry, 24.05.2012 à 17:38344733
Frank, Yslaire, Le Gall, on tombe en plein dans la génération sacrifiée de Dupuis

lanjingling, 24.05.2012 à 17:35344732
Les Théodore Poussin, et

(également scénarisé par Le Gall)

Thierry, 24.05.2012 à 17:00344731
Sambre, en filigrane ? Ce n'est pas le thème premier du récit, mais il y a un vrai parcours initiatique pour Bernard et surtout Julie.

InternalLobster, 24.05.2012 à 16:19344730
Les Baleines publiques avaient quelque chose du roman initiatique, mais plus encore la Nuit du chat, sur le passage à l'âge adulte, c'est rare en bande dessinée l'équivalent du roman initiatique, je n'ai pas d'autres titres qui me viennent à l'esprit.

Thierry, 24.05.2012 à 15:05344726
René Haussman en guest de cette deuxième aventure plus bucolique. Il y est question d'écologie responsable et réaliste, de lumières, et de tout ce qui fait de Broussaille une belle réussite de la bande dessinée franco-belge.

InternalLobster, 24.05.2012 à 14:17344725
Merci pour ce lien Zewed

Thierry :
InternalLobster :
En ce moment je bosse sur le Bruxelles des années 30 et c'est horrible de voir le massacre que la ville a subi.

tu travailles à ton projet sur Hergé et Tchang ?

Oui, sur Georges et Tchang.

Thierry, 24.05.2012 à 10:27344719
InternalLobster :
En ce moment je bosse sur le Bruxelles des années 30 et c'est horrible de voir le massacre que la ville a subi. Même les lieux qui n'ont pas été détruits ont perdu les perspectives qui étaient les leurs avec les immeubles de merde qu'on a foutu dans le paysage.

Zewed, quand tu parles du parc Jourdan, c'est du parc Léopold qu'il s'agit? La page 22 des Baleines(grande case unique), quand Brousaille arrive au musée, cette vue existe ou c'est la liberté de l'auteur? Sinon c'est quelle rue qu'il monte, la rue Vautier? Sinon laquelle?

Je suis à Paris, alors je visite par Google street.

tu travailles à ton projet sur Hergé et Tchang ?

zewed, 24.05.2012 à 9:15344717
Pour la page 22, j'ai été regarder. Broussaille est bien rue Vautier. Les grilles sur les 2 côtés et le fait que la rue tourne vers la gauche en montant, en attestent. Par contre, au moment des baleines publiques, la tour De Vestel existe déjà puisque le gros œuvre date des années 30. (La tour ne sera finie que début 80). Thierry a donc raison sur ce point.

source : http://www.buildingsagency.be/realisatieberichten_fr.cfm?key=121#4

InternalLobster, 23.05.2012 à 16:55344701
Merci. Il me semble qu'il n'y aucune vue correcte du musée depuis la rue aujourd'hui. Les travaux que Frank montre dans les Baleines publiques doivent être ceux qui ont amené à la construction de nouveaux pavillons de paléontologie.

zewed, 23.05.2012 à 8:28344696
Oui, quand je parles du parc Jourdan, c'est bien du parc Léopold qu'il s'agit.

Pour la case 22, je devrais aller voir dans mon album parce que là, de mémoire, je ne sais pas. Mais j'ai un souvenir d'une bd assez fidèle au niveau de la ville. Faudrait que je la relise…

InternalLobster, 22.05.2012 à 20:55344691
En ce moment je bosse sur le Bruxelles des années 30 et c'est horrible de voir le massacre que la ville a subi. Même les lieux qui n'ont pas été détruits ont perdu les perspectives qui étaient les leurs avec les immeubles de merde qu'on a foutu dans le paysage.

Zewed, quand tu parles du parc Jourdan, c'est du parc Léopold qu'il s'agit? La page 22 des Baleines(grande case unique), quand Brousaille arrive au musée, cette vue existe ou c'est la liberté de l'auteur? Sinon c'est quelle rue qu'il monte, la rue Vautier? Sinon laquelle?

Je suis à Paris, alors je visite par Google street.

zewed, 22.05.2012 à 20:27344689
Thierry :
zewed :
lanjingling :
zewed :
Thierry :
relecture du premier tome de Broussaille, série atypique nimbée de poésie et de rêveries. D'un côté, ce premier tome garde un ton très adolescent, et ne se prive pas de raccourcis scénaristiques parfois un peu grossiers, mais l'atmosphère onirique et le dessin de Frank, qui a beaucoup évolué depuis Vincent Murat, fait merveille. Je me suis aussi rendu compte que Broussaille habitait pas très loin de mon ancienne adresse. J'y retrouve un Bruxelles fantasmé, qui n'est plus tout-à-fait le 'vrai' Bruxelles mais qui ne manque pas de charme. De la belle bande dessinée.


Je penche plus pour un Bruxelles disparu qu'un Bruxelles fantasmé.
Dans l'EO (c'est du bdgestien, cela veut dire édition originale, de 1989 - un vrai bdgestien connait ces dates par coeur) de La nuit du chat, il y a plusieurs photos utilisées par Frank pour les décors, lieux bien réels donc, peut-être disparus depuis.


Oui c'est certain. En fait, le quartier dessiné ce trouve sous l'actuel parlement européen (ou la commission - je ne sais jamais). Mais comme Thierry n'a pas grandit à Bruxelles, il ne peut pas le savoir. Par contre le Musée de Sciences Naturelles (et le parc Jourdan) n'ont pas tellement changé extérieurement.

j'ai grandi a Bruxelles, de 9 à 16 ans, mais du côté d'Evere et Schaerbeek :o) A l'époque, je voyais les avions qui décollaient et atterissaient à Zaventem. Maintenant, je suis à Woluwe St Pierre,. Je vois encore mieux les avions qui décollent et atterissent à Zaventem (je ne me plains pas), et, en plus, j'ai parfois un renard dans mon jardin.
En tout cas, Broussaille, c'est schtroumpfement bien, en fait et je vais relire les 4 autres tomes parce que c'est schtroumpfement bien, en fait.


On est voisin.

Thierry, 22.05.2012 à 17:01344685
zewed :
lanjingling :
zewed :
Thierry :
relecture du premier tome de Broussaille, série atypique nimbée de poésie et de rêveries. D'un côté, ce premier tome garde un ton très adolescent, et ne se prive pas de raccourcis scénaristiques parfois un peu grossiers, mais l'atmosphère onirique et le dessin de Frank, qui a beaucoup évolué depuis Vincent Murat, fait merveille. Je me suis aussi rendu compte que Broussaille habitait pas très loin de mon ancienne adresse. J'y retrouve un Bruxelles fantasmé, qui n'est plus tout-à-fait le 'vrai' Bruxelles mais qui ne manque pas de charme. De la belle bande dessinée.


Je penche plus pour un Bruxelles disparu qu'un Bruxelles fantasmé.
Dans l'EO (c'est du bdgestien, cela veut dire édition originale, de 1989 - un vrai bdgestien connait ces dates par coeur) de La nuit du chat, il y a plusieurs photos utilisées par Frank pour les décors, lieux bien réels donc, peut-être disparus depuis.


Oui c'est certain. En fait, le quartier dessiné ce trouve sous l'actuel parlement européen (ou la commission - je ne sais jamais). Mais comme Thierry n'a pas grandit à Bruxelles, il ne peut pas le savoir. Par contre le Musée de Sciences Naturelles (et le parc Jourdan) n'ont pas tellement changé extérieurement.

j'ai grandi a Bruxelles, de 9 à 16 ans, mais du côté d'Evere et Schaerbeek :o) A l'époque, je voyais les avions qui décollaient et atterissaient à Zaventem. Maintenant, je suis à Woluwe St Pierre,. Je vois encore mieux les avions qui décollent et atterissent à Zaventem (je ne me plains pas), et, en plus, j'ai parfois un renard dans mon jardin.
En tout cas, Broussaille, c'est schtroumpfement bien, en fait et je vais relire les 4 autres tomes parce que c'est schtroumpfement bien, en fait.

zewed, 22.05.2012 à 16:33344683
lanjingling :
zewed :
Thierry :
relecture du premier tome de Broussaille, série atypique nimbée de poésie et de rêveries. D'un côté, ce premier tome garde un ton très adolescent, et ne se prive pas de raccourcis scénaristiques parfois un peu grossiers, mais l'atmosphère onirique et le dessin de Frank, qui a beaucoup évolué depuis Vincent Murat, fait merveille. Je me suis aussi rendu compte que Broussaille habitait pas très loin de mon ancienne adresse. J'y retrouve un Bruxelles fantasmé, qui n'est plus tout-à-fait le 'vrai' Bruxelles mais qui ne manque pas de charme. De la belle bande dessinée.


Je penche plus pour un Bruxelles disparu qu'un Bruxelles fantasmé.
Dans l'EO (c'est du bdgestien, cela veut dire édition originale, de 1989 - un vrai bdgestien connait ces dates par coeur) de La nuit du chat, il y a plusieurs photos utilisées par Frank pour les décors, lieux bien réels donc, peut-être disparus depuis.


Oui c'est certain. En fait, le quartier dessiné ce trouve sous l'actuel parlement européen (ou la commission - je ne sais jamais). Mais comme Thierry n'a pas grandit à Bruxelles, il ne peut pas le savoir. Par contre le Musée de Sciences Naturelles (et le parc Jourdan) n'ont pas tellement changé extérieurement.

effer, 22.05.2012 à 14:51344680

J'aime beaucoup Brousaille, mon préféré est cet album: La nuit du Chat.

lanjingling, 22.05.2012 à 13:50344679
zewed :
Thierry :
relecture du premier tome de Broussaille, série atypique nimbée de poésie et de rêveries. D'un côté, ce premier tome garde un ton très adolescent, et ne se prive pas de raccourcis scénaristiques parfois un peu grossiers, mais l'atmosphère onirique et le dessin de Frank, qui a beaucoup évolué depuis Vincent Murat, fait merveille. Je me suis aussi rendu compte que Broussaille habitait pas très loin de mon ancienne adresse. J'y retrouve un Bruxelles fantasmé, qui n'est plus tout-à-fait le 'vrai' Bruxelles mais qui ne manque pas de charme. De la belle bande dessinée.


Je penche plus pour un Bruxelles disparu qu'un Bruxelles fantasmé.
Dans l'EO (c'est du bdgestien, cela veut dire édition originale, de 1989 - un vrai bdgestien connait ces dates par coeur) de La nuit du chat, il y a plusieurs photos utilisées par Frank pour les décors, lieux bien réels donc, peut-être disparus depuis.

zewed, 22.05.2012 à 13:19344678
Thierry :
relecture du premier tome de Broussaille, série atypique nimbée de poésie et de rêveries. D'un côté, ce premier tome garde un ton très adolescent, et ne se prive pas de raccourcis scénaristiques parfois un peu grossiers, mais l'atmosphère onirique et le dessin de Frank, qui a beaucoup évolué depuis Vincent Murat, fait merveille. Je me suis aussi rendu compte que Broussaille habitait pas très loin de mon ancienne adresse. J'y retrouve un Bruxelles fantasmé, qui n'est plus tout-à-fait le 'vrai' Bruxelles mais qui ne manque pas de charme. De la belle bande dessinée.


Je penche plus pour un Bruxelles disparu qu'un Bruxelles fantasmé.

Thierry, 22.05.2012 à 9:57344675
relecture du premier tome de Broussaille, série atypique nimbée de poésie et de rêveries. D'un côté, ce premier tome garde un ton très adolescent, et ne se prive pas de raccourcis scénaristiques parfois un peu grossiers, mais l'atmosphère onirique et le dessin de Frank, qui a beaucoup évolué depuis Vincent Murat, fait merveille. Je me suis aussi rendu compte que Broussaille habitait pas très loin de mon ancienne adresse. J'y retrouve un Bruxelles fantasmé, qui n'est plus tout-à-fait le 'vrai' Bruxelles mais qui ne manque pas de charme. De la belle bande dessinée.

Aba Sourdi, 21.05.2012 à 19:26344674
Mael :
Dans le cas de course de bagnole je dirai aussi beaucoup trop souligné notamment dans la manière d'en faire des caisses et des caisses pendant des plombes avec la légèreté d'un tracto-pelle.

Je vois ce que tu veux dire mais pour moi on pouvait déjà se rendre compte de cet esprit jusqu'au-boutiste et tapageur dans "Laisse faire les sphères", même s'il s'agissait de dessin d'humour. "Course de bagnole" ne fait que développer ce style en bande dessinée, c'est ta déception qui me surprend le plus finalement.

Mael, 21.05.2012 à 1:19344660
Aba Sourdi :
...En tout cas ce qui est fou c'est que j'avais prévu que tu utiliserais l'adjectif "poussif" ! Je n'ai jamais compris que ça voulait dire précisément mais j'ai bien peur que ce soit relié à la notion d'efficacité, la pire fausse valeur artistique qui soit (bien qu'elle colle à la peau ; ça nous arrive tous de nous écrier "quel concert efficace !" mais on devrait immédiatement aller se laver la langue)


Je n'ai jamais eu l'idée de dire "efficace" pour parler d'un concert quelle étrange idée. Même si ça me parait être un critère tout à fait pertinent en soi pour juger de quelque chose qui a vocation à affronter le jugement d'autrui.

Pour moi poussif ça voulait juste dire très chiant et qui tire à la ligne?

Dans le cas de course de bagnole je dirai aussi beaucoup trop souligné notamment dans la manière d'en faire des caisses et des caisses pendant des plombes avec la légèreté d'un tracto-pelle.

ChrisB : j'ai nettement préféré Mambo, déjà parce qu'il n'y avait pas la déception vis à vis de l'auteur, mais tout simplement parce que je trouvais ça meilleur (pas envie d'expliquer pourquoi, je me fonde sur un souvenir assez imprécis). La note équivalente correspond à une volonté de réagir face à une moyenne générale me semblant surrestimée. Dans le cas de Course de bagnole j'étais seul à noter avant Aba, la note était donc libre de toute influence.

Je vais tout de suite me prendre une épidose, ce sera mieux pour tout le monde.

chrisB, 21.05.2012 à 0:00344659
Le bouquin me faisait de l'oeil, mais en le comparant à Mambo tu me fais le remettre sous la pile...

chrisB, 20.05.2012 à 23:59344658
Le bouquin me faisait de l'oeil, mais en le comparant à Mambo tu me fais le remettre sous la pile...

Glotz, 20.05.2012 à 16:36344643
Allister Baudin :
"épidose"? Mael aurait-il succombé à la drogue?

Une overdose de maïs tu veux dire ?

Aba Sourdi, 20.05.2012 à 16:15344642
...En tout cas ce qui est fou c'est que j'avais prévu que tu utiliserais l'adjectif "poussif" ! Je n'ai jamais compris que ça voulait dire précisément mais j'ai bien peur que ce soit relié à la notion d'efficacité, la pire fausse valeur artistique qui soit (bien qu'elle colle à la peau ; ça nous arrive tous de nous écrier "quel concert efficace !" mais on devrait immédiatement aller se laver la langue). Tout ça pour dire que ce qui me semble intéressant chez Maret, chez Braud, chez Grandpey (dans des genres très différents), c'est ce cul entre deux chaises : ce qui importe n'est ni la recherche intellectuelle ni le divertissement efficace, mais tout simplement le mouvement ludique. C'est la façon d'être à la vie qui me correspond le mieux (on recherche toujours des tons qui nous parlent).

Aba Sourdi, 20.05.2012 à 14:37344639
Bah moi j'ai bien aimé cette lenteur justement, il prend le temps de développer sa Débilité, il va creuser très loin et on n'arrive pas à décrocher (enfin moi). Marrant comme on est inversés car pour ma part ce sont les dix premières pages qui m'ont rendu perplexe, j'avais peur que ça se limite à du muet gore, mais c'est mille fois plus que ça. Il y a sans doute une "histoire" (comme chez les autres auteurs que tu cites), par contre il y a une telle gratuité incongrue dans ses "gags" que je ne crois pas qu'on puisse les appeler "gags", c'est insultant. C'est vraiment un art de la Débilité qu'aucun autre auteur actuel ne maîtrise, ayant tous tendance à privilégier le cynisme à l'imagination. Ici de l'imagination il y en a, que diable !

Je vois que tu as mis la même note au superbe "Mambo" de Claire Braud, mon autre livre favori de 2011. Pour moi il y a aussi là-dedans un sens inouï et très personnel de l'Absurde, une poésie et une inventivité sans pareil. Alors d'accord, il y a une histoire, de l'humour, c'est peut-être lent, mais on est devant un cerveau qui ne ressemble à aucun autre et on vit une vraie expérience imaginative, ce qui est extrêmement rare.

Pour faire une deuxième comparaison, je peux ressentir le même genre de plaisir en lisant du Ronald Grandpey, bien que celui-ci atteigne un paroxysme particulier dans la lenteur. Mais c'est pour dire que j'adore ce carrefour entre contemplation, imagination et absurde. C'est vraiment quelque chose de passionnant à explorer, tout autant que les problématiques philosophico-littéraires de la famille Henninger-Gosselin-Bukulin.

Allister Baudin, 20.05.2012 à 10:05344637
"épidose"? Mael aurait-il succombé à la drogue?

Mael, 19.05.2012 à 21:02344635
(chez 2024 pas chez 12bis le futur bouquin)

Mael, 19.05.2012 à 20:59344634
pourtant... ma note est à l'aune de l'espoir déçu.

J'avas adoré "Laisse faire les sphères" publié chez Alain Beaulet, j'y avais trouvé un absurde fort, une drôlerie et une vraie intelligence. Il me rappelait les débuts de Leconte, quand il faisait de la BD (j'aimais beaucoup). Bref j'ai sauté sur ce bouquin quand je l'ai vu. Et quoi ? Une histoire (car il y en a bien une ici, un récit très structuré, narratif en diable) au dix bonnes premières pages et qui se traine en longueur, allant de gags poussifs en runing-gags poussifs. Je trouvais à justement diablement mou, déjà vu mille fois, d'une lenteur, d'une convenance...

Bon en soit que ce ne soit pas révolutionnaire je m'en fous hein, mais c'est pour répondre à Aba. Ce livre n'a rien à voir avec les bouquins pour le coups très forts et radicaux de Henninger, Bukulin, Gosselin (tu pourras le relire dans le prochain Gorgonzola) ou Préteseille... Je lirai quand même l'ouvrage de Malet à paraitre chez 12bis, car je veux croire que "Course de bagnole" est juste un errements avant de retourner vers la folie déconnante de "laisse faire les sphères".

En attendant y a pas à dire dans le genre punchy délirant sur fond de course de bagnole je préfère clairement revoir un épidose des "Fous du volants"

.

Aba Sourdi, 19.05.2012 à 12:57344626
Houlala, cela confirme mes divergences de toujours avec copain Maël, car cette bande dessinée est sans hésitation la meilleure que j'ai lue depuis "Un novembre" de Henninger ! Enfin un vrai sens de l'Absurde, une inventivité aussi bien graphique que narrative, un usage créatif de l'argot, une modernité dans le propos, et même des tentatives plastiques. Je suis très difficile avec la "nouvelle génération", peu de livres me convainquent vraiment, tout est mou, mais heureusement il y a Léon Maret ! (Et Thomas Gosselin aussi mais il a disparu de la circulation.)

Matrok, 18.05.2012 à 18:45344619
[kamui_den4 : album sans vignette] Contrairement à ce qu'annonce Bulled'Air, le quatrième et dernier tome de Kamui Den n'est pas "à paraître en juin", il est paru. Et c'est magistral. Dans le tome 3 j'avais l'impression que le souffle épique se perdait un peu, que le récit ne conduisait nulle part. Au conraire, ici, on assiste au dénouement de la plupart des intrigues. Sous forme de tragédie, évidemment : le système féodal au Japon avait encore deux siècles à vivre, les espoirs révolutionnaires des personnages de cette histoire ne pouvaient donc pas finir satisfaits. "Les vagues viennent s'abattent sur ces énormes récifs et sont aussitôt brisées... Mais elles finiront un jour par modifier la forme de ces rochers."

Mr_Switch, 15.05.2012 à 13:53344574
Pour les 9 . A mon avis plus pour les que pour les 9. Non, évidemment, c'est à mettre dans les mains d'enfants qui comprendront au fil des lectures les subtilités. Des demi-planches de Batou et son chien (chouette chien) où ils s'interrogent, jouent, font des découvertes ou ont des désillusions. On sent que Tute est né en Argentine pour certains aspects. Et il est parfois difficile de ne pas penser à Quino.
Personnage qui prend de l'importance, Boris est celui par qui l'humour devient de temps en temps doux-amer. C'est clairement un enfant en manque d'affection, renvoyé systématiquement devant la télé (ce n'est pas une analyse de ma part, c'est explicite...).

Une bonne série, donc. Mis à part une traduction/adaptation qui laisse à désirer (fautes, grammaire hasardeuse dans un désir de retranscrire une subtilité de la VO...)

Mr_Switch, 12.05.2012 à 12:37344547

Voilà un livre sur lequel il m'est difficile de témoigner. J'ai une affection particulière pour Marc Lizano, pour diverses raisons. Hélas ce livre ne m'a convaincu entièrement. La faute aux circonstances (j'ai retardé ma lecture pour cause de deuil), la "faute" au livre.

D'un côté, il y a la forme, la structure du livre. Le récit est entrecoupé de présentation de Leblanc, de Claude Jade, de Marc lui, même. Façon journaux feuilletonnesques début XXème, les livres de la collection Nocturne sont présentés dans le corps du livre. Cette petite audace est heureuse. C'est forcément un plus.
Mais dans ces mêmes coupures, il y a le résumé des chapitres précédents et les interrogations pour les futurs. C'est plus pour la forme que pour le fond. Pourtant je me suis surpris à les lire pour m'y retrouver, alors que j'avais l'impression que je ne devrais pas en avoir besoin. On y a retrouve aussi les déclarations d'intention de MArc. C'est intéressant de connaître sa démarche, son but. C'est plus embarrassant de ne pas savoir si cela porte pleinement ses fruits.

Enfin, et c'est sûrement une grande clef de compréhension, le livre n'est pas une adaptation directe du roman de Leblanc, mais l'adaptation de la série télé adaptée du roman. Que ce soit le cas n'enlève rien, ou contraire ça rajoute une dimension.

Un chroniqueur sur Amazon se demandait si les lecteurs du livre de Marc comprendraient grand chose à l'intrigue s'il ne connaissaient ni le roman ni la série télé. Et de fait, il m'a souvent semblé raté des choses. Comme si Marc s'adressait à un public ayant déjà vu la série télé et qu'il essaie d'appuyer sur des zones sensibles pour faire vibrer ce public et pour lui faire remémorer combien il était angoissé à ce moment de la série.

Ainsi lorsqu'on évoque Claude Jade, ça m'intéresse. J'apprends, ça me plait. Mais ça ne m'évoque rien sur Véronique l'héroïne du roman.

Attention, le livre de Marc n'est pas raté. Seulement il mise sur un pouvoir d'évocation dont il me manquait tout un pan de référentiel. Et je crains de ne pas être le seul dans ce cas.

A quand une édition spéciale avec le DVD de la série, pour une expérience unique !? :)

Anoeta, 11.05.2012 à 11:59344536




Que c'est décevant... Une suite qui ne sert pas à grand chose.

Beaucoup de facilités scénaristiques :
- On nous raconte les anciens tomes : la mort de Blanche, la lettre finale de Yvon, le duel à mort entre Taillefert et le frère d'Ariane.
- En plus d'avoir survécu, Ariane est enceinte et hop le lien avec Ninon secrète est fait ! Trop fort ce Cothias.
- Comment Ninon va-t-elle faire pour échapper à son destin tragique ? Pas trop de suspens, il suffisait de tuer le diable...
- 2, 3 images chocs de morts violentes mais elles apportent quoi à l'histoire ?
- Pour terminer trois pages de clins d’œil à Tintin.

2 éperviers pour le dessin de Juillard.

Bon allez on ferait mieux de relire le chef d’œuvre : les 7 vies de l'épervier.


Thierry, 09.05.2012 à 10:44344501
un autre Jérémiah que j'ai toujours aimé. Il y renvoye les extrémismes dos à dos. D'un côté, la référence transparente aux black panthers et Malcom X, de l'autre, les milices racistes blanches.
EN relisant ce livre, je me rends compte qu'Hermann avait quand même beaucoup plus de finesse dans les années 70 et 80, alors qu'il a fini par se laisser aller à une réthorique un peu binaire, voire populiste depuis quelques années (voir l'insupportable 'Simon est de retour')

NDZ, 07.05.2012 à 17:43344481
spirou2733 :
J'en attendais pas grand chose (je me méfie toujours un peu quand je vois plein de noms alignés les uns derrière les autres sur une couverture ou sur l'affiche d'un film)... et bien j'ai été transporté. A part les planches de Troub's que je trouve un peu hors sujet et pas belles, j'ai trouvé ça vraiment réussi. J'ai particulièrement aimé les pages de Prudhomme, Rabaté et Guibert.


Tout pareil, y compris pour la grosse peur du début.

Charlie Brown, 07.05.2012 à 14:47344477




Etouffant, irrespirable, insupportable, chiant.
Bon, bien sûr, il en faut du talent pour rendre une atmosphère étouffante, irrespirable, insupportable et chiante. N'empêche que ça reste étouffant, irrespirable, insupportable et chiant (surtout le tome 1).







Alors ça, c'est rigolo comme tout. Raconté par un maniaque hystérique surtout, c'est ça qui est rigolo. Il est con, ce Menu. Et puis je peux pas en vouloir totalement à un fan des Beatles, à un gars qui a vu sa vie sauvée par les Beatles. Bienvenue au club, JCM.






Très bien. Tout simplement.
Va falloir que j'attaque le plat de résistance maintenant : Berlin.

spirou2733, 05.05.2012 à 18:00344459
J'en attendais pas grand chose (je me méfie toujours un peu quand je vois plein de noms alignés les uns derrière les autres sur une couverture ou sur l'affiche d'un film)... et bien j'ai été transporté. A part les planches de Troub's que je trouve un peu hors sujet et pas belles, j'ai trouvé ça vraiment réussi. J'ai particulièrement aimé les pages de Prudhomme, Rabaté et Guibert.

Gantois, 05.05.2012 à 16:51344458
Celui-ci est beaucoup mieux, dans le même genre.

Mr_Switch, 05.05.2012 à 11:46344456
C'est parfois remarquable de métaphore filée. Il y a des fulgurance. Mais parfois, ça fait pfuuuuit, il y a des redites (comique de répétition, je sais) et c'est parfois un peu longuet.
Ca reste malgré tout à découvrir.

crepp, 04.05.2012 à 11:51344449




En écrivant DOL, en parlant donc des résultats de la politique de Raffarin et de Chirac, Philippe Squarzoni se trouve face à un problème quand arrive le sujet sur l'écologie, et plus précisément sur le réchauffement climatique et ses conséquences, il comprend qu'il n'a pas les clef pour en parler. Ca lui pose un si grand problème qu'il décide d'en écrire un ouvrage :"Saison Brune", plus qu'un ouvrage , une véritable enquète.
Pour commencer il se lance donc dans une description technique du réchauffement climatique, un passage peut un peu rébarbatif (d'où mon 4 étoiles, et pas un coup de cœur), mais un passage obligatoire pour se faire son propre avis de lecteur, car Philippe Squarzoni ne fait pas l'erreur de nous imposer une vison, il montre même ses propres contradictions face à un changement des mentalités qui sera difficile pour tout le monde.
Le livre part d'un problème écologique et démontre en fin de compte que c'est un problème politique et sociale qui en est la cause. C'est un BD qui est passionnante, intéressante, et qui restera toujours dans un coin de sa tête quand on fera une ou plusieurs actions personnelles.
se livre peut se résumer par:
"une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s'autolimiter, s'avoir qu'il y a des choses qu'on ne peut pas faire ou qu'il ne faut même pas essayer de faire ou qu'il ne faut pas désirer." (Cornelius Castoriadis).
Graphiquement, on aime ou on aime pas le travail sur photo, c'est vrai, mais il arrive toujours à amener des images qui expliquent le propos, et la complexité des choix que l'on doit faire, car le sablier s'écoule encore et toujours.
Quant on voit l'importance du sujet, et quant on voit que l'on n'en parle même pas une seule fois dans un débat pour les présidentielles, on se dit que le sablier va bientôt se vider.

Thierry, 04.05.2012 à 11:26344448
J’ai toujours aimé François Schuiten. C’est grâce à lui que j’ai découvert Jacques Abeille, par exemple. Et je tiens les Cités Obscures comme l’une des aventures les plus originales de la bande dessinée franco-belge contemporaine. L’oeuvre de François Schuiten est pourtant en marge de la production habituelle. Il reste un cas unique, au ton particulier et une oeuvre cohérente et devenue imposante. Avec ‘La douce’ il signe son premier album en solo. Jusqu’alors, je crois qu’il avait toujours travaillé en collaboration avec des scénaristes, même si son apport au scenario ne faisait guère de doute.
Graphiquement, il n’y a pas grand chose à dire. Schuiten reste fidèle à sa patte. On retrouve son style classique et élégant, pas toujours très dynamique, mais définitivemen séduisant. C’est au niveau du scenario que, très vite, la belle mécanique s’enraye. D’abord, une sensation de déjà-vu. J’ai vite beaucoup pensé à La Tour. D’une même manière, un travailleur, maillon d’une chaîne qui le dépasse, voit son travail lui échapper suite à l’abandon de la hiérachie. Dans la Tour, le secteur de Giovanni est délaissé et ses efforts ne lui permettent plus de le maintenir en état. Dans La Douce, Léon Van Bel assiste impuissant à l’abandon du transport à vapeur au profit de téléphériques électriques.
Dans les deux récits, le héros se trouve de plus en plus isolé et finit par entamer un voyage initiatique qui, d’une certaine manière, vise à perpétuer son travail. Giovanni veut porter reclamation pour obtenir les moyens d’effectuer son travail au mieux. Van Bel veut sauver sa locomotive.
Evidemment, il fallait affubler Van Bel d’une jolie fille impudique et mystérieuse qui l’aide dans son périple. Ce personnage n’a jamais fonctionner pour moi, à vrai dire. A vrai dire, si Schuiten veut faire passer son récit progressivment dans une certaine forme d’onirisme, il n’arrive jamais vraiment à traduire le lent basculement de Van Bel. La route est cahotique. L’apparation du collectionneur de statuettes tombe à plat.
Et, ce qui m’a le plus derange, ce fut, à la manière du ‘cheminot’ de Nagayasu Takumi, c’est cette nostalgie qui confine au réactionnaire. L’exaltation du travailleur ‘à l’ancienne’, entièrement dévoué à son travail. Le travail comme sacerdoce avant d’être dépouillé de sa dignité par… par quoi, au juste ? Les patrons, bien sûr. Les temps changent, les mentalités changent, les techniques changent et on regarde avec sentimentalisme un homme détruit par un travail rude qui lui a ruiné les poumons, qui s’attache à sa machine comme un morbac à son poil, qui n’existe qu’à travers elle, qui jette un regard méprisant à ses anciens collègues ‘passés à l’électricité’ qui reviennent du boulot propres comme des sous neufs alors qu’il arbore presque avec fierté la suie qui le recouvre de la tête au pied. Le vrai travail, celui qui vous salit et vous abime ?
Est-ce que j’accuse à tort Schuiten de passéisme ? N’est-ce finalement qu’une histoire à laquelle il ne faut pas chercher de morale ? Sans doute, mais inconsciemment, je crois que Schuiten y continue d’explorer sa fascination sur un passé rêvé. Les Cités Obscures ne sont finalement qu’une vision fantasmée d’une Europe éternellement restée dans la fin du XIXème siècle, avant la Guerre. Van Bel est un échappé des cites obscures, qui regrette ce monde ideal en train de mourir. En choisissant l’immobilisme des cites, Schuiten se plaçait hors du temps et restait dans le fantasme. Si La Douce ne se situe pas dans notre monde, mais encore dans un monde reconstruit, réimaginé, il semble beaucoup plus proche du notre. C’est un monde où des barrages gigantesques causent des inondations qui rendent désormais impossible le transport à la vapeur. C’est un monde où beaucoup sont laissés sur le bas-côté, ou des cimetières gigantesques débordent de carcasses de voitures et de trains. Ce monde évoque le nôtre et la peinture qu’en fait Schuiten est finalement bien naïve et réductrice.

chrisB, 04.05.2012 à 8:34344446
Un chouille déçu par le dernier Nine Antico, son moins bon selon moi.
Mais bon ça reste du Nine Antico, donc c'est bien !

THYUIG, 03.05.2012 à 21:11344442
ingweil :
De cape et de crocs est plus court et sa structure a beaucoup évolué (Andreas avait prévu très tôt de faire 18 albums il me semble).
La nef des fous : pareil que toi, et, là encore, la série est plus courte.
Le seul exemple qui me vient c'est Monster de Urasawa.
Ou Lanfeust.


ou l'Habitant de l'infini !

Thierry, 02.05.2012 à 21:49344435
Sandman, je te dis :o)
en fait, tout est parfaitement en place

ingweil, 02.05.2012 à 17:05344432
De cape et de crocs est plus court et sa structure a beaucoup évolué (Andreas avait prévu très tôt de faire 18 albums il me semble).
La nef des fous : pareil que toi, et, là encore, la série est plus courte.
Le seul exemple qui me vient c'est Monster de Urasawa.
Ou Lanfeust.

Thierry, 02.05.2012 à 16:15344431
ingweil :
Thierry :
je commence à me lasser un peu
Oui, c'est très maîtrisé, et tout et tout
Oui, l'intrigue avance, le mystère reste entier, et tout et tout
Mais Spoiler(...)

La série souffre certainement de ce saucissonnage en autant de volumes et de la volonté d'Andreas d'en rajouter une couche à chaque volume. Je cherche vainement une série (hors manga) qui voudrait raconter une seule histoire dont les jalons auraient déjà été posés dès les premiers volumes, pour avoir un élément de comparaison, mais ça ne me vient pas.

de capes et de crocs ? (mais c'est finalement très linéaire, et la fin fait un peu pfffff)
La nef des fous ? (jamais lu la fin, j'ai craqué à deux pas du bol de punch... je m'ennuyais trop depuis deux tomes)
On est loin du niveau de complexité atteint par Andreas avec Arq.
Sandman !!! mais la structure est très différente.

ingweil, 02.05.2012 à 15:50344429
Thierry :
je commence à me lasser un peu
Oui, c'est très maîtrisé, et tout et tout
Oui, l'intrigue avance, le mystère reste entier, et tout et tout
Mais Spoiler(...)

La série souffre certainement de ce saucissonnage en autant de volumes et de la volonté d'Andreas d'en rajouter une couche à chaque volume. Je cherche vainement une série (hors manga) qui voudrait raconter une seule histoire dont les jalons auraient déjà été posés dès les premiers volumes, pour avoir un élément de comparaison, mais ça ne me vient pas.

Thierry, 02.05.2012 à 15:30344427
InternalLobster :
Aama. J'ai beaucoup aimé Lupus et ses albums antérieurs, moins Château de Sable, pas eu l'occasion de lire Pachyderme, RG c'était pas mal. Bref je m'attendais à passer un bon moment en attaquant aama et patatras le bouquin est naze. Déjà le dessin est très laid et les couleurs n'aident pas, on ne comprend pas la moitié de ce qui se passe, c'est vraiment pas clair et très vite on se fout de ce qui se passe d'ailleurs, il y a des pavés de texte bien chiants à lire et que ce soit ces récitatifs ou les dialogues le style littéraire est affligeant de médiocrité, voir un truc aussi mal écrit paraitre chez Gallimard ça fait rire. Notez qu'il y a une cohérence, tout est à l'avenant, dessins, couleurs, textes, lettrage (pas informatique,ça c'est plutôt bien, mais merde il pourrait pas s'appliquer un peu, c'est pénible à déchiffrer, surtout les pavés sur plusieurs lignes).

Il y a un truc indéfinissable qui fait que Aama ne fonctionne jamais vraiment. En fait, je crois déjà l'avoir dit ailleurs, mais s'il n'y avait pas eu la signature de F Peeters, je n'aurais sans doute même pas ouvert ce livre.
Certaines choses fonctionnent, d'autres moins, et tout est bancal. Si ce n'était pas Peeters aux manettes, je n'essayerai même pas le tome 2. Mais c'est Peeters, et Peeters, c'est Lupus et Chateau de Sable. De la puissance d'une signature et de la confiance qu'on accorde à un auteur...

effer, 02.05.2012 à 15:12344425
Thierry :
je commence à me lasser un peu
Oui, c'est très maîtrisé, et tout et tout
Oui, l'intrigue avance, le mystère reste entier, et tout et tout
Mais Spoiler


j'ai de plus en plus l'impression qu'à force de complexifier son intrigue, Andreas est en train de perdre en naturel. La surenchère commence à me lasser. Le monde supplémentaire d'où est issue Harry Berlin me semble encore gratuit. Le m-i-k-e-h-u-r-t-c-o-l-y-n me paraît trop grossier, le passage de Montana dans le monde de White Dust me semble forcé... On en est au monde intérieur de Arq, au monde de White Dust, qui me semble distinct de celui où Colyn a disparu (les frères Mike et Amos, alors que le scientifique de White Dust s'appelle Mike Amos ?), Mais Gilpatrick (de White Dust) est le fondateur d'Orax, qui fait partie du monde de Colyn... ety le fameux monde des femmes dont est issu Harry Berlin... Est-on dans une logique de mondes gigognes qui s'influencent, se répondent, se reflètent les uns les autres, Gipatrick étant une sorte de liaison ? Cela pourrait évoquer le triangle rouge, chaque "rêve" réagenceant les éléments du rêve précédent ?


fin de spoiler
En tout cas, la suite annoncée 'Rêves 1' semble répondre au dyptique 'Mémoires 1-2' du début de la série

J'aime cela, tous ces mystères et énigmes d'Andreas, mais c'est vrai qu'avec Arq, c'est gratiné!

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