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Allister Baudin, 06.01.2012 à 19:18341860
Docteur C :
Allister Baudin :
Tu as vraiment eu l'impression que c'était une compilation? L'intérêt du livre réside bien, à mon avis, dans le fait que ça n'en est pas une. C'est le seul intérêt, mais je m'attendais tellement un livre facile que j'ai été surpris par cette structure assez subtile, finalement. J'ai apprécié la manière dont les récits étaient articulés; j'ai bien entendu déjà lu des confrontations de point de vue semblables en bande dessinée, mais j'ai trouvé qu'ici, il y avait quelque chose d'assez particulier; ça m'a rappelé un numéro de Lapin où Menu/David B/Trondheim parlaient des catacombes; mais là où ce numéro se limitait à des parallèles, on a ici des imbrications plus intéressantes. Je me fous de ce que raconte ce livre en matière d'anecdotes, mais j'ai trouvé que sa structure disait déjà pas mal de choses. Peu importe d'ailleurs que des choses similaires aient déjà été faites (et je ne parle pas d'autre domaine que de la bande dessinée), mais j'ai trouvé que là, pour ce sujet là, la structure réussissait à produire une ambiance; c'est pas tous les jours que ça arrive.


Tu considères le découpage chronologique avant/moment crucial au restaurant japonais/après comme subtil? Tu te moques de qui?

Et à ce moment là les planches de Berbérian, Capron, et même Mokeït ou Stanislas, ne tiennent pas vraiment dans cette structure temporelle, d'où compilation oui.



On ne se comprend pas : je n'ai jamais dit que ce que j'aimais bien dans cette structure tenait à sa mise en scène des temporalités.

Je te parle de la manière dont les récits sont agencés entre eux, pas de la manière dont ils situent une chronologie d’évènements.

Par exemple, la première page de Trondheim qui réfléchit sur le titre du livre, et les pages de Capron, qui ne cessent de parler du livre comme "notre ouvrage consacré à l'Association", et qui ont été faites sans doute avant que le titre ait été choisi; le "on n'est plus tes copains" qui se trouve seulement dans l'histoire de Trondheim, alors que l'histoire est racontée de trois manières différentes; le mot "cosmoschtroumpf" chez Berberian - le mot "schtroumpf caca" chez Capron; la page où Trondheim passe devant son tableau de Killoffer, qui est vraisemblablement la dernière page du livre - mais en fait non, et les autres pages de Trondheim qui suivent, avec celles de Mokeit et de Killoffer, ne font pas encore partie de l'histoire, elles prennent un air d'urgence qui n'étaient pas dans les pages qui précèdent, mais une urgence qui n'est pas surprenante, parce qu'elle est quand meme annoncée dans les pages de Capron, par exemple, mais seulement dans les dernières - ; j'aime bien que Sfar nous sorte des pages de 2003, j'aime bien que Capron signe "oct 2010-oct 2011", un an pour quatorze pages, j'aime bien que Killoffer décide de ce qu'il va dessiner alors qu'il est "en train de commencer le crayonné de la première case de l'histoire que vous êtes précisément en train de lire", bref, c'est le bordel, et ce bordel de structure -qui n'a rien à voir avec la chronologie des anecdotes racontées- raconte quelque chose, au lieu de paraitre tout simplement comme maladroit. Voilà. Pas de quoi en faire un fromage, pas de quoi être agressif ("tu te fous de qui ?" non mais ça va pas ? Depuis quand on se parle comme ça ?). Pas de Quoi! C'est vrai, il y a plus urgent à lire.

Aba Sourdi, 06.01.2012 à 18:42341858
Docteur C :
Il ne ressort de ce livre ni historique de l'Association, ni position claire, ni rien. C'est un collectif flanby, ça a pu être rigolo à démouler, mais à lire... On est vraiment dans le durcissement de tous les travers de ce qui a pu partir de l'Association en terme autobiographique. On avait la bonne bande de copains qui s'amusent, et là on a la bonne bande de copains qui se fâchent et nous le raconte par le détail le plus trivial au coin de la rue du restaurant japonais.

La manière de faire de l'autobiographie de Lewis Trondheim est désormais de faire du Petit Rien donc lui reprocher cela revient à lui reprocher d'être Lewis Trondheim, ce que j'ai bien souvent envie de faire moi-même je l'avoue, mais dans le cas présent je n'ai pas été surpris de trouver du Petit Rien, ça coulait de source. Toutes les pages ne sont pas pertinentes, certaines sont légères en effet, mais certaines sont profondes, j'insiste : je pense à celles au festival d'Aix où il dit à Menu "tu es alcoolique, tu es dépressif et tu es fou" et toute la scène grandiloquente qui s'ensuit, là pour le coup ça éclaire vraiment leur relation, donc oui, c'était intéressant de le montrer. Il y a des limites à la mise en scène, je suis le premier à le penser, mais heureusement la plupart des pages de ce recueil n'utilisent pas ce procédé et préfèrent soit le journal soit l'imaginaire. Mais pour Trondheim il fallait s'y attendre, c'est tout. Et c'est cette alternance entre ces différentes formes d'autobio qui crée la cohérence, la richesse et l'ambiance du livre, je rejoins Allister.

Docteur C :
Si tu considères ce livre comme profond, je sais pas, même par rapport à l'Ascension du Haut Mal de David B, même par rapport à Approximativement (qui finalement décrit déjà le cas "Menu" de manière plus fine et construite), c'est que tu as perdu de vue ton axe poétique et non-narratif dont tu nous rebattais les yeux il y a encore quelques mois.

C'est bien parce que je vous en rebattais les yeux que j'ai préféré arrêter ! Il ne faut pas mélanger ses goûts d'auteur et ses goûts de lecteur, enfin personnellement je n'aime pas. En tant que lecteur je peux approuver le narratif quand il se justifie. Ici je pense qu'il se justifie parce qu'on a affaire à une affaire humaine tellement complexe qu'il faut se décharger du souci formel pour mieux aller au fond des choses, sinon on se cacherait trop derrière l'art. C'est ce que j'ai toujours pensé concernant l'autobio, même en tant qu'auteur d'ailleurs (bien que mes pages autobio ne soient plus depuis longtemps visibles donc je parle dans le vide).

Docteur C, 06.01.2012 à 14:29341851
Allister Baudin :
Tu as vraiment eu l'impression que c'était une compilation? L'intérêt du livre réside bien, à mon avis, dans le fait que ça n'en est pas une. C'est le seul intérêt, mais je m'attendais tellement un livre facile que j'ai été surpris par cette structure assez subtile, finalement. J'ai apprécié la manière dont les récits étaient articulés; j'ai bien entendu déjà lu des confrontations de point de vue semblables en bande dessinée, mais j'ai trouvé qu'ici, il y avait quelque chose d'assez particulier; ça m'a rappelé un numéro de Lapin où Menu/David B/Trondheim parlaient des catacombes; mais là où ce numéro se limitait à des parallèles, on a ici des imbrications plus intéressantes. Je me fous de ce que raconte ce livre en matière d'anecdotes, mais j'ai trouvé que sa structure disait déjà pas mal de choses. Peu importe d'ailleurs que des choses similaires aient déjà été faites (et je ne parle pas d'autre domaine que de la bande dessinée), mais j'ai trouvé que là, pour ce sujet là, la structure réussissait à produire une ambiance; c'est pas tous les jours que ça arrive.


Tu considères le découpage chronologique avant/moment crucial au restaurant japonais/après comme subtil? Tu te moques de qui?

Et à ce moment là les planches de Berbérian, Capron, et même Mokeït ou Stanislas, ne tiennent pas vraiment dans cette structure temporelle, d'où compilation oui.

Quant à l'ambiance, j'ai trouvé qu'elle oscillait entre récits anecdotiques d'une bande de copains plus si copains (ce qui a quand même été clairement harassé ces dernières années) et le pugilat mollasson de Menu façon pierres en petits riens (puisque la structure et le livre sont pilotés très clairement par Trondheim). Parler de sincérité est risible : ce sont de vieux briscards qui emploient les mêmes procédés rhétoriques depuis deux décennies ici pour les tourner pleinement à leur avantage moral sans grand effort formel. Enfin ce sont pour la plupart des pages faites en parallèle de dix autres projets plus sérieux, et ça se sent.

Je me souviens de ces planches sur les catacombes, le parallèle n'était que thématique, mais ne recoupait pas de moments vécus "en commun". Enfin c'est bien maigre pour qualifier ce livre de singulier. Après on me l'a prêté et je l'ai lu en une soirée, et je n'ai pas très envie d'y retourner pour une analyse plus fine : j'ai mieux à lire.

Allister Baudin, 06.01.2012 à 13:51341850
Tu as vraiment eu l'impression que c'était une compilation? L'intérêt du livre réside bien, à mon avis, dans le fait que ça n'en est pas une. C'est le seul intérêt, mais je m'attendais tellement un livre facile que j'ai été surpris par cette structure assez subtile, finalement. J'ai apprécié la manière dont les récits étaient articulés; j'ai bien entendu déjà lu des confrontations de point de vue semblables en bande dessinée, mais j'ai trouvé qu'ici, il y avait quelque chose d'assez particulier; ça m'a rappelé un numéro de Lapin où Menu/David B/Trondheim parlaient des catacombes; mais là où ce numéro se limitait à des parallèles, on a ici des imbrications plus intéressantes. Je me fous de ce que raconte ce livre en matière d'anecdotes, mais j'ai trouvé que sa structure disait déjà pas mal de choses. Peu importe d'ailleurs que des choses similaires aient déjà été faites (et je ne parle pas d'autre domaine que de la bande dessinée), mais j'ai trouvé que là, pour ce sujet là, la structure réussissait à produire une ambiance; c'est pas tous les jours que ça arrive.

Docteur C, 06.01.2012 à 13:35341849
Je vais employer le procédé le plus agaçant qu'on puisse imaginer sur un forum, j'espère que ça satisfera ton envie d'en découdre.

Aba Sourdi :
Je pense sincèrement qu'ils sont sincères en ce qui concerne leur relation d'amour-haine envers Menu, ce mélange de tendresse et d'agacement est tout à fait révélateur du lien profond qui s'est tissé entre eux.


C'est exactement ce que je peux reprocher à ce livre. Il se vautre complaisamment dans ce sentimentalisme dégoulinant, avec une légèreté insupportable, et se focalise sur la petite affaire privée de ses auteurs d'une manière tout à fait dégoutante. Je trouve que ces procédés sont :
1/ Faciles
2/ N'éclairent et n'expliquent rien.

Il ne ressort de ce livre ni historique de l'Association, ni position claire, ni rien. C'est un collectif flanby, ça a pu être rigolo à démouler, mais à lire... On est vraiment dans le durcissement de tous les travers de ce qui a pu partir de l'Association en terme autobiographique. On avait la bonne bande de copains qui s'amusent, et là on a la bonne bande de copains qui se fâchent et nous le raconte par le détail le plus trivial au coin de la rue du restaurant japonais.

Mais des petits bourgeois qui ont réussi et se regardent complaisamment le nombril dans des pages à la vacuité patente (c'est aussi expérimental que du Crisse) ne m'intéresse tout simplement pas.

Aba Sourdi :
De quels propos plus durs parles-tu ?


Je me souviens du contenu de la belle lettre ouverte de David B (et de son correctif) contre Menu. Il y a au moins ça.

Aba Sourdi :
Je trouve au contraire que tout le monde témoigne d'un grand respect pour Menu, Sfar par exemple (encore cette semaine sur son blog il précise que seul lui pour l'instant avait su reproduire comme il faut ses aquarelles, dans "La Java Bleue"), mais aussi Mokeït et Killoffer qui manifestement ont encore de réels sentiments d'amitié pour lui.


Mais je m'en fous. Je m'en fous complètement. Ce n'est pas avec ce genre d'anecdotes poisseuses qu'on fait un livre. On peut en partir, mais ça ne décolle jamais.

Je ne comprends pas comment après avoir lu des milliers ou des centaines de pages de ces auteurs avant celles-ci, vous pouvez trouver ce livre intéressant d'une quelconque manière. Ils se vautrent tous lamentablement.

Aba Sourdi :

À ce propos les pages de Mokeït sont merveilleuses, on a vraiment un panorama complet et lucide de tout ce qui a fait grand bruit : on a un salarié qui s'est battu contre le patron Menu, mais aussi un fondateur qui était conscient dès le départ que Menu était individualiste et qu'il faudrait pas s'étonner s'il voulait prendre toute la place, point de vue qui est d'ailleurs la conclusion des pages de David B. Rien que pour ce témoignage on ne peut pas mettre une étoile vide, je ne comprends pas. (Seules les pages de Stanislas me semblent inutiles mais nous montrent au moins que celui-ci a des tendances aussi auto-centrées que Menu s'il pense réellement que l'histoire de L'Asso ne se résume qu'à ses propres personnages, ha ha !)


Il y a quelques moments de grâce dans le livre, comme ces pages de Mokeït ou celles de Capron. Mais prises au milieu des autres, elles sont engluées.


Aba Sourdi :

En tout cas c'est sûr que c'est difficile de parler de ce livre, aussi bien quand on a suivi tout ça de loin que quand on a été un témoin actif comme bibi (même si du coup on peut comprendre quelques private-jokes de Jean-Louis Capron comme les savoureux "Robialichon et sa femelle"). Ce qui est le plus difficile c'est que tout ça n'a été qu'une affaire d'humains, comme je le répète depuis le début, avant d'être une affaire d'artistes. Je ne sais pas si Menu pourra répondre un jour à ce livre, étant donné qu'il ne sait être que sur une ligne esthétique quand il polémique. Ce livre est tout le contraire : aucun reproche d'artiste n'est fait à Menu, simplement des reproches d'amis. Et ça c'est toujours beau et précieux dans une BD autobio, il me semble que c'est avant tout ça qu'on aime lire chez Konture, Neaud ou Baudoin, c'est quand ça parle de vrais sentiments profonds et que ça reste pas simplement en surface, non ?


Si tu considères ce livre comme profond, je sais pas, même par rapport à l'Ascension du Haut Mal de David B, même par rapport à Approximativement (qui finalement décrit déjà le cas "Menu" de manière plus fine et construite), c'est que tu as perdu de vue ton axe poétique et non-narratif dont tu nous rebattais les yeux il y a encore quelques mois.

Enfin bref j'attends de l'Association qu'elle fasse des livres, pas des compilations de notes de blog sentimentaliste, d'où ce zéro pointé amplement mérité.

Aba Sourdi, 06.01.2012 à 9:07341845
Je pense sincèrement qu'ils sont sincères en ce qui concerne leur relation d'amour-haine envers Menu, ce mélange de tendresse et d'agacement est tout à fait révélateur du lien profond qui s'est tissé entre eux. De quels propos plus durs parles-tu ? Je trouve au contraire que tout le monde témoigne d'un grand respect pour Menu, Sfar par exemple (encore cette semaine sur son blog il précise que seul lui pour l'instant avait su reproduire comme il faut ses aquarelles, dans "La Java Bleue"), mais aussi Mokeït et Killoffer qui manifestement ont encore de réels sentiments d'amitié pour lui. À ce propos les pages de Mokeït sont merveilleuses, on a vraiment un panorama complet et lucide de tout ce qui a fait grand bruit : on a un salarié qui s'est battu contre le patron Menu, mais aussi un fondateur qui était conscient dès le départ que Menu était individualiste et qu'il faudrait pas s'étonner s'il voulait prendre toute la place, point de vue qui est d'ailleurs la conclusion des pages de David B. Rien que pour ce témoignage on ne peut pas mettre une étoile vide, je ne comprends pas. (Seules les pages de Stanislas me semblent inutiles mais nous montrent au moins que celui-ci a des tendances aussi auto-centrées que Menu s'il pense réellement que l'histoire de L'Asso ne se résume qu'à ses propres personnages, ha ha !)

En tout cas c'est sûr que c'est difficile de parler de ce livre, aussi bien quand on a suivi tout ça de loin que quand on a été un témoin actif comme bibi (même si du coup on peut comprendre quelques private-jokes de Jean-Louis Capron comme les savoureux "Robialichon et sa femelle"). Ce qui est le plus difficile c'est que tout ça n'a été qu'une affaire d'humains, comme je le répète depuis le début, avant d'être une affaire d'artistes. Je ne sais pas si Menu pourra répondre un jour à ce livre, étant donné qu'il ne sait être que sur une ligne esthétique quand il polémique. Ce livre est tout le contraire : aucun reproche d'artiste n'est fait à Menu, simplement des reproches d'amis. Et ça c'est toujours beau et précieux dans une BD autobio, il me semble que c'est avant tout ça qu'on aime lire chez Konture, Neaud ou Baudoin, c'est quand ça parle de vrais sentiments profonds et que ça reste pas simplement en surface, non ?

NDZ, 06.01.2012 à 8:24341844
C'est juste que la plupart du temps on a l'impression que david B et Trondheim ont comme modéré leurs propos, le regard croisé apporté par d'autres laissant apparaître des réactions plus violentes, des propos plus durs. Je ne dis pas qu'ils sont faux-culs sur le coup, la plupart du temps, c'est un témoignage sincère et honnête, mais à trop ne pas vouloir faire un bouquin à charge contre Menu, on arrondi maladroitement les angles et la faute en ressort grandie... sur Menu seul. Bouquin salvateur mais pas indispensable, j'insiste.

Aba Sourdi, 05.01.2012 à 22:43341842
NDZ :
Instructif, assez équilibré, parfois sincère, parfois touchant. Des réussites et des coups de mous. Pas indispensable.

Je ne comprends pas ton "parfois sincère", comment peux-tu savoir ce qui est sincère et ce qui ne l'est pas ? À moins d'être dans le cerveau de chaque auteur, cela me semble impossible. Tout ce qu'on peut dire c'est que c'est franc, salutaire et beau (à mon sens).

À ce propos, si Docteur C pouvait nous éclairer sur sa note salée... Les débats musclés me manquent, hé hé.

NDZ, 05.01.2012 à 22:21341839
Instructif, assez équilibré, parfois sincère, parfois touchant. Des réussites et des coups de mous. Pas indispensable.



[faux_visages : album sans vignette] Un polar qui a du rythme, du sens et de l'humour. Un beau duo d'auteurs qui concrétise tous les espoirs. Miam. On n'attend plus que ça ne soit réellement que le premier de la fameuse "série" de polars que David B. promettait il y a un bail (avec changement de dessinateurs).

[aller_retour : album sans vignette] Une plongée dans l'enfance. Un voyage en train et des images, sensations, gestes et visions ressurgissent (quartier pas si lointain). Des séquences sublimes en écriture, en découpage, en lumière ou en cadrage. Du grand Bézian.

Thierry, 05.01.2012 à 10:32341828
en lisant ce scénario de Sente, je me rends compte à quel point van Hamme avait du talent.

THYUIG, 03.01.2012 à 10:26341779
Thierry :
Mael :
J'ai mis du temps à les lire, mais une fois que ça a été fait c'était dévoré. C'est excellent. Le personnage est animé de manière fabuleuse, avec une telle vitalité accentuée par des choix de découpage très très pertinents. J'ai toujours été nul en latin mais je crois qu'en gros anima veut dire âme alors oui Alexandre Taillard de truc est superbement animé, il a plus d'âme que nombre de persos de papiers. Sinon c'est parfait, rythmé, drôle, très instructif tout en étant absolument clair et pas du tout pédago (sauf à quelques reprises et de manière tellement assumée que c'en est drôle). C'est une vraie bonne lecture - je ne dirai pas surprise car j'étais prévenu - qui vaut deux coups de coeurs. On regrette juste de se trouver plein de sympathie pour De Villepin après lecture, c'est sûr le refus de la guerre en Irak c'est plus glorieux que le Contrat Première Embauche qui sera le deuxième grand moment de sa carrière de ministre. Peut-être pour une nouvelle série dans un nouveau ministère, mais j'en doute car "Hôtel Matignon" serait nettement plus amer.

tout dépend si Lanzac a suivi de Villepin hors du quai d'Orsay


Tiens, moi je suis mitigé sur cet album (je n'ai pas lu le second), ça m'a fait rire, mais en même temps surtout sourire et je n'ai pas réussi à vraiment m'y intéresser. j'ai eu l'impression que Blain répétait le même motif à loisir tout au long de l'album.

presquejamais, 03.01.2012 à 9:49341778
Thierry :
Un titre de Manuele Fior qui a sans doute souffert d'être paru la même année que '5000 km/sec',


Uhm... non, il est sorti l'année précédente à 5000 km. Je crois qu'il a plutôt souffert du mauvais service rendu par son éditeur, qui après l'avoir publié l'a un peu oublié dans ses placards. En tous cas c'est un album magnifique.

Thierry, 03.01.2012 à 9:34341777
Mael :
J'ai mis du temps à les lire, mais une fois que ça a été fait c'était dévoré. C'est excellent. Le personnage est animé de manière fabuleuse, avec une telle vitalité accentuée par des choix de découpage très très pertinents. J'ai toujours été nul en latin mais je crois qu'en gros anima veut dire âme alors oui Alexandre Taillard de truc est superbement animé, il a plus d'âme que nombre de persos de papiers. Sinon c'est parfait, rythmé, drôle, très instructif tout en étant absolument clair et pas du tout pédago (sauf à quelques reprises et de manière tellement assumée que c'en est drôle). C'est une vraie bonne lecture - je ne dirai pas surprise car j'étais prévenu - qui vaut deux coups de coeurs. On regrette juste de se trouver plein de sympathie pour De Villepin après lecture, c'est sûr le refus de la guerre en Irak c'est plus glorieux que le Contrat Première Embauche qui sera le deuxième grand moment de sa carrière de ministre. Peut-être pour une nouvelle série dans un nouveau ministère, mais j'en doute car "Hôtel Matignon" serait nettement plus amer.

tout dépend si Lanzac a suivi de Villepin hors du quai d'Orsay

Mael, 02.01.2012 à 21:06341765
J'ai mis du temps à les lire, mais une fois que ça a été fait c'était dévoré. C'est excellent. Le personnage est animé de manière fabuleuse, avec une telle vitalité accentuée par des choix de découpage très très pertinents. J'ai toujours été nul en latin mais je crois qu'en gros anima veut dire âme alors oui Alexandre Taillard de truc est superbement animé, il a plus d'âme que nombre de persos de papiers. Sinon c'est parfait, rythmé, drôle, très instructif tout en étant absolument clair et pas du tout pédago (sauf à quelques reprises et de manière tellement assumée que c'en est drôle). C'est une vraie bonne lecture - je ne dirai pas surprise car j'étais prévenu - qui vaut deux coups de coeurs. On regrette juste de se trouver plein de sympathie pour De Villepin après lecture, c'est sûr le refus de la guerre en Irak c'est plus glorieux que le Contrat Première Embauche qui sera le deuxième grand moment de sa carrière de ministre. Peut-être pour une nouvelle série dans un nouveau ministère, mais j'en doute car "Hôtel Matignon" serait nettement plus amer.

effer, 02.01.2012 à 16:20341758
Thierry :
Un titre de Manuele Fior qui a sans doute souffert d'être paru la même année que '5000 km/sec', qui emporta topute l'attention et le prix du meilleur album à Angoulême.
Et pourtant, ce Mademoiselle Else mérite qu'on s'y arrête. Cette adaptation d'Arthur Schnitzler étonne par sa subtilité.
Mademoiselle Else est une jeune fille plutôt insouciante, qui se verrait bien plus audacieuse qu'elle ne l'est vraiment. ELle est en vacances avec sa tante et un cousin dans un hotel autrichien, et elle s'ennuye plutôt devant la fatuité des autres vacanciers. Tous sont issues de la bonne société autrichienne, tout comme Else... Sauf que son père se débat dans des problèmes financiers à n'en plus finir, à tel point que sa famille refuse désormais de le soutenir. Mais sa situation est de plus en plus intenable, au point que sa mère envoye une lettre désespérée à sa fille, lui demandant de s'adresser à un riche marchand d'art, en villégiature dans le même hôtel, afin d'obtenir rapidement de l'argent. Mais le prix à payer sera exorbitant.
Histoire cruelle d'une jeune fille sacrifiée sur l'autel des convenances, de l'hypocrisie et du pouvoir, Mademoiselle Else est un texte puissant que Fior illustre avec brio. Aux premières pages, lumineuses, succèdent des pages de plus en plus sombres et labyrinthiques, au fur et à mesure qu'Else s'enfonce dans le désespoir. Un grand livre, qui mérite d'être redécouvert.

J'ai trouvé cet album superbe.

Thierry, 02.01.2012 à 11:48341747
En lisant ce livre, je me suis posé la question du choix du graphisme, très particulier d'Isabelle Pralong. Son histoire reste très classique: une femme apprend du jour au lendemain que le père qu'elle n'a jamais connu est en train de mourir à l'hôpital. Va-t-elle aller à sa rencontre ? Que pourra-t-elle gagner à cette rencontre avec un homme dans le coma, et donc incapable de lui fournir les réponses aux milliards de questions qui encombrent sa tête ?
ALors, qu'apporte le style visuel d'Isabelle Pralong ? Un style dépouillé mais très expressifs, où les personnages ont des yeux immenses, où l'espace semble se contracter ou se dilater au fil des humeurs des personnages... certains reviendront avec l'argument du mal-dessiné de feignasse. Ma culture artistique est trop limitée pour y déceler telle ou telle influence. Mais je sens instinctivement que le dessin et le texte se répondent admirablement, et que l'ensemble fonctionne. Mais pourquoi ?
Et si le même scénario avait été illustré dans un style mangaïsant (la facilité à traiter de sujets de la vie quotidienne) ? Ou par un réaliste-classique à la Derib (qui a déjà tâté de l'intime avec Jo ou No Limit) ? Ou par Manara (il y a une scène de douche, cela devrait l'inspirer) ? On pourrait continuer la liste, ce qui n'aurait guère de sens, mais je sens tout aussi intuitivement que cela aurait moins fonctionné, en tout cas pour moi. Je n'aurais sans doute même pas envisagé l'achat. J'aurais craint, à tort ou à raison, un pathos et une facilité dans l'émotion, comme lorsqu'on sait que les violons qui montent indiquent le moment où on doit pleurer au cinéma (pour moi, ce ne sont que des rires enregistrés lacrymaux)
D'une certaine manière, poser la question, c'est y répondre. Mais je n'arrive pas à la frmuler pour autant :o)
Dessiné par Marini, pêut-être ?

chrisB, 02.01.2012 à 11:48341746
Bien daccord, perso je le trouve bien mieux que 5kkm/s

Thierry, 02.01.2012 à 11:35341745
Un titre de Manuele Fior qui a sans doute souffert d'être paru la même année que '5000 km/sec', qui emporta topute l'attention et le prix du meilleur album à Angoulême.
Et pourtant, ce Mademoiselle Else mérite qu'on s'y arrête. Cette adaptation d'Arthur Schnitzler étonne par sa subtilité.
Mademoiselle Else est une jeune fille plutôt insouciante, qui se verrait bien plus audacieuse qu'elle ne l'est vraiment. ELle est en vacances avec sa tante et un cousin dans un hotel autrichien, et elle s'ennuye plutôt devant la fatuité des autres vacanciers. Tous sont issues de la bonne société autrichienne, tout comme Else... Sauf que son père se débat dans des problèmes financiers à n'en plus finir, à tel point que sa famille refuse désormais de le soutenir. Mais sa situation est de plus en plus intenable, au point que sa mère envoye une lettre désespérée à sa fille, lui demandant de s'adresser à un riche marchand d'art, en villégiature dans le même hôtel, afin d'obtenir rapidement de l'argent. Mais le prix à payer sera exorbitant.
Histoire cruelle d'une jeune fille sacrifiée sur l'autel des convenances, de l'hypocrisie et du pouvoir, Mademoiselle Else est un texte puissant que Fior illustre avec brio. Aux premières pages, lumineuses, succèdent des pages de plus en plus sombres et labyrinthiques, au fur et à mesure qu'Else s'enfonce dans le désespoir. Un grand livre, qui mérite d'être redécouvert.

Aba Sourdi, 26.12.2011 à 22:43341683
Le seul événement éditorial de ce noël. Quel talent inouï en toutes circonstances, quel cerveau énergique, subtil et malicieux ! Quand on voit ce qui se fait aujourd'hui en "dessins d'actualité", on a honte de notre génération bas-de-plafond, sans aucun recul face aux rouages et symptômes de l'humain. À force de ne faire qu'observer le flot du monde qui se déverse, on oublie de creuser l'individu, ce qui le motive et le caractérise. Plus personne n'a l'acuité ni l'inventivité (ça va de pair) de Reiser, Brétécher, Lauzier ou même Wolinski. Y'aurait pas forcément besoin d'être un philosophe génial comme Gébé, il faudrait seulement avoir un regard sur l'univers. Un regard, on demande que ça. Mais apparemment c'est déjà trop pour certains.

Mael, 26.12.2011 à 18:28341677
Il suffit de le proposer dans le sujet "Titre à insérer" (sans le forum "vie du site" ou un truc comme ça) et il sera inséré. là il y a des chances que les modos ai déjà vu ta requête et la traite bientôt, ils sont réactifs.

dgege, 26.12.2011 à 12:49341673

Salut,

Juste une petite question ... comment se fait-il que vous n'ayez pas encore créé le T14 du chant des Stryges ?
Peut-on le faire soi-même, si oui ... où et comment ?

Cordialment

Dgege

Thierry, 21.12.2011 à 12:44341641
En première lecture, à sa sortie, je n'avais pas du tout apprécié cette histoire. J'étais complètement passé à côté, tout simplement. Les chroniques de lldm et de Pierre sont toutes les eux très pertinentes et expliquent parfaitement pourquoi ce livre atypique est formidable.

wandrille, 17.12.2011 à 12:53341580
très très belle histoire, mélange de thèmes classiques de l'enquete policiere britannique avec ceux de Nancy Pena, autour de la recherche de la recette d'un mystérieux gâteau.

Dessin magnifique, narration brillante et personnages puissants.

Très beau.

wandrille, 17.12.2011 à 12:05341578
Lu le dernier (?) Simon Hureau à La Boite à Bulles.
Intrus à l'Etrange.

On retrouve les thèmes chers à l'auteur : les lieux abandonnés, les sordides histoires de voisinnage en province reculée, les jeunes gothiques cambrées... Mais c'est très chouette.

Moins trash que ses ouvrages précédents, on se prend a regretter que le Simon ne soit pas edité par plus gros et puis on se rappelle que Delcourt avait sorti un truc de lui, qui a du le caser dans le rayon "ne vend pas assez".

Alors, finalement, la boite a bulle, c'est très bien.

chrisB, 13.12.2011 à 23:14341536
chrisB :
J'avais bien aimé ses 2 premiers, surtout son dernier (superspy), il est sur ma table de chevet depuis 1 mois, mais il sera lu pour les bulled'or, sait-on jamais...


lu et bien dècu, c'est un gros flop, on se dit bouaiff à la fermeture

Mr_Switch, 13.12.2011 à 13:37341534
Curieuse chose que ce livre aimé par les bulledairiens mais dont aucun ne fait acte d'un petit blabla.
Le dessin approximatif ? Ben non, il ne m'attire pas. Ce serait hypocrisie que de dire le contraire. Mais il s'oublie souvent, gagné par la narration. J'ai l'impression qu'il fonctionne mieux en noir et blanc qu'en couleur (Je pense à "Fourmi ?")
On en parle pas à cause du sujet ? Bien possible. Passés certains hermétismes, le thème en filigrane est des plus sensibles (sensible, mot au large spectre sémantique).
Remarquez, il n'y a pas que sur Bubulle que l'on se garde d'aborder la sérieuse ligne directrice du livre....

LeZebre, 10.12.2011 à 12:41341496
En effet,"L'histoire secrète du géant" est bien mais sans plus, le scénario manque d'audace malgrès la qualité graphique et narrative de Kindt.

Par contre "Super Spy" est bien foutu, néanmoins il reste un niveau en dessous du génialissime "2 Soeurs".

chrisB, 09.12.2011 à 14:01341490
J'avais bien aimé ses 2 premiers, surtout son dernier (superspy), il est sur ma table de chevet depuis 1 mois, mais il sera lu pour les bulled'or, sait-on jamais...

Mr_Switch, 09.12.2011 à 13:26341489
Oui, j'ai lu "L'histoire secrète du géant" récemment et j'ai été surpris d'être le premier à bullenoter.
Depuis LeZebre a marqué lui aussi sa lecture d'une pierre blanche.

Suis-je d'accord avec toi ? Il me semble, en tout cas, nous arrivons au même ressenti post-lecture. Las, j'ai peu de souvenir de ma lecture, mis à part un certain vide, une certaine longueur. Remarquons tout de même que ce bouquin est assez cynique. Il démarre d'ailleurs dans un certain malaise dans la relation mère/fils... Est-ce que ça peut perturber le jeune père que tu es ?

NDZ, 09.12.2011 à 12:14341488
Deux livres peu notés (lus) sur Bubulle

Alors je n'avais pas trouvé Super Spy super... mais seulement sympathique. Pas exceptionnel, mais assez ludique pour être intriguant. Hé bien là, on a un récit qui se veut lent, contemplatif, sensible mais en fait, au final, assez ennuyeux. Il y a de belles choses en narration pure (forme), mais l'histoire est plutôt mal troussée (fond). Le rythme n'existe pas. L'intérêt non plus. Peut-être que tout est dans la suggestion, les silences, les non-dits. Peut-être que l'auteur n'avait rien à dire. Dommage, parce que graphiquement, c'est plutôt joli.

J'ai vérifié après coup que c'était un premier livre... Pour un début, c'est excellent. On a un récit puissant. Qui rappelle plein de chose tout en étant personnel. C'est bourré de talent dans la mise en forme, la mise en page, l'exploitation de l'espace pour servir le récit. Angoissant à souhait. Roudier, auteur à suivre.

Thierry, 09.12.2011 à 11:58341487
chrisB :
Gantois :
Et un autre film très bon et en noir&blanc: "Le nain rouge" de Le Moine, film belge, peu connu et malheureusement introuvable.


Connais pas, dans la thématique nain il y a aussi les fameux 007 et demi avec le cultissime Weng Weng :o)

Sinon, oui vu le Herzog, assez malsain

OO7 et demi, c'est James Tont ?

THYUIG, 09.12.2011 à 11:30341484
Ah qu'est-ce que c'est bien ça, j'adore décidemment ce que fait Appollo, je me dis d'ailleurs que c'est cette idée du metissage, cette idée fine et réelle qui manque beaucoup à cet Atar-Gull trop caricatural.

chrisB, 07.12.2011 à 18:50341451
Gantois :
Et un autre film très bon et en noir&blanc: "Le nain rouge" de Le Moine, film belge, peu connu et malheureusement introuvable.


Connais pas, dans la thématique nain il y a aussi les fameux 007 et demi avec le cultissime Weng Weng :o)

Sinon, oui vu le Herzog, assez malsain

chrisB, 07.12.2011 à 18:46341450
Thierry :
Thierry :
mais ne me dis pas que tu te vautres de félicité quand les freaks scandent 'elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres' devant la femme-poule. Ce n'est pas le but de Todd Browning :o)
Freak

nt
nt
nt
nt


Tu peux corriger aussi le nom, c'est Tod Browning :o)

Thierry, 07.12.2011 à 11:26341434
j'ai entendu parler des deux, mais pas vu. Mais pour l'instant , le sommet de mon expérience cinématographique se limite à des épisodes d'esprits criminels parce que je ne peux pas plus le soir :o)

Gantois, 07.12.2011 à 11:23341432
Et un autre film très bon et en noir&blanc: "Le nain rouge" de Le Moine, film belge, peu connu et malheureusement introuvable.

Gantois, 07.12.2011 à 11:21341431
chrisB :
Freaks est un de mes films préférés aussi :o)


As-tu vu "les nains aussi ont commencé petit" de Herzog ?
Moi ça m'a foutu un de ces cafards...
Pourtant proche de Freaks, que j'ai beaucoup aimé.

Thierry, 07.12.2011 à 9:40341420
Thierry :
mais ne me dis pas que tu te vautres de félicité quand les freaks scandent 'elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres' devant la femme-poule. Ce n'est pas le but de Todd Browning :o)
Freak

nt
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nt
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Thierry, 07.12.2011 à 9:40341419
mais ne me dis pas que tu te vautres de félicité quand les freaks scande 'elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres' devant la femme-poule. Ce n'est pas le but de Todd Browning :o)
Freak

chrisB, 06.12.2011 à 21:12341410
Freaks est un de mes films préférés aussi :o)

Thierry, 06.12.2011 à 17:23341392
Aba Sourdi :
NDZ :
chrisB :
Thierry :
balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire.


Je me souviens encore de la bouffée de bonheur à la lecture de cet album, c'est vraiment un de mes albums préférés...


itou.

Itou too.

vous avez le bonheur bizarre... un couple de freaks qui dégomment les palombes au lance-pierre, cela n'a rien d'une vision idyllique pour moi :o)

Aba Sourdi, 06.12.2011 à 17:02341391
NDZ :
chrisB :
Thierry :
balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire.


Je me souviens encore de la bouffée de bonheur à la lecture de cet album, c'est vraiment un de mes albums préférés...


itou.

Itou too.

NDZ, 05.12.2011 à 19:16341364
chrisB :
Thierry :
balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire.


Je me souviens encore de la bouffée de bonheur à la lecture de cet album, c'est vraiment un de mes albums préférés...


itou.

chrisB, 05.12.2011 à 16:42341362
Thierry :
balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire.


Je me souviens encore de la bouffée de bonheur à la lecture de cet album, c'est vraiment un de mes albums préférés...

Thierry, 05.12.2011 à 12:45341356
balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire.

Mael, 04.12.2011 à 23:41341348
Zut, je voulais poster ça dans "Derniers achats". ça me permettra d'insister sur le premier livre, "Gravenstein", un simple bijou absolu, une vraie petite merveille de liberté, avec un dessin magnifique. C'est norvégien, c'est entre la bande dessinée et le livre pour enfant. C'est très bon.

Mael, 04.12.2011 à 23:23341347
Festival de Montreuil, over.


Pierre, 04.12.2011 à 21:54341344
Mr_Switch :

Après c'est vrai que "Claude Sailor" auteur du "Moine Saucisse", c'est sympa pour qui sait que "Claude Marin" dessina les aventures de "Frère Boudin"...


Merci pour lui ! A noter que Marin a signé quelques pages au milieu des années soixante sous les pseudo (transparent) de Clay Sailor.

Mr_Switch, 04.12.2011 à 14:49341340

Premier tome d'une série qui se veut un hommage à Tillieux. Graphiquement, je n'ai rien à redire. J'y ai pris du plaisir. Il y a vraiment des types tillieliens, notamment les perso prognathes. Mais je ne suis pas assez expert en ligne tillielienne pour dire si l'on est dans la mauvaise copie ou dans l'hommage bien digéré. Je pense quand même que Rodier s'en sort très bien !

C'est au niveau du scénario que ça se gâte. Celui-ci est déprimant. La monde de la Bande dessinée est la trame, l'objet des allusions plus ou moins faciles d'accès. C'est déprimant car ça décrit un univers bien pourri... Déprimant car ça part dans la diatribe.
Je ne trouve pas l'histoire navrante au sens figuré mais je comprends que ça puisse faire cet effet (comme NDZ semble l'avoir ressenti).
Comme pour Gil Jourdan, on peut distinguer 2 humours. Celui de Paoli (ou de Libellule), un humour volontairement nul et peu subtil. Et celui de l'auteur-scénariste lui-même. Pour ce second humour, Corteggiani arrive à faire des allusions pour public éclairé mais allusions assez brutales. C'est sans doute voulu, mais ça en devient indigeste et déprimant à force. Et comme Corteggiani donnait son affaire, il est parfois difficile de voir où finit l'allusion fondée et où commence le roman.
Ainsi il est question de Bibou, mascotte d'un journal émanant d'un parti politique. Or Corteggiani a été rédacteur en chef BD de Pif Gadgets...
Ici on pense à Hergé, là on pense aux frères Uderzo. Là encore on ironise sur les collectionneurs, ou sur Mourad.
Beaucoup de coups de pied dans la fourmilière... mais ça en devient déprimant, trop déprimant.

Après c'est vrai que "Claude Sailor" auteur du "Moine Saucisse", c'est sympa pour qui sait que "Claude Marin" dessina les aventures de "Frère Boudin"...

Xavier, 03.12.2011 à 16:17341322
Thierry :
Je continue de regretter le fait que ces livres (ceux de Lynd Ward, mais aussi de Frans Masereel, Giacomo Patri, Otto Nuckel...) soient ainsi tombé dans l'oubli, en tout cas de ce côté de l'Atlantique.

Le bouquin de David Beröna sur le sujet est à la fois enthousiasmant (pour le panorama qu'il esquisse) et frustrant (puisqu'il ne s'agit qu'une esquisse, et que les oeuvres ne sont bien sûr pas présentées dans leur intégralité). Mais cela reste une belle introduction et une invitation à la découverte...

jérôme degryse, 03.12.2011 à 12:37341319
Lu à la suite les 2 tomes de D de Ayroles et Maiorana :

j'ai plutôt apprécié la lecture de ces albums. Lecture très distrayante. Le scénario est classique ( trop diront certains) mais est très bien mené. On ne s'ennuie pas et l'envie de tourner chaque page pour lire la suite est bien présente. On attend même la suite avec impatience. Graphiquement j'aime toujours autant le trait de Maiorana même si je trouve le tome 2 moins abouti que le premier volume.

Au niveau scénario, le point fort de cette bd est le personnage de Richard Drake. C'est aussi ma source d'interrogations. Pourquoi en s'étant autant inspiré du personnage de Richard Burton l'explorateur ne pas l'avoir appelé ainsi.....

Drake a le même visage que Burton. C'est aussi un explorateur. On retrouve comme pour Burton son expédition aux sources du Nil. On a aussi le partenaire devenu ennemi Stanford à la place de Stanley. On apprend que Drake est un épéiste brillant comme Burton. On découvre ses déboires pour trouver des financements. On évoque même dans un dialogue le Soudan ( Burton fut ambassadeur du soudan). Burton était connu pour être un ethnologue juste boutiste qui voulait découvrir toutes les coutumes d'un peuple même les plus noirs. C'est aussi évoqué dans cette bd. J'oublie le traducteur brillant des 1000 et une nuits en version non expurgée ce qui lui valu la censure dans son pays (idem dans la bd).

Un tel personnage est très intéressant mais pourquoi changer le nom. Je trouve que d'un point de vue éducatif on aurait du garder le nom ou au moins marquer en page de garde la source d'inspiration. Le but est de donner envie aux gens de découvrir ce personnage extraordinaire et réel. Burton eut une vie telle que jamais un romancier n'aurait pu l'inventer.

Je me souviens que Herenguel avait marqué ou assumé son inspiration ( et adaptation) de Memoire d'un gentilhomme corsaire.

Je trouve dommageable qu'ici tel ne fut pas le cas. 3.5/5


Lisez Un diable d'homme de Fawn Brodie aux éditions Phébus.

Bicephale, 01.12.2011 à 18:45341293
Thierry :
Les images de Lynd Ward sont puissantes et plus complexes qu'il n'y paraît.

Oui. Hasard du calendrier, je viens tout juste de commencer à lire le travail de Ward. Son premier récit, God’s Man, par-delà ses qualités, reste peut-être un poil convenu. Mais après, c’est un sacré bonheur de lecture, tant Ward lâche les amarres et surprend.

Madman’s Drum, son tambour nègre forcé au silence et sa famille maudite hallucinée qui dépérit lentement au fil des ans, désirs contraints, sous le poids des interdits. Wild Pilgrimage et sa très libidinale charge, qu’on qualifiera de pan-érotique tant tout vibre en ces pages, tout s’y excite, des arbres rebondis et leurs écorces charnelles aux fesses rondes des flics moulés dans des uniformes trop étroits ; on n’y compte plus les cheminées et les outils manuels qui bandent fort, les bottes de carottes aussi, les scènes de strangulation, les sauts de barrière et les jambes discrètement entrouvertes devant les feux de cheminée.

Prelude to a Million Years, quatrième œuvre, reprend la thématique de God’s Man pour la resserrer en une bombe d’efficacité, sombre, terrible. Quelques dizaines de gravures de grévistes matraqués, d’embrassade imposée du drapeau national, de mains forçant les nuques, de femmes réduites au néant, visite-éclair d’un monde effroyable avant que le protagoniste ne disparaisse dans les flammes, effondré sur son idéal de pierre inachevé. Prelude to a Million Years, histoire de nous rappeler que, comme disait l’autre, l’Empire n’a jamais pris fin.

La révolution est affaire de politique sans doute, et de désir aussi bien sûr : chez Ward, la révolution bande sec avant d’échouer, avant de crever (et, est-il besoin de le préciser, il n’y a pas matière à s’en réjouir). De livre en livre, Ward creuse son sillon, de plus en plus singulier. Ses gravures s’enrichissent, les effets de matière se démultiplient, les cadres disparaissent, tout ça pulse avec emphase, certes, mais l’emphase du délire, celle qui échappe, qui n’est pas affaire de pose, celle qui s’aventure aux limites et moissonne à tout va.

Je termine la série ce soir avec Song Without Words et Vertigo, et je suis ravi.

Sinon, j’ai lu Kluft, le dernier album de J-M Bertoyas, et c’est aussi vraiment très bien. Dans un tout autre genre, pourrait-on dire, mais on aurait alors complètement tort.

Ward, Bertoyas, il y a tant de belles choses à lire...

Thierry, 01.12.2011 à 12:54341284
les 2 graphic novels de Lynd Ward que je n'avais pas encore lu... dans le premier, Lynd Ward questionne la place de l'artiste dans une société en proie à l'agitation sociale. Dans le second, il met en scène les angoisses d'une future mère, qui craint de faire naître son enfant dans un monde chaotique.
Relativement courte, ces 2 récits font la part belle à un symbolisme appuyé. On aime ou on déteste ces novels in woodcuts, auxquels on peut reprocher une certaine emphase teintée de naïveté, mais elle assure aussi leur universalité et leur intemporalité. Les images de Lynd Ward sont puissantes et plus complexes qu'il n'y paraît. Elles véhiculent des émotions multiples et leur sens est tout autant nourri du travail de Ward que de l'oeil du lecteur qui les interprète sur base de son propre vécu et de ses émotions.
Je continue de regretter le fait que ces livres (ceux de Lynd Ward, mais aussi de Frans Masereel, Giacomo Patri, Otto Nuckel...) soient ainsi tombé dans l'oubli, en tout cas de ce côté de l'Atlantique.

SydN, 28.11.2011 à 18:36341246
Mael :
Le film m'avait beaucoup plu. J'ai longtemps hésité pour les bandes dessinées car le graphisme ne me plaisait pas des masses, on se laisse cependant emporter et c'est vraiment très très drôle, bien fait, avec des personnages attachants, une action débridée, etc. Je cours acheter les 3 volumes qui me manquent. 4 ex-maléfiques.


moi j'ai préféré le film, je trouve que la BD s'enlise un peu dans un côté "vie" (relations entre perso, histoires amoureuses, évolution du groupe de musique, etc...) assez banal et souvent beaucoup trop long.
De plus, les scènes "d'actions" sont tellement plates qu'il leur manque quelque chose je trouve. Du punch essentiellement.
Le film, en élagant me semble plus efficace, et les scènes de fight sont plus funky :)

Mr_Switch, 28.11.2011 à 14:18341236
Voilà un bouquin ou il manque résolument quelques clés.
On se laisse emporter par la poésie de certaines saynètes. Moins par d'autres.
L'introduction et la conclusion mettent en scène l'auteur lui-même de manière onirique. Mais ça m'a géné de ne pas savoir si c'était une introduction ou une préface dessinée. Ca m'a empêché de rentrer dans le bouquin tout de suite.
Ca reste à lire quand même !

NB : on retrouve les fulgurances d'un Dolph dans la poésie autant, et surtout, que dans le graphisme. C'en est même déroutant...
(Il devient quoi, Dolph, vous savez ? :) )

Mael, 24.11.2011 à 13:05341177
Le film m'avait beaucoup plu. J'ai longtemps hésité pour les bandes dessinées car le graphisme ne me plaisait pas des masses, on se laisse cependant emporter et c'est vraiment très très drôle, bien fait, avec des personnages attachants, une action débridée, etc. Je cours acheter les 3 volumes qui me manquent. 4 ex-maléfiques.

wandrille, 22.11.2011 à 20:03341162
effer :

Guy Delisle arrive en Cisjordanie comme un père de famille un peu trop candide,


Mouais, c'est un peu le reproche qu'on peut lui faire. Il est difficile de croire qu'un type comme lui, marié à une femme MSF arrive avec des yeux parfaitement vierge sur ce pays.

Je trouve que ça marche, mais je reste un peu plus extérieur que je ne l'avais été sur le précédent que je trouvais déjà un peu en dessous.

Si tu as apprécié celui-là, je te conseille plutôt de lire son tout premier SHENZEN qui, pour le coup est une merveille : le type part en chine, dans une ville-usine superviser un studio d'animation et, grosso modo, il ne se passe absolument rien dans sa vie.
Et de ce rien, il fait un truc passionnant.

Du grand art.
Un peu au contraire, là, je trouve qu'il y a plein de matière passionnante et qu'il la réduit à l'anecdotique à force de ne voir ça qu'avec son bout de lorgnette personnel.

Bref, un bon moment, mais qui manque un peu de force.

effer, 22.11.2011 à 16:16341154

Je n'avais pas lu Shenzen et seulement parcouru Pyong Yang,Je n'accrochais pas au graphisme de G Delisle, mais j'ai lu la preview de Chroniques de Jérusalem sur "Le Monde" et là, j'ai vraiment beaucoup apprécié.
Guy Delisle arrive en Cisjordanie comme un père de famille un peu trop candide, mais très vite, grâce à ses croquis, ses remarques fines sur des détails incongrues, voir kafkaïens de la société multi-culturelle et religieuse de l'état d'Israël, il emporte l'adhésion du lecteur.
De plus l'année 2010 qu'il a passé là-bas a été dramatique, ce qui apporte à cet album un caractère puissant de reportage d'histoire immédiate.
4 Kippas.

Mael, 17.11.2011 à 23:09341100
Relire ce livre m'a procuré une telle émotion et un tel plaisir qu'avant que ma chronique soit validée je poste mon avis ici.

Aujourd'hui, la structure Colosse fédère les meilleurs auteurs québécois, et pour peu que l'on s'intéresse au sujet il est impossible de passer à côté. Un acte qui serait d'autant plus regrettable dans le cas présent : celui du premier livre d'un auteur trop discret, une vraie réussite.

Pour l'histoire il s'agit d'un strict fait historique : le crash d'un avion américain contenant 4 bombe H sur la banquise, le 21 janvier 1968. La contamination radioactive fut immense, une bombe se perdit au fond de l'eau tandis que l'incendie faisait fondre la glace. Le secret défense est décrété et l'on découvre cela des années après. Mais une fois passée l'inquiétude et le brin de honte, après avoir découvert un accident majeur qui nous était inconnu, on reprend la lecture de ce fanzine à la conception magnifique.

Entièrement muet et très graphique, le dessin joue sur le découpage de feuilles de papier. Entendons-nous bien : il ne s'agit pas de divers collages de papiers découpés, mais de succession de petits feuilles de cahiers dans lequel l'auteur a évidé des formes qui se révèlent appliquées sur un fond noir. L'extrême élégance du résultat est bluffante. La simulation des étendues enneigées est parfaite, et le contraste radical entre la matière papier très sensible et le noir profond suffit à nous immergé dans les lieux de l'action.

De plus, le livre présente une préface en inuktitut (également en français et anglais en fin de volume), une langue qui m'est totalement inconnue mais dont la simple vue provoque une émotion profonde. Un choix qui permet aussi d’assurer l'ancrage d'Iceberg dans la lutte pour la reconnaissance des droits des inuits, une nation qui a encore plus de mal à se faire entendre dans le Canada que nos camarades francophones. Pas un simple premier livre, ni même un ouvrage prometteur, une vraie première œuvre.

Mr_Switch, 17.11.2011 à 14:59341094
Depuis que j'ai internet, j'ai souvent "entendu parler" d'une série légendairement nulle. Sujet de private joke sur tel chan, sur tel autre site. Doggyguard, c'est nul.
C'est vrai qu'il y a longtemps que je n'avais pas lu un truc aussi nul. Ce n'est pas une effroyable bouse. Ce n'est pas illisible ou nauséabond.
Non, c'est juste nul et vide. A un niveau à la limite de l'OVNI :)

SydN, 14.11.2011 à 16:20341050
SydN :
Thierry :
Suite à une sortie accusant ce livre de complaisance adolescente et d'androgynie suspecte (sic),


tiens donc?
où ça?


on m'a répondu en PV, merci ;)

SydN, 14.11.2011 à 13:55341046
Thierry :
Suite à une sortie accusant ce livre de complaisance adolescente et d'androgynie suspecte (sic),


tiens donc?
où ça?

ibnalrabin, 14.11.2011 à 11:13341045
Colombine :
Est-ce que Mix et Remix est toujours crieur ou je ne sais quoi à Lausanne ?


Non, ça fait déjà pas mal d'années qu'il ne l'est plus. (La cathédrale de Lausanne possède un crieur, qui annonce chaque heure en haut du clocher en criant quelque chose comme "Ici le guet, 3 heures ont sonné". Je suis assez jaloux de cette tradition, à Genève y en a pas.) En même temps avec le nombre de dessins qu'il place il doit pas avoir trop de soucis pour gagner sa vie.

Thierry, 14.11.2011 à 11:08341044
Suite à une sortie accusant ce livre de complaisance adolescente et d'androgynie suspecte (sic), j'ai eu envie de le relire. Je n'y ai rien trouvé de complaisant ou de suspect. Par contre, cette relecture m'a de nouveau apporté énormément de plaisir. Manuele Fior y raconte une histoire d'amour, mais au lieu de nous montrer un couple qui se découvre, s'aime et se quitte, comme on le fait en général, il se concentre sur ce qui précède et suit cette histoire, qu'on devine être la première grande histoire pour Piero et Lucia.
Ils sont adolescents, Piero et son ami Nicola sont inséparables, toujours fourrés ensemble sur la mobylette de Piero. Ils arrivent à la fin de l'adolescence, au moment des choix à poser pour sa vie d'adulte. Reprendre le magasin familial ou partir tenter sa chance ailleurs. Et les filles dans tout ça ? Autant ce dernier est réservé, autant Nicola est extraverti et séducteur. Et voilà qu'emménage une mère et sa fille, Lucia dans l'immeuble de Piero. Piero et Nicola sont troublés par Lucia... On devine la suite, mais Fior ne la montre pas. Il préfère nous transporter des années plus tard, lorsque Piero et Lucia viennent de se séparer. L'une a fui à Oslo tandis que l'autre a quitté sa petite ville pour embrasser la carrière d'égyptologue. Il y a un gout de renoncement dans cette histoire, chacun voyant sa vie se dérouler d'une manière qu'il n'a pas vraiment voulu, presque malgré soi. Ils on,t pos&é des choix, la vie leur en a imposé d'autres et ils ont dû faire avec.
Ce livre se construit en chapitres suivant alternativement Piero et Lucia au fil de leur vie, chaque chapitre ayant sa propre note chromatique: les chapitres sur l'adolescence sont noyés d'un jaune qui évoque à la fois le soleil des vacances et le sépia des photo-souvenirs. Ceux se déroulant en Norvège privilégient les couleurs froides alors que es chapîtres égyptiens préfèrent les couleurs chaudes, avant qu'un dernier chapitre, en forme de conlusion, adopte des teintes sombres et crépusculaires. Plus qu'une coquetterie graphique, ce choix de couleur apporte une vraie personnalité au livre et habille parfaitement le dessin de Fior. A titre de comparaison, son trait brut n'est guère différent sur son livre 'Mademoiselle Else', mais la mise en couleur, plus classique, donne un ton beaucoup plus feutré à son adaptation d'Arthjur Schnitzler.
Arrivé au terme de ce livre, on peut se demander où Fior a voulu nous emmener. Est-ce l'histoire d'une occasion manquée ? Au contraire, est-ce l'histoire d'un deuil qui ne veut se faire ? Ou un refus obstiné d'accepter le cours de la vie (la fameuse complaisance adolescente, peut-être ?) ? Le dernier chapître ne manque pas d'ambiguité et laisse le lecteur dans le doute. A moins qu'il ne soit simplement question de trajectoires individuelles qui se croisent parfois avant de se séparer définitivement, sans que l'on ne puisse rien y faire. Lucia et Piro se sont croisés et il n'y a aucun sens à essayer de les réunir. Le choix de Fior de ne jamais donner la parole à Nicola vient sans doute d'une volonté de montrer que, de toute façon, Lucia et surtout Piero ne prennent jamais vraiment de distance sur leur histoire. Que le regret et la colère jamais pleinement exprimée de Piero ne l'empêche de tracer un trait définitif sur cette histoire.

Smiley_Bone, 13.11.2011 à 19:11341034
C'est à dire que dans ma ville natale, ils sont tous un peu underground faut dire, maga aussi :).

Mr_Switch, 13.11.2011 à 13:17341032
Marrant, je ne connaissais pas Plonk et Replonk de noms, jusqu'à hier... Et aujourd'hui, ils ont droit à une double page dans le magazine télé...

Colombine, 13.11.2011 à 12:30341031
J'ai toujours eu du mal avec Mix et Remix, idnalrabin donne peut-être la vraie explication: j'en ai trop vu jusqu'à l'overdose...

Est-ce que Mix et Remix est toujours crieur ou je ne sais quoi à Lausanne ?

ibnalrabin, 12.11.2011 à 18:24341024
Ces confusions sur Mix et Remix c'est parce que vous êtes pas Suisses. Ici y a des dessins de ce garçon absolument partout: des tas d'affiches, jusque dans les pharmacies (et y a beaucoup de pharmacies), des flyers publicitaires (ou non), dans certains journaux, etc. Personnellement, alors que j'étais assez fan, j'ai un peu une overdose. D'ailleurs il s'applique vraiment de moins en moins pour ces boulots de "communication" (je sais pas comment dire).

Du coup j'ai un peu de la peine à me rendre compte si ses strips sont toujours drôles ou non.

(D'ailleurs, Plonk et Replonk aussi ils sont un peu partout.)

Mael, 12.11.2011 à 17:25341023
Plonk et Replonk ? Moi je les confonds avec



et



re-

Aba Sourdi, 12.11.2011 à 17:18341022
Et moi je confonds toujours avec les cartes postales loufoques "Plonk & Replonk", bienvenue au club !

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