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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | | Klezmer 4 : Un livre qui ne raconte rien et qui donne pourtant largement de quoi prendre son pied pour qui veut. Le dessin de Sfar est à son top. |
 | | Mael, 18.01.2012 à 23:11 | 342298 |
|  |  | L'avantage de bosser dans le secteur BD d'une bibliothèque c'est que l'on peut rattraper son retard.
Bon je ne l'avais pas terminé hier quand j'ai donné mon "pas passionnant et un peu terne" mais je le maintiens après totale lecture, mais si ça gagne en intérêt à partir du mariage de la cousine (au bout d'une centaine de page tout de même donc, enfin je crois). C'est pas mauvais hein, mais longuet, et les couleurs que j'ai vu louées de ci de là je les trouve en effet trop uni, bouffant le dessin et créant plus de gêne qu'autre chose, ternes donc. 3 étoiles donc, parce que c'est un livre tout à fait correct, mais bien en dessous des attentes.
Par contre là (oui je l'avais pas lu et c'est honteux) ça méritait amplement toutes les louanges. J'ai vraiment accroché", malgré la taille ça se lit de manière très fluide, pas pesant du tout, drôle et fin, une narration et un jeu graphique vraiment intéressant sans être pédant... J'ai hésité entre 4 étoiles et le coup de cœur car malgré tout le plaisir je n'était pas "renversé", mais je me suis laissé aller et hop, le plaisir c'est déjà beaucoup et il y a une vraie recherche qui mérite la note maximale !
Je n'avais jamais lu ce petit livre de Bravo, c'est assez drôle, bien fait dans le genre réécriture de conte. J'ai bien ri, il est fort ce bravo. J'ai mis 4 étoiles parce que je trouvais ça bien fait (et du coup à ce moment là j'ai remonté la note d'Astérios qui était à 4, parce que bon c'était quand même un degré au dessus, haaa la contingence de la bullenote.
Là j'avais longtemps attendu parce que je n'étais pas convaincu de base. Je me disais que ce faux récit d'aventure qui en est quand même et qui moque les RPG mais en les calquant mais c'est du second degré du coup c'est bien et drôle allait m'emmerder. Parce que le second degré j'aime bien, mais quand il y a un mauvais livre, changer l'angle ne me parait pas suffisant. c'est donc plein d'a priori que j'ai entamé une lecture qui n'a malheureusement que confirmé cette idée, malgré mes efforts pour arriver péniblement à la fin.
Et le fameux album que j'avais acheté suite à des conseils bulledair. Je ne suis pas déçu, c'est très envolé, très agréable. Pas révolutionnaire sans doute mais bien construit et avec une vraie finesse dans le dessin. Je vais regarder la suite des travaux de Marine Blandin avec curiosité car ils ont su me séduire avec une facilité déconcertante.
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 | |  |  | un petit ton en dessous du premier, mais que c'est bon quand même. J'aime Quai d'Orsay autant pour sa manière de nous faire pénétrer dans les coulisses de la diplomatie mondiale, qui en prend pour son grade, que pour sa description sans fard des petites mesquineries et grosses vacheries qui sont la règle au sein de la petite cours qui gravite autour de Taillard de Vorms.
La principale différence avec le premier tome, c'est que cette fois, les auteurs se rattachent de manière beaucoup plus franche à la réalité, en utilisant le fameux discours de l'ONU, qui reste le grand fait d'armes de Villepin. Le livre devient plus 'sérieux'.
Je m'interroge aussi sur une scène à la fin, lorsque Arthur prend un verre avec l'écrivain et un une jeune fille qui remet ouvertement en doute la sincérité de la position française sur le dossier. Simple anecdote que les auteurs ont voulu retranscrire pour marquer le gouffre grandissant entre la tour d'ivoire de la diplomatie et la perception du public, ou pique féroce addressée à Lanzac pour apprter un éclairage différent sur cette position si noble de prime abord... Et je me trompe peut-être mais il me semble que c'est la seule scène sur les 2 tomes où la diplomatie est confrontée au 'monde réel', comme pour insister à quel point elle est parfois déconnectée.
Restent de francs éclats de rire, comme le concept du taylorisme du terrorisme (pas sûr d'avoir compris non plus :o))), le club Med ou le Chiffre :o)
Alleï, j'aurai pû lmui donner 1 ou même 3 points, mais il n'en avait pas besoin pour triompher aux bulles d'or |
 | |  |  | | Docteur C : | Oui mais il faut se souvenir aussi du fin mot de l'histoire : c'est Ben Katchor lui-même qui a conçu la maquette ainsi, et il se déclarait interrogé à ce sujet tout à fait satisfait du résultat (passage du format à l'italienne à la double page).
Bon alors on peut poser des limites à la "volonté de l'auteur", mais enfin cette conclusion dépassionne de manière amusante la polémique autour du "respect de l'œuvre". C'est Ben Katchor qui a conçu et voulu ce "tronçonnage" pour un passage d'un format à l'autre. |
D'un autre côté, l'éditeur arrive parfois avec un diktat de format que l'auteur valide ou rejette, ce qui équivaut à ne pas être édité. Si la volonté de Katchor était dictée par 'soit on tronçonne, soit on ne t'édite pas', c'est un autre problème |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Mr_Switch : | | On peut difficilement croire que ta question n'est pas ironique, Aba Sourdi... Le Julius Knipl de Casterman est l'Ecriture qui a mis le feu aux poudres, c'est celui dont parle l'Eprouvette. |
Tu oublies que j'ai une mémoire de poisson rouge ! De plus, les Eprouvette sont malheureusement dans mon grenier, faute de place. C'est marrant, dans mon souvenir c'était le "Louis Riel, l'insurgé" de Chester Brown qui avait fait tout un foin, je me rappelle que Menu trouvait le sous-titre rajouté "l'insurgé" complètement ridicule. Mais aucun souvenir de Ben Katchor, faut dire que je ne connaissais pas du tout à l'époque. C'est parce qu'il a été horriblement tronçonné pour entrer dans le format Ecritures, c'est ça ? Ah oui, maintenant ça me revient, en effet. |
Oui mais il faut se souvenir aussi du fin mot de l'histoire : c'est Ben Katchor lui-même qui a conçu la maquette ainsi, et il se déclarait interrogé à ce sujet tout à fait satisfait du résultat (passage du format à l'italienne à la double page).
Bon alors on peut poser des limites à la "volonté de l'auteur", mais enfin cette conclusion dépassionne de manière amusante la polémique autour du "respect de l'œuvre". C'est Ben Katchor qui a conçu et voulu ce "tronçonnage" pour un passage d'un format à l'autre.
A ta place j'attendrai quand même l'édition Rackham. |
 | |  |  | | C'est un format à l'italienne imprimé en double page à la française. |
 | |  |  | | Mr_Switch : | | On peut difficilement croire que ta question n'est pas ironique, Aba Sourdi... Le Julius Knipl de Casterman est l'Ecriture qui a mis le feu aux poudres, c'est celui dont parle l'Eprouvette. |
Tu oublies que j'ai une mémoire de poisson rouge ! De plus, les Eprouvette sont malheureusement dans mon grenier, faute de place. C'est marrant, dans mon souvenir c'était le "Louis Riel, l'insurgé" de Chester Brown qui avait fait tout un foin, je me rappelle que Menu trouvait le sous-titre rajouté "l'insurgé" complètement ridicule. Mais aucun souvenir de Ben Katchor, faut dire que je ne connaissais pas du tout à l'époque. C'est parce qu'il a été horriblement tronçonné pour entrer dans le format Ecritures, c'est ça ? Ah oui, maintenant ça me revient, en effet.
| NDZ : | | Il sera réédité par Rackham cette année il me semble. Si tu peux attendre, ça vaut le coup. |
Oui, c'est ce que je vais faire. Merci pour l'info !!! |
 | | Mael, 15.01.2012 à 11:49 | 342044 |
|  |  | | Il y avait un double problème, es scènes de sports assez nombreuses auxquelles je ne comprenait rien, mais aussi le fait que je trouve les actions décrites absolument pas claire : qui sont ces gens qu'ils croisent, d'où ils sortent, le frère qui débarque en plein milieu etc. Je veux pas dire que je voulais un descriptif de chaque personne, loin de là, si c'est subtilement amené tant mieux, sauf que là javais juste l'impression que c'était balancé sans maitrise et que la narration était vraiment hachée. Mais ça m'a tellement surpris (pas qu'à cause de ton avis très positif mais aussi parce qu'Acte sud Bd ont tendance a faire de bons livres) que je vais le relire dans un mois ou deux à tête reposée. |
 | | beuzno, 15.01.2012 à 11:23 | 342043 |
|  |  | | Mael : | Désolé beuzno je ne partage en effet pas ton enthousiasme ! Dans cet ouvrage nous suivons l'auteur, alors jeune joueur de rugby, qui traverse le monde pour jouer, et ces matchs amicaux sont toujours l'occasion de rencontre. Sauf que je n'ai pas du tout réussi à rentrer dedans. Je trouve l'aspect global séduisant (même si j'ai l'impression que les couleurs sont vachement ternie, comme bue par le papier) mais au fil des matchs j'ai surtout vu une suite de tactiques auquels je ne comprenais absolument rien. Du coup pour le néophyte absolu en rugby que je suis, c'est trop technique, je suis complètement perdu et la dimension humaine vantée par l'éditeur me semble complètement secondaire et passe en arrière plan. D'autant que quand des personnages arrivent ils m'nt semblé assez mal introduit, je ne comprenais jamais qui ils étaient, ni d'où ils sortait (qui sont ces joueurs ? Son frère continue à jouer au rugby ou pas ? etc...). Les premières pages étaient pourtant très emballantes. Je ressayerai peut-être plus tard en étant plus posé. En attendant, un petit ballon ovale. |
pour moi, dans ce livre, le rugby est le prétexte, le cadre (que j'adore) pour raconter des rencontres humaines autour du monde et je pensais qu'il n'était pas nécessaire de connaître le rugby pour apprécier
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 | |  |  | | On peut difficilement croire que ta question n'est pas ironique, Aba Sourdi... Le Julius Knipl de Casterman est l'Ecriture qui a mis le feu aux poudres, c'est celui dont parle l'Eprouvette. |
 | | NDZ, 14.01.2012 à 20:38 | 342038 |
|  |  | | Aba Sourdi : | Je découvre seulement Ben Katchor et je suis émerveillé devant tant de densité, d'originalité, d'exigence, de drôlerie, de poésie urbaine. Du coup il me manque que celui chez Casterman-Ecritures, est-il horriblement mal édité comme d'habitude ou cela vaut-il quand même la peine faute de mieux ? |
Il sera réédité par Rackham cette année il me semble. Si tu peux attendre, ça vaut le coup. |
 | |  |  | Je découvre seulement Ben Katchor et je suis émerveillé devant tant de densité, d'originalité, d'exigence, de drôlerie, de poésie urbaine. Du coup il me manque que celui chez Casterman-Ecritures, est-il horriblement mal édité comme d'habitude ou cela vaut-il quand même la peine faute de mieux ? |
 | | Mael, 13.01.2012 à 20:41 | 342007 |
|  |  | | Bah je sais pas, y a de la compèt, moi je suis pas du tout du tout sportif du coup ça me fascinait pas. |
 | | effer, 13.01.2012 à 17:01 | 341999 |
|  |  | | Mael : | Désolé beuzno je ne partage en effet pas ton enthousiasme ! Dans cet ouvrage nous suivons l'auteur, alors jeune joueur de rugby, qui traverse le monde pour jouer, et ces matchs amicaux sont toujours l'occasion de rencontre. Sauf que je n'ai pas du tout réussi à rentrer dedans. Je trouve l'aspect global séduisant (même si j'ai l'impression que les couleurs sont vachement ternie, comme bue par le papier) mais au fil des matchs j'ai surtout vu une suite de tactiques auquels je ne comprenais absolument rien. Du coup pour le néophyte absolu en rugby que je suis, c'est trop technique, je suis complètement perdu et la dimension humaine vantée par l'éditeur me semble complètement secondaire et passe en arrière plan. D'autant que quand des personnages arrivent ils m'nt semblé assez mal introduit, je ne comprenais jamais qui ils étaient, ni d'où ils sortait (qui sont ces joueurs ? Son frère continue à jouer au rugby ou pas ? etc...). Les premières pages étaient pourtant très emballantes. Je ressayerai peut-être plus tard en étant plus posé. En attendant, un petit ballon ovale. |
Ce n'est pas un album pour "footeux", alors?
;)) |
 | | Mael, 13.01.2012 à 0:59 | 341976 |
|  |  | Désolé beuzno je ne partage en effet pas ton enthousiasme ! Dans cet ouvrage nous suivons l'auteur, alors jeune joueur de rugby, qui traverse le monde pour jouer, et ces matchs amicaux sont toujours l'occasion de rencontre. Sauf que je n'ai pas du tout réussi à rentrer dedans. Je trouve l'aspect global séduisant (même si j'ai l'impression que les couleurs sont vachement ternie, comme bue par le papier) mais au fil des matchs j'ai surtout vu une suite de tactiques auquels je ne comprenais absolument rien. Du coup pour le néophyte absolu en rugby que je suis, c'est trop technique, je suis complètement perdu et la dimension humaine vantée par l'éditeur me semble complètement secondaire et passe en arrière plan. D'autant que quand des personnages arrivent ils m'nt semblé assez mal introduit, je ne comprenais jamais qui ils étaient, ni d'où ils sortait (qui sont ces joueurs ? Son frère continue à jouer au rugby ou pas ? etc...). Les premières pages étaient pourtant très emballantes. Je ressayerai peut-être plus tard en étant plus posé. En attendant, un petit ballon ovale. |
 | |  |  | Quand j'ai feuilleté le bouquin, la première chose que j'ai ressentie, ce sont les couleurs. En effet, elles me semblaient inadéquates. Je ne dis pas "mauvaises", je dis "inadéquates". J'avais l'impression qu'elles ne faisaient pas corps avec le dessin, que le dessin n'avait pas été fait pour être colorisé. Un peu comme certains vieux comics N&B qui sont édités en couleurs. Au début de lecture, j'ai bien ressenti ça. Et puis finalement ça s'est estompé. Il y a même parfois un petit côté chromo qui ne fait qu'augmenter le côté sordide de l'histoire. Au final, elles ne sont pas si mal, ces couleurs. Laurent, j'espère ne pas trop te vexer...
Quant à l'histoire, elle est forcément intéressante, puisqu'elle traite du 17 octobre 1961 et d'événements oubliés. La fin est peut-être un peu rapide et notre personnage central pas autant affecté qu'il devrait. Autre petit problème, il s'agit une fiction à partir d'une histoire vraie... Or la préface et le dossier final mettent en contraste les différences entre l'histoire vraie et la fiction... au risque d'ôter de l'intérêt à la bande elle-même... |
 | | Mael, 10.01.2012 à 21:58 | 341919 |
|  |  | Je me souviens que celui là m'avait vraiment retourné petit, ce grand aigle... je n'étais pas fan de réalisme et pourtant ça marchait impec sur moi ! (Par contre aucun souvenir de l'épisode avec le dromadaire). |
 | |  |  | Petit-Renard - Le monstre de la prairie.
L'exemple-type de l'histoire qui fut trop et pas assez. L'exemple de l'ingratitude du lecteur. Je suivais ça dans Astrapi. Enfin, non, justement. Je lisais chaque parcelle de mon Astrapi sauf "Le monstre de la prairie". C'était dessiné dans un style "réaliste", comme pour les grands. Pas pour moi. C'était rasoir. Ca ne m'intéressait pas ! Je caricature à peine : je n'avais aucune idée de l'histoire jusqu'à la semaine dernière. Je n'avais pas réalisé qu'il y avait des dromadaires dans l'histoire. En réalité, si je n'ai vraiment jamais lu cet épisode jusqu'alors, j'avais lu l'épisode suivant (inédit en album : la louve d'argent) qui parle d'un loup et qui avait su susciter une curiosité chez moi.
"Le monstre de la prairie" était donc trop pour les grands.
Et maintement l'épisode lu en entier, fatalement quel est le verdict ? Bin, le dessin est bien mignon ! Et le scénario un peu simpliste ou plus l'antagonisme trop vite, trop facilement défait.
Ingratitude. |
 | | NDZ, 08.01.2012 à 15:59 | 341883 |
|  |  | Dans le 2, Taillard est un peu moins barré...
Dans le 2, Taillard est un peu moins insupportable...
Dans le 2, Taillard est un peu moins fou...
Dans le 2, Taillard est un peu plus prétentieux...
Reste que, bien que l'on ne soit plus dans le récit initiatique génial, pétaradant et hilarant, on a toujours, dans ce deuxième tome, des séquences fabuleuses comme la visite en Russie... en espagnol et surtout, pour moi THE séquence du tome 2, les vacances de Taillard au club med :))
De là à dire qu'il est complaisant, ce bouquin, n'exagérons rien: ça décrit quand-même un microcosme de fêlés du bocal, imbus de leurs propres personnes, persuadés d'avoir une destinée mondiale, qui naviguent à vue, font un boulot essentiel dans un mélange des genres plus que dérangeant... (la diplomatie et ce mélange du "renseignement" sur la vie privée, de flatteries, de superficialité, d'hypocrisie, etc; la prise de décisions comme le déclenchement d'une guerre, sur un feeling - heureusement bon sur ce coup-ci - ou sur des rancunes ?).
Une belle oeuvre qui montre que l'on est gouvernés par tout sauf la Raison. |
 | | Mael, 08.01.2012 à 12:15 | 341879 |
|  |  | Anoeta : Dans le 1 c'est le côté grand guinol qui est plus marqué, c'est vrai (notamment l'appel à ses amis poètes etc.), mais en fait j'ai lu les 2 tomes d'un coup donc j'en garde l'image d'un homme certes irritable et grandiloquent, mais avec une vision.
Quand un Maupas je le vois comme un très proche de Taillard, un ami, et savoir s'entourer est également une très grande qualité pour un homme politique. Et une des premières pour un ministre, on le sait bien leur rôle est d'incarner leur ministère, pas de le faire tourner, ils ont un cabinet pour ça et la série le montre très bien.
Mais c'est vrai que dans le 2 Taillard est habité, ne veut pas démordre de sa position et y va contre son ministère même, qui finit par le suivre, avec toute l'opinion publique, c'est assez beau. Ha et cette séquence où il veut convaincre tous les pays du conseil de sécurité de le rejoindre sur sa motion... Le caïman du président de l'Oubanga... |
 | | Anoeta, 08.01.2012 à 10:56 | 341877 |
|  |  | | Mael : | J'ai mis du temps à les lire, mais une fois que ça a été fait c'était dévoré. C'est excellent. Le personnage est animé de manière fabuleuse, avec une telle vitalité accentuée par des choix de découpage très très pertinents. J'ai toujours été nul en latin mais je crois qu'en gros anima veut dire âme alors oui Alexandre Taillard de truc est superbement animé, il a plus d'âme que nombre de persos de papiers. Sinon c'est parfait, rythmé, drôle, très instructif tout en étant absolument clair et pas du tout pédago (sauf à quelques reprises et de manière tellement assumée que c'en est drôle). C'est une vraie bonne lecture. |
Je n'avais lu que le tome 1 et jusque là j'étais tout à fait d'accord. La remarque suivante m'a surprise :
| Mael : | | On regrette juste de se trouver plein de sympathie pour De Villepin après lecture, c'est sûr le refus de la guerre en Irak c'est plus glorieux que le Contrat Première Embauche qui sera le deuxième grand moment de sa carrière de ministre. |
C'est très vrai pour le second tome beaucoup moins pour le premier.
Le premier tome avait un côté ministère ridicule :
- Celui qui tenait les rennes semblait être Maupas plus que Taillard.
- Les conseillers se tiraient tous dans les pattes.
- Chirac était absent à l'image de son mandat.
Ici c'est bien Taillard qui tient son ministère et non pas Maupas. Peut être que Arthur a vraiment été fasciné par le personnage au point de ne voir plus que par lui.
Je ne suis pas sur que le gag du falcon (très réussi par ailleurs) aurait été traité de la m^me manière dans le tome 1. Le pauvre ministre qui voyage dans un petit avion qui fait du bruit...
Enfin, concernant Chirac, on voit le président d'un côté "ce bon vieux Chirac" qui m'agace pas mal... |
 | | THYUIG, 07.01.2012 à 17:15 | 341871 |
|  |  | | Mr_Switch : | Où l'objet-livre se mêle étroitement au livre-récit. Ce n'est pas inédit, mais ça fait toujours son petit effet. Je n'en dirais pas plus. Glop. |
C'est très bien ça ouais, je me suis régalé ! |
 | |  |  | | Une question me vient : si ce livre avait été un cadeau-adhérents, cela t'aurait peut-être moins choqué ? Parce qu'il ne faut pas oublier que c'est ça aussi L'Asso, c'est des publications collectives légères où on joue de l'émulation entre auteurs pour proposer quelque chose qui intéresse les amateurs. Pour moi ce livre se situe dans cette lignée "pour amateurs", bien que le sujet en soit grave par la force des choses. Je comprends donc qu'on puisse regretter qu'il n'ait pas gardé un statut confidentiel réservé aux fans. Mais tous les sympathisants ne sont pas adhérents et il y avait ici un souci de transmettre des vérités historiques au plus de monde possible, voilà tout. |
 | |  |  | | Docteur C : | | D'ailleurs j'ai vraiment détesté le texte "leçon de morale sophistique de copain" de Sfar ouvrant ses pages de carnets "censurées". Sophisme, parce qu'il superpose le retrait de ces pages des carnets par Menu à la page sur La vallée des merveilles publiée dans L'Eprouvette. Mais la retranscription subjective d'une conversation dans un restau n'a rien à voir avec la critique (parodie) d'un livre publié. |
Tu mets "parodie" entre parenthèses mais pour moi c'est ça l'essentiel, ce qui m'avait surpris à l'époque c'est que cette page était purement gratuite, pas du tout argumentée, contrairement à tout le reste de la revue. Pourquoi Menu n'a t-il pas fait une vraie critique de La Vallée des Merveilles ? Parce qu'il y avait une histoire d'amitié qui se jouait là-dedans, par conséquent on peut tout à fait placer ça sur le même plan que l'affaire des pages de carnet.
| Docteur C : | | En lisant ce livre dans sa globalité, j'ai l'impression d'être une cible. D'être traitée comme une groupie un peu bêtasse à gaver avec des petites histoires pour groupie. Et pas beaucoup plus que ça. Ce qui fait que passer un moment de dégoût un peu poisseux, je me désintéresse... |
Je comprends cet argument. Heureusement que de mon côté je connaissais la plupart des éléments factuels de l'histoire, car sinon j'aurais vraiment eu l'impression d'être dans une position un peu régressive, style le gars qui veut absolument connaître les détails les plus croustillants de la vie de ses idoles. Mais je n'ai pas l'impression que ce livre joue le voyeurisme chirurgical, au contraire ça reste dans le sentiment, comme tu l'as remarqué. De plus, il n'y a même pas d'effet de suspense, la structure est subtile. Mais je ne dis pas non plus que c'est un chef-d'oeuvre absolu de la bande dessinée, ça reste un livre destiné aux fans de L'Asso, pour ça on est d'accord. |
 | |  |  | Où l'objet-livre se mêle étroitement au livre-récit. Ce n'est pas inédit, mais ça fait toujours son petit effet. Je n'en dirais pas plus. Glop. |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | Ici je pense qu'il se justifie parce qu'on a affaire à une affaire humaine tellement complexe qu'il faut se décharger du souci formel pour mieux aller au fond des choses, sinon on se cacherait trop derrière l'art. C'est ce que j'ai toujours pensé concernant l'autobio, même en tant qu'auteur d'ailleurs (bien que mes pages autobio ne soient plus depuis longtemps visibles donc je parle dans le vide). |
Ce livre prétend se donner un objet à penser : L'Association, comme structure éditoriale, "aventure humaine" si vous voulez.
Ce livre a prétendu "contrecarrer" les visions délirantes d'un certain JCM sur le fonctionnement de ladite structure, et rétablir une vérité sur le rôle des fondateurs etc.
Ce livre est publié à L'Association, qui se veut une maison d'édition accueillant des travaux qui ne seraient pas "mainstream", mais expérimentaux, difficiles, etc. Enfin c'est ce que j'ai toujours lu sous la plume de tout le monde.
Or, pour moi lecteur, ce livre est mainstream. Formellement, pour la plupart des pages, c'est du réchauffé, et mou.
Or je ne reproche pas exactement à Lewis Trondheim de faire du Lewis Trondheim, il n'a pas fait que des petits riens, mais bien d'autres choses, au cours des années, mais d'être dans un service assez minimum, et d'appuyer sur le ressort émotif, sentimental, de jouer avec les sentiments du lecteur et de leur laisser une bien plus large place qu'à tout autre considération (en bref faire du sentimentalisme). La même pour Killoffer. Mais j'ai quand même du mal à penser qu'après vingt ans d'Association tout ce qu'il y a à figurer est un jeu avec la personnalité/le personnage de Menu, des rapports avec lui, avec quelques anecdotes "copains", et pas beaucoup plus que ça.
Le travail autobio de Fabrice Neaud ne fonctionne pas du tout comme ça (même s'il a pu verser dans le sentimentalisme, dans son Journal I, c'était du sentimentalisme pur, qui ne se donnait rien d'autre pour objet que ledit sentiment).
Or, ancien adhérent, ayant beaucoup lu Lapin, etc., j'ai quand même l'impression que ce livre ne retranscrit pas grand-chose de ce qu'a pu être l'Association, mais plutôt des bribes d'anecdotes surtout sentimentales, et du sensationnalisme sur un coin de table (de restaurant japonais). Pas seulement. Mais majoritairement.
Je n'aime pas les positions que prennent ces auteurs au fil du temps (Trondheim, David B, Joann Sfar, et ici même Killoffer), leur position sociale a changé, et leurs travaux autobiographiques pas vraiment, on est dans un même traitement un peu faussement naïf des évènements, formellement plus très mouvant, et ça ne me paraît plus pertinent, un peu vain, vide, au moins trop léger. D'ailleurs j'ai vraiment détesté le texte "leçon de morale sophistique de copain" de Sfar ouvrant ses pages de carnets "censurées". Sophisme, parce qu'il superpose le retrait de ces pages des carnets par Menu à la page sur La vallée des merveilles publiée dans L'Eprouvette. Mais la retranscription subjective d'une conversation dans un restau n'a rien à voir avec la critique (parodie) d'un livre publié. Si non? Non. De toute façon rien n'est poussé au rang de problème philosophique.
En lisant ce livre dans sa globalité, j'ai l'impression d'être une cible. D'être traitée comme une groupie un peu bêtasse à gaver avec des petites histoires pour groupie. Et pas beaucoup plus que ça. Ce qui fait que passer un moment de dégoût un peu poisseux, je me désintéresse...
Alors parlons de jeu formel référentiel, parlons de gentil bordel structurel (un peu lâché, un peu accidentel, franchement patine à tous les étages). Non, ce n'est pas là que commence l'analyse de ce livre, et certainement pas structurelle. Allister, de qui te moques-tu, de Trondheim ou de moi? |
 | |  |  | | Bon, c'était seulement "tu te moques de qui?", mais j'aime bien jouer mes vierges effarouchées. Et puis à vrai dire, j'ai été surtout surpris de prendre un certain plaisir à lire un livre qui s'annonçait comme un recueil d'anecdotes, et dont j'ai trouvé qu'il réussissait à être aussi un peu autre chose. A propos de rien, comme je n'achète pas souvent de nouveautés et que je m'ennuyais, j'ai lu le livre deux-trois fois. J'avais trouvé ça vraiment très léger à la première lecture, j'ai commencé à l'apprécier avec les suivantes. |
 | |  |  | | Docteur C : | | Allister Baudin : | | Tu as vraiment eu l'impression que c'était une compilation? L'intérêt du livre réside bien, à mon avis, dans le fait que ça n'en est pas une. C'est le seul intérêt, mais je m'attendais tellement un livre facile que j'ai été surpris par cette structure assez subtile, finalement. J'ai apprécié la manière dont les récits étaient articulés; j'ai bien entendu déjà lu des confrontations de point de vue semblables en bande dessinée, mais j'ai trouvé qu'ici, il y avait quelque chose d'assez particulier; ça m'a rappelé un numéro de Lapin où Menu/David B/Trondheim parlaient des catacombes; mais là où ce numéro se limitait à des parallèles, on a ici des imbrications plus intéressantes. Je me fous de ce que raconte ce livre en matière d'anecdotes, mais j'ai trouvé que sa structure disait déjà pas mal de choses. Peu importe d'ailleurs que des choses similaires aient déjà été faites (et je ne parle pas d'autre domaine que de la bande dessinée), mais j'ai trouvé que là, pour ce sujet là, la structure réussissait à produire une ambiance; c'est pas tous les jours que ça arrive. |
Tu considères le découpage chronologique avant/moment crucial au restaurant japonais/après comme subtil? Tu te moques de qui?
Et à ce moment là les planches de Berbérian, Capron, et même Mokeït ou Stanislas, ne tiennent pas vraiment dans cette structure temporelle, d'où compilation oui.
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On ne se comprend pas : je n'ai jamais dit que ce que j'aimais bien dans cette structure tenait à sa mise en scène des temporalités.
Je te parle de la manière dont les récits sont agencés entre eux, pas de la manière dont ils situent une chronologie d’évènements.
Par exemple, la première page de Trondheim qui réfléchit sur le titre du livre, et les pages de Capron, qui ne cessent de parler du livre comme "notre ouvrage consacré à l'Association", et qui ont été faites sans doute avant que le titre ait été choisi; le "on n'est plus tes copains" qui se trouve seulement dans l'histoire de Trondheim, alors que l'histoire est racontée de trois manières différentes; le mot "cosmoschtroumpf" chez Berberian - le mot "schtroumpf caca" chez Capron; la page où Trondheim passe devant son tableau de Killoffer, qui est vraisemblablement la dernière page du livre - mais en fait non, et les autres pages de Trondheim qui suivent, avec celles de Mokeit et de Killoffer, ne font pas encore partie de l'histoire, elles prennent un air d'urgence qui n'étaient pas dans les pages qui précèdent, mais une urgence qui n'est pas surprenante, parce qu'elle est quand meme annoncée dans les pages de Capron, par exemple, mais seulement dans les dernières - ; j'aime bien que Sfar nous sorte des pages de 2003, j'aime bien que Capron signe "oct 2010-oct 2011", un an pour quatorze pages, j'aime bien que Killoffer décide de ce qu'il va dessiner alors qu'il est "en train de commencer le crayonné de la première case de l'histoire que vous êtes précisément en train de lire", bref, c'est le bordel, et ce bordel de structure -qui n'a rien à voir avec la chronologie des anecdotes racontées- raconte quelque chose, au lieu de paraitre tout simplement comme maladroit. Voilà. Pas de quoi en faire un fromage, pas de quoi être agressif ("tu te fous de qui ?" non mais ça va pas ? Depuis quand on se parle comme ça ?). Pas de Quoi! C'est vrai, il y a plus urgent à lire. |
 | |  |  | | Docteur C : | | Il ne ressort de ce livre ni historique de l'Association, ni position claire, ni rien. C'est un collectif flanby, ça a pu être rigolo à démouler, mais à lire... On est vraiment dans le durcissement de tous les travers de ce qui a pu partir de l'Association en terme autobiographique. On avait la bonne bande de copains qui s'amusent, et là on a la bonne bande de copains qui se fâchent et nous le raconte par le détail le plus trivial au coin de la rue du restaurant japonais. |
La manière de faire de l'autobiographie de Lewis Trondheim est désormais de faire du Petit Rien donc lui reprocher cela revient à lui reprocher d'être Lewis Trondheim, ce que j'ai bien souvent envie de faire moi-même je l'avoue, mais dans le cas présent je n'ai pas été surpris de trouver du Petit Rien, ça coulait de source. Toutes les pages ne sont pas pertinentes, certaines sont légères en effet, mais certaines sont profondes, j'insiste : je pense à celles au festival d'Aix où il dit à Menu "tu es alcoolique, tu es dépressif et tu es fou" et toute la scène grandiloquente qui s'ensuit, là pour le coup ça éclaire vraiment leur relation, donc oui, c'était intéressant de le montrer. Il y a des limites à la mise en scène, je suis le premier à le penser, mais heureusement la plupart des pages de ce recueil n'utilisent pas ce procédé et préfèrent soit le journal soit l'imaginaire. Mais pour Trondheim il fallait s'y attendre, c'est tout. Et c'est cette alternance entre ces différentes formes d'autobio qui crée la cohérence, la richesse et l'ambiance du livre, je rejoins Allister.
| Docteur C : | | Si tu considères ce livre comme profond, je sais pas, même par rapport à l'Ascension du Haut Mal de David B, même par rapport à Approximativement (qui finalement décrit déjà le cas "Menu" de manière plus fine et construite), c'est que tu as perdu de vue ton axe poétique et non-narratif dont tu nous rebattais les yeux il y a encore quelques mois. |
C'est bien parce que je vous en rebattais les yeux que j'ai préféré arrêter ! Il ne faut pas mélanger ses goûts d'auteur et ses goûts de lecteur, enfin personnellement je n'aime pas. En tant que lecteur je peux approuver le narratif quand il se justifie. Ici je pense qu'il se justifie parce qu'on a affaire à une affaire humaine tellement complexe qu'il faut se décharger du souci formel pour mieux aller au fond des choses, sinon on se cacherait trop derrière l'art. C'est ce que j'ai toujours pensé concernant l'autobio, même en tant qu'auteur d'ailleurs (bien que mes pages autobio ne soient plus depuis longtemps visibles donc je parle dans le vide). |
 | |  |  | | Allister Baudin : | | Tu as vraiment eu l'impression que c'était une compilation? L'intérêt du livre réside bien, à mon avis, dans le fait que ça n'en est pas une. C'est le seul intérêt, mais je m'attendais tellement un livre facile que j'ai été surpris par cette structure assez subtile, finalement. J'ai apprécié la manière dont les récits étaient articulés; j'ai bien entendu déjà lu des confrontations de point de vue semblables en bande dessinée, mais j'ai trouvé qu'ici, il y avait quelque chose d'assez particulier; ça m'a rappelé un numéro de Lapin où Menu/David B/Trondheim parlaient des catacombes; mais là où ce numéro se limitait à des parallèles, on a ici des imbrications plus intéressantes. Je me fous de ce que raconte ce livre en matière d'anecdotes, mais j'ai trouvé que sa structure disait déjà pas mal de choses. Peu importe d'ailleurs que des choses similaires aient déjà été faites (et je ne parle pas d'autre domaine que de la bande dessinée), mais j'ai trouvé que là, pour ce sujet là, la structure réussissait à produire une ambiance; c'est pas tous les jours que ça arrive. |
Tu considères le découpage chronologique avant/moment crucial au restaurant japonais/après comme subtil? Tu te moques de qui?
Et à ce moment là les planches de Berbérian, Capron, et même Mokeït ou Stanislas, ne tiennent pas vraiment dans cette structure temporelle, d'où compilation oui.
Quant à l'ambiance, j'ai trouvé qu'elle oscillait entre récits anecdotiques d'une bande de copains plus si copains (ce qui a quand même été clairement harassé ces dernières années) et le pugilat mollasson de Menu façon pierres en petits riens (puisque la structure et le livre sont pilotés très clairement par Trondheim). Parler de sincérité est risible : ce sont de vieux briscards qui emploient les mêmes procédés rhétoriques depuis deux décennies ici pour les tourner pleinement à leur avantage moral sans grand effort formel. Enfin ce sont pour la plupart des pages faites en parallèle de dix autres projets plus sérieux, et ça se sent.
Je me souviens de ces planches sur les catacombes, le parallèle n'était que thématique, mais ne recoupait pas de moments vécus "en commun". Enfin c'est bien maigre pour qualifier ce livre de singulier. Après on me l'a prêté et je l'ai lu en une soirée, et je n'ai pas très envie d'y retourner pour une analyse plus fine : j'ai mieux à lire. |
 | |  |  | | Tu as vraiment eu l'impression que c'était une compilation? L'intérêt du livre réside bien, à mon avis, dans le fait que ça n'en est pas une. C'est le seul intérêt, mais je m'attendais tellement un livre facile que j'ai été surpris par cette structure assez subtile, finalement. J'ai apprécié la manière dont les récits étaient articulés; j'ai bien entendu déjà lu des confrontations de point de vue semblables en bande dessinée, mais j'ai trouvé qu'ici, il y avait quelque chose d'assez particulier; ça m'a rappelé un numéro de Lapin où Menu/David B/Trondheim parlaient des catacombes; mais là où ce numéro se limitait à des parallèles, on a ici des imbrications plus intéressantes. Je me fous de ce que raconte ce livre en matière d'anecdotes, mais j'ai trouvé que sa structure disait déjà pas mal de choses. Peu importe d'ailleurs que des choses similaires aient déjà été faites (et je ne parle pas d'autre domaine que de la bande dessinée), mais j'ai trouvé que là, pour ce sujet là, la structure réussissait à produire une ambiance; c'est pas tous les jours que ça arrive. |
 | |  |  | Je vais employer le procédé le plus agaçant qu'on puisse imaginer sur un forum, j'espère que ça satisfera ton envie d'en découdre.
| Aba Sourdi : | | Je pense sincèrement qu'ils sont sincères en ce qui concerne leur relation d'amour-haine envers Menu, ce mélange de tendresse et d'agacement est tout à fait révélateur du lien profond qui s'est tissé entre eux. |
C'est exactement ce que je peux reprocher à ce livre. Il se vautre complaisamment dans ce sentimentalisme dégoulinant, avec une légèreté insupportable, et se focalise sur la petite affaire privée de ses auteurs d'une manière tout à fait dégoutante. Je trouve que ces procédés sont :
1/ Faciles
2/ N'éclairent et n'expliquent rien.
Il ne ressort de ce livre ni historique de l'Association, ni position claire, ni rien. C'est un collectif flanby, ça a pu être rigolo à démouler, mais à lire... On est vraiment dans le durcissement de tous les travers de ce qui a pu partir de l'Association en terme autobiographique. On avait la bonne bande de copains qui s'amusent, et là on a la bonne bande de copains qui se fâchent et nous le raconte par le détail le plus trivial au coin de la rue du restaurant japonais.
Mais des petits bourgeois qui ont réussi et se regardent complaisamment le nombril dans des pages à la vacuité patente (c'est aussi expérimental que du Crisse) ne m'intéresse tout simplement pas.
| Aba Sourdi : | | De quels propos plus durs parles-tu ? |
Je me souviens du contenu de la belle lettre ouverte de David B (et de son correctif) contre Menu. Il y a au moins ça.
| Aba Sourdi : | | Je trouve au contraire que tout le monde témoigne d'un grand respect pour Menu, Sfar par exemple (encore cette semaine sur son blog il précise que seul lui pour l'instant avait su reproduire comme il faut ses aquarelles, dans "La Java Bleue"), mais aussi Mokeït et Killoffer qui manifestement ont encore de réels sentiments d'amitié pour lui. |
Mais je m'en fous. Je m'en fous complètement. Ce n'est pas avec ce genre d'anecdotes poisseuses qu'on fait un livre. On peut en partir, mais ça ne décolle jamais.
Je ne comprends pas comment après avoir lu des milliers ou des centaines de pages de ces auteurs avant celles-ci, vous pouvez trouver ce livre intéressant d'une quelconque manière. Ils se vautrent tous lamentablement.
| Aba Sourdi : |
À ce propos les pages de Mokeït sont merveilleuses, on a vraiment un panorama complet et lucide de tout ce qui a fait grand bruit : on a un salarié qui s'est battu contre le patron Menu, mais aussi un fondateur qui était conscient dès le départ que Menu était individualiste et qu'il faudrait pas s'étonner s'il voulait prendre toute la place, point de vue qui est d'ailleurs la conclusion des pages de David B. Rien que pour ce témoignage on ne peut pas mettre une étoile vide, je ne comprends pas. (Seules les pages de Stanislas me semblent inutiles mais nous montrent au moins que celui-ci a des tendances aussi auto-centrées que Menu s'il pense réellement que l'histoire de L'Asso ne se résume qu'à ses propres personnages, ha ha !) |
Il y a quelques moments de grâce dans le livre, comme ces pages de Mokeït ou celles de Capron. Mais prises au milieu des autres, elles sont engluées.
| Aba Sourdi : |
En tout cas c'est sûr que c'est difficile de parler de ce livre, aussi bien quand on a suivi tout ça de loin que quand on a été un témoin actif comme bibi (même si du coup on peut comprendre quelques private-jokes de Jean-Louis Capron comme les savoureux "Robialichon et sa femelle"). Ce qui est le plus difficile c'est que tout ça n'a été qu'une affaire d'humains, comme je le répète depuis le début, avant d'être une affaire d'artistes. Je ne sais pas si Menu pourra répondre un jour à ce livre, étant donné qu'il ne sait être que sur une ligne esthétique quand il polémique. Ce livre est tout le contraire : aucun reproche d'artiste n'est fait à Menu, simplement des reproches d'amis. Et ça c'est toujours beau et précieux dans une BD autobio, il me semble que c'est avant tout ça qu'on aime lire chez Konture, Neaud ou Baudoin, c'est quand ça parle de vrais sentiments profonds et que ça reste pas simplement en surface, non ? |
Si tu considères ce livre comme profond, je sais pas, même par rapport à l'Ascension du Haut Mal de David B, même par rapport à Approximativement (qui finalement décrit déjà le cas "Menu" de manière plus fine et construite), c'est que tu as perdu de vue ton axe poétique et non-narratif dont tu nous rebattais les yeux il y a encore quelques mois.
Enfin bref j'attends de l'Association qu'elle fasse des livres, pas des compilations de notes de blog sentimentaliste, d'où ce zéro pointé amplement mérité. |
 | |  |  | Je pense sincèrement qu'ils sont sincères en ce qui concerne leur relation d'amour-haine envers Menu, ce mélange de tendresse et d'agacement est tout à fait révélateur du lien profond qui s'est tissé entre eux. De quels propos plus durs parles-tu ? Je trouve au contraire que tout le monde témoigne d'un grand respect pour Menu, Sfar par exemple (encore cette semaine sur son blog il précise que seul lui pour l'instant avait su reproduire comme il faut ses aquarelles, dans "La Java Bleue"), mais aussi Mokeït et Killoffer qui manifestement ont encore de réels sentiments d'amitié pour lui. À ce propos les pages de Mokeït sont merveilleuses, on a vraiment un panorama complet et lucide de tout ce qui a fait grand bruit : on a un salarié qui s'est battu contre le patron Menu, mais aussi un fondateur qui était conscient dès le départ que Menu était individualiste et qu'il faudrait pas s'étonner s'il voulait prendre toute la place, point de vue qui est d'ailleurs la conclusion des pages de David B. Rien que pour ce témoignage on ne peut pas mettre une étoile vide, je ne comprends pas. (Seules les pages de Stanislas me semblent inutiles mais nous montrent au moins que celui-ci a des tendances aussi auto-centrées que Menu s'il pense réellement que l'histoire de L'Asso ne se résume qu'à ses propres personnages, ha ha !)
En tout cas c'est sûr que c'est difficile de parler de ce livre, aussi bien quand on a suivi tout ça de loin que quand on a été un témoin actif comme bibi (même si du coup on peut comprendre quelques private-jokes de Jean-Louis Capron comme les savoureux "Robialichon et sa femelle"). Ce qui est le plus difficile c'est que tout ça n'a été qu'une affaire d'humains, comme je le répète depuis le début, avant d'être une affaire d'artistes. Je ne sais pas si Menu pourra répondre un jour à ce livre, étant donné qu'il ne sait être que sur une ligne esthétique quand il polémique. Ce livre est tout le contraire : aucun reproche d'artiste n'est fait à Menu, simplement des reproches d'amis. Et ça c'est toujours beau et précieux dans une BD autobio, il me semble que c'est avant tout ça qu'on aime lire chez Konture, Neaud ou Baudoin, c'est quand ça parle de vrais sentiments profonds et que ça reste pas simplement en surface, non ? |
 | | NDZ, 06.01.2012 à 8:24 | 341844 |
|  |  | | C'est juste que la plupart du temps on a l'impression que david B et Trondheim ont comme modéré leurs propos, le regard croisé apporté par d'autres laissant apparaître des réactions plus violentes, des propos plus durs. Je ne dis pas qu'ils sont faux-culs sur le coup, la plupart du temps, c'est un témoignage sincère et honnête, mais à trop ne pas vouloir faire un bouquin à charge contre Menu, on arrondi maladroitement les angles et la faute en ressort grandie... sur Menu seul. Bouquin salvateur mais pas indispensable, j'insiste. |
 | |  |  | | NDZ : | Instructif, assez équilibré, parfois sincère, parfois touchant. Des réussites et des coups de mous. Pas indispensable. |
Je ne comprends pas ton "parfois sincère", comment peux-tu savoir ce qui est sincère et ce qui ne l'est pas ? À moins d'être dans le cerveau de chaque auteur, cela me semble impossible. Tout ce qu'on peut dire c'est que c'est franc, salutaire et beau (à mon sens).
À ce propos, si Docteur C pouvait nous éclairer sur sa note salée... Les débats musclés me manquent, hé hé.
|
 | | NDZ, 05.01.2012 à 22:21 | 341839 |
|  |  | Instructif, assez équilibré, parfois sincère, parfois touchant. Des réussites et des coups de mous. Pas indispensable.
[faux_visages : album sans vignette] Un polar qui a du rythme, du sens et de l'humour. Un beau duo d'auteurs qui concrétise tous les espoirs. Miam. On n'attend plus que ça ne soit réellement que le premier de la fameuse "série" de polars que David B. promettait il y a un bail (avec changement de dessinateurs).
[aller_retour : album sans vignette] Une plongée dans l'enfance. Un voyage en train et des images, sensations, gestes et visions ressurgissent (quartier pas si lointain). Des séquences sublimes en écriture, en découpage, en lumière ou en cadrage. Du grand Bézian. |
 | |  |  | en lisant ce scénario de Sente, je me rends compte à quel point van Hamme avait du talent. |
 | | THYUIG, 03.01.2012 à 10:26 | 341779 |
|  |  | | Thierry : | | Mael : | J'ai mis du temps à les lire, mais une fois que ça a été fait c'était dévoré. C'est excellent. Le personnage est animé de manière fabuleuse, avec une telle vitalité accentuée par des choix de découpage très très pertinents. J'ai toujours été nul en latin mais je crois qu'en gros anima veut dire âme alors oui Alexandre Taillard de truc est superbement animé, il a plus d'âme que nombre de persos de papiers. Sinon c'est parfait, rythmé, drôle, très instructif tout en étant absolument clair et pas du tout pédago (sauf à quelques reprises et de manière tellement assumée que c'en est drôle). C'est une vraie bonne lecture - je ne dirai pas surprise car j'étais prévenu - qui vaut deux coups de coeurs. On regrette juste de se trouver plein de sympathie pour De Villepin après lecture, c'est sûr le refus de la guerre en Irak c'est plus glorieux que le Contrat Première Embauche qui sera le deuxième grand moment de sa carrière de ministre. Peut-être pour une nouvelle série dans un nouveau ministère, mais j'en doute car "Hôtel Matignon" serait nettement plus amer. |
tout dépend si Lanzac a suivi de Villepin hors du quai d'Orsay |
Tiens, moi je suis mitigé sur cet album (je n'ai pas lu le second), ça m'a fait rire, mais en même temps surtout sourire et je n'ai pas réussi à vraiment m'y intéresser. j'ai eu l'impression que Blain répétait le même motif à loisir tout au long de l'album. |
 | |  |  | | Thierry : | Un titre de Manuele Fior qui a sans doute souffert d'être paru la même année que '5000 km/sec', |
Uhm... non, il est sorti l'année précédente à 5000 km. Je crois qu'il a plutôt souffert du mauvais service rendu par son éditeur, qui après l'avoir publié l'a un peu oublié dans ses placards. En tous cas c'est un album magnifique. |
 | |  |  | | Mael : | J'ai mis du temps à les lire, mais une fois que ça a été fait c'était dévoré. C'est excellent. Le personnage est animé de manière fabuleuse, avec une telle vitalité accentuée par des choix de découpage très très pertinents. J'ai toujours été nul en latin mais je crois qu'en gros anima veut dire âme alors oui Alexandre Taillard de truc est superbement animé, il a plus d'âme que nombre de persos de papiers. Sinon c'est parfait, rythmé, drôle, très instructif tout en étant absolument clair et pas du tout pédago (sauf à quelques reprises et de manière tellement assumée que c'en est drôle). C'est une vraie bonne lecture - je ne dirai pas surprise car j'étais prévenu - qui vaut deux coups de coeurs. On regrette juste de se trouver plein de sympathie pour De Villepin après lecture, c'est sûr le refus de la guerre en Irak c'est plus glorieux que le Contrat Première Embauche qui sera le deuxième grand moment de sa carrière de ministre. Peut-être pour une nouvelle série dans un nouveau ministère, mais j'en doute car "Hôtel Matignon" serait nettement plus amer. |
tout dépend si Lanzac a suivi de Villepin hors du quai d'Orsay |
 | | Mael, 02.01.2012 à 21:06 | 341765 |
|  |  | J'ai mis du temps à les lire, mais une fois que ça a été fait c'était dévoré. C'est excellent. Le personnage est animé de manière fabuleuse, avec une telle vitalité accentuée par des choix de découpage très très pertinents. J'ai toujours été nul en latin mais je crois qu'en gros anima veut dire âme alors oui Alexandre Taillard de truc est superbement animé, il a plus d'âme que nombre de persos de papiers. Sinon c'est parfait, rythmé, drôle, très instructif tout en étant absolument clair et pas du tout pédago (sauf à quelques reprises et de manière tellement assumée que c'en est drôle). C'est une vraie bonne lecture - je ne dirai pas surprise car j'étais prévenu - qui vaut deux coups de coeurs. On regrette juste de se trouver plein de sympathie pour De Villepin après lecture, c'est sûr le refus de la guerre en Irak c'est plus glorieux que le Contrat Première Embauche qui sera le deuxième grand moment de sa carrière de ministre. Peut-être pour une nouvelle série dans un nouveau ministère, mais j'en doute car "Hôtel Matignon" serait nettement plus amer. |
 | | effer, 02.01.2012 à 16:20 | 341758 |
|  |  | | Thierry : | Un titre de Manuele Fior qui a sans doute souffert d'être paru la même année que '5000 km/sec', qui emporta topute l'attention et le prix du meilleur album à Angoulême.
Et pourtant, ce Mademoiselle Else mérite qu'on s'y arrête. Cette adaptation d'Arthur Schnitzler étonne par sa subtilité.
Mademoiselle Else est une jeune fille plutôt insouciante, qui se verrait bien plus audacieuse qu'elle ne l'est vraiment. ELle est en vacances avec sa tante et un cousin dans un hotel autrichien, et elle s'ennuye plutôt devant la fatuité des autres vacanciers. Tous sont issues de la bonne société autrichienne, tout comme Else... Sauf que son père se débat dans des problèmes financiers à n'en plus finir, à tel point que sa famille refuse désormais de le soutenir. Mais sa situation est de plus en plus intenable, au point que sa mère envoye une lettre désespérée à sa fille, lui demandant de s'adresser à un riche marchand d'art, en villégiature dans le même hôtel, afin d'obtenir rapidement de l'argent. Mais le prix à payer sera exorbitant.
Histoire cruelle d'une jeune fille sacrifiée sur l'autel des convenances, de l'hypocrisie et du pouvoir, Mademoiselle Else est un texte puissant que Fior illustre avec brio. Aux premières pages, lumineuses, succèdent des pages de plus en plus sombres et labyrinthiques, au fur et à mesure qu'Else s'enfonce dans le désespoir. Un grand livre, qui mérite d'être redécouvert. |
J'ai trouvé cet album superbe. |
 | |  |  | En lisant ce livre, je me suis posé la question du choix du graphisme, très particulier d'Isabelle Pralong. Son histoire reste très classique: une femme apprend du jour au lendemain que le père qu'elle n'a jamais connu est en train de mourir à l'hôpital. Va-t-elle aller à sa rencontre ? Que pourra-t-elle gagner à cette rencontre avec un homme dans le coma, et donc incapable de lui fournir les réponses aux milliards de questions qui encombrent sa tête ?
ALors, qu'apporte le style visuel d'Isabelle Pralong ? Un style dépouillé mais très expressifs, où les personnages ont des yeux immenses, où l'espace semble se contracter ou se dilater au fil des humeurs des personnages... certains reviendront avec l'argument du mal-dessiné de feignasse. Ma culture artistique est trop limitée pour y déceler telle ou telle influence. Mais je sens instinctivement que le dessin et le texte se répondent admirablement, et que l'ensemble fonctionne. Mais pourquoi ?
Et si le même scénario avait été illustré dans un style mangaïsant (la facilité à traiter de sujets de la vie quotidienne) ? Ou par un réaliste-classique à la Derib (qui a déjà tâté de l'intime avec Jo ou No Limit) ? Ou par Manara (il y a une scène de douche, cela devrait l'inspirer) ? On pourrait continuer la liste, ce qui n'aurait guère de sens, mais je sens tout aussi intuitivement que cela aurait moins fonctionné, en tout cas pour moi. Je n'aurais sans doute même pas envisagé l'achat. J'aurais craint, à tort ou à raison, un pathos et une facilité dans l'émotion, comme lorsqu'on sait que les violons qui montent indiquent le moment où on doit pleurer au cinéma (pour moi, ce ne sont que des rires enregistrés lacrymaux)
D'une certaine manière, poser la question, c'est y répondre. Mais je n'arrive pas à la frmuler pour autant :o)
Dessiné par Marini, pêut-être ? |
 | | chrisB, 02.01.2012 à 11:48 | 341746 |
|  |  | | Bien daccord, perso je le trouve bien mieux que 5kkm/s |
 | |  |  | Un titre de Manuele Fior qui a sans doute souffert d'être paru la même année que '5000 km/sec', qui emporta topute l'attention et le prix du meilleur album à Angoulême.
Et pourtant, ce Mademoiselle Else mérite qu'on s'y arrête. Cette adaptation d'Arthur Schnitzler étonne par sa subtilité.
Mademoiselle Else est une jeune fille plutôt insouciante, qui se verrait bien plus audacieuse qu'elle ne l'est vraiment. ELle est en vacances avec sa tante et un cousin dans un hotel autrichien, et elle s'ennuye plutôt devant la fatuité des autres vacanciers. Tous sont issues de la bonne société autrichienne, tout comme Else... Sauf que son père se débat dans des problèmes financiers à n'en plus finir, à tel point que sa famille refuse désormais de le soutenir. Mais sa situation est de plus en plus intenable, au point que sa mère envoye une lettre désespérée à sa fille, lui demandant de s'adresser à un riche marchand d'art, en villégiature dans le même hôtel, afin d'obtenir rapidement de l'argent. Mais le prix à payer sera exorbitant.
Histoire cruelle d'une jeune fille sacrifiée sur l'autel des convenances, de l'hypocrisie et du pouvoir, Mademoiselle Else est un texte puissant que Fior illustre avec brio. Aux premières pages, lumineuses, succèdent des pages de plus en plus sombres et labyrinthiques, au fur et à mesure qu'Else s'enfonce dans le désespoir. Un grand livre, qui mérite d'être redécouvert. |
 | |  |  | Le seul événement éditorial de ce noël. Quel talent inouï en toutes circonstances, quel cerveau énergique, subtil et malicieux ! Quand on voit ce qui se fait aujourd'hui en "dessins d'actualité", on a honte de notre génération bas-de-plafond, sans aucun recul face aux rouages et symptômes de l'humain. À force de ne faire qu'observer le flot du monde qui se déverse, on oublie de creuser l'individu, ce qui le motive et le caractérise. Plus personne n'a l'acuité ni l'inventivité (ça va de pair) de Reiser, Brétécher, Lauzier ou même Wolinski. Y'aurait pas forcément besoin d'être un philosophe génial comme Gébé, il faudrait seulement avoir un regard sur l'univers. Un regard, on demande que ça. Mais apparemment c'est déjà trop pour certains. |
 | | Mael, 26.12.2011 à 18:28 | 341677 |
|  |  | | Il suffit de le proposer dans le sujet "Titre à insérer" (sans le forum "vie du site" ou un truc comme ça) et il sera inséré. là il y a des chances que les modos ai déjà vu ta requête et la traite bientôt, ils sont réactifs. |
 | | dgege, 26.12.2011 à 12:49 | 341673 |
|  |  | 
Salut,
Juste une petite question ... comment se fait-il que vous n'ayez pas encore créé le T14 du chant des Stryges ?
Peut-on le faire soi-même, si oui ... où et comment ?
Cordialment
Dgege |
 | |  |  | En première lecture, à sa sortie, je n'avais pas du tout apprécié cette histoire. J'étais complètement passé à côté, tout simplement. Les chroniques de lldm et de Pierre sont toutes les eux très pertinentes et expliquent parfaitement pourquoi ce livre atypique est formidable. |
 | |  |  | très très belle histoire, mélange de thèmes classiques de l'enquete policiere britannique avec ceux de Nancy Pena, autour de la recherche de la recette d'un mystérieux gâteau.
Dessin magnifique, narration brillante et personnages puissants.
Très beau. |
 | |  |  | Lu le dernier (?) Simon Hureau à La Boite à Bulles.
Intrus à l'Etrange.
On retrouve les thèmes chers à l'auteur : les lieux abandonnés, les sordides histoires de voisinnage en province reculée, les jeunes gothiques cambrées... Mais c'est très chouette.
Moins trash que ses ouvrages précédents, on se prend a regretter que le Simon ne soit pas edité par plus gros et puis on se rappelle que Delcourt avait sorti un truc de lui, qui a du le caser dans le rayon "ne vend pas assez".
Alors, finalement, la boite a bulle, c'est très bien. |
 | | chrisB, 13.12.2011 à 23:14 | 341536 |
|  |  | | chrisB : | | J'avais bien aimé ses 2 premiers, surtout son dernier (superspy), il est sur ma table de chevet depuis 1 mois, mais il sera lu pour les bulled'or, sait-on jamais... |
lu et bien dècu, c'est un gros flop, on se dit bouaiff à la fermeture |
 | |  |  | Curieuse chose que ce livre aimé par les bulledairiens mais dont aucun ne fait acte d'un petit blabla.
Le dessin approximatif ? Ben non, il ne m'attire pas. Ce serait hypocrisie que de dire le contraire. Mais il s'oublie souvent, gagné par la narration. J'ai l'impression qu'il fonctionne mieux en noir et blanc qu'en couleur (Je pense à "Fourmi ?")
On en parle pas à cause du sujet ? Bien possible. Passés certains hermétismes, le thème en filigrane est des plus sensibles (sensible, mot au large spectre sémantique).
Remarquez, il n'y a pas que sur Bubulle que l'on se garde d'aborder la sérieuse ligne directrice du livre.... |
 | |  |  | En effet,"L'histoire secrète du géant" est bien mais sans plus, le scénario manque d'audace malgrès la qualité graphique et narrative de Kindt.
Par contre "Super Spy" est bien foutu, néanmoins il reste un niveau en dessous du génialissime "2 Soeurs". |
 | | chrisB, 09.12.2011 à 14:01 | 341490 |
|  |  | | J'avais bien aimé ses 2 premiers, surtout son dernier (superspy), il est sur ma table de chevet depuis 1 mois, mais il sera lu pour les bulled'or, sait-on jamais... |
 | |  |  | Oui, j'ai lu "L'histoire secrète du géant" récemment et j'ai été surpris d'être le premier à bullenoter.
Depuis LeZebre a marqué lui aussi sa lecture d'une pierre blanche.
Suis-je d'accord avec toi ? Il me semble, en tout cas, nous arrivons au même ressenti post-lecture. Las, j'ai peu de souvenir de ma lecture, mis à part un certain vide, une certaine longueur. Remarquons tout de même que ce bouquin est assez cynique. Il démarre d'ailleurs dans un certain malaise dans la relation mère/fils... Est-ce que ça peut perturber le jeune père que tu es ? |
 | | NDZ, 09.12.2011 à 12:14 | 341488 |
|  |  | Deux livres peu notés (lus) sur Bubulle
Alors je n'avais pas trouvé Super Spy super... mais seulement sympathique. Pas exceptionnel, mais assez ludique pour être intriguant. Hé bien là, on a un récit qui se veut lent, contemplatif, sensible mais en fait, au final, assez ennuyeux. Il y a de belles choses en narration pure (forme), mais l'histoire est plutôt mal troussée (fond). Le rythme n'existe pas. L'intérêt non plus. Peut-être que tout est dans la suggestion, les silences, les non-dits. Peut-être que l'auteur n'avait rien à dire. Dommage, parce que graphiquement, c'est plutôt joli.
J'ai vérifié après coup que c'était un premier livre... Pour un début, c'est excellent. On a un récit puissant. Qui rappelle plein de chose tout en étant personnel. C'est bourré de talent dans la mise en forme, la mise en page, l'exploitation de l'espace pour servir le récit. Angoissant à souhait. Roudier, auteur à suivre.
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 | |  |  | | chrisB : | | Gantois : | | Et un autre film très bon et en noir&blanc: "Le nain rouge" de Le Moine, film belge, peu connu et malheureusement introuvable. |
Connais pas, dans la thématique nain il y a aussi les fameux 007 et demi avec le cultissime Weng Weng :o)
Sinon, oui vu le Herzog, assez malsain |
OO7 et demi, c'est James Tont ? |
 | | THYUIG, 09.12.2011 à 11:30 | 341484 |
|  |  |  Ah qu'est-ce que c'est bien ça, j'adore décidemment ce que fait Appollo, je me dis d'ailleurs que c'est cette idée du metissage, cette idée fine et réelle qui manque beaucoup à cet Atar-Gull trop caricatural. |
 | | chrisB, 07.12.2011 à 18:50 | 341451 |
|  |  | | Gantois : | | Et un autre film très bon et en noir&blanc: "Le nain rouge" de Le Moine, film belge, peu connu et malheureusement introuvable. |
Connais pas, dans la thématique nain il y a aussi les fameux 007 et demi avec le cultissime Weng Weng :o)
Sinon, oui vu le Herzog, assez malsain |
 | | chrisB, 07.12.2011 à 18:46 | 341450 |
|  |  | | Thierry : | | Thierry : | mais ne me dis pas que tu te vautres de félicité quand les freaks scandent 'elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres' devant la femme-poule. Ce n'est pas le but de Todd Browning :o)
Freak |
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Tu peux corriger aussi le nom, c'est Tod Browning :o) |
 | |  |  | | j'ai entendu parler des deux, mais pas vu. Mais pour l'instant , le sommet de mon expérience cinématographique se limite à des épisodes d'esprits criminels parce que je ne peux pas plus le soir :o) |
 | |  |  | | Et un autre film très bon et en noir&blanc: "Le nain rouge" de Le Moine, film belge, peu connu et malheureusement introuvable. |
 | |  |  | | chrisB : | | Freaks est un de mes films préférés aussi :o) |
As-tu vu "les nains aussi ont commencé petit" de Herzog ?
Moi ça m'a foutu un de ces cafards...
Pourtant proche de Freaks, que j'ai beaucoup aimé. |
 | |  |  | | Thierry : | mais ne me dis pas que tu te vautres de félicité quand les freaks scandent 'elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres' devant la femme-poule. Ce n'est pas le but de Todd Browning :o)
Freak |
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 | |  |  | mais ne me dis pas que tu te vautres de félicité quand les freaks scande 'elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres, elle est des nôtres' devant la femme-poule. Ce n'est pas le but de Todd Browning :o)
Freak |
 | | chrisB, 06.12.2011 à 21:12 | 341410 |
|  |  | | Freaks est un de mes films préférés aussi :o) |
 | |  |  | | Aba Sourdi : | | NDZ : | | chrisB : | | Thierry : | balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire. |
Je me souviens encore de la bouffée de bonheur à la lecture de cet album, c'est vraiment un de mes albums préférés... |
itou. |
Itou too. |
vous avez le bonheur bizarre... un couple de freaks qui dégomment les palombes au lance-pierre, cela n'a rien d'une vision idyllique pour moi :o) |
 | |  |  | | NDZ : | | chrisB : | | Thierry : | balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire. |
Je me souviens encore de la bouffée de bonheur à la lecture de cet album, c'est vraiment un de mes albums préférés... |
itou. |
Itou too. |
 | | NDZ, 05.12.2011 à 19:16 | 341364 |
|  |  | | chrisB : | | Thierry : | balade avec un tétraplégique et un aveugle dans l'hypocrisie de la société... d'un côté, je suis assez admiratif du talent d'Ayroles, que ce soit en matière de dessin, de mise en page ou d'écriture. Et pourtant, je suis resté assez étranger à cet histoire. |
Je me souviens encore de la bouffée de bonheur à la lecture de cet album, c'est vraiment un de mes albums préférés... |
itou. |
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