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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | | Alors ouais en fait c'est seulement le nombre de pages qui est en jeu, qu'importe que l'histoire tire profit - tel un feuilleton inventif de longue haleine - de cette liberté gagnée, donc c'est stupide et on s'en fout. Cela ne nous dit rien sur le fond. Ou alors c'est que celui-ci est "romanesque" donc artistiquement réactionnaire et poétiquement pauvre, donc c'est encore pire. Bref, beurk ! |
 | |  |  | | Et ce qui a été appelé "Roman Graphique" a été aussi nommé "Manga" à un moment, avec par exemple "l'autoroute du soleil" qui fut édité dans la collection manga de Casterman... |
 | |  |  | | effer : | Il me semble que le terme "roman graphique" a été introduit par le rédacteur en chef du magazine "A Suivre" au lancement de "Ici Même" de Tardi et Forest dans le N°1 du mensuel.
Il a "francisé" le mot Graphic Novel de Will Eisner. |
Ce qui confirmerait qu'à la base cela ne désigne que la particularité du nombre de pages indéfini, autrement dit une liberté formelle qui aide à la liberté de ton. Une forme moderne de Feuilleton en Images, chère à Forest, Moebius, F'Murrr et plus tard à Menu qui en fera l'une des spécificités bande-dessinesques les plus propices à l'imagination. Donc en somme le "roman graphique" n'a aucune raison de s'appeler comme ça puisqu'il ne sert qu'à prouver une potentialité unique à la BD, que celle-ci avait déjà pu expérimenter avec des auteurs comme Fred qui concevait déjà sa narration graphique "librement", au fil de la plume.
J'ai l'impression que très vite le terme "roman graphique" a plutôt désigné une certaine sorte de contenu, un contenu "romanesque" au sens académique, du genre "vrai récit avec de vrais personnages qui ont une vraie psychologie et qui vivent des choses de la vraie vie pendant énormément de pages dans une vraie histoire fouillée". Le genre de roman qui n'a jamais pris connaissance du surréalisme, quoi. Bref, mort au "roman graphique" alors ! |
 | | effer, 09.03.2011 à 16:56 | 337015 |
|  |  | | Anoeta : | | SydN : | Le terme de roman graphique est très galvaudé, fourre-tout et tout ce qu'on veux sauf clairement définit. |
Moi, j'ai jamais compris ce que c'était... Je me rappelle de Bilal dans une conférence à Bordeaux qui faisait référence à son passage de la bande dessinée au roman graphique. Je ne sais pas à quel moment se situe la rupture ! |
Il me semble que le terme "roman graphique" a été introduit par le rédacteur en chef du magazine "A Suivre" au lancement de "Ici Même" de Tardi et Forest dans le N°1 du mensuel.
Il a "francisé" le mot Graphic Novel de Will Eisner. |
 | | Anoeta, 08.03.2011 à 19:39 | 337001 |
|  |  | | SydN : | Le terme de roman graphique est très galvaudé, fourre-tout et tout ce qu'on veux sauf clairement définit. |
Moi, j'ai jamais compris ce que c'était... Je me rappelle de Bilal dans une conférence à Bordeaux qui faisait référence à son passage de la bande dessinée au roman graphique. Je ne sais pas à quel moment se situe la rupture ! |
 | | SydN, 07.03.2011 à 16:44 | 336980 |
|  |  | Le terme de roman graphique est très galvaudé, fourre-tout et tout ce qu'on veux sauf clairement définit. Pourtant, ce livre pourrait en être l'étalon. Ce n'est pas tout à fait de la bande dessinée, ça lorgne vers le cinéma (pour les cadrage à la Coen) et vers le roman (pour l'omniprésence du texte narratif). Pour moi, ca serait ça un vrai roman graphique. Ajoutons une atmosphère que seul Thierry Murat sait transmettre, une narration toute en retenue et pleine de non dis, et surtout, surtout, un sens du rythme hors du commun.
Moi qui n'aime pas les bandes dessinées avec trop de blabla, je ne me suis pas fait chier une seconde. :)
4 couteaux ensanglantés pour le tour de force. |
 | |  |  | | NDZ : | | Thierry : |  Ce dyptique de Valérian est sans doute le plus représentatif de l'iamge que je me fais de la série. Un mélange de SF, de voyage dans le temps, d'exotisme (toujours un plaisir de découvrir ces peuplades étranges qui peuplent le cosmos)... Une Laureline plus fine et intelligente qu'un Valérian, un peu bourrin, une intrigue qui mélange sujet de société, space-opéra et humour... Il me semble qussi que les choses se gatent rapidement après ce dyptique et que la qualité de cette série va progressivement décliner.
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Même avis: pour moi il y a deux sommets dans la série. Ce dyptique et le premier album :) |
Je ne sais pas si ce dyptique est le meilleur Valérian, mais qu'il représente plutôt une synthèse idéale de ce qu'est Valérian. Si vous voulez avoir une idée de pourquoi Valérian est une des meilleures séries (LA meilleure ?) de SF de la bande dessinée fraco belge, ce dyptique donne toutes les réponses. Mais j'aime tout autant "L'ambassadeur des Ombres" (peut-être le meilleur, selon moi), "Bienvenue sur Aflolol", "Sur les terres truquées" et "Les héros de l'équinoxe". |
 | | NDZ, 07.03.2011 à 11:49 | 336973 |
|  |  | | Thierry : |  Ce dyptique de Valérian est sans doute le plus représentatif de l'iamge que je me fais de la série. Un mélange de SF, de voyage dans le temps, d'exotisme (toujours un plaisir de découvrir ces peuplades étranges qui peuplent le cosmos)... Une Laureline plus fine et intelligente qu'un Valérian, un peu bourrin, une intrigue qui mélange sujet de société, space-opéra et humour... Il me semble qussi que les choses se gatent rapidement après ce dyptique et que la qualité de cette série va progressivement décliner.
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Même avis: pour moi il y a deux sommets dans la série. Ce dyptique et le premier album :) |
 | |  |  | Relecture du premier tome de JCA. MAM s'y livre à une réflexion ludique sur l'objet "album", lorsqu'un personnage se met à recevoir les planches à l'avance, lui faisant comprendre qu'il n'est qu'une création. Ludique et intelligent, MAM évite de tomber dans la facilité parce qu'il ne s'est pas contonné à exploiter une idée, aussi bonne soit-elle. Il créé un monde à part entière, ville surpeuplée où l'absurdité règne en maître... Kafka n'est pas loin, et l'humour décalé est omniprésent. |
 | |  |  |  Ce dyptique de Valérian est sans doute le plus représentatif de l'iamge que je me fais de la série. Un mélange de SF, de voyage dans le temps, d'exotisme (toujours un plaisir de découvrir ces peuplades étranges qui peuplent le cosmos)... Une Laureline plus fine et intelligente qu'un Valérian, un peu bourrin, une intrigue qui mélange sujet de société, space-opéra et humour... Il me semble qussi que les choses se gatent rapidement après ce dyptique et que la qualité de cette série va progressivement décliner.
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 | |  |  | Suite des carnets de la Grenouille Noire. je continue de trouver une vraie fraîcheur dans cette série, alors que j'ai de plus en plus une impression de renfermé quand j'ouvre des bandes dessinées en librairie. Ce n'est pas l'album de l'année, mais il y a un enthousiasme et une envie dans ces pages qui me plaît. |
 | | e m, 05.03.2011 à 12:30 | 336918 |
|  |  | Kick-ass #1+2...
M'attendais à ce que ça me plaise un peu plus. Peut-être dû au fait que j'ai d'abord vu le film que je trouve meilleur au final (plus fun).
Mais c'est quand même pas mal, le dessin a un côté un peu "simple" qui me plait bien. Pis de la violence avec une petite jeune qui zigouille tout le monde et du sang qui gicle partout... C'est bon ça !
(j'aurai presque envie de me prendre les tpb vo)
4 lance-flammes
(je bullesurnote un brin) |
 | |  |  | Un bouquin qui se révèle des plus intéressants, 15 ans plus tard.
On y voit Balladur, Chirac, Jospin, bien sûr.
Mais aussi Sarko, Longuet, Tapie.
On s'y remémore quelques petits détails que l'on avait oubliés.
Il y a aussi les guerres de Yougoslavie : 1994-1995... on ne parle pas encore quotidiennement du Kosovo.
Il y a Iturria qui dessine Sarko aussi grand que Balladur au début... mais plus à la fin. Ce n'est qu'un ajustement de dessin. Pourtant 15 ans plus tard, ça en devient drole... |
 | |  |  | | Thierry : | je plussoie sur le premier tome. Cette intégrale est un incontournable de ce début d'année. Achetez-en ! | je dirais meme plus, lisez-en| Aba Sourdi : | ça n'en est jamais indécent | un d'Emile non plus |
 | |  |  | Le plus beau livre de Sfar, tout simplement. Rarement été ému comme ça en BD. On pleure mais c'est fait avec une telle fraîcheur, une telle poésie, une telle drôlerie que ça n'en est jamais indécent. Il y a encore vraiment des choses à faire en "BD qui raconte" et il n'y avait qu'un esprit vif et libre comme Sfar pour m'en faire prendre conscience. |
 | |  |  | je plussoie sur le premier tome. Cette intégrale est un incontournable de ce début d'année. Achetez-en ! |
 | |  |  | En rien. Mon intro "les temps sont durs pour les patrons indé" était purement débile et provoc. Mais c'est un dilemme quand un parallèle se fait dans notre tête, que ce sont trois personnalités fortes qu'on a admiré et qui se voient quand même écornées, et qu'on se demande si on peut dire ça sur un forum bien que ça ne concerne que nous. Je suis conscient de devenir un peu lourd avec mon acharnement et mes déceptions personnelles, donc c'était la dernière fois, je le promets. L'essentiel à dire est que "Cou tordu" est vraiment un beau livre sur la Douleur physico-morale (le mélange des deux par la somatisation est un domaine qui m'intéresse bien plus dans la vie que l'édition), parfaitement rendue par un dessin intense et des textes sobres, et que c'est pour ça qu'il faut le lire.
Et maintenant j'arrête mes conneries. |
 | | pirik2, 22.02.2011 à 15:05 | 336777 |
|  |  | Je ne parle pas des livres mais des conflits personnels.
En quoi ça les affecterait en tant qu'"éditeurs indépendants" alors qu'il est question de relations avant tout affectives? |
 | |  |  | | Il est évident qu'il y a toujours de l'affectif, ça ne me paraissait pas nécessaire de le préciser vu qu'on sait que Bolino-Sury est un couple. Par contre je ne suis pas d'accord, ces deux livres traitent aussi et surtout (car l'un n'empêche pas l'autre) du rapport à la création et à la production, ça me paraît flagrant. Et je ne crois pas que toute volonté informative, ou "people" pour reprendre ton vocabulaire, en soit absente, ou alors c'est de l'inconscience pure, ce qui m'étonnerait de la part de ces auteurs. (Mais la comparaison s'arrête là bien entendu, car rien à voir niveau style et démarche entre les deux artistes.) |
 | | pirik2, 22.02.2011 à 14:38 | 336774 |
|  |  | Euuh, on sait que la sphère privée te passionne mais t'es pas obligé de donner dans le people.
Que ce soit Lucas M. ou Sury ça relève de l'affectif ou de conflits très personnels, je ne vois pas le rapport avec l'édition indé.
Ce sont peut être des témoignages subjectifs intéressants mais attention à pas tout mélanger... |
 | |  |  | Les temps sont durs pour les patrons indé : après Lionel Tran dans "L'Apprenti" et J-C Menu dans "La grève des salariés de L'Asso", c'est au tour de Pakito Bolino d'être 'habillé pour l'hiver' comme on dit. Mais bien au-delà de cet aspect indiscrètement éclairant, c'est un livre autobio + graphique extrêmement riche que Sury nous propose là. Alors que "Bébé 2000" était surtout physiologique, "Cou tordu" est plus dense car est aussi davantage psychologique : les relations corps-esprit dans la souffrance ont rarement été explorées de manière aussi parlante, à mon sens. Machisme underground, rage rentrée et complexes refoulés sont au rendez-vous pour un livre qui fleure également bon les rues de Marseille et leur réalité sociale criante. De plus, vous saurez tout sur les pratiques curatives diverses et variées, aussi bien occidentales qu'orientales, conventionnelles que spirituelles, auxquelles vous pourrez faire appel en cas de burn-out pour cause de stakhanovisme éditorial.
(Ce texte est quand même un peu mieux que le coup du "la vraie vie est chez Caroline Sury, ce n'est pas de l'autobio-light-blog", non ?) |
 | |  |  | | Mr_Switch : |   
On pourrait voir cette série comme le contre-pied de la thèse de Thierry (avec laquelle je suis plutôt d'accord) comme quoi un dessin doit être au service du scénario et non pas du Beau.
De fait, le dessin de la série est sans doute une caricature de techniques graphiques sinisantes, le dessin est sans doute grandiloquent, le dessin est sans doute trop beau. Le dessin est clairement trop figé. On se perd dans les personnages, les scénarios paraissent confus, et le dessin ne fait qu'amplifier la chose.
Bref, ça devrait être un truc épouvantable à finir. Pourtant j'ai beaucoup beaucoup aimé. Certes, je pense que je me lasserais de 3 tomes du même acabit. En attendant, je ne regrette pas ces 3 tomes, là. Et pis c'est tout. |
Thèse que je n'ai pas encore soutenue, ni écrite, ni énoncée mais pour laquelle je compte bien obtenir une bourse conséquente.
Nan mais, je pointais moins la nécessité du beau que la dictature du joli.
Le beau et le joli sont des notions très différentes à mes yeux. Le joli relève plus d'un académisme forcené et laborieux qui en vient à se trouver le cul entre 2 chaises: l'oubli qu'une bande dessinée se lit plus qu'elle ne se regarde. Le dessin doit s'adapter au rythme du scénario. Sfar l'a bien compris, n'hésitant pas à mélanger cases à peine esquissées a des cases beaucoup plus travaillées, ou quand Blain nous gratifie subitement d'une pleine page incroyable dans "Quai D'Orsay". Morris omettait les décors quand ils n'apportaient rien.
Ce qui rend la bande dessinée passionnante, c'est cette faculté qu'elle a de pouvoir générer une infinité de rencontres et de combinaisons. Parfois, à regarder un livre, il paraît rébarbatif, mais il se révèle intéressant à la lecture. Parfois, un livre joli à feuilleter ne présente aucun intérêt à la lecture. |
 | |  |  | Tiens ça je reconnais que c'est bien. Autant Hector Kanon c'était pas drôle et pénible, autant Jacques le lézard c'était parfois drôle mais souvent pénible, autant ça j'ai trouvé que c'était drôle et pas pénible. Ouais c'est plutôt frais, et pour une fois le style Libon (que je surnomme le style "nan mais bon tu vois blablabla", à savoir l'oralité poussée à son paroxysme, pouvant aussi bien faire marrer qu'être une lourde faiblesse d'écriture) passe ici beaucoup mieux en général, sauf dans quelques cases.
Néanmoins je n'arrive toujours pas à voir dans son travail une quelconque inventivité littéraire ou narrative ni le moindre souffle poétique, c'est juste loufoque-décalé sans être insolite-inquiétant, ça ne déconstruit pas intrinsèquement les repères du cerveau, ce qui doit pourtant être la moindre des choses quand on fait de l'absurde. Mais je ferai lire ça à mon gamin quand j'en aurai un, ça okay. |
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On pourrait voir cette série comme le contre-pied de la thèse de Thierry (avec laquelle je suis plutôt d'accord) comme quoi un dessin doit être au service du scénario et non pas du Beau.
De fait, le dessin de la série est sans doute une caricature de techniques graphiques sinisantes, le dessin est sans doute grandiloquent, le dessin est sans doute trop beau. Le dessin est clairement trop figé. On se perd dans les personnages, les scénarios paraissent confus, et le dessin ne fait qu'amplifier la chose.
Bref, ça devrait être un truc épouvantable à finir. Pourtant j'ai beaucoup beaucoup aimé. Certes, je pense que je me lasserais de 3 tomes du même acabit. En attendant, je ne regrette pas ces 3 tomes, là. Et pis c'est tout. |
 | |  |  | Je sens un parenté avec Mattotti et Gipi dans ce très beau livre de Davide Reviati. Il y suit une jeunesse désabusée vivant dans un village construit pour servir de lieu de vie pour les employés d'une usine chimique particulièrement polluante. Si le décors semble verdoyant et accueillant, il ne peut dissimuler la peur qui émane du complexe pétrochimique. La pollution et les accidents sont une réalité qui les hantent inconsciemment. Et ce village n'est qu'une cage qui les tuent petit feu. Fort et marquant... Un des très bons titres de ce deébut d'année. |
 | |  |  | J'arrive bien après tout le monde sur ce livre. je ne m'étendrais pas trop longuement. C'est vachement bien, très bien observé et cela dépasse de loin le simple livre à clés qui se moque de Villepin. J'ai rencontré ce genre de personnage, à la fois fascinant et effrayant, dont on ne sait plus trop s'ils sont au dessus de la mélée ou complètement à l'ouest, et dont on ne sait plus trop si les subordonnés corriges ses bourdes ou peinent à traduire sa vision. La description de cet énergumène et sa cours m' beaucoup amusé et un peu effrayé, parfois. Franchement, malgré le concert d'éloge, je ne savsis toujours pas à quoi m'attendre et j'ai été très agréablement surpris.
Et je me permets un petit aparté pour souligner le fait que c'est foutrement bien dessiné. J'ai encore lu des envolées bilieuses pour regretter qu'un dessinateur réaliste aussi formidable que Léo soit honteusement snobé par Angoumême et consort. Le dessin de Blain grouille de vie. Celui de Léo semble plus que jamais réalisé d'après Barbie. J'ai feuilleté son dernier livre et son dessin est de plus en plus statique. S'il continue sur sa lancée, il finira par dessiner des playmobil. |
 | |  |  | Dans Paracuellos, Carlos Gimenez parlait de ses années passées à l'aasistance publique dans l'Espagne franquiste. Avec Barrio, il revient sur les années qui ont suivi son retour dans sa famille, dans un quartier populaire de Madrid. Il ne s'agit pas à proprement parler d'une autobiographie. Le fil conducteur de ses récits, le petit Carlito est évidemmzent un alter-égo de Gimenez, mais le but n'est pas tant de se raconter que de faire revivre une époque, dont il fut un témoin parmi d'autres.
Gimenez continue un beau travail de mémoire, entre souvenirs d'enfance romancés et intrusions violentes de la violence des adultes dans le quotidien. Barrio, comme Paracuellos, n'est pas à proprement parler un livre dur, malgré des passages violents et cruels. Barrio parle de la vie, des premiers amours, de l'apprentissage... avec en toile de fonds une situation tragique. Evidemment, les enfants ne sont pas épargnés par la dictature, mais elle fait partie de leur monde depuis toujours.
D'un côté, je reste étonné de voir ces 2 séries de Gimenez avoir été publiées chez Fluide Glacial dès les années 80. Ce n'est pas l'image que j'ai de la ligne éditoriale de Fluide. Sauf qu'en y repensant, il y avait déjà quelsques planches de Gorlib, parues dans la rubrique-à-Brac, qui revenaient sur son enfance. Sachant cela, que Gotlib ait été sensible au travail de Gimenez devient plus logique. Et aprés une intégrale augmentée de Paracuellos (l'équivalent de 4 albums inédits), c'est désormais une intégrale augmentée (1 tome paru en 1980 et 3 inédits réalisés dans les années 2000) de Barrio que propose Fluide. Une merveille, amha. |
 | |  |  | Je ne sauterai pas au plafond pour le premier cycle de cette série.
Le concept graphique, planches non encrées, avec bâtis visibles et juste une touche de rouge pour la cape d'HeroBear, oui c'est intéressant.
L'histoire, je l'ai lu sans véritable déplaisir mais... je n'ai pas reconnu mes rêves d'enfants dans ceux de Tyler. Ca m'a même agacé que l'on me force la main pour me faire croire le contraire. L'omniprésence de la voix off est d'ailleurs déjà assez lourde.
Le principal argument de ceux qui encensent la série, c'est qu'il s'agit d'une madeleine. Hélas, je n'ai pas bovarysé sur cette madeleine... |
 | | THYUIG, 10.02.2011 à 8:58 | 336474 |
|  |  | Pour le "sérieux pompeux" du dernier jour d'un immortel, je te trouve un peu gonflé, surtout en regard du prosaïsme de l'île aux cent mille morts dont le scénario ne tient que sur deux idées, d'abord cette île où l'on forme les bourreaux et ensuite sur la supposée laideur de la gamine. Youpee. Et voilà pour l'album. D'accord c'est pas prise de tête, mais comme tu relèves Samedi et Dimanche, c'était autrement plus abouti et rigolo, fourmillant d'idées.
Quant au Dernier Jour d'un Immortel, pour moi cet album reste un succès par son cheminement, même si assez banal quand on lit un peu de romans SF, mais Vehlmann a su construire un scénario riche et qui ne s'épuise pas à mesure que l'on tourne les pages.
bref, ce Vehlmann qui produit Jolies Ténèbres, le dernier jour d'un immortel ou le Marquis d'Anaon dans un autre registre me parait beaucoup plus riche que sur ce Jason qui illustre selon moi parfaitement la deliquescence de l'auteur depuis son passage couleur chez Carabas. Merde, tu regardes "Attends", "chhht" ou "le char de fer", et tu prends "Hemingway", "le dernier mousquetaire" ou bien "j'ai tué Adolph Hitler" et tu ajoutes sans mal cette "Ile aux cent mille morts" à cette seconde liste. Niveau contenu, c'est deux idées, un album, ouch. |
 | | chrisB, 09.02.2011 à 23:02 | 336470 |
|  |  | Je ne suis pas daccord avec vous.
Je prefere de loin ce Velhmann là, celui qui ne se prend pas au sérieux, un peu comme dans Samedi et Dimanche par exemple, que celui sérieux pompeux (type le dernier jour d'immortel).
L'idée de l'ile de formation des bourreaux me plait beaucoup, après le déroulement est un brin attendu mais l'interet n'est pas là.
Bref, ca faisait longtemps que Jason ne m'avait pas autant séduit, et idem pour Velhmann. |
 | | THYUIG, 08.02.2011 à 7:27 | 336429 |
|  |  | | Gantois : | | THYUIG : | oula, je préfére encore lire du Vehlmann que du Vehlmann qui tente faire du Jason. c'est pas bon du tout ça, pis ça tourne en rond dés les premières pages. J'ai du mal à comprendre les bullenotes.. |
Personnellement j'ai mis trois étoiles pour l'ambiance Jasonienne et Hubertienne qui est toujours très agréable. C'est vrai que le scénario n’est pas bon du tout, on dirait que Vehlmann pense que Jason fait de la bd pour enfant. |
Moi j'en suis même toujours à chercher où Vehlmann a-t-il bien pu intervenir dans ce tome, à part le nom sur la couverture ? Sérieux ? C'est juste pour faire vendre des livres à Jason non ? Allez Glénat, on avoue tout. |
 | |  |  | | THYUIG : | oula, je préfére encore lire du Vehlmann que du Vehlmann qui tente faire du Jason. c'est pas bon du tout ça, pis ça tourne en rond dés les premières pages. J'ai du mal à comprendre les bullenotes.. |
Personnellement j'ai mis trois étoiles pour l'ambiance Jasonienne et Hubertienne qui est toujours très agréable. C'est vrai que le scénario n’est pas bon du tout, on dirait que Vehlmann pense que Jason fait de la bd pour enfant. |
 | | THYUIG, 07.02.2011 à 15:58 | 336415 |
|  |  | oula, je préfére encore lire du Vehlmann que du Vehlmann qui tente faire du Jason. c'est pas bon du tout ça, pis ça tourne en rond dés les premières pages. J'ai du mal à comprendre les bullenotes.. |
 | |  |  | | (Ah ben tiens, on apprend sur son blog http://www.manuboisteau.com/ que ce livre fera l'objet d'un lancement au MONTE-EN-L'AIR donc je verrai peut-être ma requête acceptée, hé hé...) |
 | |  |  | | Le livre le plus drôle de février a toutes les chances d'être "L'encyclopédie approximative du poney" de Manu Boisteau chez Thierry Magnier, mais le problème c'est que c'est officiellement un livre jeunesse. N'empêche que c'est digne du meilleur de Ferraille ou de la Rubrique à Brac et que moi j'aurais envie de le mettre de la base car c'est quasiment de la BD, hein. |
 | |  |  | De retour dans un monde peuplé de souris, me voilà de nouveau conquis.
Petersen est un auteur exigeant et qui avec peu de chose nous dépeins un univers extrêmement aboutie...
Cette album est une confirmation "Légende de la garde" et une très très grande série. |
 | |  |  |    je me rappelle, il y a très longtemps, il m'arrivait de participer à des salons consacrés à la bande dessinée J'avais reçu le catalogue des éditions Delcourt pour l'année 1997 à venir, et 2 nouvelles séries étaient annoncées comme les temps forts de 1997: Arq d'Andreas, et la nouvelle série d'un transfuge de Glénat: Bernard Yslaire, qui allait lancer les "Mémoires du XXème Ciel".
La série devait comporter un tome par an, jusque l'an 2000. En plus de cette dimension de compte-a-rebours, Yslaire voulait introduire une dimension interactive, la série s'accompagnat d'un site web communautaire où les internautes pouvaient se connecter, laisser des messages et influencer la création du récit.
J'étais plutôt amusé... concept à la mord-moi)le-noeud et surtout, la certitude qu'Yslaire, qui n'est pas Tibet, ne réussirait jamais à tenir les délais. S'en suivit un long silence, et des reports de parution du tome 1, finalement remplacé par un tome 0, objet hybride entre l'art-book et le making of, et enfin, avec un an de retard, paraît le premier tome, pas vraiment attreyant. Ensuite, plus trop de nouvelles jusqu'à ce qu'on apprenne un troc entre les Humanoïdes Associés et Delcourt: "Je te file mon Caza dont je ne fais plus rien en échange de ton Yslaire". A première vue, Delcourt faisait une bonne affaire.
Les humanos reprirent l'aventure en main, rééditèrent le premier tome, partiellement remanié. Ilm n'y avait pas de changements fondamentaux, mais l'habillage et un léger remontage ont rendu l'ensemble plus intéressant. le site web est relancé et le XXème Ciel reprit vie chez ce nouvel éditeur, jusqu'à être mené à son terme. Certes, le compte-à-rebours était manqué, mais le concept ne se limitait pas à sortir 3 albums avant l'an 2000, mais de raconter une histoire.
En effet, si l'aventure éditoriale était au départ indissociable des livres, ceux-ci peuvent s'apprécier pleinement par eux-mêmes. Nous sommes loin de la filie marketing des lanfeust or, argent, bronze et pompe-à-fric, vendus théoriquement uniquement le 31 décembre 1999, ou du Comix 2000, aventure éditoriale extraordinaire mais aux qualités formelles plus discutables. L'objet et le concept sont formidables, mais le contenu pêche parfois.
Mais je 'ai pas encore dit grand chose de cette histoire. Il y est question d'une psychiatre, née avec le siècle, qui se met à recevoir d'étranges emails, à partir du 31 février 1997; Ceux-ci sont constitués de photos retouchées, qui représentent des événements-clés du siècle ainsi que de sa vie. Un motif récurrent hante ces photos: des personnages ailés, voire de véritables anges. Qui envoye ces messages ? Dans quel but ?
Il y a une ambition psychanalitique dans ce projet. Ma is il évite l'emphase et le simplisme qu'on pouvait craindre, parce que le XXème siècle, ou XXème ciel, relève plus du décors, voire du fantasme qui accompagne une vie, qulques vies qui s'entrelacnet, rythmées par les mutations du siècle. D'ailleurs, cette trilogie comptera fonalement 3 tomes, parce que passé les Mémoires 98 et 99, il dédoublera le dernier volume: Mémoires 00, qui sont devenues Mémoires<19>00 et <20>00, renvoyant à l'origine et au terme, alpha et oméga, genèse et apocalypse... deux livres à lire en parallèles, qui se retrouvent, se recoupent, se complètent et pourraient même se lire indépendemment. Parce qu'il n'existe finalement pas un seul XXème Ciel, mais une multitude, selon le prisme de celui qui le vit. Eva Stern en raconte un, chargé de sa souffrance, de son amour, de ses doutes, mais sa vision est contrebalancée par celle de ses amis, qui tempèrent et resituent la réalité... tant et si bien qu'à la fin, nous n'avons toujours pas de réponses, mais la certitude qu'il y en a de multiples, toutes justes et toutes fausses à la fois. Une série finalement assez réussie, même si pas exempte de défauts, qui sort des sentiers battus. |
 | |  |  | | Et voilà, on a trouvé le sujet du prochain Manga 10 000 images ! |
 | | Herbv, 25.01.2011 à 19:11 | 336153 |
|  |  | Oui, oui, on est d'accord pour dire que Dragonball a duré au delà de ce qu'il aurait fallu, que les tantosha du Shônen Jump doivent être les plus dirigistes du marché et qu'ils usent rapidement leurs auteurs, notamment à cause du rythme hebdomadaire (16 planches à produire chaque semaine, je le précise). Il n'empêche que tes affirmations me semblent excessives et oublier l'importance de la série auprès des lecteurs (qui sont pour certains devenus des auteurs de mangas à succès). Si elle a duré au delà du raisonnable et de ce que pouvait faire Toriyama, c'est bien parce qu'elle avait un retentissement particulier auprès du public. Il serait intéressant d'étudier tout cela en détail. Je me demande si une analyse de l'œuvre de Toriyama est sortie au Japon.
Il est certain aussi que le côté transgressif de la bande dessinée ne peut pas avoir la même portée dans les années 1950 et les années 1980 et qu'on pouvait plus facilement déranger avant les années 1970 qu'après...
Bref, tout ça pour en revenir à l'essentiel : merci Glénat pour cette (future) intégrale des œuvres disneyennes de Barks (pas souvent que je dis ça à cet éditeur) ! |
 | |  |  | Et bien je trouve qu'en effet, une partie de l'oeuvre de Barks suscite un sentiment dérangeant qui pourrait avoir une portée critique (faudrait que je me replonge dans mes picsou pour donner des titres d'histoires précis, mais au feeling je pense que ça concerne les histoires d'avant la moitié des années 50), ce qui n'est pas le cas de Dragon Ball.
Les deux ont donné lieu par contre à des histoires très distrayantes, la n'est pas le problème. Après c'est peut-être de la mauvaise foi, mais moi j'adore Dragon Ball et l'oeuvre de Barks; leurs qualités se rejoignent en tant qu'ils ont été largement distribués, mais il y a certaines qualités chez l'un qu'on ne retrouve pas chez l'autre; et quand la qualité en question s'appelle "critique sociale", alors l'oeuvre prend une dimension supplémentaire.
Sinon, il est connu que Toriyama devait arrêter Dragon Ball juste avant l'arrivée du frère de Goku, mais qu'il a été un peu "forcé" de continuer du fait du succès de l'histoire. L'histoire qui commence avec la naissance de Gohan et qui précède le voyage sur Namek aurait donc déjà été faite "sous la pression". Toriyama pensait offrir une dernière histoire avec le cycle Freezer, mais une fois de plus, la pression de l'éditeur l'a forcé à continuer.
Bon, ça me passionne pas, mais j'ai cherché des extraits d'interview pour soutenir mon propos :
- Toriyama a un sentiment de ras-le-bol à propos de Dragon Ball, depuis très longtemps et encore aujourd'hui :
A propos de cette réédition et des nouvelles couverture qu'il a dessiné, il s'exprime : " Redessiner cela après si longtemps a produit chez moi un étrange mélange d'émotions, combinant la nostalgie et le sentiment de ras-le-bol de dessiner du Dragon Ball. " (Weekly Shonen Jump, 2001)
- Ce ras-le-bol n'est pas nouveau : " La majorité des mangas au Japon sont réalisés pour être publiés chaque semaine, ce qui vous contraint à réaliser un épisode par semaine. Mais pour moi, cette contrainte a vraiment été éprouvante. Je n'ai vraiment pas aimé. " (même interview)
Par ailleurs, Toriyama montre que la série a été orientée par les lettres des lecteurs (et donc par l'éditeur qui, en forçant Toriyama à continuer, voulait qu'il continue du Dragon Ball et tenait donc à freiner les innovations, ainsi qu'à apporter au lecteur ce qu'il veut) :
" - J'ai entendu dire que beaucoup d'éléments de l'histoire de Dragon Ball ont été influencés par des lettres de lecteur. Si c'est le cas, pouvez-vous nous donner un exemple?
C'est en partie vrai. Le personnage de Végéta est un bon exemple. Bien qu'il ait été présenté comme un méchant lors de sa première apparition, il est resté par la suite dans la série en raison de sa popularité. " (même interview)
Donc en gros Toriyama a été forcé de continuer l'histoire par l'éditeur, et de préférence en donnant au lecteur ce qu'il veut. Il n'a pu se libérer de Dragon Ball qu'en tournant l'histoire en dérision (vers la fin c'est n'importe quoi et c'est drôle).
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 | | Herbv, 25.01.2011 à 13:32 | 336142 |
|  |  | Je suis assez du même avis que martin concernant Barks. Et Grimmy a raison de rappeler que la société Disney est très dirigiste et veux tout valider (et ce n'est pas que dans la BD qu'ils ont une telle attitude).
Sinon, Allister, concernant Toriyama, as-tu des références pour les affirmations que tu lances le concernant ?
Certes, notamment dans le Shônen Jump, les auteurs travaillent étroitement avec leur responsable éditorial qui joue un rôle important dans la réalisation de l'histoire par ses remarques et suggestions. Il y a aussi les assistants du dessinateurs qui participent au graphisme. Mais il n'empêche que c'est l'auteur qui est le créateur et le décisionnaire de son œuvre. De plus, dans le manga aussi, il y a des auteurs s'amusent à jouer avec les codes du genre qui leur sont imposés. Affirmer que Toriyama n'a pas transcendé le genre dans lequel il œuvrait me semble être une affirmation (là aussi) gratuite. Dans l'histoire du manga il y a un avant et un après Dragonball.
J'ai l'impression que tu refuses à Toriyama ce que tu encenses chez Barks... |
 | | martin, 25.01.2011 à 11:52 | 336140 |
|  |  | oui c'est intéressant ce que tu dis. pour moi c'est la question de l'auteur et de l'artisan, et comment barks travaillant dans une industrie de masse, produisant beaucoup, et pour ces raisons étant un artisan a réussi à être aussi un auteur.
aujourd'hui la question de l'importance de barks ne se pose pas, même si on ne sait pas trop pourquoi. on a tendance à ne garder que son côté créateur d'univers. alors quand on cherche à l'éditer je préférerais que l'on vise (et que l'on se plaigne donc de) l'exhaustivité, la chronologie, éventuellement le matériel critique, que la beauté de l'écrin qui devrait pour certains ressembler à un autel de dévotion. |
 | |  |  | Voilà un point intéressant.
Barks venait de l'animation (il a participé à des cartoons de chez Disney de 1938 à 44 - au passage ce serait bien qu'ils éditent ses storyboards, magnifiques [que l'on peut voir dans l'édition another rainbow]). Or, il a participé à des cartoons Disney au moment même où les Frères Fleischer faisaient faillite : Disney a repris une grande partie du style de l'animation new yorkaise à ce moment là (c'est particulièrement manifeste dans Dumbo, avec la séquence incroyable des éléphants roses, qui rappelle à tout point de vue le cartoon Swing you sinner! des Fleischer), allant jusqu'à embaucher des types comme Dick Huemer. Or, les Fleischer ne cessaient de mettre à mal la moralité bourgeoise (voir, à nouveau, Swing you sinner! et son second degré grinçant, voir aussi I'll be glad when you're dead you rascal you et les paroles lubriques d'Armstrong).
Bref, Disney, en reprenant à ce moment là quelques piliers des Fleischer, s'encanaillait. Mais dans le monde du cartoon, ça ne génait pas : on était habitué à voir des trucs plus ou moins orduriers depuis Van Beuren.
Transposer tout cet héritage (mélange du graphisme naïf bizarre d'Ub Iwerks (+ le côté amoureux de la campagne) et de la vulgarité des Fleischer (la folie des neveux au début, issue du cartoon de 1938, puis l'étrangeté Gontran/Gus -les "grandes aventures" comme Trala la ou la licorne n'entrent pas dans ce schéma, elles sont pour le coup très gentillettes) en bande dessinée ne pouvait pas être sans conséquence. Donc peut-être que Barks n'en avait pas conscience, mais il y a certaines attitudes chez Donald et chez Gontran qui me rappellent la folie des Fleischer, les préoccupations prolétaires qui étaient au centre de leur cartoon, et aussi la naiveté bizarre de Disney, avec son amour de la campagne et du burlesque. Tout ça a l'air plutot innocent, mais ça te retourne un Hays code en moins de deux (et ce n'est pas le petit coté pédagogique de la documentation du National Geographic qui y fera quelque chose). Pas étonnant de voir que Barks était la lecture préférée de Crumb...Après, ce n'était peut-être pas volontaire de la part de Barks, mais peu importe. |
 | | martin, 25.01.2011 à 10:47 | 336138 |
|  |  | | Allister Baudin : | Dans le cas de Barks, on a un auteur qui agit au coeur d'un éditeur grand public pour faire quelque chose qui fait autre chose que de répondre (même avec brio) à un rapport d'offre et de demande. A ce titre, dire (comme Martin) que mettre des vieux dégradés dégueu de Photoshop sur Picsou, ça permet de conserver son aspect mass media, c'est aussi conserver le statut reservé à la bande dessinée dans les années 50...statut dont Barks s'est efforcé d'exploser les limites, allant même jusqu'à se faire un nom, malgré le Walt Disney écrit en couverture..
|
Je ne dis pas qu'il faut mettre des couleur modernes à barks (couleurs que je ne trouve pas dégueu en passant), mais que les mettre n'est pas une insulte ou une erreur éditoriale, et que faire autrement (en particulier être vintage) n'est pas automatiquement mieux.
Ensuite tu attribues à barks une volonté qu'il n'avait peut-être pas lui même, barks explosant des limites j'ai un peu de mal à voir ça. et barks répondait bien à une demande de bande dessinée, tout son style graphique est fait pour produire vite et beaucoup parce qu'il devait faire comme ça pour vivre, et s'il s'est fait un nom c'est un peu malgré lui, plus par la volonté de fans qui l'ont identifié parmi tous les autres dessinateurs disney. |
 | | Mael, 25.01.2011 à 10:40 | 336137 |
|  |  | Un beau livre, foutraque mais c'est normal, car regroupant plus de dix ans de travaux. Épuisant dans les petites cases, jouissif dans le décryptage. L'organisation faîte tant bien que mal, au prix de délirants intermèdes, permet de mieux savourer le talent de cet auteur ultra-productif. Il est juste regrettable, c'est mon côté archiviste, qu'il n'y ai pas un index précis indiquant chacune des publications des histoires. Mais l'auteur admet ne plus s'en souvenir, ignorer même si certaines ont été publié, alors c'est une raison c'est sûr. Et il y a donc un textes donnant le noms des divers livres et revues (avec une étrange distinction fanzine/revue, plaçant Mycose dans les revue par ex, bon là aussi il assume être aléatoire) dont il se souvient. En fait je parle peu du contenu, juste des recoupements de publications, faut dire que j'adore ça (des sommaires pour bulledair, des sommaires pour bulledair !), c'est le genre de truc qui fait peur au PBE. Bon c'est drôle et franchement inventif comme livre. Hop. |
 | |  |  | Ce que je disais à propos de Dragon Ball était complètement gratuit, mais ça n'avait pas aucun sens. En effet, je voulais juste nuancer mon rapprochement entre Dragon Ball et Carl Barks (rapprochement absurde) pour montrer qu'une édition de luxe de Dragon Ball, on s'en fiche, alors que pour Carl Barks, non. Je ne dis pas que les planches de Toriyama ne méritent aucun respect (non parce qu'en fait je ne sais pas si on peut me considérer comme un otak mais j'ai quand même les daizenshuu au complet chez moi), je dis juste qu'elles se conforment parfaitement au grand public qu'elles visent : Toriyama a dessiné plus de la moitié de Dragon Ball en suivant les choix scénaristiques de son éditeur (qui fonctionnait par référendum). Toriyama n'a pas "transcendé" l'édition grand public dans laquelle il oeuvrait, il a juste exploité ses potentialités au maximum : jamais une oeuvre n'a autant mérité qu'on parle d'elle de "savant dosage". Mais c'est un exploit de réussir à se couler dans un moule pareil avec autant de force et d'inventivité. Néanmoins, on reste dans un moule.
Pour Barks, c'est autre chose : il y a une puissance subversive dans les planches de Carl Barks (voir les concours entre Donald et Gontran pour réussir à avoir un morceau de viande à offrir à Daisy, il y a un plurilinguisme chez Barks assez évident, tant les différences des classes sont exacerbées).
Je m'en excuse si mon propos n'est pas clair : ce que je voulais seulement dire c'est que dans le cas de Dragon Ball, on a affaire à une excellente oeuvre grand public, qui doit assumer ce statut et l'assumer pleinement. Dans le cas de Barks, on a un auteur qui agit au coeur d'un éditeur grand public pour faire quelque chose qui fait autre chose que de répondre (même avec brio) à un rapport d'offre et de demande. A ce titre, dire (comme Martin) que mettre des vieux dégradés dégueu de Photoshop sur Picsou, ça permet de conserver son aspect mass media, c'est aussi conserver le statut reservé à la bande dessinée dans les années 50...statut dont Barks s'est efforcé d'exploser les limites, allant même jusqu'à se faire un nom, malgré le Walt Disney écrit en couverture..
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 | | grimmy, 25.01.2011 à 9:59 | 336135 |
|  |  | J'ai demandé à la commerciale de Glénat quelques infos sur cette édition de Carl Barks, et d'après ce que j'ai compris l'éditeur n'a pas du tout les coudées franches pour faire ce qu'il veut. Le groupe Disney France est hyper tatillon et impose tous ses choix. C'est un groupe de 15 personnes environ et tout est sujet à caution : la taille du livre, le nombre de pages, le choix des couleurs etc... C'est ainsi que la sortie du tome 1 a été reportée de plusieurs mois (comme le tome 2 annoncé pour janvier et repoussé à mars) parce que Disney a demandé en dernière minute (le livre était chez l'imprimeur) d'augmenter la pagination du volume passant du simple au double. En fait, Glénat ne dispose d'aucune marge de manoeuvre et doit tout faire vérifier par Disney avant de passer à l'imprimerie.
Perso, la taille du livre, les couleurs ne me choquent pas. Par contre, qu'ils numérote t.1 les années 1950-1951, là oui, ils craignent, quand on sait que Bark a commencé ses histoires vers 1943 et que ces histoires là seront publiées plus tardivement. D'aileurs, malgé les petits dossiers publiés en exergue, j'ai toujours pas copris quand Carl Barks a commencé a bosser chez DIsney ni quand il a arrêté. (et ni quand il est mort...)
Enfin, pour le choix des couleurs, c'est assez étrange parce qu'une même histoire publiée dans le premier tome de l'anthologie Donald et publiée dans "Mes plus belles histoires de Noel" (Glénat, 2010, donc sorti en même tempst) n'a pas du tout les mêmes couleurs !! Il s'agit de l'histoire intitulée "Quel cadeau de Noel !").... |
 | | Herbv, 25.01.2011 à 9:52 | 336134 |
|  |  | Oui, Dragonball deluxe, c'est plus que du réchauffé, on en est à la quatrième édition de la série (sans compter les versions presse). On voit que c'est une des vaches à lait de Glénat.
Par contre, je ne vois pas en quoi ça mérite plus une édition cheap qu'une intégrale Barks. J'ai eu la possibilité de voir des fac-similés de plusieurs planches de Dragonball à Japan Expo et franchement, Toriyama est un sacré bon dessinateur et un excellent raconteur d'histoire. Lui aussi est un auteur génial (même s'il semble avoir perdu son génie depuis pas mal de temps) et avec Dragonball, il n'a rien à envier à personne...
La version deluxe de Dragonball est cheap par son papier, par sa traduction minimaliste (pour être plus précis, l'adaptation a été réduite au minimum pour ressembler le plus possible à ce que les fanboys imaginent être les dialogues originaux), l'adaptation graphique est réduite à la portion congrue. Après tout, il ne fallait pas retoucher les onomatopées originales, ça aurait été un sacrilège, n'est-ce pas ? Enfin, moi, j'ai la toute première édition et ça me suffit bien...
Quand à dire que Barks méritait mieux que l'intégrale que Glénat a commencé à éditer, franchement, je ne suis pas d'accord. Aux USA, pourquoi pas... Ici, à part quelques vieux fans nostalgiques, tout le monde s'en fout et ne fait pas la distinction entre les différents auteurs des histoires de Donald. Une édition grand public correctement réalisée comme celle-ci me paraît bien plus intéressante pour la renommée de l'auteur qu'une édition qui aurait été très confidentielle et qui n'aurait été achetée que par une poignée de fans hard-core (j'avoue que j'en aurais fait partie) qui aurait encore trouvé le moyen de gueuler sur tel ou tel aspect de ce qui leur aurait été proposé.
Pour ma part, je préfère cette intégrale qui a quelques chances d'aller jusqu'au bout que d'aller ressortir mes Mickey Magazines de l'époque (ceux d'après-guerre) pour avoir le plaisir de relire les histoires de Barks les plus marquantes...
Enfin, effectivement, il serait logique que l'édition "originale" de cette intégrale soit italienne vu le nom des personnes qui ont signé les articles de l'appareil critique. |
 | | martin, 25.01.2011 à 9:46 | 336133 |
|  |  | | Mael : |
Aujourd'hui, je pense que les Picsou Magazine suffisent pour offrir une version "accessible" de Barks |
| Allister Baudin : | | Je préfère mes Picsou Magazine qui datent d'avant 2002, pour les couleurs et pour la taille (et j'ai un coffret d'Another Rainbow que j'ai eu par miracle pour pas trop cher). |
Dire que les Picsou Magazine sont suffisant voir mieux, faut pas déconner. C'est une solution réservée aux collectionneurs ou aux fouineurs de bacs de solde. En plus 1 fois sur 2, l'impression bave dans un Picsou Magazine, alors pour ce qui est de la qualité d'impression on repassera.
Et les couleurs pré-2002 (ou autre d'ailleurs), il y a eu des remises en couleurs régulières des bandes de Barks, dans les années 70 ou 80, il y avait un usage abusive des couleurs vives, et dans une même page on trouvait un ciel d'abord orange dans une case puis vert dans une autre puis jaune dans la dernière. ça piquait un peu.
Pour moi la couleur, n'est pas constitutive du style de barks, et la couleur "moderne" n'est pas la pire.
C'est plus le format de l'intégrale qui écrase le trait de barks que la couleur.
| Herbv : | | En plus, sortir une version N&B en grand format aurait été un non-sens commercial de la part de Glénat |
Pas uniquement un non-sens commercial, j'ai le livre Uncle Scrooge His life and Times qui bénificié d'une mise en couleur "de luxe" et d'une taille à peu près 2 fois celle de l'édition Glénat. Le format est parfait, la mise en couleurs absurde. Barks c'est quand même l'époque du comic en tant que mass media, ça fait partie de l'intérêt de barks d'avoir oeuvré dans une industrie et quelque part la mise en couleur "photoshopée" garde cet aspect, donc moi ça me dérange pas. |
 | |  |  | zenda avait sorti 2 volumes de carl barks il y a des annees, en grand format, une belle edition, je ne sais pas s'ils avaient l'intention de faire une integrale, mais de toute facon ils ont arrete pour raisons financieres
et sinon, http://fr.wikipedia.org/wiki/Otaku |
 | |  |  | | Herbv : |
A l'inverse, je trouve la version deluxe de Dragonball très limite (du moins, le premier tome, je n'ai pas ouvert les suivants), voire assez cheap dans sa réalisation, notamment sur le plan du lettrage (mais bon, c'est une version pour otak' et de ce côté là, c'est réussi). |
Sinon, j'ai juste vu cette nouvelle édition en librairie, je me suis dit "Dragon Ball? Je lisais ça quand j'avais 12 ans", c'est tout. Je suis inculte en manga, et cette édition m'a eu en jouant sur la nostalgie, c'est tout (et puis bon Dragon Ball, ça ne sera jamais assez cheap, alors que Barks, ça ne sera jamais assez bien édité). Et je ne sais pas ce que c'est qu'un otak'. J'ai cherché sur google et j'ai vu que c'était un gateau avec du poisson. |
 | |  |  | | Sinon, Glénat a repris l'édition italienne et non espagnole, et il a oublié de citer les maquettistes originaux, ce qui a fait des mécontents. Voir par là pour plus d'infos |
 | |  |  | | Peut-être que le résultat est satisfaisant, mais il n'empêche que cette intégrale était attendue depuis des siècles. Un effort aurait pu être fait. Alors, des couleurs, oui, mais ce petit format, pourquoi ? Il faut voir la réaction des fans quand Fantagraphics leur a dit que la version publiée aura un format réduit de 5% par rapport aux publication originales...ALors je dis pas qu'il faut se la jouer antiquaire et faire des fac-similés d'originaux, mais juste une version qui permette de profiter pleinement du GENIE de Barks. Là, c'est lisible, là, c'est dynamique, et oui, même avec une réduction et des couleurs pas top, on est content, mais franchement, Barks méritait mieux. Je préfère mes Picsou Magazine qui datent d'avant 2002, pour les couleurs et pour la taille (et j'ai un coffret d'Another Rainbow que j'ai eu par miracle pour pas trop cher). |
 | | Herbv, 24.01.2011 à 22:58 | 336126 |
|  |  | Sauf que je ne suis absolument pas d'accord avec ce que Allister dit sur la version Glénat de l'intégrale Barks. Après avoir lu son message, je m'attendais à une horreur quand j'ai ouvert le premier tome. Il se révèle que le résultat est tout à fait satisfaisant. En plus, sortir une version N&B en grand format aurait été un non-sens commercial de la part de Glénat (qui est un publieur, pas un éditeur, je le rappelle). De plus, cette version me semble bien plus intéressante pour toucher un plus large public. Après, pour les puristes, rien n'interdit d'acheter cette fameuse version US. Tiens, je vais demander à Jean-Paul (le traducteur de l'appareil critique de la version Glénat) s'il sait à partir de quelle édition Glénat s'est basé pour réaliser la version française.
A l'inverse, je trouve la version deluxe de Dragonball très limite (du moins, le premier tome, je n'ai pas ouvert les suivants), voire assez cheap dans sa réalisation, notamment sur le plan du lettrage (mais bon, c'est une version pour otak' et de ce côté là, c'est réussi). |
 | | Mael, 24.01.2011 à 22:30 | 336125 |
|  |  | | Mr_Switch : | Il me semble que Glénat a repris une édition espagnole pour cette intégrale ?
Quelqu'un pour confirmer ? |
J'ai aussi lu ça donc je peux confirmer.
Pour les autres, je reposte ici le message d'Allister dans un autre sujet, qui est assez éclairant et précis je trouve.
"J'aime beaucoup les éditions Kanzenban de Dragon Ball et de Dr Slump qui sont actuellement en cours chez Glénat. En particulier pour Dragon Ball, le trait est très bien reproduit, et la traduction fait le choix d'être très respectueuse (avec notations et commentaires plutôt que transpositions et adaptations - si on force le trait on pourrait dire qu'on est plus proche d'une version universitaire de Dragon Ball).
Bref, Glénat, qui se contente de copier la réédition japonaise de Dragon Ball de 2002, fait du bon travail.
On était donc en droit d'espérer que "la dynastie des Ducks" (un titre horrible), l'édition intégrale de Carl Barks, soit de bonne qualité (d'autant plus que l'œuvre de Carl Barks est bien plus intéressante que celle de Toriyama, quoiqu'elle semble à première vue viser un public un tantinet plus jeune).
Cette édition est importante en France puisque c'est un des rares pays à avoir été privé d'une belle édition de Carl Barks. Par exemple, les états unis, avec Another Rainbow, ont eu assez tot (1983) une des plus belles éditions des oeuvres du vieux Carl : 10 coffrets, 30 livres, grand format, noir et blanc. Et c'est bien ce format là qu'il faut privilégier si l'on veut faire une édition "savante", car le trait de Carl Barks se fait toujours agresser par la couleur. S'il faut bien proposer aux jeunes une version couleur, c'est pourtant en noir et blanc que le trait de Barks trouve toute sa force (mon dieu, The Old Castle's Secret en noir et blanc !!).
Et donc, que propose Glénat? Une version petit format (le trait de barks en est presque flou!), couleur (le trait de Barks est écrasé). Le tout sous le titre "la Dynastie des ducks", qui ne fait que rappeler l'affreuse rationalisation
des histoires de Barks opérée par Rosa (je n'ai rien contre Rosa, mais bon, ce n'est qu'un dessinateur jeunesse de plus et il n'a rien de la brutalité de Barks).
Il semblerait que Glénat propose la copie conforme d'une édition espagnole de Carl Barks. Comme quoi, parfois, il ne suffit pas de copier les autres éditions, il s'agit aussi un peu de regarder si elles mettent en valeur le travail qu'elles proposent.
Aujourd'hui, je pense que les Picsou Magazine suffisent pour offrir une version "accessible" de Barks : s'il fallait vraiment faire entrer Barks en librairie aujourd'hui, après tant d'attente, c'était dans une version qui devait rendre justice aux pages de Barks et qui ne devait pas se soucier de l'âge de l'audience à laquelle Barks a toujours été confiné." |
 | |  |  | Il me semble que Glénat a repris une édition espagnole pour cette intégrale ?
Quelqu'un pour confirmer ? |
 | | martin, 24.01.2011 à 20:51 | 336121 |
|  |  | | namrepus : | | grimmy : | Je viens de terminer cette première anthologie et je dois confesser avoir pris un pied incroyable. C'est vraiment vraiment génial, tant d'un point de vue scénario que dessin. Le pied intégrale.
Mais, hé oui, y'a un mais, j'ai crû comprendre en cherchant à droite et à gauche un peu plus d'infos sur Carl Barks, que cette édition Glénat laissait à desirer sirtout à propos des couleurs qui ne sont pas celles d'origine. Quelqu'un ici en sait-il un peu plus sur cette histoire de couleurs et sur d'eventuels autres problèmes que Glénat aurait laisser filer ? |
J'ai eu la même réflexion que toi sur l'origine de la couleur en arrivant à la page 97, sur cette histoire ça sent pas mal la coloration à la photoshop.
Peut-être que le récit originale était en noir et blanc ce qui pourrait expliquer que... |
Les récits originaux étaient en couleurs, mais apparemment Glénat a choisi une mise en couleur "moderne". Je trouve ça pas plus absurde que Fantagraphics qui refait tout "à l'ancienne" (c'est particulièrement snob). C'est un peu secondaire, faudrait voir la part de barks sur les couleurs originales (à mon avais pas grand chose).
Par contre commencer aux années 50 et prétextant la mise en place définitive des personnages est plus douteux. C'est masquer le côté gag-man de barks et l'aspect archétypal de ses personnages au profit d'un hypothétique côté démiurgique.
Ensuite l'aspect intégrale existe-t-il vraiment ? si une bonne âme pouvait mettre la liste des histoires présentes dans ce volume, ça permettrait de voir s'il en manque (il manque au moins les gags en une page).
Enfin la taille de l'édition est un poil trop petite, dommage.
Bon ça reste encore la meilleure façon de lire barks en français ... |
 | | NDZ, 24.01.2011 à 19:36 | 336119 |
|  |  | | Thierry : | quasi de l'oubapo tellement ce nouveau Largo Winch respecte un cahier des charges rigoureux. Structure, rebondissements, scènes de cul de circonstances... que de l'éprouvé, du familier, du connu, du stéréotypé, du macho bien lourd, du simpliste et de l'éhonté. Mais, bon, ça m'amuse toujours |
Jean Van Hamme & Philippe Francq ("Largo Winch") "Tout rebondissement doit être inattendu et extrêmement plausible !" in ActuaBD |
 | |  |  | | grimmy : | Je viens de terminer cette première anthologie et je dois confesser avoir pris un pied incroyable. C'est vraiment vraiment génial, tant d'un point de vue scénario que dessin. Le pied intégrale.
Mais, hé oui, y'a un mais, j'ai crû comprendre en cherchant à droite et à gauche un peu plus d'infos sur Carl Barks, que cette édition Glénat laissait à desirer sirtout à propos des couleurs qui ne sont pas celles d'origine. Quelqu'un ici en sait-il un peu plus sur cette histoire de couleurs et sur d'eventuels autres problèmes que Glénat aurait laisser filer ? |
J'ai eu la même réflexion que toi sur l'origine de la couleur en arrivant à la page 97, sur cette histoire ça sent pas mal la coloration à la photoshop.
Peut-être que le récit originale était en noir et blanc ce qui pourrait expliquer que... |
 | | grimmy, 24.01.2011 à 14:51 | 336113 |
|  |  | Je viens de terminer cette première anthologie et je dois confesser avoir pris un pied incroyable. C'est vraiment vraiment génial, tant d'un point de vue scénario que dessin. Le pied intégrale.
Mais, hé oui, y'a un mais, j'ai crû comprendre en cherchant à droite et à gauche un peu plus d'infos sur Carl Barks, que cette édition Glénat laissait à desirer sirtout à propos des couleurs qui ne sont pas celles d'origine. Quelqu'un ici en sait-il un peu plus sur cette histoire de couleurs et sur d'eventuels autres problèmes que Glénat aurait laisser filer ? |
 | |  |  | foutrement original et qui ne ressemble à rien d'autre, mais qui frustre d'une fin en eau de boudin, qui promet une suite qui n'existe pas (encore ?). Un bel ovni. |
 | |  |  | quasi de l'oubapo tellement ce nouveau Largo Winch respecte un cahier des charges rigoureux. Structure, rebondissements, scènes de cul de circonstances... que de l'éprouvé, du familier, du connu, du stéréotypé, du macho bien lourd, du simpliste et de l'éhonté. Mais, bon, ça m'amuse toujours |
 | |  |  | quasi de l'oubapo tellement ce nouveau Largo Winch respecte un cahier des charges rigoureux. Structure, rebondissements, scènes de cul de circonstances... que de l'éprouvé, du familier, du connu, du stéréotypé, du macho bien lourd, du simplsute et de l'éhonté. Mais, bon, ça m'amuse toujours |
 | |  |  | un gros machin fait de bric et de broc où chaque espèce du cosmos a une délégation afin de discuter et trancher les différents, cela ne vous rappelle rien ? En relisant les Valérian, je saisis mieux le sens de la maxime "Pilote, le journal qui s'amuse à réfléchir", parce qu'à l'époque où la bande dessinée restait très lisse dans les pages de Spirou et Tintin, elle osait aborder des sujets plus en phase avec la réalité.
Point-Central s'apprête à recevoir l'ambassadeur de la Terre. Ce dernier, loin de vouloir se fondre dans la masse, est ben décidé à faire valoir la position dominante de la Terre et désire que celle-ci soit reconnue comme chef de file de la civilisation. Unilatéralité d'une "race" qui se verrait bien gendarme du cosmos ? Cela me rappelle bien un petit quelque chose. Et quand l'ambassadeur est enlevé, Laureline mène l'enquête en plongeant dans les arcanes de ce monde étrange, ou toutes les races cohabitent plus ou moins sans vraiment vivre ensemble, renseignée par les Shingouzz, dont c'est la première apparition.
Drôle et impertinent, un des meilleurs Valérian depuis que j'ai recommencé la lecture de cette série.
un épisode plus ludique, plaisant et délassant. |
 | | june, 22.01.2011 à 15:38 | 336074 |
|  |  | | Bicephale : | 

Cette petite chose qui n'a l'air de rien, discrète et fragile (vaine ou vide oseront dire certains...), se révèle absolument inépuisable...
Proprement fasciné, je signe et contresigne : Ronald Grandpey est un auteur essentiel, et Frontière une série de toute première importance. |
Fasciné sensiblement de la même manière, à lire Bicéphale, j'en ajoute une couche. Ronald est un auteur dont le boulot ne ressemble à aucun autres, qui n'en finit plus de creuser son sillon avec une infinie patience, mais qui, à chaque nouveau bouquin posé, fait montre d'une maitrise qui va grandissante, d'une assurance qui confirme bien que le meilleur est peut-être même encore à venir !
Je vais d'ailleurs me précipiter sur ce troisième volet, merci de le rappeler...
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 | | june, 22.01.2011 à 15:38 | 336073 |
|  |  | | Bicephale : | 

Cette petite chose qui n'a l'air de rien, discrète et fragile (vaine ou vide oseront dire certains...), se révèle absolument inépuisable...
Proprement fasciné, je signe et contresigne : Ronald Grandpey est un auteur essentiel, et Frontière une série de toute première importance. |
Fasciné sensiblement de la même manière, à lire Bicéphale, j'en ajoute une couche. Ronald est un auteur dont le boulot ne ressemble à aucun autres, qui n'en finit plus de creuser son sillon avec une infinie patience, mais qui, à chaque nouveau bouquin posé, fait montre d'une maitrise qui va grandissante, d'une assurance qui confirme bien que le meilleur est peut-être même encore à venir !
Je vais d'ailleurs me précipiter sur ce troisième volet, merci de le rappeler...
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 | |  |  | Un album jeunesse, une compilation de courtes saynètes parues dans J'Aime Lire en 2006 et 2009, mais édité par Sarbacane.
Une fillette a un téléphone portable, quand elle fait le 1313, elle se retrouve en 1313. Elle noue une amitié enamourée avec un garçon moyenâgeux. Alors là, paf, vous vous le dites. Si si vous vous le dites... "Mais, mais, ça me rappelle "Les Chrono-kids"...". Et oui, le point de départ est très très similaire, et je pense que "Suzie et Godefroy" est antérieur. Mais ne parlons pas de plagiat de la part de Zep, ce n'est pas le propos ici, et puis il y a des différences quand même.
Le présent album a une grande part de petits délires mais pas autant que les Chrono-Kids (pas forcément un mauvais point) et est moins scato.
Suzie ne voyage qu'en une seule année, seule et les voyages temporels en eux-mêmes se passe sans problème.
Ca part bcp moins dans tous les sens que les chrono... Ce ne serait pas un mauvais point si au final, on ne retrouvait pas le problème classique de ce genre de recueil : c'est d'une grande linéarité. Toutes les historiettes suivent la même trame. Ce n'est pas un gros problème quand on lit une saynète par mois, ça l'est bien plus quand on lit 15 saynètes en 2 jours.
Le but de cette série n'est pas le même que les chronos. Ces derniers utilisent l'histoire pour délirer. Pour S&G, la démarche est inverse : utiliser un point de départ fantastique afin de donner un aperçu du Moyen-Âge. C'est réussi en partie si l'on reste concentré sur ce que l'on lit. Las, la linéarité m'a fait décrocher quelques fois. Certes, cet ouvrage n'est plus de mon âge, également.
Pourtant il manquerait pas grand chose pour ce livre soit recommandable. C'est tout de même Fanny Joly qui scénarise, avec sa belle-soeur Dominique... Ce n'est pas la gnognotte... |
 | | chrisB, 21.01.2011 à 7:32 | 336043 |
|  |  | Album trash drole assez jouissif. Il y a bien quelques strips par ci par là un peu en dessous (même certains où je n'ai pas pigé le gag) mais le niveau est plus que très bon avec des gags (ptain j'avais écrit slides, faut que j'arrete moi !!) d'anthologie !!
Lisez Paf et Hencule et lisez Ultimex !!!
Le mauvais gout c'est bon, mangez-en ! |
 | | chrisB, 20.01.2011 à 19:05 | 336035 |
|  |  | | grimmy : | Vachement bien !! |
J'ai vu ça l'autre jour, mais Velhmann je me méfie et Jason, ses derniers bouquins étaient franchement moyens.
Je vais regarder de plus près |
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Ronald Grandpey poursuit sa série Frontière, amorcée l'an passé, avec deux nouveaux numéros parus coup sur coup.
Il y a certains auteurs dont on apprécie tant le travail qu'on peut en venir à redouter le faux-pas, la baisse de régime, le petit accroc qui remettrait en cause tout le bien qu'on pense d'eux (tiens, un exemple en passant : le Journal d'Italie de David B, qui m'aura rendu dingo toute une journée).
Dans le meilleur des cas, chaque nouveau livre de l'auteur viendra non seulement tempérer ces inquiétudes riquiqui de lecteur transi, mais surprendre (ou, encore mieux, déborder) celui qui n'en demandait pas tant par l'approfondissement inattendu des pistes ouvertes et l'ouverture conjointe de nouveaux espaces.
Là où je veux en venir, bien sûr, c'est que Grandpey est de cette trempe. Inlassablement, il creuse. Inlassablement, il avance. Case à case, page après page, sans faux pas, à son rythme (on pourra d'ailleurs remarquer que le premier volume de Frontière était, parmi tant d'autres choses, tout spécialement consacré à cette question de l'avancée, de la vitesse, de comment qu'on se traîne et de comment qu'on accélère, de la nature du véhicule, etc., etc.).
J'ai lu les Frontière, puis les ai relu, puis les parcours maintenant depuis deux jours, grappillant quelques successions de pages, quelques enchaînements de cases, au gré du hasard, m'arrêtant ici sur un titre de chapitre, là sur l'heureuse liaison de deux traits, et plus largement sur la structure en expansion qu'esquisse désormais cette quasi centaine de planches.
Cette petite chose qui n'a l'air de rien, discrète et fragile (vaine ou vide oseront dire certains...), se révèle absolument inépuisable...
Proprement fasciné, je signe et contresigne : Ronald Grandpey est un auteur essentiel, et Frontière une série de toute première importance.
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