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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | Baladi est toujours aussi fort pour tout mettre dans un seul livre : la mise en abyme totale de l'art bande dessinée, la réduction à ce qu'il est essentiellement, plus particulièrement la variation sur l'un de ses précédents livres, côtoient le militantisme politique libertaire que l'on lui connait (pro-port du voile et pro-palestinien), ainsi qu'une réjouissante saillie anti-Avatar (oui oui, le film). Ce qui est cool en BD c'est quand un auteur creuse de plus en plus son univers et qu'on prend toujours plaisir à faire un tour dans ce cerveau. Je me sens très bien chez Baladi. |
 | |  |  | | Mael : | le style changeant volontairement à chaque histoire mais étant d'une vraie qualité, on se réjouit cependant que les belles (et sobres) couleurs harmonisent tout ça. | aaaargl |
 | | Mael, 24.10.2010 à 22:26 | 334032 |
|  |  | Graphiquement c'est très bon, le style changeant volontairement à chaque histoire mais étant d'une vraie qualité. Ce changement constant peut faire un peu gadget énervant mais prend sens, on se réjouit cependant que les belles (et sobres) couleurs harmonisent tout ça. Il y a des dessins vraiment superbes, et la mise en page est vraiment inventive.
ce livre est un petit ovni dans la galaxie "BD" (Smolderen raconte d'ailleurs en postface les difficultés qu'on eu les auteurs à faire publier ce livre). Le récitatif y est sur-présent mais c'est incontestablement une bande dessinée, la narration ne pouvant jamais être développée autrement.
C'est vraiment une bonne nouvelle qu'un éditeur courageux (qui a fait un beau travail dans l'objet pour un prix raisonnable) ai enfin publié ce travail dont j'avais lu les prémices il y a plus de 5 ans sur Coconino...
A lire, vraiment, il y a encore tout à faire dans ce mode d'expression et ce bouquin contribue à l'expérience. |
 | | Mael, 22.10.2010 à 16:43 | 334010 |
|  |  | | ceci est une erreur de sujet on s'en doute, même si je viens de le (re)lire. |
 | | Mael, 22.10.2010 à 16:42 | 334009 |
|  |  | En effet Rosy scénariste n'a pas fait que des bons albums (rarement de smauvais quand même) mais il a écrit un des meilleurs albums de la BD franco-belge : Le Grand combat. Comme Tillieux, Macherot ou Franquin on retrouve aussi ce qui fait la grandeur de la BD populaire et de qualité, chose trop rare.
Le grand combat est un album immense, graphiquement porté par un des meilleurs dessinateurs de Marcinelle.
Et oui, Rosy dessine bien aussi, j'ai la chance d'avoir une planche et un grand dessin de lui, c'est de toute beauté. Vive Rosy. |
 | | Le PBE, 19.10.2010 à 21:52 | 333951 |
|  |  | | Mr_Switch : | | Ils vont mettre dormir dans des draps mouillés. |
Donc on change de chanson, "Il était une fois": ..Je l'ai rêvé si fort que les draps s'en souviennent...
(et oui, j'étale ma culture musicale, désolé de cette... pollution nocturne) |
 | |  |  | Héhé :)
Disons qu'au début, Valhardi fait de la plaisance et que c'est le pied. Ils vont mettre dormir dans des draps mouillés. |
 | | Le PBE, 19.10.2010 à 21:32 | 333949 |
|  |  | | Mr_Switch : | | (à lire avec "Dès Que Le Vent Soufflera" en tête). |
D'après ton descriptif ce serait plutôt ceci. |
 | |  |  | Voilà, un scénario tellement jusqu'au boutisme qu'il en devient intéressant.
C'est mon premier Valhardi, mais je suppose que tous les épisodes ne sont pas de cette trame.
Valhardi fait du voilier (à lire avec "Dès Que Le Vent Soufflera" en tête). A quelques miles de là, un gamin voit un truc compromettant en plongeant.
Et là, c'est le drame, le môme devient l'homme à abattre.
Tout à coup, Valhardi s'aperçoit que la mer est montée (naviguer en devant faire attention aux toitures qui dépassent, forcément c'est peu courant.)
Valhardi recueille notre gamin et c'est parti pour 40 pages de fuite en avant.
On a à peine une explication du comment la mer monte, on n'aura pas de pourquoi. L'album se finit quand nos 2 fugitifs sont enfin en lieu sûr. Que vont faire leurs assaillants ? Et bin on en sait rien :)
Non, l'objet de ce livre, c'est cette course entre le chat et la souris. C'est tout.
Quelque part, c'est un peu un avant goût de Mildiou avant l'heure.
On remarquera que dans ce livre Dupuis de 1986, le fait que les "méchants" veuillent tuer un enfant de sang-froid ne semble poser aucun problème.
Valhardi ne montre pas particulièrement des dons de "détective" (d'aventurier, oui). Pourtant le gamin se montrera encore plus ébahi quand il apprendra que Valhardi est "détective"... ;o) |
 | | chrisB, 18.10.2010 à 16:47 | 333939 |
|  |  | Grégory Mardon est vraiment un des nouveaux auteurs que je trouve les plus interessants, jamais décu pour le moment (jusqu'à Cleo je disais la même chose de Fred Bernard). |
 | | Mael, 18.10.2010 à 16:41 | 333938 |
|  |  | Retrouvé ça au fond d'une étagère, ma foi c'est toujours aussi mauvais qu'avant. |
 | | chrisB, 17.10.2010 à 9:10 | 333914 |
|  |  | C'es très con, très bon, hate de lire celui sur les films cultes :o) |
 | |  |  | Le premier Valérian que j'ai lu... une planète toute tournée vers l'exploitation forcenée de ses resources par l'empire terrien, quyi la pense abandonnée. Mais lorsque les habitants de cette planète réapparaissent, après une petite promenade de 4000 ans, le bel equilibre travail-rentabilité-profit qui préside à l'administration de cette planète ets mis à mal par un peuple joyeusement iconoclaste, et ignorant duconcept même de travail. Sans compter qu'ils disposent de dons surprenants aux effets parfois dévastateurs.
Fable écologique et optimiste qui traite pourtant d'un sujet grave, l'exploitation à outrance des resources d'un monde, au détriment de sa population locale, pour moi le premier grand Valérian. |
 | |  |  | avec le recul, je me rends comte que cette histoire qui oppose 2 sociétés, l'une dominée par les hommes;, l'autre par les femmes, a été créée en pleine révolution sexuelle et émancipation de la femme. On ne se rend pas toujours compte à quel point Pilote était plus en phase avec la société que ne le furent Spirou ou Tintin.
Pour le reste, une intrigue amusante quoiqu'expédiée un peu rapidement. Les auteurs semblent définitivement trouver leurs marques.
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 | |  |  | | david t : | | quelle comparaison paresseuse! | comparaison n'est paresseuse |
 | |  |  | | *qui est en vous, bien entendu (même si "qui êtes en vous" c'est marrant) |
 | |  |  | | Ne réveillez pas le chauvin qui êtes en vous, monsieur Turgeon ! Ce que dit ChrisB est assez juste : Mécanique Générale et La Pastèque me semblent avoir toujours eu une ligne éditoriale difficilement compréhensible car inégale, pouvant éditer aussi bien des choses très molles genre 'roman graphique sans prétention' que des oeuvres très intéressantes dans le fond et la forme. Ce qui me gêne chez ces deux éditeurs c'est que je n'y sens pas de voix éditoriale aisément identifiable comme je peux le sentir chez les indépendants français. "On sait pas où ça veut en venir, quelle est la raison d'être de ce livre", c'est ce que je me suis souvent exclamé intérieurement en lisant un Pastèque ou un Mécanique. Alors après, qu'il y ait une signification ou non au fait que les deux soient québécois, je n'en sais rien, mais il ne faut pas prendre la mouche pour ça, c'est pas grave. Et en tout cas, du peu que j'en ai lu, je trouve le travail de Colosse bien plus parlant, rassure-toi ! :) |
 | |  |  | | chrisB : | | Mécanique Générale, c'est un peu comme La Pasteque (les 2 sont canadiens, il me semble), il y a des choix editoriaux que je ne concois pas ! |
d'une part: ça c'est du MG d'après le départ de son fondateur (jimmy beaulieu), inutile donc de chercher une cohérence entre les choix éditoriaux de l'avant et l'après. maintenant c'est juste une collection parmi d'autres des 400 coups.
d'autre part: quelle comparaison paresseuse! |
 | | lldm, 10.10.2010 à 13:53 | 333757 |
|  |  | | Docteur C : |
D'ailleurs le premier que j'ai lu, Princesse - titre plutôt trompeur, c'était sur les conseils d'un type que je crois être mon ami |
ce n'est pas une question, andouille. |
 | | chrisB, 10.10.2010 à 12:43 | 333754 |
|  |  | Après la déception Marshmalone, de la même Lolita Sechan, je me dis qu'il n'était pas si mal cet album quand on voit la bouze qu'est Todo Loco !!
Mécanique Générale, c'est un peu comme La Pasteque (les 2 sont canadiens, il me semble), il y a des choix editoriaux que je ne concois pas ! |
 | | chrisB, 10.10.2010 à 9:45 | 333752 |
|  |  | Comme ça fait mal au coeur de dire du mal d'un auteur apprécié, je remonte ses autres albums qui ont la classe :
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 | | SydN, 09.10.2010 à 20:04 | 333750 |
|  |  | | david t : | | pour info: c'était d'abord un blogue en effet, et anonyme à part ça (le frantico des amibes?). je pense que c'est un défi que s'est donné leif tande pendant un an, et que la pastèque a proposé d'éditer ensuite (pas sûr que c'était le but premier). voilà pour le complément d'information (je n'en sais pas beaucoup plus). |
Moui enfin bon, c'est marrant ces relations entre les deux LT (les molécules, les initiales, les bd fleuves ou oubapiennes, les blogs sans intérêts édités...), mais le problème c'est qu'on ne peux s'empêcher de comparer les deux (consciemment ou pas). Et quoi qu'on puisse penser du trondheim d'aujourd'hui, ca ne fait aucun doute, c'est le meilleur des deux^^
bref, pour en revenir à l'album de Leif Tande, je reste toujours dubitatif devant l'empressement d'un éditeur (surtout un petit) de réaliser un bouquin à partir d'un blog, surtout pas terrible... et notamment en couleur et avec beauuuucoup de pages...
C'est pas un défi là, c'est se tirer une balle dans le pied... |
 | |  |  | | pour info: c'était d'abord un blogue en effet, et anonyme à part ça (le frantico des amibes?). je pense que c'est un défi que s'est donné leif tande pendant un an, et que la pastèque a proposé d'éditer ensuite (pas sûr que c'était le but premier). voilà pour le complément d'information (je n'en sais pas beaucoup plus). |
 | |  |  | | Gantois : | Je ne cacherai pas que j’ai eu beaucoup de mal a finir ce livre. Leif Tande, que j’achète généralement les yeux fermés, nous a pondu un album qui ressemble a un recueil d’histoires parue sur un blog (je ne sais pas trop s’il y en a vraiment eu). Les pages sont numérotés par les jours de l’an 2008, ce qui laisse à penser qu’il a réalisé une planche par jour, ce qui expliquerait l’incohérence du rythme.
Il nous raconte donc en 365 planches comment une molécule s’est développé, multiplié et ce qu’elle a vécue pendant son évolution.
L’histoire aurait pu se raconter en 50 pages sous la forme d’un petit album modeste. Malheureusement Tande choisi la contrainte de la page par jour, en faisant du remplissage avec d’interminables monologues et dialogues qui se veulent drôle, mais ne le sont jamais…
Grosse déception donc. J’ai quand même mis 2 étoiles pour la beauté du graphisme et parce que c’est LT (l’autre).
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Moi, je n'ai mis qu'une étoile. Je n'ai pas enregistré mon avis sur le site car ça n'en vaut pas la peine. Le voilà néanmoins :
Je n'ai pas détesté ce gros pavé de 376 pages. Mais qu'est-ce que je me suis ennuyé !
L'idée de départ est amusante. Certes, un dessin minimaliste mettant en scène un personnage au physique d'amibe ou de molécule, ça a déjà été fait (prenez Bleu de Trondheim par exemple). Mais il s'agit là de mettre en scène avec humour cette molécule au départ unicellulaire puis de raconter son évolution vers un organisme complexe, comme une sorte de revisite de l'histoire de la vie sur Terre.
Sauf qu'en fait, le résultat est carrément décevant.
D'emblée, le ton est donné : nous nous trouvons dans des récits en gags en une planche avec un humour façon comic strips. Molécule, le héros/héroïne de ce récit discute comme n'importe quel humain moderne, parle déco, sexualité, psychologie, etc... D'abord seule, il/elle se retrouve bientôt accompagné/e d'autres cellules dont celles issues de ses divisions et évolutions. Et c'est donc avec ces autres personnages que s'engagent des dialogues tels que des citadins de Montréal pourraient en avoir entre eux s'ils ne s'étonnaient pas d'avoir des formes simplifiées de grosses boules colorées à pédoncules flottant dans la soupe primordiale.
Le décalage se révèle amusant sur les toutes premières planches, puis cela devient vite très lassant. Les dialogues sont trop verbeux, ennuyeux à lire. L'humour tombe carrément à plat. Il ne se passe rien ou presque et chaque nouvelle rencontre et situation est étalée et diluée sur des dizaines de pages.
Passé une cinquantaine de pages, je n'ai plus pu tenir. Je me suis mis à feuilleter, me contenant d'observer où l'auteur voulait en venir, comment Molécule évoluait physiquement, piochant un dialogue par-ci par-là pour voir si enfin j'allais y trouver un peu d'intérêt pour finalement aboutir à une conclusion d'album qui m'aura laissé parfaitement indifférent.
Le manque de variété, d'idée et d'originalité est criant. Ce n'est ni drôle ni intéressant si bien que la longueur de l'oeuvre a tout pour achever son lecteur . |
 | |  |  | Je ne cacherai pas que j’ai eu beaucoup de mal a finir ce livre. Leif Tande, que j’achète généralement les yeux fermés, nous a pondu un album qui ressemble a un recueil d’histoires parue sur un blog (je ne sais pas trop s’il y en a vraiment eu). Les pages sont numérotés par les jours de l’an 2008, ce qui laisse à penser qu’il a réalisé une planche par jour, ce qui expliquerait l’incohérence du rythme.
Il nous raconte donc en 365 planches comment une molécule s’est développé, multiplié et ce qu’elle a vécue pendant son évolution.
L’histoire aurait pu se raconter en 50 pages sous la forme d’un petit album modeste. Malheureusement Tande choisi la contrainte de la page par jour, en faisant du remplissage avec d’interminables monologues et dialogues qui se veulent drôle, mais ne le sont jamais…
Grosse déception donc. J’ai quand même mis 2 étoiles pour la beauté du graphisme et parce que c’est LT (l’autre).
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 | | NDZ, 09.10.2010 à 9:55 | 333744 |
|  |  | | grimmy : | | Comme ça, à première vue, ça a l'air d'être du très bon boulot. Physiquement le livre français est exactement le même que son original et il me semble que le lettrage français est extremement fidèle a la version originale. Après, pour la traduction je sais pas. |
merci |
 | | grimmy, 08.10.2010 à 23:36 | 333742 |
|  |  | | Comme ça, à première vue, ça a l'air d'être du très bon boulot. Physiquement le livre français est exactement le même que son original et il me semble que le lettrage français est extremement fidèle a la version originale. Après, pour la traduction je sais pas. |
 | | NDZ, 08.10.2010 à 20:54 | 333741 |
|  |  | | grimmy : | Bouleversant et lumineux à la fois. Chef d'oeuvre ! |
Puisque la traduction est sortie, quelqu'un a fait un comparatif VO/VF svp? juste pour savoir comment a bossé Castoche... |
 | | grimmy, 08.10.2010 à 12:31 | 333735 |
|  |  | Bouleversant et lumineux à la fois. Chef d'oeuvre ! |
 | | SydN, 08.10.2010 à 10:51 | 333732 |
|  |  | | Gantois : | | SydN : | | chrisB : | | Gantois : |  |
J'attends ton avis avec impatience, j'adore ce type, mais ce gros pavé, avec ses allures d'intégralblog, ne m'a pas emballé... |
j'en ai lu quelques pages, attiré par le coté minimal de la chose (outre le pavé lui-même).
j'ai pas aimé ce que j'ai lu. J'ai trouvé ça fade, avec un humour déjà vu (et rarement drôle), pas de grande originalité...
Je ne crois même pas que j'aurais suivit le blog...
Néanmoins, je n'ai pas tout lu, peut-etre que ca s'arrange par la suite?
le début... vraiment déçu déçu... |
Toujours pas terminé la brique (qui n'en finit pas), mais je sais déjà que ce sera une fameuse déception. |
m'en doutais... :/ |
 | |  |  | | SydN : | | chrisB : | | Gantois : |  |
J'attends ton avis avec impatience, j'adore ce type, mais ce gros pavé, avec ses allures d'intégralblog, ne m'a pas emballé... |
j'en ai lu quelques pages, attiré par le coté minimal de la chose (outre le pavé lui-même).
j'ai pas aimé ce que j'ai lu. J'ai trouvé ça fade, avec un humour déjà vu (et rarement drôle), pas de grande originalité...
Je ne crois même pas que j'aurais suivit le blog...
Néanmoins, je n'ai pas tout lu, peut-etre que ca s'arrange par la suite?
le début... vraiment déçu déçu... |
Toujours pas terminé la brique (qui n'en finit pas), mais je sais déjà que ce sera une fameuse déception. |
 | |  |  | | Bicephale : |
| Docteur C : | | "Et puis bon voilà c'est quand même autre chose que Jochen Gerner." |
Ah ben non, Docteur. Moi, je m'interdis les comparaisons. Sinon, je n'aurais pas pu m'empêcher d'ajouter que m'était tombé sous la main, par un très drôle de hasard, juste après cette lecture de Bertoyas, le Désœuvré de Trondheim... Et il m'aurait fallu, inévitablement, par la force des choses, bien obligé, me mettre à comparer. Et alors quoi ? je me serais retrouvé bien embêté... Que faire de ce Désœuvré qui tombe des yeux quand je venais de lire, par exemple :

avec ces cinq-six pages inaugurales, enivrantes : Chika, encore tremblante, nous relatant la terrible cérémonie nocturne épiée la nuit passée, tout au fond de la jungle. Hein ? Désœuvré - ces cinq pages ? Comment comparer ?
| Docteur C : | | C'est un type responsable, contrairement à d'autres. |
Voilà, c'est ça. |
Que tu es méchant! Je n'aurais jamais comparé avec Trondheim, ce n'est pas la question.
Je vais recontextualiser pour être compris.
Il y avait une conférence au festival de Colomiers de l'année dernière, intitulée si mes souvenirs sont bons "DC - BD" pour Dessin contemporain - bande dessinée. On y trouvait notamment Guillaume Pinard qui fait un travail remarquable. Bon et on "débattait" de là où DC et BD se rejoignaient, forcément. Un galeriste a cité Yokoyama notamment, très bien. On y a longuement parlé du travail de Gerner, très bien. Mais pas un mot sur Bertoyas. D'autant plus curieux, à la limite du scandaleux, qu'il y avait là aussi Morgan des Requins Marteaux, qui l'édite!
C'est de ce constat-là que j'en suis arrivé à rapprocher Bertoyas et Gerner, sinon je ne me serais pas permis non plus. |
 | |  |  | Avec le recul, une série des années 80, scénarisée par Patrick Cothias (ouille), parue chez Glénat (ouille-ouille) dans ma merveilleuse collection VECU (ouille-ouille-ouille), il y a de quoi être inquiet. Chez Cothias, il y a à boire, à manger et beaucoup d'indigeste. Glénat, sans avoir l'air d'y toucher, a ouvert la voie à l'exploitation éhontée d'un filon jusqu'à la corde du string qui couvre délicatement les formes opulentes de ses héroïnes, même si la grande spécialité de Glénat fut la bande dessinée en costume (historique est un bien grand mot dans la majorité des cas), là où d'autres se sont spécialisés dans d'autres genres. Vécu est une des collections les plus inimaginative du 9ème art, qui a semblé tenter d'avoir une série par événement historique, souvent scénarisée à la va comme je te pousse et dessinée avec une application plus opu moins appliquée, avant d'être abandonnée pour cause d'insucès, aors que les 4èmes de couverures insistaient sur le fait qu'il s'agissait de la série de la maturité pour leurs auteurs.
Mais il est aussi certain qu'avant de s'engouffrer, portefeuille en tête, dans cette dérive éditorialiste, il fallait bien qu'il y ait quelques locomotives aux qualités suffisantes pour justifier ces errements. L'un des responsable est sans conteste "Les 7 vies de l'épervier", série romantico-historique mettant en parallèle le destin de Louis XIII et d'Ariane de Troïl, nés le même jour. Le dessin de Juillard est évidemment pour beaucoup dans cette réussite. Il pose les jalons d'une certaine école, et sera souvent copié, rarement égalé. Quant au scénario de Cothias, il mélange habilement histoire, aventure et humour. |
 | |  |  | | pirik2 : | | Libro Verde est génialissime |
Un de ceux parus chez Terre Noire, oui. Un des plus hallucinatoires, je trouve, un des plus beaux aussi, sans textes (à l'exception de deux ou trois cases). Un livre qui commence à la page 187... Nombre de planches fascinantes, qui agissent effectivement sur la conscience du lecteur, avec force. Charge d'amazone borgne chevauchant poisson géant au-dessus de la métropole (ce n'est rien de le dire comme ça, ça amoindrit tout, ça domestique la bête : il faut le lire, le voir). Une véritable merveille.
| Aba Sourdi : | | "ce Bertoyas qui est désormais un classique, sache mon petit que moi je l'ai découvert à ses tout débuts" |
C'est marrant, c'est une des raisons (il en faut bien, même des mauvaises, pour s'y mettre) qui m'a conduit à parler de Bertoyas. J'imaginais, dans un futur plus ou moins lointain, lui comme nous tous disparus enterrés, les intégrales Bertoyas, les expositions Bertoyas (tout le tintouin du repêchage post-mortem), et toute l'assistance de s'esbaudir en trompetant au génie. Je me suis dis que ce serait bien qu'on s'y intéresse plutôt là tout de suite maintenant...
| Docteur C : | | "Je dois être la relation cordiale des Bicéphale. Tout ça fait un être sacrément monstrueux. " |
C'est affreux, oui.
| Docteur C : | | "Et puis bon voilà c'est quand même autre chose que Jochen Gerner." |
Ah ben non, Docteur. Moi, je m'interdis les comparaisons. Sinon, je n'aurais pas pu m'empêcher d'ajouter que m'était tombé sous la main, par un très drôle de hasard, juste après cette lecture de Bertoyas, le Désœuvré de Trondheim... Et il m'aurait fallu, inévitablement, par la force des choses, bien obligé, me mettre à comparer. Et alors quoi ? je me serais retrouvé bien embêté... Que faire de ce Désœuvré qui tombe des yeux quand je venais de lire, par exemple :

avec ces cinq-six pages inaugurales, enivrantes : Chika, encore tremblante, nous relatant la terrible cérémonie nocturne épiée la nuit passée, tout au fond de la jungle. Hein ? Désœuvré - ces cinq pages ? Comment comparer ?
| Docteur C : | | C'est un type responsable, contrairement à d'autres. |
Voilà, c'est ça.
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 | |  |  | Je dois être la relation cordiale des Bicéphale. Tout ça fait un être sacrément monstrueux.
Bertoyas, j'ai presque tout, pas par collectionnite, j'achète au fond peu de bande dessinée depuis quelques années, mais oui, chaque livre est un évènement, au sens où il est singulier, et où il ne ressemble à rien d'autre qui ait jamais été fait avant.
Et puis il y a une culture du dessin contemporain assumée et redigérée. Et puis bon voilà c'est quand même autre chose que Jochen Gerner. Je n'ai rien contre Jochen Gerner, j'entends juste que quand le dessin contemporain et la bande dessinée se rencontrent, qui est-ce qu'on cite systématiquement? Jochen Gerner....
Bertoyas est bien plus malin, bien plus drôle, et bien mieux cultivé. Son dessin est bien plus varié et inventif. Et je ne me souviens pas qu'il ait jamais cité Tintin, c'est formidable.
D'ailleurs le premier que j'ai lu, Princesse - titre plutôt trompeur, c'était sur les conseils d'un type que je crois être mon ami et qui utilise un pseudonyme tiré de Lewis Carroll. Pauvre princesse, pauvre Lewis Carroll.
Du coup j'ai été faire un tour dans ma bibliothèque, voir si j'ai bien tous les livres cités. Oui, presque, sauf le Nicy, et le Lolch que j'avais lu mais jamais acheté. Il faudra que je me le procure.
J'en ai même d'autres, ha ha !
Le Zerlumpt chez Terre Noire est un des meilleurs que j'ai lu, graphiquement/plastiquement beaucoup plus sale, informe, maculé, que d'autres.
Le Coux de Kobe est très bien aussi.
La chienne en a sorti un, il est un peu inégal, mais très bien quand même. Très différent des autres, encore une fois.
Hündin, tel est son nom.

Je cite souvent Ducon, comme meilleur livre, ou livre emblématique en tout cas. C'est peut-être parce que j'ai la première édition Terre Noire, magnifiquement façonnée à la main par des chômeurs.
Mais ils sont tous très bien. Chaque livre que sort Bertoyas est très bien. C'est un type responsable, contrairement à d'autres. |
 | |  |  | | J'espère qu'un jour je pourrai crâner en disant avec un air méprisant et hautain "ce Bertoyas qui est désormais un classique, sache mon petit que moi je l'ai découvert à ses tout débuts" : pour une fois qu'être lyonnais ça aura la classe, je ne me priverai pas. |
 | | pirik2, 06.10.2010 à 14:31 | 333708 |
|  |  | Libro Verde est génialissime, dernier gros choc graphiquement et poétiquement parlant. (et ça date)
Il y a des dessins comme ça, des énérgies qui ont l'air de venir d'autres mondes. |
 | |  |  | Ma découverte de J. M. Bertoyas aura d'abord été celle de son Ducon, au moment de la réédition du livre chez l'Association : quelques pages survolées en librairie avant de reposer l'objet du bout des doigts en me disant, gonflé de suffisance aveugle, "on ne m'y prendra pas".
Deux ans plus tard, l'intérêt forcené que voue une de mes connaissances (de relation cordiale) au travail du monsieur m'incita à acquérir, un poil méfiant, L'Amphigouri. Ce livre, auto-publication plus récente que Ducon, fut un véritable choc. Un auteur essentiel, voix singulière, s'imposait à moi... Mais comme il arrive parfois, malheureusement, après pareille rencontre un peu trop remuante, j'oubliais tout ou presque de Bertoyas...
Quelques pages croisées dans des collectifs venaient régulièrement me remettre en mémoire l'existence de la singularité troublante, mais je tenais bon et restais sourd à l'appel. Jusqu'à il y a quelques semaines où, pris d’un désir subit auquel je décide de laisser libre cours, j'achète huit livres de Bertoyas :
      
La lecture de l’ensemble dépassa toutes mes attentes, écrabouilla ma piteuse réserve. J’y découvrais un processus créatif explosif, une entreprise narrative d’exception dont chaque nouvel album, chaque nouvelle détonation, est une étape nécessaire, significative. Le travail de Bertoyas est grave, hilarant, politique, érotique, pornographique, violent, absurde, d’une beauté troublante, poétique, sauvage, terriblement réticent à s’offrir puisque débordant d’une générosité réelle. Et chaque album d'enfoncer le clou, d'élargir un peu plus l’espace plein de cette parole unique sans que nulle limite apparaisse à l’horizon.
Depuis, j’ai lu Ducon. C’est un grand album. Mais qui n’est rien à côté de Parzan qui lui-même n’est rien à côté de L’Amphigouri qui lui-même n’est rien à côté du tout dernier, Nicy (chaque album restant pourtant, j'insiste, une lecture nécessaire) : Bertoyas en pleine expansion, haletante, fulgurante. La chance nous est donnée de pouvoir suivre, ici et maintenant, ce cheminement : le monde de la bande dessinée s'enrichit d'une part d'inconnu. C’est terriblement rassurant, excitant, captivant. Précieux aussi.
Hormis quelques parutions chez Terre Noire, Les Requins Marteaux et l’Association, la majorité des livres de Bertoyas sont auto-publiés et se commandent directement à l’auteur : Kobe Blog.
Lisez Bertoyas.
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 | | Mael, 06.10.2010 à 13:23 | 333704 |
|  |  | Le retour du roi ! Après le génial "Ice Haven" j'avais été franchement déçu par "Le Rayon de la mort". Et là, quel merveille, du Clowes comme on l'aime sur une autre forme de narration, au dessin éclaté mais toujours incroyablement drôle et pertinent à la fois. |
 | |  |  | Gébé est un grand, et cette fable est une petite merveille poétique et politique. Lisez Gébé, bordel ! |
 | |  |  | | Ah mais c'est lui le second lauréat du concours Jeunes Talents d'Angoulême 2010 qui avait fait le génial "J'ai la gueule qui pousse", je m'en aperçois que maintenant ! Bon ben voilà, je suis pas le seul à l'encenser alors. |
 | |  |  | Vraiment merveilleux, comme je m'y attendais. Un nouveau poète est né ! Pour les amateurs d'absurde fulgurant. Chez ce monsieur, un incendie peut se déclarer sur une flamme. Rien que ça, ça fait pleurer de joie, non ? |
 | | chrisB, 29.09.2010 à 21:15 | 333600 |
|  |  | | 100% en phase avec Sydn !! |
 | | SydN, 29.09.2010 à 16:42 | 333593 |
|  |  | Les références (finalement pas si nombreuses, disons qu'il y aurait pu y en avoir encore plus, et des plus drôles), le rythme inégal (avec ses strips au nombre de cases aléatoires) et ses enchainement très eliptiques, le dernier bouquin du duo quasi inséparable Spiessert et Bourhis s'adresse avant tout aux fan de star wars (ep. IV à VI), qui retrouveront quelques dialogues par ci par là (parfois un peu réadaptés) généralement utilisés dans un contexte tout juste différent pour que ca en devienne comique. Enfin, si on veut. Parce ce qu'il faut bien le dire, ce qui pêche dans cette parodie, c'est bien l'humour. Si certainement idée de re-constextualisation sont très bonnes, globalement les gags en eux-même (ceux qui clôture le strip, et doivent donc être incisifs, efficaces) sont vraiment pas terrible. J'ai dut esquisser 2 ou 3 sourires pas plus, et je suis plutôt très bon public en ce qui concerne l'humour! (et de star wars de surcroit!)
Un autre truc me gène, c'est que souvent je trouve les dialogues originaux de star wars bien plus marrant! Du coup, pour moi là ça tombe à plat puisque ca ne tient pas la comparaison! En gros c'est pas drôle. C'est con pour un album d'humour.
Ajoutons pour finir que ceux qui n'ont pas vu (ou peu vu) "un nouvel espoir" (l'épisode IV) ça risque de tomber à l'eau encore plus souvent, puisque les références (qui font la drôlitude de 85% des choses) ne seront pas comprises...
Reste des dessins marrants, un délire plutot sympathique à la base, et une réelle bonne humeur globale qui s'en dégage.
Mais pour moi ça reste un délire de geek, qui parlera aux seuls fans... Je suis même étonné que Trondheim ai publié ça, lui qui est souvent assez coriace en ce qui concerne l'humour, c'est qu'il a su trouver ça drôle! Ou alors il s'est dit qu'une parodie de star wars ca allait forcément se vendre. Entre les deux solutions laquelle je préfère croire? Je n'ose pas.
2 sabres pas laser et rouillés. Pour les dessins et la bonne humeur. |
 | |  |  | Dommage que le dessin soit aussi moche, et le propos un peu trop pédagogique, niveau CM1-CM2. Y a de la matière, une volonté d'embrasser tous les aspects du sujet, un petit côté un peu trop caricatural par moment. J'ai trouvé les notes de fin d'album mieux maîtrisées que l'album en lui-même, preuve à mes yeux que le medium n'est pas nécessairement adapté au propos. Mais ça reste un titre à lire, ne serait-ce que pour connaître cette regrettable histoire. |
 | |  |  | album vraiment fondateur de la saga Valérian, cette cité des eaux mouvantes paraît maintenant un peu vieillot. les auteurs se cherchent encore. le ton a fortement évolué depuis "les mauvais rêves", mais la série est encore en devenir.
J'aurais envie der situer le vrai début de valérian avec cet empire de 1000 planètes. Le vaisseau de Valérian et Laureline fait enfin son apparition, ainsi que les mondes exotiques si typique de la série. Le récit, pas encore tout-à-fait abouti, jette les bases de ce qui deviendra la référence de bande dessinée de science-fiction franco-belge. |
 | |  |  | Bon, j'avais trouvé les premiers tomes amusant, mais le problème est que cette série repose sur des ressorts scénaristiques tellement ténus qu'il ne reste plus grand chose à en tirer. A force de répéter les mêmes gags depuis le premier tome, celui-ci m'est littéralement tombé des mains. Même pas réussi à atteindre la moitié |
 | | chrisB, 20.09.2010 à 8:41 | 333459 |
|  |  | | L'humour est tout de même très "Ayroles" aussi, très bon album pour ma part :o) |
 | |  |  | Bah en tout cas moi je les trouve attachants, il n'y a aucun cynisme chez Baraou, le problème n'est pas là. On n'est pas chez Sattouf. Et l'humour n'est pas si référentiel que ça, on n'est pas non plus dans la parodie.
Par contre c'est vrai que niveau dialogues absurdes c'est peut-être difficile à suivre, et il n'y a pas vraiment d'enjeux (je n'ai jamais vraiment compris ce terme en fait, mais bon je vois en gros). Quand j'ai lu le résumé j'avais eu peur, je m'étais dit "mince, encore un scénario, et pourtant Baraou est bien la dernière scénariste à nous pondre des scénarios", mais en fait heureusement on n'est pas du tout dans ça, on se laisse simplement bercer par la fantaisie du verbe et des situations, et la trame n'est que prétexte. Tout ce qui peut diviser deux sortes de lecteurs, j'en suis tout à fait conscient. :) |
 | | grimmy, 19.09.2010 à 19:12 | 333451 |
|  |  | Ben oui, je suis un peu dans la position du type qui ne comprend rien à ce qui se passe. Ce livre m'est complétement passé au dessus de la tête. Pas compris les enjeux, pas compris l'humour, pas compris où était la satire, pas compris les clins d'yeux, pas compris où était le deuxième degré par raport au premier. Décrire le quotident de personnages pédants (mais attachants ?) pour se moquer gentiment de ses personnages m'ennuie autant que passer un moment avec des gens pédants (et insupportables ?).
J'ai vraiment l'impression de n'avoir rien compris.
Bref, ce livre ne me parle pas. C'est peut être bien, hein. Mais pas pour moi, pas avec moi. |
 | |  |  | | Parfaitement, et je trouve même ça cohérent avec le côté "concept" des fausses critiques de presse de la 4ème de couv et des citations sur l'écriture en pages de garde. D'ailleurs je sais pas si Dargaud avait déjà eu des pages de garde d'un tel niveau littéraire, ça doit leur changer. (Oui, moi aussi je suis un snob burlesque et glauque.) |
 | |  |  | | Tu lui pardonnes d'avoir un dos rond, alors ? |
 | |  |  | | Et je m'aperçois que c'est à situer pile entre la fraîcheur insolite du Passage du Pourquoi-Pas et le foisonnement acéré d'Une-Demi Douzaine d'Elles. Et ça c'est le signe d'une Oeuvre qui commence à prendre une sacrée dimension, n'empêche. |
 | |  |  | Yeah, un super livre que je suis content que tout le monde apprécie ici (à part Grimmy qui faudra qu'il nous explique quand même). La malice et l'inventivité stylistique de Baraou ne pouvaient que traiter subtilement ce petit quatuor d'écrivains parisiens, dont le snobisme à la fois burlesque et glauque convient parfaitement au dessin d'Ayroles. Je suis content que Dargaud ait pu éditer ça parce que le vrai talent de dialoguiste de Baraou est, comme tous les bons dialoguistes, à la limite du surréalisme. On pense inévitablement à Brétécher, pas seulement pour l'observation sociologique mais aussi et surtout pour cette conscience toute simple qu'un dialogue doit être vivant et surprenant avant d'être crédible. Alors certes, le milieu du livre y est dépeint d'une façon très fine et drôle et quand on le connait on ne peut qu'être conquis, mais ce n'est pas seulement ça, ce n'est pas seulement une chronique satirique, y'a une vraie poésie qui explose à chaque page. Et sans oublier les pages de garde et la 4ème de couv qui en font un chouette livre-objet.
Bon bah voilà, j'ai osé écrire sur ce livre, alors que dedans la critique y est moquée de par ses tics stylistiques les plus récurrents et inévitables (oui, toujours deux adjectifs, souvenez-vous). :D |
 | | e m, 17.09.2010 à 21:14 | 333430 |
|  |  | | Thierry : | | e m : | Arzak #1...
Qu'est-ce que c'est que cette voix off ? J'avais l'impression de lire un livre pour enfant (!)
Je ne sais pas si c'est voulu par l'auteur, mais ça provoque un décalage un peu déconcertant entre le texte et les dessins. Impossible de prendre cette histoire au sérieux.
2 pilules... |
Si j'ai tout bien compris, ce n'est pqs une voix off mais le contenu des bulles qui s'ajouteront a l'edition en couleur. |
Je n'ai pas eu le temps de regarder la version couleurs vient de paraître, mais dans celle-ci le texte décrit ce qui se passe dans les cases. C'est pour ça que je parlais de voix off. (il y a quand même quelques dialogues)
Sinon :
La Vie secrète des jeunes #2...
...où R.Sattouf voit et entend beaucoup de choses.
Et v'là le niveau des jeunes. Pauvre France. (pauvre monde d'ailleurs, parce qu'apparemment les jeunes des autres pays sont tout aussi stupides que les français).
Ça fait peur quand même tout ça...
Le pire, c'est que je ne serais pas étonné qu'il ait réellement vu et entendu tout ce qu'il décrit.
R.S. est doué pour dessiner des belles tronches d'abrutis à ses perso.
4 scies... |
 | | Mael, 17.09.2010 à 0:47 | 333414 |
|  |  | Petit livre curieux, lecture estivale, étrange souvenir, relecture, critique automnale. |
 | |  |  | | e m : | Arzak #1...
Qu'est-ce que c'est que cette voix off ? J'avais l'impression de lire un livre pour enfant (!)
Je ne sais pas si c'est voulu par l'auteur, mais ça provoque un décalage un peu déconcertant entre le texte et les dessins. Impossible de prendre cette histoire au sérieux.
2 pilules... |
Si j'ai tout bien compris, ce n'est pqs une voix off mais le contenu des bulles qui s'ajouteront a l'edition en couleur. |
 | |  |  | | chrisB : | | Charlie Brown : | 
|
Je te suis sur ce coup là Charlie, t'as interet à assurer, ptain que t'as interet :o) |
Ha ha ha ! Je vois que tu as tempéré mes ardeurs. Du coup, la moyenne générale des bullenotes est plus proche de la moyenne tout court, ce qui me semble plus juste comme ça. :o)
(Donc, si j'ai bien tout compris, j'ai pas assuré du tout, c'est ça ?... Je mérite un blâme ? :o)) |
 | | e m, 15.09.2010 à 23:14 | 333387 |
|  |  | Dungeon Quest #1+2...
Du RPG en bd, avec des perso qui évoluent, gagnent des points d'expérience, de nouvelles armures... Ca se lit vite, ça ne se prend pas au sérieux, c'est un peu n'importe quoi, et il y a un petit air de C.Burns dans le dessin. Si vous aimez les jeux de rôle, c'est pour vous. Si vous aimez l'humour décalé, c'est peut-être aussi pour vous.
Moi je me suis bien marré. Vivement le tome 3!
Tout ça m'a donné envie de me refaire une bonne partie de Fallout 8)
4 guitares...
Arzak #1...
Qu'est-ce que c'est que cette voix off ? J'avais l'impression de lire un livre pour enfant (!)
Je ne sais pas si c'est voulu par l'auteur, mais ça provoque un décalage un peu déconcertant entre le texte et les dessins. Impossible de prendre cette histoire au sérieux.
2 pilules...
Exterminateur 17...
La nostalgie d'un bouquin emprunté (pas par moi) à la bibliothèque municipale il y a très longtemps. Bouquin que je n'avais bien sûr pas lu à l'époque, mais dont le titre et la tête du perso m'avait marqué.
Je découvre enfin cet Exterminateur 17... Déception. Ce n'est pas du tout le truc épique que j'avais imaginé pendant toutes ces années. C'est juste une histoire que j'ai trouvée un peu vide, avec un dessin de Bilal période '80 que j'aime quand même pas mal.
Parfois faudrait éviter certaine découverte.
5 androïdes (pour la nostalgie)... |
 | | chrisB, 13.09.2010 à 16:06 | 333354 |
|  |  | | Charlie Brown : | 
En attendant la validation de ma bulle-chronique, je vous la colle ici. On sait jamais, ça pourrait peut-être intéresser des gens... (en plus, pour les Parisiens chanceux - mon dieu qu'elle est charmante ! -, elle dédicace demain, vendredi 10 septembre à 18h00, à L'arbre à Lettres)
Marshmalone de Lolita Séchan
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Je te suis sur ce coup là Charlie, t'as interet à assurer, ptain que t'as interet :o) |
 | |  |  | Tout ce que j'ai dit sur le premier tome reste d'application sur ce deuxième et dernier tome. De belles promesses, beaucoup d'idées et un univers intéressant, mais un vrai problème de rythme et un saucissonage en 2 tomes, d'autant plus incompréhensible que les 2 tomes paraissant simultanément (je n'ose imaginer une démarche purement mercantile de la part du roi des éditeurs !). L'ensemble aurait gagné à être plus ramassé et reccourci d'une vingtaine de planches, amha. Reste un auteur qui présente un beau potentiel et à suivre. |
 | |  |  | Boule de poils et mon canard. Les premières pages sont géniales. On retrouve la patte du dessinateur d'Ariol.
Et puis, l'histoire s'embarque dans un truc difficile à saisir même pour un adulte. Dommage. |
 | |  |  | 
sfar recommence à être fou, c'est ce qui lui va le mieux. on dirait la suite du petit monde des golems, vite! la suite!!!! |
 | | chrisB, 10.09.2010 à 17:22 | 333332 |
|  |  | Elle assure grave Nine Antico, ses pages sur la vie superficielle (mais quelle vie ne l'est pas finalement) de ses 3 poufs de service sont un vrai bonheur.
Elle a vraiment le ton et l'humour décalé (genre super-ordinaire) qui fait mouche, belle prouesse d'écriture. Le dessin est au poil, petit bijou de délicatesse.
3 albums, 3 pépites, quelle classe !! |
 | | zewed, 10.09.2010 à 9:12 | 333328 |
|  |  | Un gros cran au dessus du premier. |
 | |  |  | 
En attendant la validation de ma bulle-chronique, je vous la colle ici. On sait jamais, ça pourrait peut-être intéresser des gens... (en plus, pour les Parisiens chanceux - mon dieu qu'elle est charmante ! -, elle dédicace demain, vendredi 10 septembre à 18h00, à L'arbre à Lettres)
Marshmalone de Lolita Séchan
Déjà, dès la couverture, ça démarre bien. Lolita, en grenouillère lapin (costume réglementaire de l’univers qui nous est proposé), est allongée sur le sol en train d’écouter un disque vinyle. Parmi les disques épars qui l’entourent, elle a choisi de mettre deux pochettes en valeur : un vinyle des Beatles et un CD de Neil Young. Je suis sûr qu’en plus d’avoir du goût, elle l’a fait exprès en pensant à moi. Elle voudrait m’envoyer un message d’amour subliminal qu’elle ne s’y prendrait pas autrement ! Sacrée Lolita… :o)
La suite est très renaudienne. Peut-être même faudrait-il dire « séchanienne »… Lolita cultive, à l’instar de son « papou », la nostalgie de l’enfance. Une sorte d’atavisme familial, puissant moteur créatif potentiellement destructeur (« L’enfance, ça vous gâche un adulte ! » comme elle le dit elle-même en exergue de son ouvrage, en quatrième de couverture). Chaque petite séquence est introduite par un jouet, un objet, qui a marqué son enfance (et celle du lecteur trentenaire par la même occasion), écho pas si lointain du Mistral gagnant de son chanteur de papa.
A 25 ans, à l’âge où elle pourrait se sentir tarabustée par le désir d’enfant – ce qu’elle n’a pas l’air d’être, en bonne « adulescente » assumée qu’elle est – son père l’appelle pour lui annoncer qu’elle va être grande sœur. Stupéfaction. Catastrophe. De l’incompréhension à la colère en passant par le dépit, elle survole rapidement toutes les phases du bouleversement. Puis, subtilement, tendrement, mais toujours avec une bonne dose d’humour et d’originalité, elle nous raconte, par petites touches, l’inéluctable glissement qui va l’amener de l’acceptation à l’amour pour ce petit être qui a déboulé dans sa vie par un chemin de traverse. Elle en profite pour faire résonner quelques souvenirs d’enfance et d’adolescence que ne manquent pas de faire surgir un tel événement.
Pour le lecteur lambda, c’est déjà une chouette petite tranche de vie, drôle et tendre, mise en scène par un joli trait. Pour l’amateur de Renaud que je suis, c’est aussi un peu plus que ça… La poursuite de l’évocation d’un univers qui m’est depuis longtemps devenu familier. Un passage de relais du père à la fille, via le vecteur du dessin, de la bande dessinée. Renaud écrivait et composait (excusez-moi pour le temps au passé) des chansons en déplorant de ne pas savoir dessiner, Lolita dessine des histoires en regrettant de ne pas savoir écrire et composer des chansons. La boucle est bouclée. Pour qui connaît Renaud et ses chansons, les échos, conscients ou inconscients, sont multiples. C’est indéniablement un des charmes supplémentaires de cette lecture déjà fort agréable.
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 | |  |  | | Thierry : | .... ce premier livre signé Daria (Na na na na na) Schmitt. |
Argh ! Tu m'as mis l'air de la chanson dans la tête maintenant ! ;o)
Sinon, merci pour ton avis qui corrobore précisément un autre avis lu ailleurs. |
 | |  |  | Un Popeye maigrichon, qui a peur des spectres à tout bout de champ mais bien sûr déjà ultrafort (et ne craignant que peu les balles). Bien peu d'Olive Oyl dans ce livre, mais autant de Popeye que de Castor Oyl.
Des épinards ? pas un traitre mot :)
Alors, bien sûr, au début (enfin "début", on prend l'histoire en cours de route), on se dit que cette succession de strips ne va pas valoir un clou. Et puis franchement, on se prend au jeu de cet humour absurde même répétitif. |
 | |  |  | Dès la première page, la filiation avec Schuiten est évidente. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il signe la postface de ce premier livre signé Daria (Na na na na na) Schmitt. Au fil des pages, on pense à Schuiten, mais aussi à Raoul Servais, Enki Bilal... Avec Schuiten, elle partage une esthétique qui mélange art nouveau et grandiloquence post-soviétique. La ville-île d'Ultréquinoxe ne s'ouvre au monde extérieur qu'une semaine par an, lors d'un carnaval endiablé. Pour les Continentaux, la possibilité de participer à ce carnaval, voire de devenir résident d'Ultréquinoxe semble un rêve fou. Et ce pouvoir fait peur à la Commission, organe politique qui a accordé certains privilèges à la citté. Elle est prête à tout pour prendre son contrôle. Le Maire, qui administre Ultréquinoxe en collaboration avec le Prêcheur et le Général, est conscient de ce danger, et fonde de grands espoirs dans "la boîte", un colis mystérieux que doivent lui faire parvenir deux appariteurs. Cette étrange boîte qui peut s'illuminer changer de taille et de poids à volonté, va cristalliser toutes les convoitises, sous les yeux des 2 appariteurs, Luc et Matthieu, dépassés par les événements, mais bien conscients que c'est l'avenir d'Ultréquinoxe, et donc le leur, qui se joue. Je ne peux m'empêcher de voir une vision métaphorique de la situation bruxelloise.
Evidemment, un premier album n'est jamais exempt de faiblesses, surtout quand l'auteur développe un univers complexe et personnel (il est toujours moins risqué de se lancer dans une 24759ème histoire de guerrier en peau de bête face aux méchants ou de une 47598ème histoire de policier face aux méchants, en recyclant les codes des séries tv). Mais l'ensemble est plutôt réussi. Le principal problème est pour moi un rythme un peu mollasson. Mais je vois surtout un auteur qui développe un univers personnel, aux influences fortes, mais qui à déjà une personnalité propre. Si Acqua Alta ne semble pas encore tput-à-fait abouti, il contient les germes de ce qui pourrait devenir un très grand talent.
On pourra aussi se demander quel est l'intérêt de l'éditeur (quoique j'ai une vague idée) de publier ce récit en 2 tomes parus simultanément, le récit semblant avoir été pensé pour être lu d'une traite. |
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