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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | | NDZ, 08.09.2010 à 19:55 | 333310 |
|  |  | C'est sympathique comme reprise. Un brin de burlesque, beaucoup d'aventure musclée (pour les jeunots élevés aux superhéros et dragonball), un peu de nostalgie... La planète des singes, L'île mystérieuse, Evolution jusqu'à des échos à "La France à peur de Nic Oumouk". Le coktail est étonnant, détonnant et vivifiant. De la bédé tout public qui retrouve la voie de la modernité. Hâte de voir la suite. |
 | | SydN, 07.09.2010 à 19:53 | 333296 |
|  |  | Un best seller qui raconte l'histoire du logicien Bertrand Russel. Interessant par intermittence (et encore, pour quelqu'un qui, comme moi, n'avait aucune connaissance de l'histoire de la logique du début du XXeme siècle), mais artistiquement navrant. Un bouquin qui refuse de faire dans le didactique mais dans le récit pur et dur (selon les dires des auteur eux-même dans le prologue) et qui pourtant passe un bon quart du bouquin à nous étaler des concepts, et à essayer de les rendre compréhensibles au lecteur lambda (le paradoxe de russel est expliqué 3 fois et de facon différentes, pour etre bien sur que même les plus neuneux comprendront... hm mais alors pourquoi ne pas avoir simplement utiliser l'explication la plus simple? ca aurait éviter de lire 3 fois la même chose...)
bref, 2 coquilles vides pour moi. |
 | |  |  | | effer : | J'avais même fais une chronique, c'est dire, vu qu'elles sont rares...
;-) |
Moi aussi tiens, j'avais oublié. |
 | | effer, 07.09.2010 à 15:09 | 333292 |
|  |  | J'avais même fais une chronique, c'est dire, vu qu'elles sont rares...
;-) |
 | | NDZ, 06.09.2010 à 21:54 | 333279 |
|  |  | | dampremy jack : | | chrisB : | Haaa, l'émotion me submerge !! je savais que tu avais suffisament de classe pour apprécier ce splendide album :o)
(mon bulledor 2005) |
Pareil. |
J'avais aussi beaucoup aimé. Il faudra que je le relise, mes quatre étoiles son pâlichonnes face à vos louanges :) |
 | |  |  | | chrisB : | Haaa, l'émotion me submerge !! je savais que tu avais suffisament de classe pour apprécier ce splendide album :o)
(mon bulledor 2005) |
Pareil. |
 | | chrisB, 06.09.2010 à 15:34 | 333271 |
|  |  | Haaa, l'émotion me submerge !! je savais que tu avais suffisament de classe pour apprécier ce splendide album :o)
(mon bulledor 2005) |
 | |  |  | un album qui a la pretention de traiter d'un des sujets les plus durs qui soient, et qui y arrive en nous coupant le souffle par une debauche d'invention graphique et narrative, et une audace folle. on a bien sur parle des graphistes polonais a son propos, ainsi que des sud-americains, j'y trouve aussi du pratt.
un chef d'oeuvre du 48CC.
merci ChrisB |
 | |  |  | | Mael : | Un Baudoin dans la grande tradition sort en Librio en juillet et on me dit rien ! Bah c'est vachement bien ce bouquin, et pas trop cher. |
Je l'avais dit dans le topic "Titres à insérer" ! (pas trop l'endroit où l'on va chercher ce genre d'info, je l'avoue) |
 | | Mael, 05.09.2010 à 9:56 | 333256 |
|  |  | Un Baudoin dans la grande tradition sort en Librio en juillet et on me dit rien ! Bah c'est vachement bien ce bouquin, et pas trop cher. |
 | | Mael, 31.08.2010 à 22:35 | 333140 |
|  |  | | Herbv : | | Mael : | (...) Je trouve cependant que ce premier numéro manquait d'un petit quelque chose au niveau des articles, bien au dessus de toute la presse sur le mangas mais avec encore un goût de trop peu, et un côté un peu trop "fan" (je n'arrive pas à exprimer ce que je veux dire, non être fan n'est pas un mal mais je pense qu'on comprend l'idée). (...) |
Oui, le numéro 1 souffre d'un certain nombre de petits défauts qui seront corrigés dans une nouvelle édition, mise à jour, révisée et augmentée, prévue pour juin 2011. Un nouvel article qui explore plus en détail le manga gay devrait notamment l'enrichir. |
chouette chouette. Mais comme mon frère j'espère que les ajouts seront disponible (sur le site ?) pour ceux qui ont acheté la première version. Moi je lui ai emprunté son exemplaire donc bon, j'attendrai juin pour l'acheter. |
 | | Herbv, 31.08.2010 à 22:10 | 333139 |
|  |  | | Mael : | (...) Je trouve cependant que ce premier numéro manquait d'un petit quelque chose au niveau des articles, bien au dessus de toute la presse sur le mangas mais avec encore un goût de trop peu, et un côté un peu trop "fan" (je n'arrive pas à exprimer ce que je veux dire, non être fan n'est pas un mal mais je pense qu'on comprend l'idée). (...) |
Oui, le numéro 1 souffre d'un certain nombre de petits défauts qui seront corrigés dans une nouvelle édition, mise à jour, révisée et augmentée, prévue pour juin 2011. Un nouvel article qui explore plus en détail le manga gay devrait notamment l'enrichir. |
 | |  |  | Et même le 23 septembre d'après le site officiel !
Un service presse a même été chroniqué ici. |
 | | Mael, 31.08.2010 à 20:00 | 333136 |
|  |  | Ha bah il est annoncé pour le 23 octobre, avec un sommaire alléchant. Chouette. |
 | | Mael, 31.08.2010 à 19:59 | 333135 |
|  |  | Et bien c'est une sacrément bonne surprise ça dis donc. Une envie d'écrire pour Du9 du coup, c'est Xavier qui va être content ! 4 étoiles.
C'est en effet de belle qualité. Le sujet ne me fascinait pas en soit (ce qui s'est confirmé à la lecture du mangas clôturant la revue, qui ne m'a pas parlé du tout). Je trouve cependant que ce premier numéro manquait d'un petit quelque chose au niveau des articles, bien au dessus de toute la presse sur le mangas mais avec encore un goût de trop peu, et un côté un peu trop "fan" (je n'arrive pas à exprimer ce que je veux dire, non être fan n'est pas un mal mais je pense qu'on comprend l'idée). Il reste que j'ai entamé la lecture du n°2 et que je troue que ce côté s'est envolé, j'attends donc avec impatience le n°3 qui doit sortir il y a 6 mois. Enfin bon, avec Porno Crade je sais ce que c'est hein...( ça vient, ça vient) Bravo en tous cas, j'esère que ça va continuer, il en faut des revues comme ça. |
 | |  |  | Après les maîtres de l'orge, voici les maîtres du barreau !
En vacances, loin de ma bibliothèque, j'ai eu envie delire une bande dessinée. Dans un bled, pas question de trouver mes machins habituels, je me suis rabattu sur le hors-série de l'écho des savanes. Je passerai sur l'abîme de perplexité dans lequel me précipitent les sales blagues de Vuillemin, qui me font autant rire que Guy Montagné en slip, pour me concentrer sur un des 2 albums complets jetés en patûre à mes yeux.
L'ordre de Cicéron, tome 1, Par le scénariste néophyte Richard Malka, plus connu pour ses activités d'avocat, et Gillon, un des derniers dinosaures, au trait classique mais élégant.
Dès la première page, le ton est donné. Un conseil d'administration, on y parle gros sous, fusion et acquisition, le tout saupoudré de rancoeur personnelle. Le jeune, beau et carnassier patron du cabinet d'avocats Steiner, un des plus puissants du monde, voire le plus puissant, veut acquérir le cabinet de Veyrac à Paris. Pourquoi un homme si puissant désire à ce point acquérir ce petit cabinet, sans attrait particulier ? Pour être présent sur Paris ? Ou pour une rasion plus obscure et personnelle ? Roooh ! Y aurait-il une vengeance la dessous ? Une vengenace transgénérationnelle ? Une rancoeur ancienne et terrible qui ronde de l'intérieur notre carnasier beau et ténébreux avocat, qui n'a pas l'air sympathique ?
Parce que le rôle sympathique de l'histoire, dès la deuxième planche, semble devoir échoir à Benjamin de Veyrac, jeune avocat idéaliste au dent longue qui préside au destinée de ce petit cabinet bien installé et intègre. Il est jeune, beau, coolement habillé (pas d'affreux costard noir typique des conseils d'administration des grosses fimres américaines !). Lui, il est sympa et bien surpris de l'intérêt malsain de ce méchant requin pour sa petite affaire intègre et honnête. Et ce n'est pas sa petite amie anti-américaine et altermondialiste anti corporation, et donc ennemie naturelle du méchant Nathan Steiner, qui va lui faire changer d'opinion. Mais pourquoi tant de haîne ?
Mais c'est terrible !
Heureusement qu'un vieil oncle va éclairer la lenterne de notre sympathique héros, et la nôtre par la même occasion.
Tout remonte aux sombres années qui précèdent la deuxième guerre mondiale quand Raphaël Steiner et Nicolas de Veyrac, lointains aïeux de nos héros et amis, terminaient leurs études d'avocat. Brillants tous les deux, mais surtout Raphaël, leur amitié était encore renforcée par l'amour qui unissait Raphaël à la soeur jumelle de Nicolas. mais les temps sont durs, surtout quand on est juif dans cette France soumises aux soubressauts de la bête immonde qui se réveillent lentement et s'apprête à recouvrir d'un voile de ténèbres le destin de ces jeunes gens si prometteurs.
Que c'est terrible !
La bête immonde bougeotte gentiment et drsse un obstacle entre nos chers amis, en la personne d'un noir accusé d'avoir atrocement assassiné ses patrons, suivant des rites cruels et sanglants. Tout l'accuse, mais il clame son innocence. Mais dans cette France qui se laisse séduire par les remugles racistes et antisémites de la bête immonde qui s'éveille, l'enquête baclée et les préjugés racistes l'ont déjà condamné aux yeux d'une opinion publique anesthésiée par le discours antisémite murmuré par la bête immonde à l'oreille de certains opportunistes qui rêvent de puissance et de richesse. Et c'est à notre idéaliste et brillant Steiner qu'échoit la défense de Kassilié, alors que l'un peu moins brillant de Veyrac s'occupe des parties civiles du même procès.
Terrible oppostion, qui réveille les jalousies encore accentuées par l'amour que porte la soeur de Nicolas à Raphaël, qui la forcera vite à devoir choisir son camp. Parce qu'un camp, il faudra choisir, alors que la bête immonde exhale les première odeurs fétides de pets nauséabonds. Pensez, un youpin qui défend un nègre qui a assassiné sauvagemment de bon notables français, nous frisons la provocation franc-maçonnique !
Je passe sur les détails, les témoins surprises plus surprenants les uns que les autres, les rebondissements terribles... je vous révèlerai juste que plus rien ne sera comme avant et que nouis avons là les germes d'une haîne terrible entre les Steiner et les de Veyrac, et une destinée tragique dont le dénouement semble devoir se jouer lors de cet affrontement final entre l'ogre Steiner et le petit poucet français, qui durera 4 tomes.
Terrible !
En fait, un bel enfilage de lieux communs dignes d'une télésuite estivale (un petit rôle pour Ingrid Chauvin ?). Pas fondamentalement mauvais, mais d'une banalité tellement banale qu'elle en devient amusante. Rien n'est épargné pour faire palpitant, mais les ficelles sont d'une telle grosseur, en plus d'être cousue de fil blanc, avec le quota de notes en bas de page pour donner un vernis historique et sérieux à la chose. Je passe sur les dialogues lourdingues, la faiblesse des personnages et la prévisibilité des situations. Reste le dessin de Gillon, qui assure le travail avec une certaine rigueur, mais loin de ses plus belles planches. On notera quand même une case assez croquignolette dans un cimetière, qui rappelle les illustrations de "détective", reconstitutions exemplaires et exhaustives de faits divers, qui fleurent bon le diaporama.
Ma mauvaise foi crasse fait de cet album l'antithèse de ce que j'ai envie de trouver dans une bande dessinée, mais si je dois admettre qu'il n'y a pas si longtemps, j'aurais probablement acheté cet Ordre de Cicéron, avec Jessica Blandy et le dernier Jeremiah... Pour moi, de la bande dessinée qui se complaît dans le grand public facile, le Marc Lévy en bande dessinée. Du vite lu, vite oublié, qui recycle des techniques d'autres succès qui ne sont qu'eux la réutilisation éhontée de formules déjà recyclées par d'autres. Je ne suis définitivement plus client de ce genre de truc. |
 | | grimmy, 29.08.2010 à 19:22 | 333091 |
|  |  | Chef d'oeuvre !! |
 | |  |  | Bon dieu ce que c'est toujours aussi bon un Sardine, ça rafraîchit un max !!! Guibert rules ! No more Lewis ! |
 | | NDZ, 23.08.2010 à 23:39 | 333008 |
|  |  | | chrisB : | Je suis assez choqué qu'un habitué comme toi se laisse aller à la facilité !!
Se contenter du lien vers le seul sujet "verdict...", au lieu de vouloir faire les choses bien et d'aller inscrire ta prose (que je ne commente pas, tu es au coin) dans le sujet qui va bien...
Je vous jure, où va la france !! |
Le secret, le buzz et la rumeur côté superhéros dans une société de la toute communication, il y avait de quoi faire franchement mieux. Je verrai plus tard pour une bulle-chronique qui développera aussi certains aspects que j'ai moyennement goûtés (rapport à des approches limites réacs, des clichés légèrement racistes et cie). Mais j'ai lu en VO, alors le manque de subtilité provient peut-être sûrement de ma non parfaite maîtrise de la langue de Silvester Stalone, pour rester dans la délicatesse, la finesse et la nuance. Et puis je n'ai jamais été à l'aise pour les critiques sans pommade, surtout en comics ou en manga, rapport au néant de ma culture dans ces pans du 9e art (il y a beaucoup de choses que je ne savoure pas à leur juste valeur, par méconnaissance de la chose, il me semble). |
 | | chrisB, 23.08.2010 à 9:21 | 332985 |
|  |  | Je suis assez choqué qu'un habitué comme toi se laisse aller à la facilité !!
Se contenter du lien vers le seul sujet "verdict...", au lieu de vouloir faire les choses bien et d'aller inscrire ta prose (que je ne commente pas, tu es au coin) dans le sujet qui va bien...
Je vous jure, où va la france !! |
 | | NDZ, 20.08.2010 à 9:37 | 332939 |
|  |  |  Le botteur de culs ne m'a pas botté des masses. Les oeufs, qu'ils m'a par contre battus, ne sont pas montés en neige. En fait je suis resté totalement indifférent à cette pseudo-"réflexion" sur l'identité secrète des supers héros à l'heure du réseau international. Pseudo et double masqué, dévoilement de l'identité ou des actes cachés... enrobé dans une historiette d'ados. ça doit juste faire plaisir à ceusse qui discutent de la rumeur ou de la remise en cause de l'anonymat sur internet et en ville, la nuit et sur les toits. ça ne casse pas trois pattes à un canard, c'est même très souvent maladroit voir indigeste. Bof. |
 | |  |  | Un Valérian année 0, un Laureline "Origins"... voilà ce que sont ces mauvais rêves. Une première aventure qui conte la rencontre en Valérian, agent spatio-temporel, et Laureline. A lire cette aventure, on ne peut que mesurer le chemin aprcouru depuis. Cette première histoire marque par un style beaucoup plus enfantin, très passe-partout. Nous sommes loin de l'originalité et du ton infiniment plus adulte des tomes suivants. On remarque d'ailleurs le gouffre avec le récit incomplet qui clot cet album, autrement plus mystérieux et prenant. Très dispensable. |
 | | Mael, 19.08.2010 à 9:56 | 332900 |
|  |  | | Aba Sourdi : | | Sinon je ne dis pas que toutes les pages sont merveilleuses, mais tu oublies que c'est avant un catalogue et que l'expo n'avait d'autre but qu'être une rétrospective. |
D'où ma première phrase : "catalogue d'expo, il remplit sa mission. Comme livre c'est sans intérêt."
"Mais bref, si tu veux retrouver foi en la BD, j'ai ce qu'il te faut : je te conseille le dernier Poulpe chez Six Pieds dessiné par Fritz Bowwl ! De l'écologie, de la politique, de la Bretagne, de la ligne claire underground : bref, tout ce qui plaît à notre Maël national ! :)"
Je n'ai pas perdu foi en la BD et suis heureux de voir qu'il est enfin sorti ce poulpe. Par contre j'avoue avoir pris un sacré coup de dégout dans mes lectures d'été. |
 | |  |  | | Mael : | Et puis pas de bol, je me suis dit "chouette ce joli livre", catalogue d'expo, il remplit sa mission. Comme livre c'est sans intérêt. Et pourtant je suis plutôt dans l'optique défendue par menu dans ses éditos, mais l'écart entre son discours actuel et une partie de la production de l'asso (beaucoup de ce qui compose le Lapin représente vraiment cette BD indélight molle qu'il pourfend) me sidère. Pour ceux qui ne le savent pas on a à chaque fois une planche publiée à l'asso et une ré-interprétation de son auteur, intéressant concept mais bon, la plus grande partie des réinterprétation sont sans intérêt. On redécouvre une des planches les plus drôles qui soient (par Placid) mais pas sa réécriture. Vanoli, Ruppert et Mulot font des choses marrantes mais on dépasse pas la boutade, Malher réalise vraiment ce qu'il y a de plus réussi, sa réécriture étant 2 fois plus drôle que l'original. On a plaisir à voir Mokeït et on est triste d'apprendre dans se page que le projet de lapin spécial "Alice" est mort et enterré. Marc-Antoine Mathieu tire son épingle du jeu en détournant l'exercice. Le reste n'est pas notable, au mieux un truc sympathique, au pire (Rabaté, Castrée, etc...) un truc absolument vide. Parfois aussi la simple autocongratulation béate (les textes finaux sont incroyables à ce niveau). C'est dommage car oui, l'Asso est importante, mais je ne sais pas, je doute un peu que ce soit à la structure elle même de faire sa propre monographie/musée. A la rigueur un
petit feuillet gratuit offert aux bons acheteur oui, mais un gros livre comme ça.. bref... une étoile. je serai curieux de lire le témoignage à sortir chez shampoing mais ça risque d'être mauvais aussi tiens... |
Je trouve au contraire que les quelques autocongratulations sont ce qu'il y a de plus touchant, j'adore le texte de Baraou comme je l'ai déjà dit ici, ainsi que les planches désespérées de Lécroart et Sardon qui sont frustrés de ne pas être davantage reconnus. C'était l'occasion ou jamais pour ce genre de 'témoignage d'artiste', non ?
Sinon je ne dis pas que toutes les pages sont merveilleuses, mais tu oublies que c'est avant un catalogue et que l'expo n'avait d'autre but qu'être une rétrospective. J'ai beau tordre mon cerveau dans tous les sens pour me forcer à être blasé, je n'arrive pas à ne pas me contenter du simple plaisir de m'être rappelé que chacun des livres évoqués a changé ma vie. Faut lire ça comme un album de souvenirs, quoi. Ça l'est pour les auteurs mais ça doit aussi l'être pour les lecteurs.
Mais je te rejoins concernant la nouvelle mouture de Lapin, et c'est pour ça que Menu aurait dû empêcher qu'un hommage puisse être rendu à une simple page dans un numéro. Fallait limiter ça aux livres, quoi.
Mais bref, si tu veux retrouver foi en la BD, j'ai ce qu'il te faut : je te conseille le dernier Poulpe chez Six Pieds dessiné par Fritz Bowwl ! De l'écologie, de la politique, de la Bretagne, de la ligne claire underground : bref, tout ce qui plaît à notre Maël national ! :)
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 | |  |  | Oui, c'est sympa. Mais je ne comprends pas trop les éloges dithyrambiques auxquelles il y a eu droit. |
 | |  |  | | Le PBE : | | J'aime pas Willem et pis c'est tout. |
moi non plus, je le trouve creux et chiant |
 | | Mael, 16.08.2010 à 21:20 | 332850 |
|  |  | lectures estivales guère réjouissantes...
Tout content de voir une jolie et pas chère intégrale de ce qui semble être un monument de la BD cyberpunk des 80' j'ai acquis RanXerox les yeux fermés. Au début chouette chouette, des planches non publiées en France dessinées par le scénariste (ou crayonnées je ne sais plus bien) au dessin certes maladroit mais pleins de fougue : trash, crade, unhje bonne classe. Une irrévérence dans la violence et la sexualité (à l'heure ou on condamne un traducteur porno pour possession de lolicon l'existence d'une nympho héroïnomane de 12 ans interroge) qui est assez marrante, la suite !
On passe donc au niveau plus "pro", avec le dessin bien plus affirmé de Liberatore. Il sait dessinner le bougre mais je sais pas, ce dessin et ces couleurs ça à salement mal vieillit, et l'irrévérence devient juste - à la longue - vulgarité ennuyeuse et répétitive. le dessin ne me; plait donc pas, le scénar deveitn de plus en plus ennuyant, 2 étoiles pour le tome 1 (qui m'aurait sans doute plus séduit si je n'avais pas lu les histoire inédites avant, comme les lecteurs de l'époque), 1 pour le 2.
Ha pis tiens, le scénariste meurt d'overdose et est remplacé par Alain Chabat (pourquoi pas) qui a un passé de fanzineux en BD rêvant d'en faire son métier. Bon, bah il a bien fait de faire autre chose. Sans être fan du bonhomme - et craignant son marsupilami - je dois dire que ça ne peut qu'être mieux que ce truc dégoulinant vaguement provoc, bah tiens l'église c'est vrai qu'on avait pas tapé dessus, coke, gros mot, violence, bon bah oui hein, on se lasse. C'était vraiment la peine d'appeler un scénariste ? L'imagination de Libératore doit être vraiment pauvre. Fin. 0 étoile, et pas parce que j'aurai été choqué, non, juste parce que je me suis rarement autant emmerdé.
Pas de chance, j'ai entrecoupé ma lecture de Ranxérox par ce bouquin, faut dire que j'avais 9h d'avion à combler alors bon, j'avais acheté des trucs. Le premier volume m'avait bien plus, quoiqu'on pense du film (moi j'ai bien aimé, sans plus mais content) j'avais trouvé ça plutôt intéressant ce volumineux envers du décors. Comme je trouvais intéressant l'idée de suivre la postprod. Je trouvais parce qu'en fait non, c'est super chiant, en tous cas de la manière dont c'est raconté. Mathieu Sapin glisse bien un ou deux truc marrant de ci ce là mais bon, ça sauve rien, hormis quelques plateau télé et avant première on ne voit rien. la figure récurente étant l'autoportrait de l'auteur se faisant engueuler par sfar lui disant "quoi t'es pas allé au montage/mixage, etc..." et l'auteur disant "ha oui j'ai oublié" ou "plus tard". Chouette. Au final le seul intérêt de ce bouquin c'est d'avoir inspiré un truc rigolo sur le site du Comix Pouf. Une étoile, et encore.. Bon, quand même c'est pas aussi mauvais que Ranx 3.
Bon ça c'est ennuyeux mal dessiné et faussement sensible mais fallait s'y attendre. 0 étoiles.
Au moins ça c'est intéressant par contre. Déjà c'est bilingue français/inuktitut et ça c'est déjà la méga classe. le récit, muet (il y a un texte en conclusion, c'est lui qui est bilingue) est réalisé avec diverses nuances de déchirures de papiers, à la fois habile et beau. Le récit est fluide mais manque de lisibilité, qu'importe tout s'éclaire à la fin et on comprend alors le sens de toute cette déambulation (je suis de ceux à qui l'argument "déambulation poétique" ne suffit pas). Un belle surprise inattendue, venue de nulle part et qui m'a fait du bien après tout ça, mes pauvres nerfs ayant subi une rude épreuve ! 4 étoiles.
Et puis pas de bol, je me suis dit "chouette ce joli livre", catalogue d'expo, il remplit sa mission. Comme livre c'est sans intérêt. Et pourtant je suis plutôt dans l'optique défendue par menu dans ses éditos, mais l'écart entre son discours actuel et une partie de la production de l'asso (beaucoup de ce qui compose le Lapin représente vraiment cette BD indélight molle qu'il pourfend) me sidère. Pour ceux qui ne le savent pas on a à chaque fois une planche publiée à l'asso et une ré-interprétation de son auteur, intéressant concept mais bon, la plus grande partie des réinterprétation sont sans intérêt. On redécouvre une des planches les plus drôles qui soient (par Placid) mais pas sa réécriture. Vanoli, Ruppert et Mulot font des choses marrantes mais on dépasse pas la boutade, Malher réalise vraiment ce qu'il y a de plus réussi, sa réécriture étant 2 fois plus drôle que l'original. On a plaisir à voir Mokeït et on est triste d'apprendre dans se page que le projet de lapin spécial "Alice" est mort et enterré. Marc-Antoine Mathieu tire son épingle du jeu en détournant l'exercice. Le reste n'est pas notable, au mieux un truc sympathique, au pire (Rabaté, Castrée, etc...) un truc absolument vide. Parfois aussi la simple autocongratulation béate (les textes finaux sont incroyables à ce niveau). C'est dommage car oui, l'Asso est importante, mais je ne sais pas, je doute un peu que ce soit à la structure elle même de faire sa propre monographie/musée. A la rigueur un
petit feuillet gratuit offert aux bons acheteur oui, mais un gros livre comme ça.. bref... une étoile. je serai curieux de lire le témoignage à sortir chez shampoing mais ça risque d'être mauvais aussi tiens... |
 | | Le PBE, 16.08.2010 à 17:42 | 332849 |
|  |  | | J'aime pas Willem et pis c'est tout. |
 | | Pierre, 16.08.2010 à 17:08 | 332846 |
|  |  | | Aba Sourdi : | Houla, il faudrait que Le PBE nous explique comment ce grand livre peut mériter un zéro pointé ! Une vision trop sombre de l'humain ? Je dirais seulement une vision réaliste. Willem aime l'humain, c'est pour ça que la guerre ne peut lui être que violemment insupportable et qu'il va chercher jusque dans ses absurdités les plus criantes pour la dénoncer. Son humanisme est complexe et féroce. Et qui plus est c'est une BD qui développe une réelle vision de l'Histoire, pas seulement une illustration mais une théorie, quoi. Et ça c'est quand même très rare, non ? |
Je n'aurais pas mieux dit. |
 | |  |  | Un graphic novel de Lynd Ward, longtemps indisponible. Fidèle à sa thématique sociale, il y raconte les destins d'un garçon, d'une fille et d'un vieillard, face à la crise financière.
Les destins se croisent, se délitent sous les coups de boutoir de la crise, et l'espoir n'est plus qu'un souvenir amer. Visuellement magnifique, comme toujours chez Lynd Ward, le récit frappe surtout de par sa complexité et son ambition, de sa manière de jouer avec les contraintes et le temps, qui s'égrenne en année pour la fille, en mois pour le viellard et en jours pours le garçon, alors que leur destins sont indissociables. Comme une fractale qui, quelque soit la référence, renvoye à la même tragédie. La mauvaise passe n'est pas une question de jours, de mois ou d'année, mais cest la vie entière qui semble vouer à la tragédie. Et la dernière image, qui devrait être heureuse, n'en est que plus tragique. |
 | |  |  | on passera sur la magnifique anérie en introduction qui fait des trimestriels Super Pocket Pilote les "mangas d'avant les mangas" pour se concentrer sur ces 7 courts-récits des débuts de Valérian et Laureline. On y trouve les ingrédients de ce qui fera la force de cette série, même si l'ensemble reste un peu faible. Mais le charme opère. |
 | | NDZ, 14.08.2010 à 21:32 | 332827 |
|  |  | | Thierry : | classique, dans le meilleur sans du terme. De la belle ouvrage |
On vous avait prévenu M Thierry !
Content que ça te plaise :) |
 | |  |  | classique, dans le meilleur sans du terme. De la belle ouvrage |
 | | NDZ, 14.08.2010 à 17:23 | 332820 |
|  |  | Exactement ce que j'en attendais. Un polar punchy, graphiquement superbe. Le digne successeur de R.G. |
 | | NDZ, 14.08.2010 à 17:21 | 332819 |
|  |  | [Pub honteuse] Lisez tête de noeud, c'est rafraichissant, bordélique et drôle. |
 | |  |  | Ma dernière grosse découverte/révélation/coup de coeur en matière d'absurde ! De la poésie souvent burlesque et une radicalité graphique à la limite de l'abstraction. Bref, ça évoque entre autres Ibn Al Rabin et David Turgeon, mais il faut signaler que ce monsieur Trahan a surtout un cerveau d'une étrangeté unique et par conséquent incomparable. Je ne choisirais pas le terme d'humour minimal car ça pourrait sous-entendre qu'il y a des ficelles gaguesques, or pas du tout, c'est plutôt proche d'un souffle incongru qui a toujours la classe, d'un élan sans concessions de n'importe quoi bucolique qui sait se faire sombre à ses heures. Tout est résumé par cette citation en exergue de Robert Pinget : Dans ma tête c'est la pagaille, il ne faut pas trop réfléchir, sur le moment on perd le fil, ensuite on voit que je me débats avec le diable. Seule frustration : le recueil est trop court, on en veut encore ! |
 | |  |  | La ville de Frans Masereel, ou une journée résumée en une centaine de panneaux, qui traduisent la frénésie de la vie citadine. La frénésie, mais aussi la solitude, l'injustice, la folie, la violence... La ville de Masereel évoque un tourbillon que l'on imagine rythmée par une musique entraînante. Rhapsody in Blue ou Flight of the bumblebee, peut-être. Mais si l'image d'ensemble semble être prédominée par un grouillement presque amusant, certains détails, voire des panneaux entiers temèrent cet "enthousiasme" pour laisser apparaître la manière dont la vilel broye les gens. les explosions de violence, l'exploitation des ouvriers, la déshumanisation des faibles au profit des puissants... Il n'y a pas à proprement parler de vision politique chez Masereel. Tout au plus un regard critique porté sur une situation. mais cela a suffit à en faire un artiste censuré par les nazis et encensé par les communistes. Un livre qui se lit, et se relit, pour en saisir chaque détail. |
 | |  |  | Yann coscénarise ce troisième volume et Théodore Poussin prend un petit air de Freddy Lombard. L'ombre de la Comète de Carthage m'a semblé planer sur cette histoire, à la fois très classique et pourtant baignant dans une étrange atmosphère, un peu surréaliste. Quitte à me répéter, je continue de ne pas saisir le personnage de Novembre, trop ou pas assez mystérieux, mais peut-être gagnera-t-il en épaisseur au fil des épisodes.Pour le reste, la sauce prend bien, et Théodore Poussin se confirme comme étant une très bonne série. |
 | |  |  | Houla, il faudrait que Le PBE nous explique comment ce grand livre peut mériter un zéro pointé ! Une vision trop sombre de l'humain ? Je dirais seulement une vision réaliste. Willem aime l'humain, c'est pour ça que la guerre ne peut lui être que violemment insupportable et qu'il va chercher jusque dans ses absurdités les plus criantes pour la dénoncer. Son humanisme est complexe et féroce. Et qui plus est c'est une BD qui développe une réelle vision de l'Histoire, pas seulement une illustration mais une théorie, quoi. Et ça c'est quand même très rare, non ? |
 | |  |  | Je n'ai pas encore lu le dernier récit de cette anthologie. Elle offre une belle vue d'ensemble à ce pan un peu oublié de l'histoire de la bande dessinée, en insistant sur l'aspect politique et social des oeuvres.
L'aspect brut de Frans Masereel me rappelle un peu le théatre de Brecht. Son court récit, qui évoque la prise de conscience sociale d'un homme, en empruntant à une certaine imagerie christique (la passion renvoye à celle de Jésus, rien de moins). Puissant, dans une approche rude et d'un réalsime cru.
Lynd Ward est plus esthétique. Le travail est beaucoup plus fin et métaphorique, là ou Masereel reste très ancré dans le réel. Son "Pélerinage Sauvage" retrace ausi une crise de conscience sociale, mais Ward privilédie une approche plus métaphorique et fantasmatique, entre rêve et réalité. Fondamentalement, l'histoire est la même, mais le déroulement est différent. Je ne sais pas si la sélection s'est faîte sur cette base. Toujours est-il que le style de Lynd Ward me touche plus, dans ce qu'il a d'esthétique et raffiné, que la vivion de Masereel, plus réaliste. Mais cela n'enlève rien au talent de ce dernier, et de l'importance de son travail.
Egalement disponible seul, le Col Blanc de Patri, une vision plus moderne, qui délaisse la métaphore pour un récit plus ancré dans la réalité et classique dans sa construction. Quelques intermèdes symbolique qui agissent comme auatnt de têtes de chapitre pour signifier l'état mental du héros. Mais si le récit est muet, sa compréhension passe quand même par l'écrit, et plus précisément par les titres des livres que lit le personnage principal. Et l'histoire ? Une prise de conscience sociale ! Une de plus. N'oublioens pas que tous ces récits datent de la première moitié du XXème, et sont influencés par les grandes luttes sociales. La crise de 29 est au centre du col blanc, qui a l'avantage de mettre en avant le destin d'un col blanc, généralement oublié des récits de crises. Une victime de la lower middle-class. Sans doute le plus moderne dans la frme, mais le moins intéressant des 3. |
 | |  |  | Je mets ce deuxième volume un peu en dessous. J'ai l'impression ( à confirmer si je lis le dossier en début de l'intégrale), que la suite des aventures de Théodore Poussin a été décidé un peu par à-coups, d'où la solution batarde des courts récits pour prendre le pouls des lecteurs. Mais la bonne idée est de les avoir relié entre eux par l'intermédiaire du personnage de Martin, conteur et témoin privilégié. J'ai l'impression d'une respiration avant le début de la vraie aventure avec Marie-Vérité. Je garde mes réserves quant au personnage de Novembre, qui gagnerait à être plus étoffé. Il continue de n'être qu'un McGuffin à mes yeux. |
 | |  |  | | Pierre : | | Au fond, Le Gall est une figure atypique dans le paysage de la bande dessinée. Il prolonge avec ce moyen d'expression, la veine du roman d'aventure, du voyage initiatique qui avait cours il y a un siècle. |
C'est en cela que je lui trouve une certaine parenté avec Pratt |
 | | Pierre, 04.08.2010 à 14:28 | 332611 |
|  |  | | Thierry : | | mais depuis quelques temps, mon désintérêt plus ou moins marqué pour les sorties actuelles (merde, j'ai l'impression que tout se ressemble et dans la diarrhée éditoriale de ces dernières années... clones de HF, de SF, de thriller HT, d'indé... sans doute réaction de salle gosse blasé |
Réaction très saine, à mon avis.
Quant à Théodore Poussin, c'est une excellente série, chère à mon cœur, puisque c'est par elle que j'ai découvert Baudelaire. Graphiquement, j'ai paradoxalement toujours eu une préférence pour les deux premiers albums, très marqués par l'esthétique d'une certaine tendance des la bande dessinée du début des années 80, quelque chose d'assez hybride, issu de Franquin et Wasterlain et qui se retrouvait aussi à leurs débuts chez Frank Pé, Hislaire, Malo Louarn. Après, Le Gall a trouvé son style, un classicisme un peu plat, sous l'influence de la ligne claire, mais qui sert merveilleusement ses talents de narrateur. Au fond, Le Gall est une figure atypique dans le paysage de la bande dessinée. Il prolonge avec ce moyen d'expression, la veine du roman d'aventure, du voyage initiatique qui avait cours il y a un siècle. |
 | | THYUIG, 04.08.2010 à 12:10 | 332610 |
|  |  | | Et c'est encore mieux par la suite ! Y'a de très bons moments dans cette série, indéniablement. |
 | |  |  | A l'époque, j'étais passé à côté de Théodore Poussin. je restais attaché au classicisme d'Astérix, Lucky Luke, Sammy ou les Tuniques Bleues. les années passant, je n'ai pas pris le temps de découvrir cette série. Je ne sais pas pourquoi. Je la savais auréolée d'un certain succès et très appréciée, mais c'est comme si l'occasion était passée. Trop de nouvelles séries à découvrir, pas le temps d'aller fouiller dans les séries plus anciennes.
mais depuis quelques temps, mon désintérêt plus ou moins marqué pour les sorties actuelles (merde, j'ai l'impression que tout se ressemble et dans la diarrhée éditoriale de ces dernières années... clones de HF, de SF, de thriller HT, d'indé... sans doute réaction de salle gosse blasé) se caractérise par une envie regarder en arrière, dans un réflexe de "c'était mieux avant"... mes derniers achats sont rarement des nouveautés (fin de série, albums plus anciens, et mis à part quelques one-shot, Paul, Pluto ou les carnets de la grenouille noire, je suis loin d'être au fait des nouveautés) Et Théodore Poussin dans tout ça ? L'intégrale jolie pas trop chère de Dupuis m'a donné envie d'enfin sauter le pas.
Première impression, un curieux mélange qui évoque à la fois Pratt pour l'ambiance et le rythme, ainsi que les innommables pour le graphisme. Le cadre indochinois n'y est sans doute pas étranger, ni le fait que Yann sera impliqué dans les scénarios par la suite. Mais sans que cela ne soit génant. Le Gall crée son propre univers, empruntant xonsciemment ou non à gauche et à droite, mais surtout y mettant beaucoup de lui-même. Le point de départ est d'ailleurs partiellement biographique puisque Le Gall s'inspire d'un aïeul (Théodore C Lecoq). Le récit se suit avec plaisir. Parfois un peu rapide, pas exempt de petits défauts de jeunesse, le plus marquant étant pour moi le personnage de Novembre, qui, sans préjuger du rôle réel qui sera le sien par la suite (je ne suis pas aveugle, il apparaît sur d'autres couvertures :o)), me semble encore mal défini, trop McGuffin pour être honnête. Mais pour une entrée en matière, Capitaine Steene est une excellente surprise. De la bonne bande dessinée, classique et moderne, qui dépayse et fait envie. |
 | | NDZ, 02.08.2010 à 15:26 | 332594 |
|  |  | | Mr_Switch : | Je suis bien content que tu le remarques de toi-même, NDZ. Je ne peux qu'abonder dans ton sens. J'avais déjà du donner ce lien d'ailleurs.
Un bien rare document d'époque (rappelons-le encore une fois) qui a donc les qualités de ses défauts : ne pas avoir de recul, être un peu partisan. |
J'avais toujours tourné autour sans me décider... en partie à cause du texte "partisan" (et donc tout sauf objectif) et le livre étant plus du texte illustré que réellement de la bande dessinée.
Et en fait, les illustrations sont tout simplement splendides. Pour ceux qui aiment le dessin animalier, de Blacksad à Chlorophylle, de Lapinot à Jason, ça vaut réellement le coup (la filiation, c'est plutôt Plessix ou Jouannigot).
Les pages évoquant la bataille de Stalingrad, le maquis, Bir-Hareim, le débarquement ou le drame d'Oradour sont puissantes et réellement chargées en émotions. |
 | |  |  | Je suis bien content que tu le remarques de toi-même, NDZ. Je ne peux qu'abonder dans ton sens. J'avais déjà du donner ce lien d'ailleurs.
Un bien rare document d'époque (rappelons-le encore une fois) qui a donc les qualités de ses défauts : ne pas avoir de recul, être un peu partisan. |
 | | NDZ, 02.08.2010 à 13:43 | 332591 |
|  |  |  Tout est dit ICI. Un dessin splendide, des compositions baroques, de la grande illustration au service d'un texte de propagande. Indispensable lecture pour les férus d'Histoire et d'Histoire du 9ème art. Document d'un grand intérêt pour les autres. |
 | | e m, 01.08.2010 à 19:23 | 332587 |
|  |  | Spirou & Fantasio #51...
Un nouveau Spirou c'est toujours un grand moment avec toujours autant de plaisir à découvrir le nouvel album. (même quand il s'agit de la version libraire avec des pages couleurs, des pages n&b, et des pages en crayonnés (assez difficiles à lire ces dernières).
Alors : de l'humour, de l'action, et le retour de Zorglub.
Le grand Zorglub qui nous avait tant manqué, façon Franquin, le génial gaffeur-mégalo. (Eviv Bulgroz!)
L'histoire est simple (trop ?), le dénouement un peu rapide. J'espère que F.V. complexifiera un peu tout ça pour la suite.
Yoann a les perso bien en main, j'aime bien son Fantasio chauve.
5 baudruches |
 | |  |  | | Bah je sais pas, moi en tout cas j'avais eu la même impression pour le Pinocchio de Vincent Paronnaud. C'est un livre génial mais je pense qu'il n'aurait jamais eu le prix sans Persepolis. Et hop, l'année suivante on nous remet comme par hasard un mec qui a fait du ciné. Bref, pour le prochain je vote "Chagall en Russie" meilleur album. |
 | | SydN, 01.08.2010 à 10:10 | 332579 |
|  |  | | Aba Sourdi : | | Bah ce qui est le plus énervant c'est le côté "il a fait un film donc c'est une star à la visibilité adéquate pour être un meilleur album", mais sinon je sais pas si on peut parler de copinage (avec qui ?). Tant que la BD continuera à baver sur le cinéma, cf le dernier Pilote, on n'aura pas avancé d'un pouce. |
mouais, enfin ces dernières années, avec toutes les adaptations de comics, j'ai plutôt l'impression que c'est le cinéma qui lorgne vers la BD... Et si certains auteurs fantasme de paqsser derrière la caméra (ce que certains ont pu faire), c'est bien que les producteurs de ciné font confiance en des auteurs de BD (ce qui n'aurait jamais été le cas autrefois). Donc pas vraiment convaincu, perso...
sinon pour le "copinage", je dirais, au hasard... Blutch? :) |
 | |  |  | | Bah ce qui est le plus énervant c'est le côté "il a fait un film donc c'est une star à la visibilité adéquate pour être un meilleur album", mais sinon je sais pas si on peut parler de copinage (avec qui ?). Tant que la BD continuera à baver sur le cinéma, cf le dernier Pilote, on n'aura pas avancé d'un pouce. |
 | | NDZ, 31.07.2010 à 23:39 | 332574 |
|  |  | Dans quinze jours je serai rennais, et je vais lui régler son compte à Pacal. En deux trois foulées, je rattrape sa trottinette rouge, ensuite je le prends au baby-foot, au concours de roulage de 7 feuilles et d'emballages de miss galette-saucisse. Et après on en reparle.
Sans déconner, pour revenir à la prime à la casse, du copinage qui se voit comme cela, ça me fait penser à la palme d'or de 9/11. |
 | |  |  | | A la fin, les indiens perdent toujours face à la brutalité de l'homme blanc, fut-il breton :o) |
 | |  |  | | Notre NDZ national est rancunier :) |
 | | NDZ, 31.07.2010 à 15:30 | 332566 |
|  |  | Western farfelu et onirique qui traite d'écologie, du statut des réfugiés/sans-papiers, de notre regard sur le colonialisme et ses génocides. Sublime graphiquement (trait, couleurs, compositions, jeux et sens de lecture, illustrations) et bourré d'humour (surtout grinçant), un album qui, en 2009, sclape haut la main le Brutal 3... pourtant couronné. |
 | | NDZ, 30.07.2010 à 15:11 | 332557 |
|  |  |  |
 | | NDZ, 30.07.2010 à 10:22 | 332536 |
|  |  | Après Dark Knight, je continue mon dépucelage à coup de chauve-souris... et c'est ma foi plaisant. |
 | |  |  | Au début, on retrouve une chronique québecoise, qui aligne les moments drôles ou plus durs, d'une manière agréable, sans être transcendante. Petits moments de ma vie, bien rendus, qui nous font partager l'intimité de Paul. Les saynettes se succèdent jolimet, mais on se demande "et à part cç, c'est bien joli, mais un peu court". Puis, Michel Rabagliati, en une case, fait basculer son récit, et l'émotion monte, jusu'aux dernières pages, magnifiques. |
 | |  |  | Un livre qui réjouira tout autant les amateurs d'enquêtes policières insolites que les fans de Glen Baxter. Une vraie histoire pour une fois, mais si on prend certains dessins légendés pour eux-mêmes et non comme inscrits dans un récit, bah ça reste du Glen Baxter pur jus, et heureusement. À ce niveau-là ça me semble un compliment de dire "une suite de dessins reliés entre eux par un prétexte", surtout que monsieur Baxter ne vient pas du tout de l'art séquentiel et qu'il n'en a sûrement rien à fiche d'y coller ou pas.
N'empêche c'est assez inédit comme forme, et très libre. À la fois précis et libre. Baxter, quoi. Toujours impeccable, sans jamais rien en trop, aucune dérive grossière ou verbeuse, juste la beauté pure et limpide de l'absurde. La classe anglaise, quoi.
C'est fou comme son absurde est à la fois le plus sobre et le plus tortueux qui soit, le plus naïf et le plus étrange. Ça tombe jamais dans la dérive trash moderne mais en même temps c'est jamais serein. Y'a un malaise diffus, justement parce que tout paraît évident alors que ça n'a ni queue ni tête. Y'a rien de plus glauque que la déviance qui se donne l'apparence d'être rassurante. |
 | |  |  | En fait un feuilleton en bande dessinée ça peut être très chouette, il suffit d'être un géo-politologue acéré, un humaniste enragé et un dessinateur incroyable. (Ce post marche aussi pour toute l'Oeuvre de Willem hein, là c'est juste parce que c'est ma "dernière lecture".) |
 | |  |  | Sandokan. Est-ce un récit indispensable ? Non.
Est-ce un récit intéressant ? Oui.
Est-ce un objet intéressant ? Oui.
Est-ce un objet indispensable ? Pour un cortomaniaque, on n'en doute pas.
Je comprends le coup de coeur de Thierry (s'il pouvait nous en dire plus, ça serait encore plus chouette).
L'objet est intéressant, il donne de la matière à réflexion sur Pratt, sur Corto. Même sans préface et postface, c'est flagrant.
L'histoire de ce Sandokan en elle-même reste quand même anecdotique. Alors qu'on voit bien le côté contemplatif que Sandokan partage avec Corto, cette adaptation semble paradoxalement aller à 100 à l'heure. (ça me rappelle ces résumés de film en 1 minute).
Le coté inachevé n'est pas génant, ça magnifie même (c'est contestable, je sais).
Dirais-je donc que ce livre n'est intéressant que pour une métaréflexion et non pour son contenu direct ? Rhaa, non, pas complètement, quand même. Pratt est fortiche et sa Marianne est admirable. |
 | | NDZ, 19.07.2010 à 22:52 | 332420 |
|  |  | Les cinq conteurs de Bagdad m'avaient quelque peu déçu, malgré la qualité de certaines nouvelles et du trait, j'avais trouvé que les "trucs" de scénaristes, omniprésents et trop visibles, nuisaient à l'ensemble des ces mille et unes nuits conduits par une dream team de conteurs.
Et là, même duo, résultat qui retourne mes craintes comme une chaussette de magicien pour y faire apparaître des fleurs. Car là, les ficelles et les trucs sont aussi un peu visibles, ils peuvent faire partie intégrante du spectacle, à mi-chemin entre la piste aux étoiles moribondes et les Stars à venir. Les auteurs nous offrent en effet une ode au cinéma balbutiant, futur pourvoyeur unique de la magie et de la poudre aux yeux.
Je le confesse, je ne connais Méliès que peu (mis à part quelques images picorées, dont évidemment l'obus dans l'oeil de la lune), et donc je ne peux pas être déçu par un éventuel hommage-ratage... mais le nom du cinéaste n'est-il pas seulement une excuse pour aborder la naissance du septième art? Parce que dans ce livre, les fictions s'imbriquent, se font écho de manière si naturelle que l'on se laisse porter sans résistance sous ce grand branum qui réunit Tarzan et King-Kong, Jack l'éventreur et le l'assassin de la rue Morgue.
Un agréable moment de lecture donc, qui m'a tour à tour surpris, enchanté, désarçonné, passionné. Du bon recueil de nouvelles "de genre". Le meilleur depuis... Des lendemains sans nuages? |
 | |  |  | | me suis laissé abusé par le name-dropping sur la couverture |
 | |  |  | | Tant qu'il y aura des gens pour acheter des inepties pareilles... Tu es tombé dans le panneau mon cher Thierry, j'ose espérer que la prochaine fois tu ne te feras plus prendre ! Ne jamais oublier la force du boycott. |
 | |  |  | Par où commencer ? Je pourrais vous conseiller de passer outre cette couverture assez moche et vulgaire. Mais on ne peut pas demander l'impossible à Jul, qui est sans doute bon dessintauer de presse, mais un bon dessinateur de presse ne fait pas nécessairement (très rarement ?) un bon auteur de bande dessinée. Passé cette triste couvertur, nous pouvons nous concentrer sur le contenu. L'idée du journal qui s'amuse à revenir, à défaut de réfléchir, pourrait laisser espérer un vrai contenu, irrévérencieux et intelligent. Prendre un thème comme file conducteur, pourquoi pas ? Les liens entre la bande dessinée et le cinéma, pourquoi pas ? Il y a de quoi dire, mais si le sujet est loin d'être original. Mais si le plaisir est là...
Mais qu'avons nous sous les yeux ? Un interview d'Anne Gscinny, parce que Goscinny est indissociable de Pilote, et un Pilote sans un Goscinny au sommaire, ce serait comme un stripe de Garfield sans Garfield. Elle est franche et directe: la bande dessinée ne l'intéresse pas, elle tacle gentiment Zidi, tente de défendre le dernier opus et, à défaut de dire du mal du Lucky Luke, elle fait tout comme. Pour le reste ? Un Gotlib au minimum syndical, suivi de planches de la Rubrique-à-Brac. Tordant, mais pas neuf. Entre quelques planches de Blutch en roue libre, on croise les anecdotes nostaligiques de Cestac, le décalage attendu de Boucq et Morel, un foutage de gueule signé Moebius, un lèchage de cul de Chabat, qui n'aurait rien été sans Pilote, un pétage de plomb de Leconte (tiens, un ancien de Pilote) qui déblatère des idioties (Pilote a sauvé la bande dessinée en la rendant adulte), et masse la couille gauche de Sfar... on cite beacoup les grands de Pilote, parce que Pilote, c'était quand même quelque chose... quelques planches anecdotiques, qui se plient docilement à la contrainte du numéro thématique avec le manque d'imagnation de rigueur... j'ai refermé le journal à la moitié en ayant une impression d'absolu... s'amuser à s'autosatisfaire, se palucher et satisfaire le nostalgique, en offrant un produit ultra-calibré, qui répond à un cahier des charges qui semble privilégier le fait que ça ressemble à l'idée qu'on se fait d'un Pilote de la grande époque, donc en citant un maximum de noms qui rappelle la période, à défaut d'en avoir l'esprit. |
 | |  |  | Je viens de finir London Calling, qui est pas mal, mais finalement auquel il manque clairement un truc. Je ne sais pas si c'est lié à l'éditeur ou au scénariste, mais si au début on sent des possibilités dans le récit, on referme les albums avec le sentiment que ç'aurait pu être vraiment bien, qu'il y avait de la matière (d'autant que les dessinateurs sont assez doués), mais qu'on est passé à côté.
Pour le reste des publications, je te rejoins assez, même si j'y ai lu quelques très bons titres. Mode Fielleux On Au fond, heureusement qu'on s'est limité à un faible nombre de parutions annuelles, sinon, quel avalanche de titres insipides. Mode Fielleux Off |
 | |  |  | | ingweil : | | Du coup ce livre n'est ni très bien, ni très nul, juste un peu chiant. |
mode bullesnob on ben, c'est un peu la marque de fabrique du nouveau Futuropolis depuis quelques temps, la promesse d'un catalogue original et novateur, voire révolutionnaire, mais dans la réalité, mis-à-part un soin très pointu sur le packaging, des livres pas très différents de ce que propose la concurrence. C'est souvent bien fait, il y a rarement de fautes de gout.
Mais surtout, du lisse, du propre, du bien dégagé derrière les oreilles, du "regardez, voilà l'avenir du rock, les nouveaux Stooges, du garage rock de malade... les BB Brunes !" mode bullesnob off |
 | |  |  | Il y avait là matière à faire un superbe album : un œil assez neuf sur les salary-men japonais, sur les difficultés à s'intégrer, à supporter une ambiance difficile... On aurait pu en faire un Stupeur et tremblement (oui j'aime beaucoup ce livre), mais non. Les auteurs ont préféré se concentrer sur une histoire de manipulation pour coucher assez inintéressante. Le dessin qui se veut tout en douceur (très belles aquarelles au passage) ne donne aucune aspérité aux personnages. On se lasse très vite des personnages et de ce qui peut leur advenir, les histoires de coucherie, c'est bien quand il y a du mordant, une affection ou une révulsion pour un personnage. Là tout n'est pas lisse, mais insignifiant. Le personnage féminin n'est ni tête-à-claque ni exaltante, elle ne provoque ni l'envie ni l'énervement, le personnage masculin n'est pas un salaud, ni un gentil.
Du coup ce livre n'est ni très bien, ni très nul, juste un peu chiant. |
 | |  |  | La démarque de confronter l'iconographie ancienne avec les théories actuelles est vraiment intéressante. La création du monde est vraiment très bonne, de ce point de vue.
Par la suite, une petite lassitude point avec l'histoire du vivant.
Et il faut avoir une bonne culture des images pour suivre. Par exemple, sur une page traitant de l'ADN, on peut voir un dessin reproduisant plus ou moins une célèbre photo de Watson et Crick. Enfin... célèbre. Pas pour tout le monde, même pour des petits licenciés en biolo comme votre serviteur.
Si Watson et Crick furent une évidence pour moi, je ne doute pas avoir raté pleins d'autres références.
Moins graves, les allusions bédéphiles sont destinées aux bédéphiles (l'allusion purement graphique à Frank (de Woodring) est pleine de bons sens, encore faut il savoir pourquoi).
Ajoutons à cela quelques maladresses de l'auteur.
Enfin voilà un livre à 39,5€. Et l'acheter est sans doute obligatoire pour le savourer, c'est-à-dire pouvoir y venir et y revenir à tout moment.
J'ai l'air négatif, mais c'est un livre à découvrir tout de même, hein ! |
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