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Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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Herbv, 14.08.2020 à 16:00373780
Pierre :
A quand une série Bamboo intitulée "les bibliothécaires" ?

Bamboo n'a rien au catalogue, certes, mais il y existe des mangas à la gloire des bibliothèques

lanjingling, 14.08.2020 à 14:13373779
Mael :
Mael :
On m'avait un jour passé ça, car fonctionnaire et fan de BD

J'ai encore du mal à voir d'ailleurs comment ça pourrait être vu autrement que comme une double insulte sur ces deux points mais bon.


On te l'a offert avec bonnes ou mauvaises intentions ?

Pierre, 14.08.2020 à 12:43373778
A quand une série Bamboo intitulée "les bibliothécaires" ?

Mael, 14.08.2020 à 10:58373777
Mael :
On m'avait un jour passé ça, car fonctionnaire et fan de BD

J'ai encore du mal à voir d'ailleurs comment ça pourrait être vu autrement que comme une double insulte sur ces deux points mais bon.

Mael, 14.08.2020 à 10:57373776
lanjingling :
J'avais lu dans un article sur L'agent 212, Les femmes en blanc, ce genre de séries de Cauvin, que les B.D. dites corporatistes se vendaient assez bien justement aux corporations qu'elles caricaturent.
C'est peut-être aussi le cas de cette série, les profs se sentant tellement abandonnés par le gouvernement que certains lisent cette B.D. en se disant qu'au moins quelqu'un s'intéresse à eux, même à coups de clichés vulgaires.

C'est aussi assez terriblement une série qu'on offre aux profs, et j'imagine aux Pompiers, etc.
Cadeaux diversement appréciés quand même.

On m'avait un jour passé ça, car fonctionnaire et fan de BD, c'est encore pire que les Profs (si si, j'avoue avoir une certaine affection pour le dessin de Tranchand depuis Marine dans Pif, sur les premiers tomes des profs il y avait encore un certain dynamisme).

Pierre, 13.08.2020 à 15:45373775
lldm :

J'ai pensé me laver des deux précédents avec ça. Pourquoi ? Je ne sais pas, on en dit beaucoup de bien. C'est indéniablement moins moche, et puis il y a prescription. Mais y'a pas de quoi faire la fête. Terrible odeur de vieux sapin.
Pas fini non plus, c'est atrocement vain et répétitif. Les efforts de l'auteur pour fermer de temps en temps son clapoir intarissable n'ont pas d'autre fin que de nous amuser un peu, introduire du burlesque, des petits trucs rigolos, des moments slapstick (donc, merci, tout de même, muets). Qu'il est rigolo, le capitaine avec sa tête de vache en carton pâte sur la tête. Ah ah ah. Qu'il est marrant Nestor avec son plateau de bouteilles et le chien, il est rigolo le chien. Quel marrant ce chien. sacré Pilou.
Bon sang, j'ai envie de me pendre.


Ainsi es-tu demeuré insensible à l'inquiétante étrangeté qui se dégage de cet album ? N'insiste pas, tu dois être tout simplement allergique à Hergé (explication qui me paraît plus plausible que l'incompétence totale de cet auteur). Mon ressenti est certainement déterminé par le fait que je l'ai lu enfant et qu'il m'a passablement impressionné et même si j'y décèle à chaque relecture quelques défauts, les 7 boules de cristal reste un de mes albums préférés, avec une tension dramatique à fleur de peau tout au long du récit assez hors du commun pour un album grand public dessiné il y a près de 80 ans, cette omniprésence d'un ennemi insaisissable, et la mise en avant du paranormal (des prédictions, des visions, des maléfices, des cauchemars...) sans sombrer dans le ridicule, une approche psychologique réaliste (la terreur qui saisit le professeur Bergamote, ou l'abattement du capitaine Haddock après la disparition de Tournesol)... Même cette scène burlesque dans les coulisses du music-hall que tu évoques, est une vision chimérique plutôt horrifique (je ne dirais pas surréaliste mais j'y pense un peu). Le contexte de réalisation de cette histoire pendant l'Occupation n'est sans doute pas étranger à tout ça.

Sa suite en Amérique du sud est pleine de péripéties et de pittoresque, mais réserve un dénouement assez décevant au regard du mystère construit dans la première partie. C'est dommage (Hergé regrettait d'avoir fait passer les Incas pour des idiots ignorant tout de l'astronomie, cela afin de se sortir de son imbroglio scénaristique).

e m, 13.08.2020 à 5:02373773
lanjingling :

C'est encore pire que tu ne le penses. BeKa, le nom du scénariste, est en fait le pseudo de deux personnes, ils s'y sont mis à deux pour imaginer cela.

Oh ben zut ! Je viens de regarder la liste des leurs bd... Moi qui attendais le prochain Tunique Bleues, avec ces Beka au scénario et Munuera au dessin) avec une certaine curiosité. Je pense que je vais attendre des avis avant de l'acheter.

lanjingling, 13.08.2020 à 2:31373772
lldm :
Juste pour signaler que ça existe. Vous saviez ? Vraiment ? Merde, on me dit jamais rien, à moi. J'ai un peu triché pour noter. J'ai pas été au-delà de la couverture. C'est une sale note pour une couverture, mais je suis sûr que j'aurais mis moins si j'avais lu le truc.

C'est encore pire que tu ne le penses. BeKa, le nom du scénariste, est en fait le pseudo de deux personnes, ils s'y sont mis à deux pour imaginer cela.

lanjingling, 13.08.2020 à 2:27373771
lldm :
Ce n'est pas une critique que méritent ces auteurs mais d'être lâchés ligotés sur un vrai piquet de grève après distribution de leurs torches culs à ces profs sur lesquels ils se défoulent de façon aussi rance. C'est sale, hideusement vulgaire, terriblement ordinaire dans le mépris qui s'en dégage des profs en particulier et de la fonction publique en général.


J'avais lu dans un article sur L'agent 212, Les femmes en blanc, ce genre de séries de Cauvin, que les B.D. dites corporatistes se vendaient assez bien justement aux corporations qu'elles caricaturent.
C'est peut-être aussi le cas de cette série, les profs se sentant tellement abandonnés par le gouvernement que certains lisent cette B.D. en se disant qu'au moins quelqu'un s'intéresse à eux, même à coups de clichés vulgaires.

lanjingling, 13.08.2020 à 2:27373770
lldm :
Ce n'est pas une critique que méritent ces auteurs mais d'être lâchés ligotés sur un vrai piquet de grève après distribution de leurs torches culs à ces profs sur lesquels ils se défoulent de façon aussi rance. C'est sale, hideusement vulgaire, terriblement ordinaire dans le mépris qui s'en dégage des profs en particulier et de la fonction publique en général.


J'avais lu dans un article sur L'agent 212, Les femmes en blanc, ce genre de séries de Cauvin, que les B.D. dites corporatistes se vendaient assez bien justement aux corporations qu'elles caricaturent.
C'est peut-être aussi le cas de cette série, les profs se sentant tellement abandonnés par le gouvernement que certains lisent cette B.D. en se disant qu'au moins quelqu'un s'intéresse à eux, même à coups de clichés vulgaires.

lldm, 12.08.2020 à 23:39373769

Juste pour signaler que ça existe. Vous saviez ? Vraiment ? Merde, on me dit jamais rien, à moi. J'ai un peu triché pour noter. J'ai pas été au-delà de la couverture. C'est une sale note pour une couverture, mais je suis sûr que j'aurais mis moins si j'avais lu le truc. De toute façon, une couverture, des fois, c'est un monde. Un nouveau monde qui s'ouvre. Une porte entrouverte. Je l'ai refermée rapidement avant que qui que ce soit ait la mauvaise idée d'aller s'y perdre.

lldm, 12.08.2020 à 23:35373768

J'ai pensé me laver des deux précédents avec ça. Pourquoi ? Je ne sais pas, on en dit beaucoup de bien. C'est indéniablement moins moche, et puis il y a prescription. Mais y'a pas de quoi faire la fête. Terrible odeur de vieux sapin.
Pas fini non plus, c'est atrocement vain et répétitif. Les efforts de l'auteur pour fermer de temps en temps son clapoir intarissable n'ont pas d'autre fin que de nous amuser un peu, introduire du burlesque, des petits trucs rigolos, des moments slapstick (donc, merci, tout de même, muets). Qu'il est rigolo, le capitaine avec sa tête de vache en carton pâte sur la tête. Ah ah ah. Qu'il est marrant Nestor avec son plateau de bouteilles et le chien, il est rigolo le chien. Quel marrant ce chien. sacré Pilou.
Bon sang, j'ai envie de me pendre.

lldm, 12.08.2020 à 23:27373767

même source. Tenu 15 pages, en serrant les dents. Ce n'est pas une critique que méritent ces auteurs mais d'être lâchés ligotés sur un vrai piquet de grève après distribution de leurs torches culs à ces profs sur lesquels ils se défoulent de façon aussi rance. C'est sale, hideusement vulgaire, terriblement ordinaire dans le mépris qui s'en dégage des profs en particulier et de la fonction publique en général.
Le dessin est indigent, chaque expression sature des gueules mal équipées pour parler de grimaces et d'emanatas à la benne dans l'espoir de camper un peu ces marionnettes sans grâce dont toutes les jointures cabotinent à chaque case.

lldm, 12.08.2020 à 23:18373766


aaah, trainer l'été dans des bibliothèques inconnues et découvrir 35 ans après tout le monde les merdes ahurissantes qui font le succès des gros éditeurs... Fascinant... Dire que c'est con et écrit à la truelle est très au-dessous de la vérité. Dire que l'auteur est un imbécile misogyne pour lequel les femmes sont soit des intrigantes soit des putes (militaires, elles baisent à l'ordre, hop!) est une litote. C'est régulièrement à peine écrit en français, avec des tronçons de phrase commençant au pluriel et s'achevant au singulier ; et dieu sait comment le bougre se documente pour brosser ses torchons : sa vision de la psyché et des institutions qui la prennent en charge est aberrante. qu'a-t-il lu ? Mystère... Le dessin est mort né, plat, sans vie, ni laid ni pas, il n'est rien, sinon lisible malgré une pelletée de micro mouches de plume bien inutiles qui tartinent de labeur un scenario qui n'en mérite pas tant.
Ai-je été happé ? Désireux de connaitre la suite ?
Rien à foutre.

Thierry, 03.08.2020 à 17:13373734
Mr_Switch :
Sur la preview que j'ai lue, j'ai eu un étrange et paradoxal sentiment de déjà-vu. Comme si Hubert s'auto-caricaturait. L'argument est assez inédit dans son fond mais dans sa forme, je dirais « c'est typiquement du Hubert ».

je dois admettre avoir lu très peu d'albums d'Hubert, cela ne m'a donc pas frappé.

lldm, 03.08.2020 à 13:36373733


Trouvé dans une bouquinerie, pas trop cher. Quelques pages d'une construction très savante (qui mériteraient sans doute à elles seules un article de fond), dans un ensemble graphiquement vif, tendu, visuellement très drôle (narrativement moins, les formes d'humour développées ici et la conduite des chutes ayant pris pas mal de rides. L’ambiguïté morale de Buster, toutefois, parvient à lui garder un peu de corps). Bref, c'est toujours possible de lire du Outcault avec plaisir et de se laisser prendre par ses constructions dessinées.

Aba Sourdi, 03.08.2020 à 11:40373732
lldm :

lecture imprévue, toujours en vacances dans une bibliothèque étrangère. J'aime le dessin de Caroline Sury, ses mises en pages, mais comment accorder plus de dix secondes d'attention à l'objet de ce livre ? Rien de ce qu'une naissance pourrait produire comme cadre d'observation possible justifiant un récit (ce qu'elle transforme dans le détail des relations adultes autour d'elle par exemple, ou la reformulation de l'idée qu'elle véhicule fantasmatique une fois qu'elle s'est déroulée, etc etc) n'est là.
Reste l'anecdotique entourant l'événement le plus banal du monde dont le caractère d'exception ne convainc que ses deux intéressés. Pas de quoi faire une bande dessinée plus qu'un opéra. Si tous les parents du monde vous font fuir comme ils me font fuir, lisez autre chose.

Les premières pages traitant de la réaction de P.B. sont peut-être bien le seul angle original du bouquin, ce que l'auteure a peut-être elle-même conclu puisque c'est cet angle (relationnel) qui sera développé dans le bouquin suivant "Cou tordu" qui, lui, vaut davantage le détour.

lldm, 01.08.2020 à 11:49373731
pas "fantasmatique", mais lire "fantasmatiquement.
Désolé...

lldm, 01.08.2020 à 11:47373730

lecture imprévue, toujours en vacances dans une bibliothèque étrangère. J'aime le dessin de Caroline Sury, ses mises en pages, mais comment accorder plus de dix secondes d'attention à l'objet de ce livre ? Rien de ce qu'une naissance pourrait produire comme cadre d'observation possible justifiant un récit (ce qu'elle transforme dans le détail des relations adultes autour d'elle par exemple, ou la reformulation de l'idée qu'elle véhicule fantasmatique une fois qu'elle s'est déroulée, etc etc) n'est là.
Reste l'anecdotique entourant l'événement le plus banal du monde dont le caractère d'exception ne convainc que ses deux intéressés. Pas de quoi faire une bande dessinée plus qu'un opéra. Si tous les parents du monde vous font fuir comme ils me font fuir, lisez autre chose.

lldm, 01.08.2020 à 11:36373729

c'est l'été, on lit chez les autres, des trucs qu'on aurait pas l'idée de lire autrement.
Delisle traîne sa condescendance en Birmanie et y ajoute des touches de bavardage paternel censées nous attendrir. L'ensemble masque mal sous sa légèreté rigolarde d’ethnologue du dimanche une profonde arrogance de cul blanc petit bourgeois. Pourquoi deux étoiles ? Parce qu'on peut être un sale con faisant commerce d'une forme light de racisme bon enfant et être parfois drôle ou avoir, de temps en temps, une vraie intuition de bande dessinée.
Pas une raison pour en encombrer votre bibliothèque.

beuzno, 31.07.2020 à 19:04373728

belle surprise
carnet de voyage en Inde idéalisé (la misère, les castes, la condition féminine ne sont pas abordées)
dessins aux crayons de couleur
mais aussi l'histoire d'une famille, d'un drame, de la recherche de Rita, d'une thérapie
c'est original
allez, un p'tit coup de coeur

Mr_Switch, 31.07.2020 à 17:49373727
Sur la preview que j'ai lue, j'ai eu un étrange et paradoxal sentiment de déjà-vu. Comme si Hubert s'auto-caricaturait. L'argument est assez inédit dans son fond mais dans sa forme, je dirais « c'est typiquement du Hubert ».

Thierry, 31.07.2020 à 17:34373726
un peu poussif sur la fin, mais plutôt réjouissant dans l'ensemble. Quelque part entre la fin du moyen age et la renaissance, une jeune femme n'accepte pas l'idée du marage quiu a été arrangé pour elle. Sa marraine lui apprend alors que sa famille possède une peau d'homme, qui lui permet de se déguiseren garçon (jusque dans les moindres détails), ce qui lui permet d'approcher son futur mari, et d'en apprendre beaucoup sur les hommes et l'amour. Fantaisie ludique et joyeuse, le récit est globalement léger et plein de vie, même si une certaine gravité s'invite en cours de route. Décomplexé et séduisant.

lldm, 24.07.2020 à 21:08373700
lldm :
Ok, j'y vais. Et puis je suis vite pris, j'abdique mes préventions à l'encontre de son dessin, je finis même par lui trouver du charme, je le relis à peine achevé. C'est à la fois old school et pas du tout, simple et pas tant que ça, démonstratif et instable, miné, incertain.


Sinon, entre autres trucs chouettes, une poignée de jolies pages consacrées à la construction en bandes de Benoit Préteseille, que j'aurais bien vues dans Pré Carré.

lldm, 24.07.2020 à 16:14373696

Nicole continue a tenir bien la rampe avec un neuvième numéro globalement solide et beau ; pas fan du choix d'écriture du récapitulatif de l'année 2019 à deux voix, qui rame un peu stylistiquement à imposer sa raison d'être (on se sent pris par une blague qui aurait pu être légère si courte, mais enlisé ici dans un processus qui, un fois entamé, n'a plus d'autre choix que d'aller à son terme). Un bel ensemble de pages est consacré aux travaux de Claveloux, qui fait claquer ses belles couleurs (je dois dire que mes éditions originales ont l'air bien palotes et peu nuancées à côté de ces pages). C'est chouette de la voir réapparaitre. Lolo content. Peu de fausses notes pour moi ; j'arrive toujours pas à lire Estocafish qui, à quelque degré que je le prenne, m'ennuie toujours à pleurer malgré son joli dessin et je reste dubitatif devant le travail de Mancini qui s'arrête à peu près là où j'aurais aimé qu'il commence son sujet. Sinon, pas mal de joie à retrouver Luca Methé ou Delphine Panique dont le récit est le meilleur que j'aie lu jusqu'ici, Jérôme Dubois - qui démarre sur un air de lieu commun du Spectacle retroussé pour s'achever dans un deuxième sursaut critique et narratif simple et puissant - Willem ou Dominique Goblet - son travail avec Kai Pfeiffer sur le charmant carnaval d'Alost (festivité délicieusement insolente pour les nazis, saloperie caricaturale antisémite à se vomir dessus pour le reste du monde) est un bijou malaisant à multiples tiroirs. Mais la grosse surprise pour moi a été le récit de Arthur Poitevin, qu'un premier mouvement de recul m'avait fait écarter. Dessin a priori plutôt moche, gaufrier pas franchement sexy et vignettes pas super lisibles. Rien qui m'y attire. Et puis comme je lis quand même tout, je m'y attèle à la fin, en réouvrant le copieux volume de Nicole, ah oui tiens, j'ai pas lu ce truc. Ok, j'y vais. Et puis je suis vite pris, j'abdique mes préventions à l'encontre de son dessin, je finis même par lui trouver du charme, je le relis à peine achevé. C'est à la fois old school et pas du tout, simple et pas tant que ça, démonstratif et instable, miné, incertain.

Thierry, 20.07.2020 à 11:08373689
du Batman All-Stars qui tente de recréer la coup du Long Halloween, mais qui tourne méchamment à vide, avec un dessin de super-héros hypertrophiés. Scénario simpliste, mise en image tape-à-l'oeil... pfff

Thierry, 20.07.2020 à 10:36373688
Retour en arrière dans ce deuxième tome, qui raconte la rencontre entre les 2 héros, lorsque Kawashima est chargé de supervisé une escoaude de têtes brulées. Moins réussi que le premier, sans doute parce qu'il tourne assez vite en rond sur ses histoires de relations toxiques entre soldats. A la longue, cette ambiance est lourde et on perd l'humanité. Mais ce passage est sans doute indispensable pour comprendre la suite.

Thierry, 20.07.2020 à 10:29373687
Rencontre inattendue entre Arthur, un hypocondriaque puissance 10, et Sandrine, jeune femme fantasque et joyeuse. A eux deux, ils se lancent dans un projet fou sur les traces d'un monstre qui hante Bruxelles. Avec cette fable douce-amère, Vincent Zabus campe une histoire humaine qui parle de la difficulté de s'ouvrir au monde. Si, de prime abord, la forme paraît classique, les trouvailles narratives et visuelles sont nombreuses, comme les mains baladeuses d'Arthur, qui évoque Zil Zelub, ou la manière d'intégrer les éléments graphiques, comme lorsqu'Arthur enjambe les lettres du titre pour sortir de chez lui. On sent alors que le scénariste écrit aussi pour le théatre. Le recours au bris du 4ème mur est aussi directement lié à l'expérience scénique de Zabus. UIn joli livre, dans le bon sens du terme.

Thierry, 17.07.2020 à 9:57373680
deux soldats se retrouvent dans le Tokyo dévasté dans les mois qui suiventla déroute du Japon. Cette chronique, tantôt tragique, tantôt drôle, raconte la difficulté de se reconstruire dans un monde en ruines. C'est intelligent, intéressant et porté par des personnages attachants. Excellente surprise !

Thierry, 15.07.2020 à 14:25373678
récit choral, effrayant et ludique, de quêtes de beauté, de création, de folie... étrange et décalé, mis en page avec brio. Très bon, tout simplement

Mael, 10.07.2020 à 15:02373669
Une petit enfant juif veut devenir astronaute mais son père veut qu'il reprenne son épicerie, une petite fille musulmane et voilée a le même rêve, ils se croisent au parc et deviennent amis. Le traitement n'est pas léger léger, surtout quand les deux papa construisent un mur entre leurs deux maisons pour que les enfants ne se voient plus, mais j'ai apprécie ma lecture pour un dessin joliement sempien qui me montrait tant de choses du Montréal que j'aime. L'ensemble est un rien trop folklorique pour ceux qui ne sont pas attachés sentimentalement à la ville je crois, après c'est une petite histoire jeunesse mignonne, un peu trop lourde sans doute. Trois planètes mais c'est surnoté, à l'affectif.

Un trois pistolet là aussi. Pas sur ni sous-noté, je n'en attendais pas grand chose, ça ressemble assez à du Charlier dans le récit, le dessin est évidemment très beau, mais tout ça n'avance pas. C'est à suivre et l'exposition est un peu longue. Mais j'avais un peu peur des discours sfarien et c'est assez chiche même s'il y a de "grands thèmes" en fond qui peuvent inquiéter pour la suite, les choses sont plutôt bien amenées pour le moment. A suivre donc.


Réédition chez Pow pow du premier livre de celle qui allait publier "Moi aussi je voulais l'emporter". On y découvre et l'apprentissage de son outil (le dessin, et le crayon de couleur) et une certain éveil au féminisme. A travers le récit d'une rupture c'est bien plus sa place de "compagne esseulée" qu'elle interroge, sans le faire exprès, dans l'ombre d'un brillant dessinateur, etc. Puis une résidence aux USA colle de la distance, qui permet une affirmation... Pas un livre nécessairement palpitant, mais vraiment empli de choses intéressantes, surtout face à ce que l'autrice a creusé ensuite, ça comble des trous. Trois ratons laveurs, décidément.


Croyez le où non mais trois machins psychédélique. C'est très beau Woodring et ça réussi à ne pas être ringard alors que tout ça reprend une imagerie diablement 70's. L'histoire est limitée, même si Frank se retrouve pour un volume compagnon de route de son ennemi juré, l'homme cochon. L'ensemble est un prétexte à une exploration du monde qui saute d'une chose à l'autre. C'est réussi et en même temps je l'aurai sans doute oublié dans 3 semaines.


Enfin pas du trois étoiles ! Je ne connaissais pas du tout l'auteur ou l'éditeur, j'étais curieux. Le dessin me plaît beaucoup mais tout ça est un peu court, un peu creux. Pour le coup je l'ai déjà quasiment oublié. Deux épées car certaines pages sont vraiment convaincantes et que ce n'était pas nul, mais totalement anecdotique.


Quand Frank reprend Little Nemo, rééditioon chez Dupuis, la virtuosité graphique de ce travail entre la reprise et l'hommage convainc forcément, tant il est rare d'avoir un dessinateur relativement académique qui sort de l'ennui. Mais si les mix entre McKay et les faunes Frankpéiennes sont belles, ça tourne un peu à vide et les pages qui se veulent engagées ou actuelles (parlant de la pollution, de la dépendance aux écrans, etc.) tombent franchement à côté de la plaque. Deux lits.

Thierry, 07.07.2020 à 13:34373654
de la BD de (mauvais) genre assumée. L'histoire est alambiquée, avec mondes parallèles, portail interdimensionnel, sauts dans le temps... mais le récit est maîtrisé, bien raconté et parfaitemebt mis en image par Andrea Sorrentino, qui multiplie les effets de style pour générer un climat oprressant. Et ça marche plutôt bien.

Thierry, 07.07.2020 à 13:31373653
dans l'anthologie "Alan Moore présente Swamp Thing, volume 2" qui couvre tout l'arc American Gothic (jusqu'au ST 50). J'avais été un peu déçu du début du run de Moore, qui démarrait extrêmement bien avant de tourner un peu en rond. Dans cet arc, c'est juste Alan Moore à son sommet: brillant, intelligent, provocateur... du rès grand art.

NDZ, 03.07.2020 à 11:13373641
Brouillonant mais passionnant... dense et abscons, éprouvant, émouvant et maladroit. A lire.

Herbv, 23.06.2020 à 21:38373582
Tu es obligé maintenant !

Glotz, 22.06.2020 à 22:46373579
Oups erreur de sujet (ce sont mes achats de juin). Je ne promets pas un verdict panoramique pour tous :)

Glotz, 22.06.2020 à 22:45373578






lyaze, 29.05.2020 à 16:56373499
Ah! Qu'est ce que c'est bien Hilda ! Lu pendant le confinement et du coup je me suis commandé (et relu) toute la série ensuite.

Thierry, 28.05.2020 à 14:38373497
relecture de ce livre, que j'avais un peu oublié. Une drôle d'histoire , construit comme une mosaïque qui raconte comment un petit arrangement a dérapé. Le récit opte pour une narration qui passe d'un personnage à l'autre, comme autant de point de vue, parcellaire, contradictoires, anecdotiques... mais qui créent un tout cohérent. Très bonne construction scénaristique pour une intrigue qui s'amuse à jouer à chache-cache.

Thierry, 25.05.2020 à 11:45373493
celui-là est plus proche de la purge. Malgré quelques bonnes idées, il est mal construit, lourd et sans intérêt.

NDZ, 21.05.2020 à 16:08373490
Le gros recueil 1/3

Un récit fouillé et dense, des choses à lire dans tous les sens, des super-héros aux pouvoirs psy assez originaux... mais un récit qui n'est qu'une grande course poursuite avec des pauses amnésiques. Introduction, probablement, qui donne au moins l'envie de lire la suite, c'est déjà ça.

Mr_Switch, 20.05.2020 à 19:31373489
Féminax & Walkyrax. Voilà une parodie au titre assez connu. Dessinée par Franziska Becker, l'album se veut une parodie féministe d'Astérix.

Que dire. Pour commencer, je vous cite la conclusion de Noirdésir sur BDthèque.
Ceci dit, si cette parodie est originale à plus d’un titre, ce n’est pas non plus un album transcendant. Il se laisse lire, mais on n’y trouve pas l’humour génial de Goscinny. Quant à l’achat, encore faut-il le trouver…

Eh bien, j'ai envie de répliquer : Quant à l’achat, encore faut-il le lire…
Non pas que je me mette en opposition à Noirdésir. J'ai acheté mon exemplaire au FIBD il y a 2 ans, l'ayant vu par hasard. Je ne dis pas que c'est un livre qui court les roues. Pourtant, il est facilement achetable sur Internet. Mais d'avis sur le bouquin, je n'ai trouvé que celui de Noirdésir. D'où mon étonnement (relatif mais réel).
Oui le titre est connu... des connaisseurs. Je doute qu'il le soit de tout un chacun. Et c'est le titre, qui est connu, pas les planches.

On peut reconnaître plusieurs choses à Féminax & Walkyrax. C'est sans doute l'une des rares parodies qui ne cherche pas à dégrader Astérix. Et pour cause, il n'est pas question d'Astérix. Féminax n'est pas Astérix. Féminax se veut peut-être un miroir d'Astérix, mais ce n'est pas Astérix. Si, Féminax et Walkyrax font bien mention d'Astérix et Obélix. Elles les ont rencontrés et semblent contentes de les avoir rencontrés (à la différence de la totalité des autres hommes du livre !).
J'apprécie le dessin de Franziska Becker. Elle est souvent comparée à Claire Bretécher. J'y vois plutôt une école anglo-saxonne, mais admettons.
Le message féministe, bin, si on ne veut pas l'entendre, on ne lit pas ce livre, on sait à quoi s'attendre. Que le message aille dans la caricature, bin, c'est normal. C'est une parodie donc une caricature. Est-ce que toutes les féministes se reconnaîtraient dans le message de cette caricature ? Sans doute pas.

Non. Le problème vient de l'histoire globale... Qui est inexistante. Il s'agit plus d'une succession de saynètes. L'histoire semble dessinée au jour le jour. Les ellipses sont parfois incompréhensibles. On passe parfois du coq à l'âne d'une case à une autre. Féminax & Walkyrax partent bien en mission... mais sur la fin. C'est à ce moment qu'elles sont censés rencontrer Astérix et Obélix. Mais ça, on ne l'apprend qu'après coup. Cela s'est passé durant une ellipse. Elles paraissaient d'ailleurs aussi vite revenues qu'elles étaient parties.
Enfin, l'autrice a construit une galerie de personnages, certains sont des miroirs de Panoramix et cie, certains parodient d'autres récits. Et dans cette galerie, l'autrice semble ne pas trop quoi faire des deux héroïnes (Paradoxalement, c'est une chose qui a un peu fini par arriver sur Astérix...)

Bref, c'est très décousue. Et certaines références semblent m'avoir échappé. Walkyrax ne porte pas de menhir mais un gros morceau de pain d'épice. Oui, d'accord mais...
Bon, il faut aussi reconnaître que c'est dommage que les noms des personnages ne soient pas de réels jeux de mot. Ça ne va rarement plus loin que "qualificatif + ax", mise à part Téléfax, chargée des communication par nuages de fumée.

Féminax & Walkyrax est à lire. C'est à lire pour la démarche parodique en elle-même plus que pour le résultat final.

Thierry, 20.05.2020 à 15:47373488
à l'ouest, rien de nouveau. relire après coup cette série rappelle qu'en tant que scénariste, Hermann est quand même plein de tics. En fait, on retrouve des ingrédients similaires entre BM et Jeremiah, et on se dit que des pans entiers de scénarios peuvent être appliqués sans problèmes aux 2 séries.
Mais quand le résultat est bon, on s'en fout un peu, et comme dans les meilleurs Jeremiah, c'est avec plaisir que je redécouvre l'errance d'Aymar, Olivier et Germain

NDZ, 19.05.2020 à 20:07373483
Ah j'ai relu Les baleines publiques ainsi que La nuit du chat il y a une semaine... puis quelques SODA... décidément !

J'ai également relu du Gil Jourdan et du Victor Levallois.

Le PBE, 19.05.2020 à 15:45373480
Tiens oui, se relire les Tours de Bois-Maury ou Comanche, pourquoi pas...
Pour ma part, dans la catégorie série, j'alterne en ce moment Broussaille (rien à voir avec ma coupe de cheveux) et Soda (rien à voir avec ce que je bois).

Thierry, 19.05.2020 à 11:31373479
un deuxième tome aux confins de fantastique grâce à des ambiances travaillées. Hermann reste fidèle à sa formule du héros à moitié spectateur, à moitié acteur, et aime à jouer de l'ellipse même si elle est un peu maladroite, pour dévoiler l'identité du berger.

lanjingling, 18.05.2020 à 23:44373478
crepp :
Je veux bien te croire pour le duo Ayrolles/Guardino mais tu penses vraiment qu'il y a un engouement pour Gipi ?


Moins que pour Guardino, bien sûr, mais bien plus que pour Ayrolles. Gipi est l'auteur italien le plus côté pour les critiques et le grand public cultivé depuis quelques années, il a remplacé Mattoti, que l'on voyait partout il y a 10 ans et plus.

crepp, 18.05.2020 à 18:20373476
Mr_Switch :
Ce bouquin est donc en lien avec ce jeu ?


Tout à fait, on y retrouve l'arène, et même certains personnages.
Il n'a jamais été traduit ce jeu ? Je voulais l'acheter à l'époque juste pour Gipi :)

Mr_Switch, 18.05.2020 à 17:46373475
Ce bouquin est donc en lien avec ce jeu ?

NDZ, 18.05.2020 à 16:49373474
Ce n'est pas un mauvais livre, mais, comme pour les Indes fourbes (excellente comparaison), je m'y suis ennuyé. Très belles couleurs, trait parfois un peu raide, sacrées trognes (comme pour les Indes fourbes)... mais un scénario qui, même pas trop mal dialogué (changement de registre suivant les personnages et situations), est sans surprise.

crepp, 18.05.2020 à 16:03373473
Je veux bien te croire pour le duo Ayrolles/Guardino mais tu penses vraiment qu'il y a un engouement pour Gipi ?

Thierry, 18.05.2020 à 15:31373472
NDZ :
Malheureusement, pas ou peu de surprise dans cette histoire de quête initiatique. Ce n'est pas un mauvais livre, c'est juste un récit qui ronronne sans jamais décoller. Dommage

j'hésitais, et tu me laisses penser que l'on est face à une situation similaire aux indes fourbes: un engouement lié à des auteurs qui se traduit par un aveuglement. Le résultat est forcément exceptionnel... ben non...

Thierry, 18.05.2020 à 15:19373471
relecture du premier tome de l'autre série d'Herman en solo. Cette fresque moyen-âgeuse est pour moi la plus grande réussite de l'auteur en solo.
Jeremaih est toujours cité comme son plus gros succès mais si quelques tomes sont excellents, la série est trop inégale et a sombré depuis un moment dans la médiocrité (j'ai arrêté de la lire depuis un bon moment).
Pourtant, les tours de bois-maury (en faisant abstraction de tomes tardifs scénarisés par son fils) est de loin meilleure, ne fut-ce que parce qu'elle montre beaucoup plmus de cohérence et de consistence. Sans doute est-ce parce qu'il existe un vrai fil rouge, même s'il est ténu: cette reconquête illusoire des tours de BM par Aymar, qui fut chassé de son domaine.
La force de cete série tient à sa manière de représenter un moyen-âge à 1000 lieues de la vision romantique habituelle. Elle parle de gens simples, éloignés des grands enjeux historiques, pour qui la principale préoccupation est de survivre.
Hermann y est graphiquement au sommet de son art. On pourra juste lui reprocher de faire parties des quelques responsables de la création de la collection Vécu, grande pourvoyeuse de bandes dessinées historiques moyennes à médiocres.

NDZ, 18.05.2020 à 11:48373469
Malheureusement, pas ou peu de surprise dans cette histoire de quête initiatique. Ce n'est pas un mauvais livre, c'est juste un récit qui ronronne sans jamais décoller. Dommage

Thierry, 16.05.2020 à 10:47373452
lanjingling :
Thierry :
c'est cohérent avec le tome 1... insupportable


Bah, pourquoi t'as lu le tome 2 si tu n'as pas supporté le 1 ? Tu as voulu donner une ultime chance à l'auteur dans un élan mal controlé de charité chrétienne ? :)

j'avais les 2 tomes achetés à l'époque. Et je suis faible

lanjingling, 16.05.2020 à 2:18373449
Thierry :
c'est cohérent avec le tome 1... insupportable


Bah, pourquoi t'as lu le tome 2 si tu n'as pas supporté le 1 ? Tu as voulu donner une ultime chance à l'auteur dans un élan mal controlé de charité chrétienne ? :)

Thierry, 14.05.2020 à 17:05373443
c'est cohérent avec le tome 1... les auteurs développent leur univers et cela reste très plaisant. Quelques bonnes idées, du rythme... de la bonne série B.

Thierry, 14.05.2020 à 17:04373442
c'est cohérent avec le tome 1... insupportable

lanjingling, 11.05.2020 à 17:18373418
Un humour trash, avec un dessin (volontairement ? ) limité, qui n'ont pas du tout fonctionné pour moi. Il y a un ténu commentaire social, mais l'ensemble m'a semblé trop systématiquement bête et méchant, sans décoler vers une vraie débilité ou folie, et trop répétitif.

Thierry, 08.05.2020 à 15:30373403
Retrouvé dans une caisse? Que faisait-il là ?
Un roi qui agonise depuis trop longtemps voit surgir une petite fille, ni vivante, ni morte, qui commence à lui raconter une histoire. Une petite Shéhérazade à l'envers...
Son histoire, c'est celle d'un vampire traversé de doutes existenciels, le tout dans un univers austère et dépouillé où les femmes sont belles et tout le monde se balade à poil. Il y a aussi un espèce de pseudo astronaute phocomèle flottant.
C'est très existenciel, avec des discours mystérieux et ampoulés et des décors surprenant. C'est aussi un poil malsain, avec une pointe d'érotisme gore. A vrai dire, j'ai l'impression d'une parodie de théatre expérimental, du genre où des acteurs nus se dressent sur scène, clamant des bouts de phrases avec la conviction d'un supporter qui gueule 'aux chiottes l'arbitre' sur fond de musique bruitiste. On ne peut pas dire que ce soit mal dessiné, mais j'ai l'impression de me farcir des délires d'adolscents persuadés d'avoir touché la génialitude ultime alors qu'ils ne font que se toucher la nouille.
Pourquoi l'avais-je fourré dans une caisse ? je crois que j'ai une vague idée...

Thierry, 08.05.2020 à 15:16373402
relecture pour cause de confinement. Cette série SF ne manque vraiment pas de qualités. J'ai d'abord été attiré par le dessin d'Aseyn, très inspiré d'Otomo et Satoshi Kon. Puis le scénario de Boulet a achevé de me convaincre. L'intrigue est maligne, avec des personnages bien campés. Il y a un petit mélange de ready player one, d'Avalon et quelques développement intéressants. Ce n'est pas l'album de l'année, mai, par les temps qui courent, voilà un album mainstream qui remplit parfaitement son office.

lanjingling, 03.05.2020 à 17:53373387
Une des toutes premières histoires du scénariste de Charly, la clé du mystère, des derniers Tif et Tondu et Michel Vaillant, dans laquelle, annonce de son œuvre future, il mèle histoire policière et course automobile. L'histoire est ici simple, mais introduit un anti héros, irréfléchi, irresponsable, qui se met de lui-même dans les ennuis, dont la chance ou son copain Gigi, dont on ne sait trop que penser en dehors du fait qu'il s'assoit sur la morale, viennent le tirer. Un montage parallèle entre une course automobile et une opération de représailles entre maffieux est bien rendue. Et un ton suranné d'une Italie des années 50 sortie tout droit de cinecitta, avec les glaces géantes et les voitures de courses. Tout cela m'a été sympathique. 3 bonnes étoiles.

e m, 30.04.2020 à 7:26373380
Ah oui effectivement, le tome 36 est un vrai bon gros raté. Je me disais au fil de ma lecture qu'avoir évincé Y.Sente et X.Dorisson (si j'ai bien suivi toutes les péripéties des équipes en charges des précédent scénarios) pour un résultat nettement moins bon que ce qu'ils avaient produit, était ironiquement assez marrant.
Même le dessin en couleur direct était assez malheureux (dommage pour G.Rosinski d'avoir quitté la série sur cet album).

Je craignais pour la suite avec Yann au scénario, mais cette jeunesse, et donc ton avis concernant le 37 me rassure un peu. Façon de parler, hein, en vrai je ne me fais pas vraiment de souci pour ce bon vieux Thorgal.
Il faudrait tout de même que quelqu'un lui fasse remarqué que les clins d'oeil du genre le forgeron qui s'appelle Lanfeustson, c'est trop flagrant et déplacé dans cette série.

A propos, il a quel âge dans les tomes 36/37 ?
Avec sa grosse barbe on lui donne facilement 50 ans, mais dès qu'Aaricia lui rase, il semble n'en avoir que 40. Ce qui me parait un peu jeune. Mais ça reste plausible.
Avec la vie qu'il mène, l'époque, et la région où il vit, il devrait avoir les traits marqués et plutôt faire sa bonne cinquantaine.

Thierry, 29.04.2020 à 11:59373377
e m :
La jeunesse de Thorgal #2...
Me trompe-je, ou ces filous d'auteurs recyclent régulièrement la même trame scénaristiques au fil des albums ?
Celle où Thorgal doit se rendre aux royaumes des dieux pour y récupérer un objet, où une jolie déesse va l'aider alors que d'autres dieux ne sont pas contents parce que Thorgal ne fait rien que les embêter sans arrêt, etc... ?
Autre question au passge, Thorgal croise-t-il une seule fille sans qu'elle tombe, dans la micro-seconde qui suit, totalement folle amoureuse ? (pas dans cet album en particulier, mais comme j'en ai lu plusieurs récemment)
Concernant cette jeunesse, ça ne sera pas inoubliable, pas très original, donc, mais ça reste plaisant.
3 yeux d'Odin

Yann fait du fan service, avec plus ou moins de bonheur. Il capitalise sur ce qui a fait le succès de la série. Le plus souvent, c'est plaisant, comme tu dis. On n'ira pas jusqu'à honorable. Par les temps qui courrent, c'est déjà pas mal. Son dernier opus de la série-mère est même plutôt réussi, surtout après un album calamiteux. Mais il faut être réaliste, cette jeunesse ne sert qu'à satisfaire le vieux fan

e m, 29.04.2020 à 10:47373375
La jeunesse de Thorgal #2...
Me trompe-je, ou ces filous d'auteurs recyclent régulièrement la même trame scénaristiques au fil des albums ?
Celle où Thorgal doit se rendre aux royaumes des dieux pour y récupérer un objet, où une jolie déesse va l'aider alors que d'autres dieux ne sont pas contents parce que Thorgal ne fait rien que les embêter sans arrêt, etc... ?
Autre question au passge, Thorgal croise-t-il une seule fille sans qu'elle tombe, dans la micro-seconde qui suit, totalement folle amoureuse ? (pas dans cet album en particulier, mais comme j'en ai lu plusieurs récemment)
Concernant cette jeunesse, ça ne sera pas inoubliable, pas très original, donc, mais ça reste plaisant.
3 yeux d'Odin

Mr_Switch, 25.04.2020 à 15:08373366
lldm :

c'est vrai qu'à première vue, ça a l'air bien joli tout ça. Raison de plus pour s'exaspérer de voir un des travaux de typo les plus dégueulasses que j'aie jamais vu. C'est un vrai massacre, bon sang ! Y'a personne dans la boîte avec des yeux en face des trous pour leur dire : bon sang, mais qu'est-ce que c'est que ce travail de sagouin ?


Je dois avouer que quand j'ai acheté Bhimayana, la maquette du texte ne m'engageait guère. Plus exactement, l'agencement du texte dans les bulles ne fait absolument pas réfléchi.
La typo du livre original semble peut-être un peu plus vivante, avec des lignes d'aspect parfois moins rectiligne, par exemple. Mais en réalité, sur ce point, les deux éditions se valent.
C'est surtout que les caractères de la police utilisée sur la vo n'ont pas empattements. Une différence vraiment pas négligeable.
Il est difficile de savoir jusqu'à quel point les auteurs, c'est à dire les dessinateurs, ont influé sur la maquette du texte. Ils sont décrits comme très regardants sur la composante graphique et symbolique de leur art. Mais ils sont également présentés comme, je cite, illettrés.

Voilà donc un livre réfléchi comme une sorte de roman graphique adapté à la sensibilité, à la culture gond. Ou plutôt « adapté par ». Refus de placer les personnages dans des cases, refus de vue d'ensemble et de gros plans. Recherche de solutions graphiques à partir de codes graphiques issus de la tradition gond. Adoption d'une large part symbolique.
Et, avouons-le, cela fonctionne vraiment bien. C'est vraiment lisible : on ne se perd pas trop en chemin, on comprend généralement l'ordre de lecture. Et le symbolisme vient apporter un niveau de lecture qui peut nous échapper à nous occidentaux, mais qui n'est pas essentiel à la compréhension globale.

Alors, oui, c'est basé sur des instants biographiques de Bhimrao Ramji Ambedkar. Mais on peut difficilement qualifier l'ensemble de biographie, puisqu'il ne s'agit que de 3 ou 4 grands instants de la vie d'Ambedkar, et que l'on nous explique très peu sa vie entre ces instants. Si nous voulions y voir une biographie, nous n'y verrions qu'une hagiographie.

Il s'agit vraiment plus d'expliquer, de montrer, ce qu'être intouchable. Être intouchable au début du XXe siècle, l'être au début du XXIe. Ce que cela implique, dans des aboutissants incommensurables pour nous. Car finalement, si nous savons le système de castes, nous en avons une vision quasi... romantique.

beuzno, 25.04.2020 à 11:53373364

j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans à cause de ma faible culture "super-héro" et un dessin "pas terrible" mais une fois dedans, c'est savoureux
surréaliste, cultivé et drôle
j'ai bien apprécié la confrérie dadaïste avec un super-héro qui a tous les super-pouvoirs auxquels on ne pense pas
c'est étonnant qu'on en parle si peu
merci sugaryin

lanjingling, 25.04.2020 à 1:57373361
@Le PBE et Mr_Switch: c'est une réminiscence d'un truc plus ancien, peut-être chez Cossu, dont le dessin de Julien Lambert se rapproche. Ce sont des hommes avec des ailes de mouches.

lanjingling, 25.04.2020 à 1:53373360
Ça ressemble à ces séries de S.F. volontairement débiles qui paraissaient dans l'orbite Métal dans une pauvre tentative d'émulation de Charlie Schlingo, et garde d'ailleurs cette trace dans le dessin, mais il y a un ton décalé, dans le langage, dans les renversements des clichés, comme le langage châtié et la personnalité tendre du personnage de reptilien, qui peut attirer.2 ou 3 étoiles, selon ma réceptivité.

lanjingling, 24.04.2020 à 2:08373358
Premier Bamboo que je lis, mais pas dans la ligne de ce qui a fait le succès de cet éditeur. Ça se veut éducatif et passionné, mais cela reste gentillet dans le dessin, semi-réaliste, les personnages, et surtout, le nombre de quiproquos dans l'histoire, le fait que le jeune policier soit pris pour un révolutionnaire, décale la tension et fait passer cette tentative de révolution ukrainienne pour une grosse farce, où tous les enjeux sont vains. Ceci dit, il y a peut-être eu un aveuglement effectif, qui expliquerait en partie l'échec de cette révolte.

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