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Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ]


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lanjingling, 01.05.2017 à 13:03365556
Mael :
Version BD d'histoires étranges et de bizarreries scientifiques proche de l'exo-science. Les histoires sont adaptées par la crème des blogueurs BDs (Libon, Bouloet, Nancy Peña, Guillaume Long...).

C'est un choix éditorial de ne prendre pratiquement que des auteurs surtout connus par leurs blogs ?

Mael :
Je n'y connais rien en boxe mais ai un faible pour les histoires de boxe.
Tiens, moi aussi (et pour les films de boxe aussi)
Mael :
J'ai croisé Ravard en festival, 2 de ses titres récents sont des bios légèrement romancées de boxeurs de la mi-XXème et me suis laissé séduire. La vie de Battling Siki est intéressantes, aux confluences de la colonisation, la dualité du "noir" héros face à ses frères méprisé est intéressante et sa vie un roman facile à effeuiller. L'histoire est touchante mais sans non plus emballer outre mesure, le petit texte final, republiant une bio journalistique d'époque, rajoute une dimension. La grande force du livre tient au dessin charbonneux de Ravard qui est vraiment beau et parfaitement à sa place. Trois coups.

Comprend pas bien, quel Ravard ? Sinon, je te conseille ceci, un beau dessin charbonneux

Mael, 01.05.2017 à 9:44365552
Une adaptation sympathique, relativement inoffensive, c'est bien réalisé, ça se lit en 10 minutes. Parfaitement dispensable. Deux chapeaux de sorcières parce que bon, c'est objectivement pas mauvais et rempli la commande.


Version BD d'histoires étranges et de bizarreries scientifiques proche de l'exo-science. Les histoires sont adaptées par la crème des blogueurs BDs (Libon, Bouloet, Nancy Peña, Guillaume Long...). Là aussi ça tient le contrat, j'ai appris pas mal de choses, me suis amusé. Parfait "livre de WC" ce qui est positif pour moi, on en grappille une histoire et le temps passe vite. 3 monstres.


Dans Spirou Imbattable m'a fasciné dès sa première apparition. C'est une méta-BD très inventive et accessible, vraiment drôle, je suis très heureux qu'elle arrive enfin en album. Un chronique est en cours pour dire des trucs plus construit mais je renvois au bon texte de Groensteen. 5 poireaux.



Je n'y connais rien en boxe mais ai un faible pour les histoires de boxe. J'ai croisé Ravard en festival, 2 de ses titres récents sont des bios légèrement romancées de boxeurs de la mi-XXème et me suis laissé séduire. La vie de Battling Siki est intéressantes, aux confluences de la colonisation, la dualité du "noir" héros face à ses frères méprisé est intéressante et sa vie un roman facile à effeuiller. L'histoire est touchante mais sans non plus emballer outre mesure, le petit texte final, republiant une bio journalistique d'époque, rajoute une dimension. La grande force du livre tient au dessin charbonneux de Ravard qui est vraiment beau et parfaitement à sa place. Trois coups.


BD historique sur la nuit de l'assassinat d'Oussekine. J'ai une faiblesse pour le travail noir et blanc de Puchol, de fait c'est beau. Mais bon, le scénario, pour lequel j'ai toute sympathie idéologique, est très planplan et tente de se complexifier en mettant un paquet de personnages et de destins croisés. C'est plutôt artificiel et sans grand intérêt. On est très loin du brillant "Charonne - Bou Kadir" ou Puchol réinterrogeait l'histoire et la mémoire dans ses habiles allers-retours. 1 homme au sol.


Je n'avais jamais entendu parler de ce titre, ni de cet auteur. Cette fable sur un étranger à la tête de chien arrivant dans un pays non-cité est une très belle surprise. Si l'histoire est cousue de fil blanc ça n'est pas du tout le centre du livre. Construit en courts chapitre (les pages elles mêmes contenant rarement plus de 4 cases), chacun donne sur "l'étrange" un point de vue différent : l'oiseau qui le voit arriver, le voisin, l'employeur, les militants pour la défenses des réfugiés, etc. Lui ne comprend pas la langue, parle et n'entend qu'un bruit indescriptible et se fait balader de bout en bout en remerciant, tout petit malgré sa gigantesque carcasse. C'est vraiment très fin et beau. 4 regards perdus.


Coup de cœur dans ma bib, histoire d'espionnage sur fond de révolution Russe traversée par la figure charismatique de Raspoutine. C'est solide, un peu confus, un dessin pas foufou mais qui fait le job. Je ne me suis pas ennuyé mais rien d'emballant, j'imagine que je ne suis pas le lecteur cible. 2 vodkas.


Mon premier "Sociorama". Déjà c'est en effet différent de la petite BDthèque des Savoirs, il ne s'agit pas d'avoir un exposé sur un sujet mais une approche sociologique. Ne connaissant rien au sujet de la construction et de l'intérim j'ai trouvé ça très bien construit, posant clairement les enjeux et le trait de Braud permettant de porter avec une clarté les multiples individus et enjeux au sein d'une masse déshumanisée. Quatre parpaings.


Je l'avais acheté à Angoulême mais le sujet comme son traitement (alternant entre témoignages, descriptions de performances et histoire) m’empêchait de m'y coller sans être au calme. Je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt mais suis ravis d'avoir pris le temps de me poser, c'est passionnant. Le sujet bien sûr, que Baladi traite avec subtilité tout en ayant un point de vue très affirmé, mais aussi ces choix de constructions assez surprenant, ces cases proches de la gravure suivies de cases uniquement remplies de phylactères, d'ombres, de ratures... Baladi trace sa compréhension des enjeux et on sent l'écrasement, le questionnement, les allers-retours. Et cela donne un récit aux allures profondément intègres et percutant. La suite ! Chameau à 4 bosses !

e m, 30.04.2017 à 19:23365550
e m :
lanjingling :
Lis le tome 3 :)
[chronosquad3 : album sans vignette]

Si j'en ai l'occasion, et le courage d'ouvrir ces albums !
La couverture du tome 2, avec son espèce de trans... O_o

Voilà, lu Chronosquad :
Et derrière cette hideuse couverture se cache en fait une bonne histoire de voyages spatio-temporels et même de fort jolies planches (sur la fin, le survol de NY).
Comme quoi même une couverture aussi particulière peut faire vendre un livre.
(petite erreur au passage : les sets au tennis de table ne se jouent plus en 21 points, mais en 11)

4 voyages


Aussi lu
Demon #1...
Autre bonne surprise, voilà bien longtemps que je n'avais plus lu une histoire aussi originale.
Très malin le truc, je me suis bien laissé baladé.
Je sens que je vais vite acheter la suite.
5 suicides

Allister Baudin, 30.04.2017 à 15:35365538
Bien mieux que ce à quoi je m'attendais. J'imagine qu'on finit par se lasser...en tout cas peut-être que j'aurais moins aimé dans l'édition au trait tramé et au lettrage par ordinateur et trop fin de Futuro.

Thierry, 18.04.2017 à 10:27365473
[mondes_thorgal_louve7 : album sans vignette] dernier tome de la série parallèle consacrée à Louve. Yann s'est progressivement repris et termine honorablement son arc. On ne peut pas dire que le résultat soit extraordinaire mais il y a une volonté évidente de coller à l'imaginaire de la série-mère. Autant les scénarios de Sente ont évolué vers un style à la "game of thrones", autant Yann a opté pour le merveilleux de la mythologie nordique, allant rechercher des personnages comme Vigrid le petit dieu, la gardienne des clés ou le nain Tjahzi. Ce n'est sans doute pas un hasard si Yann a puisé ces personnages dans les récits sur l'enfance de Thorgal et Aaricia. Si les premiers tomes étaient vraiment très faibles, Yann a progressivement affiné son approche pour arriver à une conclusion plutôt bien amenée et satisfaisante. je continue de trouver cette série parallèle assez inutile (tout le concept des mondes de Thorgal reste assez discutable selon moi... il n'y a guère que les 2 premiers Kriss de Valnor qui soient vraiment intéressants) mais elle se sera au moins achevée nettement mieux qu'elle n'a commencé.

Mr_Switch, 05.04.2017 à 13:46365408
Roller Girl chez 404 éditions. Une sélection du prix jeunesse Angoulême 2017. Eh bien, c'était une sélection méritée. Il est vraiment à conseiller pour des filles de 11-12 ans. Pour des garçons aussi, mais vous savez ce que c'est : « bouh un livre avec des filles, c'est pour les filles. »
Alors oui, c'est l'histoire d'une préado qui découvre le Roller Derby, un sport de contact ! Mais c'est aussi un témoignage du passage quasi-indescriptible entre l'enfance et l'adolescence. Et la force de ce livre, c'est qu'il ne dit pas au lecteur ou à la lectrice « hé, hé, je vais te parler du passage quasi-indescriptible entre l'enfance et l'adolescence. » Non, non, ça parle de Roller Derby, sport aux contacts énergiques, sport de choc, de heurts. Des heurts à l'image de l'évolution de vie sociale à cette âge (le fameux été avant le passage au collège).
Enfin, le livre ne se sent pas obligé de restaurer à l'identique les liens originaux. Le ton est juste.

Accessoirement, c'est 240 pages couleur pour moins de 10€. Un livre dont on n'aura pas trop peur de faire vivre, donc.

lanjingling, 03.04.2017 à 17:21365395
[will_1 : album sans vignette][will_2 : album sans vignette]
Beaucoup de charme farfelu dans ces deux histoires.

Mael, 27.03.2017 à 18:28365329
Mael :
La chronique ci-dessous se rapportait à ce livre.


Ha bah un bug faisait que dans mon post précédent la bullevignette s’affichait pas, d'où ce post correctif. Sauf qu'elle y était apparement, et du coup c'est incompréhensible. Et ça fait un troisième post avec le vignette de ce très bon livre.

e m, 27.03.2017 à 17:56365328
lanjingling :
Lis le tome 3 :)
[chronosquad3 : album sans vignette]

Si j'en ai l'occasion, et le courage d'ouvrir ces albums !
La couverture du tome 2, avec son espèce de trans... O_o

Mael, 27.03.2017 à 17:31365327
La chronique ci-dessous se rapportait à ce livre.

Mael, 27.03.2017 à 16:24365326
Benoît Préteseille, dont on connaît le goût pour le surréalisme et la curiosité artistique, a découvert qu'à Maubeuges, il existait un musée, détruit lors de la Première Guerre Mondiale, puis reconstruit, puis inondé. Depuis plus de vingt ans, il est fermé et les collections du Musée Henri Boëz (du nom du premier conservateur) sont classées dans une réserve, non accessible au public.

Préteseille a eu vent de ce triste sort et accès à ce lieu mystérieux, mêlant des bustes anonymes à des pièces historiques (des restes d'un pilori), parmi lesquelles s'ébattent des pièces de minéralogie et des peintures d'auteurs plus ou moins obscurs (un Bonnard y sommeille). Fasciné par de musée fantôme, il en a reproduit une quarantaine d’œuvres en les assortissant de commentaires. Parfois purement historiques, plus souvent des rêveries et développements fantasmatiques.

Atypique carnet de bord dans un monde secret où le temps s'est arrêté, Musée Spectre se lit comme une émouvante promenade dans un monde arrêté. Le petit format broché et le petit prix rajoute à l'aspect modeste et touchant de l'ensemble, le musée revit brièvement, pour mieux se rendormir, mais une trace de cette collection enfouie a ressurgit, interrogeant aussi bien sur les œuvres que sur l'état de la conservation en France.

Ion, passionnante structure explorant les lisières de la bande dessinée et de l'illustration, est dirigée par l'auteur. Elle a publié deux autres livres dans un esprit proche : È Tutto Vero - Ma Probabilmente Inesatto (Tout est vrai, mais probablement inexact), également de Préteseille, où il invente l'histoire de pièces du musée de Museo Davia Bargellini de Bologne et Museo Infinito, de L.L. de Mars, anthologie de ses croquis autour de travaux de la Renaissance italienne tirées de multiples musées.

Thierry, 27.03.2017 à 9:27365324
une variation sur le thème de l'homme invisible qui reprend certains éléments de l'intrigue du roman de Wells, mais prenant certaines libertés qui finissent par rendre le récit confus. APrès un début réussi, l'intrigue perd de son liant et finit un peu en eau de boudin, laissant trop d'inconnues et des zones d'ombre. Dommage aprce que Lemire reste un grand conteur.

Thierry, 27.03.2017 à 9:22365322
[walking_dead27 : album sans vignette] remplit son office avec application. Haters gonna hate. Perso, ça m'amuse encore

lanjingling, 27.03.2017 à 1:55365320
e m :
J'ai dû mal avec les couvertures de cette série... Le genre qui me fait fuir !

Lis le tome 3 :)
[chronosquad3 : album sans vignette]

e m, 26.03.2017 à 17:58365319
crepp :

J'ai dû mal avec les couvertures de cette série... Le genre qui me fait fuir !



Les aventures de Lucky Luke, par G.Bouzard...
Un album qui ne m’intéressait pas plus que ça. Je ne suis pas particulièrement fan de G.B., et je n'ai jamais vraiment apprécié Lucky Luke. Personnage trop parfait, trop tête à claques, qui m'agace un peu.
Et finalement grand bien m'a pris de lire cet hommage parodique, je me suis fendu la poire comme ce n'était plus arrivé depuis un petit moment !
De bons petits gags et situations qui ont fait mouche très souvent :D

herbv dans sa chronique reproche un scénario léger. Des quelques LL que j'ai lus, je ne me souviens pas qu'ils aient jamais été particulièrement profond.
Je m'en vais en relire quelques uns pour vérifier.

5 brindilles

Thierry, 26.03.2017 à 17:33365318
Glotz :
Pour ceux qui ont toujours rêvé de lire une BD dont le narrateur est une bouteille de Chartreuse mélancolique.

de parme ?

Glotz, 26.03.2017 à 14:47365317
Pour ceux qui ont toujours rêvé de lire une BD dont le narrateur est une bouteille de Chartreuse mélancolique.

crepp, 16.03.2017 à 10:38365258




Bloch n'en revient toujours pas de son coup de fil. Il va intégrer l'équipe Chronosquad, il en rêve depuis petit. Ainsi pour sa première mission il va en Egypte antique, car de nos jours on peut partir en vacances pour visiter les pyramides d'Egypte à l'époque de leurs créations, ou faire du ski à l'ère glaciaire (la neige y est de bonne qualité parait il). Chronosquad est là pour que tout se passe bien, mais en Egypte antique il y a un problème avec 2 jeunes qui ont fait surement une fugue. C'est là que les problèmes commencent.
Grande qualité de l'album : une intrigue assez prenante, ça part comme une BD d'humour pour intégrer action et réflexion. Mais j'ai un gros problème avec les personnages, après tout de même 235 pages aucun de m'intéresse vraiment, ni le "Héros", ni les personnages secondaires.
2 pyramides

Glotz, 14.03.2017 à 21:38365251
Ça m'a l'air assez éloigné du “When the Niggers Take Over America” de Robert Crumb :)



(On notera que tout est dans le “Blub”)

Mr_Switch, 14.03.2017 à 14:40365250
Entre chiens et loups. C'est l'adaptation d'un roman de Malorie Blackman.
Bref, l'idée de départ : Les Primas et les Nihils se font la guerre depuis bien longtemps. Les Primas ont la peau noire, ils contrôlent le pays, ce sont eux qui ont tous les droits. Les Nihils ont la peau blanche et sont contraints de vivre dans une société totalement dirigée par les Primas.

L'idée est donc de renverser les rôles. La guerre dont il est question est bien en grande partie psychologique, politique.
Un tel speech de départ pourrait faire craindre le pire. Pourtant, l'écueil d'une niaiserie ou d'un moralisme est largement évité. C'est dur. C'est injuste. Tout n'est pas tout blanc ni tout noir. Et en inversant certaines positions... et bien tout n'est pas tout blanc ni tout noir. D'où un réel trouble pour le lecteur.

En cela, le livre oblige à s'exprimer. Est-il encore trop manichéen ? Ou au contraire ne l'est-il plus assez ? A brouiller les pistes, ne peut-il pas être perçu maladroitement ? Le fond interroge, l'intention interroge.

Cette bande dessinée, que Milan destine aux (pré)adolescents, est placée au rayon adulte de ma Bibliothèque.

Mael, 09.03.2017 à 21:49365209
(le Mickey n'était pas au pilon, tout de même)

Mael, 09.03.2017 à 21:18365208
Bon, comme je suis un mec curieux, je lis des titres du GP d'Angoulême, deux titres "Aire Libre" très bien noté, apparemment "de la maturité" et par ailleurs au pilon de ma bib.

L'histoire d'un ex-soldat américain au Vietnam qui s’ennuie le soir du nouvel an. Un coup de fil, au bout une gamine de 11 ans qui est toute seule chez elle et appelle des inconnus. Et ils papotent, lui se remémore son amitié virile avec un soldat mort, elle voit un doc à la télé et lui raconte que ses copines sont nulles. A la fin il veut la voir mais ça ne se fait pas halalala. Outre le côté assez glauque de cette histoire à la subtilité de truelle, le tout défile sans réelle cohérence, les deux histoires se mêlent d'ailleurs très mal. Et comme Cosey n'a graphiquement rien de spécialement intéressant c'est juste très gênant. Zéro je ne sais quoi.


C'est assez confus, très plat et avec un genre de surprise finale sans intérêt. Par rapport à l'autre il n'y a au moins pas l'aspect "le bon temps du vietnam et c'est cool la fraicheur des enfant" donc c'est moins grotesque. Le récit reste très mal mené et sans intérêt. 1 flocon.


Son meilleur livre pour moi du coup. Un hommage à Disney, assez joliment fait, une petite bluette pleines de métaphore guère subtiles mais douce, Pierre en parle bien, ça n'en fait pas pour moi un chef d’œuvre mais un bon livre et une bonne surprise. Un peu léger pour un GP quoi... 3 scénarios.

NDZ, 06.03.2017 à 15:42365179
Sans rigoler, cet album était très bien placé dans les meilleurs albums du mois @BDGest (souvenir diffus), ce qui nous informe du côté "très bibliothèque verte" de nos amis-de-chez-Smith-en-face...

Thierry, 06.03.2017 à 14:31365178
mais je n'ose poster cela sur BDG, j'ai trop peur des réactions :o)

NDZ, 06.03.2017 à 11:20365176
Mon cher Thierry, tu n'as rien à faire sur BDGest'


Heu, je me suis trompé de porte ?

Thierry, 06.03.2017 à 10:33365172
étape de vacances au Novotel, avec son présentoir pour découvrir les BD en avant-première. J'ai donc lu ce premier tome d'une trilogie steampunk qui joue sur le fantasme de Nikola Tesla. New York, le début des années 40, la guerre qui fait rage en Europe. Depuis plusieurs semaines, on signale des disparitions de clochards. Des lumières mystérieuses brillent au fond de l'Hidson. Et au milieu de tout ça, un jeune garçon, Travis, qui débarque avec sa mère. Le père de Travis vient de décéder et c'est une toute nouvelle vie qui commence. Il est rapidement intrigué par iun mystérieux vieillard qui vir au même étage que lui. Graphiquement c'est plutôt cohérent et abouti.
L'intrigue ne fait que se mettre en place. Il est donc difficile de juger de l'ensemble tant ce premier tome n'est finalement qu'une succession de recettes et de formules plutôt efficaces. Mais rien ne laisse présager de ce qui pourrait aller au delà d'un simple 'savoir-faire'. D'autant que cette histoire dégage un ton un peu trop 'bibliothèque verte' à mon goût: le jeune garçon courageux qui va, on le devine, jouer un rôle-clé dans un complot interbational dont dépend le sort du monde libre... à 15 ans, j'aurais sans doute adoré. Je n'ai plus 15 ans depuis longtemps, j'ai passé l'âge...

Mael, 06.03.2017 à 9:53365170
Un jour je posterai mes "derniers achats" au bon endroit, alors j'en profite pour dire que ceci n'est pas vraiment une BD mais c'est très très bête et très très drôle avec pleins de photos pixellisées moches et des comparaisons inattendues. Il vient d'être réédité sous le format d'un petit livre couleur à 5€ chez FLBLB.

Mael, 06.03.2017 à 9:52365169
(réédition FLBLB)

crepp, 27.02.2017 à 13:32365117




Relu le premier tome pour me replonger dans l'ambiance et entrer de nouveau pleinement dans les enquêtes de la brigade criminelle de Baltimore. c'est toujours aussi méthodique, froid, ciselé et captivant. J'en redemande.
4 flingues.
Sinon c'est étonnant de lire cet album juste après "Scalp" de Hugues Micol. Cette façon de montrer la violence de manière si différente. C'est le plaisir des lectures en fin de compte.

e m, 22.02.2017 à 19:53365071
Niourk #3...
La fin du roman, lu il y a quelques années, et dont est adapté cette série, m'avait paru particulièrement ridicule.
O.Vatine respecte bien ce roman, la fin de la bd est, malheureusement, tout aussi ridicule.
1 poulpe

Glotz, 20.02.2017 à 18:42365058
Lire « très contrôlé » évidemment...

Glotz, 20.02.2017 à 18:40365057
Le héros de ce petit album de Musturi à la couverture bien innocente n'a rien à envier à Meder ou au Gros dégueulasse de Reiser... Le dessin très peu contrôlé et les couleurs vives ne font que rajouter au malaise.

Pierre, 14.02.2017 à 11:55364969
NDZ :
Une fable qui dit clairement que le capitalisme et la constante recherche du profit nous enterrera tous. Pas très subtil, parfois ennuyeux, mais de bonnes séquences (dialogues, découpage, mise en case) sauvent le tout.


Je ne connaissais pas ce scénariste, Tolstoï il sort d'où ? En tout cas son corpus référencé sur bulledair me paraît guère épais ...

NDZ, 14.02.2017 à 10:04364966
Une fable qui dit clairement que le capitalisme et la constante recherche du profit nous enterrera tous. Pas très subtil, parfois ennuyeux, mais de bonnes séquences (dialogues, découpage, mise en case) sauvent le tout.

lanjingling, 11.02.2017 à 12:03364935
Un livre difficile à ranger dans une bibliothèque, à cause du format, mais il est petit et très beau, on pourra avantageusement le poser sur un rayon devant d'autres livres. Chronique à venir.

lldm, 10.02.2017 à 19:23364933
C'est l'endroit où j'allais poster l'adresse de ma récolte commentée de 2017 su du9. Bon. Grillé sur mes propres lien ...

Mael, 10.02.2017 à 13:43364930
Ha merde je voulais le poster dans l'égouttoir, pensais que je ne l'avais pas fait, ai reposté avec le lien... Bref même pas foutu non plus de faire un post correct, je vais quand même aller le mettre dans le bon sujet...

Mael, 10.02.2017 à 13:42364929
Sur Du9,
entre autres notules, L.L. de Mars signe celle-ci, et j'en suis fort aise :



Gorgonzola n°22, par les éditions de l’Égouttoir. Un numéro plein de bonnes choses (le merveilleux travail des frères Le Glatin sur Polyphème qui approche de sa fin, un beau récit intemporel de Coudray et Reuzé, des pages sobres de Pedro Mancini) et de trucs plus ou moins drôles (nettement dans les plus pour les dernières planches de Texier qui construit patiemment un monde et ses règles affolantes), plus ou moins passionnant (dans les plus pour un dossier émouvant et assez riche sur les gars d’Artefact à qui je dois tant de lectures), dont le voisinage donne une idée du bordel régnant dans la tête de Maël Rannou en matière de goût et de jugement. C’est sans doute très bien ainsi et c’est ce qui doit faire tout le sel de ce fanzine tenace sur lequel je n’aurais pas parié autrefois un kopeck. Je laisse de côté les quelques pages foireuses pour me concentrer sur cet appel : Maël Rannou, si tu m’entends, prends des cours de PAO ! Numéro 22 et toujours pas foutu de pondre un sommaire qui tienne debout, nom de Dieu !


***

(je lui dirai plus tard que j'ai fait un BTS comprenant des heures et des heures de PAO)

(mais j'étais très mauvais et j'adorerai trouver un maquettiste bénévole et compétent, mais du coup je le fais)

(mais merci tout de même et, surtout, le seul sommaire magnifique et valable c'est celui de la bullefiche)

Mael, 10.02.2017 à 13:40364928
Sur Du9, entre autres notules, L.L. de Mars signe celle-ci, et j'en suis fort aise :

Gorgonzola n°22, par les éditions de l’Égouttoir. Un numéro plein de bonnes choses (le merveilleux travail des frères Le Glatin sur Polyphème qui approche de sa fin, un beau récit intemporel de Coudray et Reuzé, des pages sobres de Pedro Mancini) et de trucs plus ou moins drôles (nettement dans les plus pour les dernières planches de Texier qui construit patiemment un monde et ses règles affolantes), plus ou moins passionnant (dans les plus pour un dossier émouvant et assez riche sur les gars d’Artefact à qui je dois tant de lectures), dont le voisinage donne une idée du bordel régnant dans la tête de Maël Rannou en matière de goût et de jugement. C’est sans doute très bien ainsi et c’est ce qui doit faire tout le sel de ce fanzine tenace sur lequel je n’aurais pas parié autrefois un kopeck. Je laisse de côté les quelques pages foireuses pour me concentrer sur cet appel : Maël Rannou, si tu m’entends, prends des cours de PAO ! Numéro 22 et toujours pas foutu de pondre un sommaire qui tienne debout, nom de Dieu !


***

(je lui dirai plus tard que j'ai fait un BTS comprenant des heures et des heures de PAO)

(mais j'étais très mauvais et j'adorerai trouver un maquettiste bénévole et compétent, mais du coup je le fais)

(mais merci tout de même)

NDZ, 09.02.2017 à 10:34364908
Le tome 1, c'était une histoire de serial killer doublée de fantastique (diablement efficace chez les 5-9 ans). Le deuxième tome, fable écolo-anti-capitaliste est sympa mais moins prenante, voire chiante pour mes enfants... le livre est beaucoup plus court que le premier, c'est ça qui manque? du temps pour poser les choses, aller dans le détail? attacher le lecteur? Une bien belle série (?) quand-même...

NDZ, 07.02.2017 à 18:45364894
Tout pareil que Herbv...

e m, 04.02.2017 à 20:55364866
Captain Biceps #6...
Ça amuse les enfants cette série ?
Le dessin est marrant, surtout le design du Captain en fait.
Les gags tombent à plat, ce n'est pas le genre d'humour qui me plait. Ça fait trop forcé, et les runnings gags sont trop fréquents.
Et j'ai dû mal à comprendre si Captain Biceps est débile ou non. Il en a souvent l'air de par son comportement, mais il parait censé quand il s'adresse à son acolyte.
Je m'aperçois en bullenotant que j'avais déjà lu cet album.
Je reste sur mes deux crocos.

Glotz, 04.02.2017 à 16:39364863
Bicephale :
Dans la série "je-découvre-ce-matin-un-livre-merveilleux-dans-une-bibliothèque-étrangère" : Histoire décolorée d'Amandine Meyer paru chez Misma en 2016.

Merci pour la découverte.

Pierre :
Le fait est que le travail actuel de Fred Bernard me laisse indifférent, voire m'inspire une forme de mépris (même pas été tenté par son bouquin sur le vin de Bourgogne).

Je n'ai pas essayé ses autres ouvrages, mais la beaufitude qui point ci et là dans les Jeanne Picquigny me conduit en effet à un certain scepticisme vis-à-vis de ses autres séries.

Pierre, 03.02.2017 à 23:53364857
Glotz :
De l'aventure !



La suite des péripéties coloniales de Jeanne Picquigny qui se veulent au second degré mais que j'apprécie de manière coupable au premier malgré les facilités du dessin, du scénario, de la narration, de la mise en page, de la représentation des femmes, etc.


J'ignore si, découvrant aujourd'hui ce livre, mon enthousiasme pour lui aurait l'intensité de celui que j'exprimais dans une critique du premier tome publiée il y a treize ans sur ... Bdgest (bon, c'est pas trop mal écrit, bien que le style que j'affecte me semble rétrospectivement comme procéder d'un autre moi-même: sans doute, le débutant que j'étais, impressionné quelque peu par l'enjeu, essayait-il de se conformer à la rhétorique de ce qu'il se représentait être celle d'une production journalistique).

Le fait est que le travail actuel de Fred Bernard me laisse indifférent, voire m'inspire une forme de mépris (même pas été tenté par son bouquin sur le vin de Bourgogne).

Bicephale, 03.02.2017 à 21:28364856
Dans la série "je-découvre-ce-matin-un-livre-merveilleux-dans-une-bibliothèque-étrangère" : Histoire décolorée d'Amandine Meyer paru chez Misma en 2016. Réappropriation passagère des formes et des fentes pour mieux les ouvrir à leurs infinis possibles, pour que formes et fentes échappent et filent. Et la douceur-douleur immense d'être deux, divisé, toujours divisé ; embrasser l'altérité.

Une des planches de l'album qui m'a le plus marqué (mais ce n'est pas la seule, loin s'en faut), et que Meyer a mis en ligne sur son ancien blog et que je me permets de relayer ici :



(la double prise des mains en case 2, cordon et tresse, me fascine. Entre mille autres choses.)

Thierry, 03.02.2017 à 16:18364855
c'est vraiment très bien

NDZ, 01.02.2017 à 10:32364830
Sentiment mitigé... on a la fin d'un monument exceptionnel de la bande dessinée: Capricorne, après avoir débuté comme un Pulp mêlant Polar fantastique et SF urbaine est passé par des méandres Esotériques-Apocalyptiques, Intimistes puis se révèle à nouveau dans une veine Fantastico-Lovecraftienne. Rien à dire, c'est palpitant, souvent déroutant mais jamais compliqué par plaisir (il faut croire). On a un feuilleton parfois haletant parfois trop emmêlé, loin des ficelles qu'utiliserait un Uruzawa, par exemple, on a l'impression qu'Andréas a construit, patiemment, même si certaines pistes apparaissent parfois brouillonnes. Une seule chose à faire pour juger le tout honnêtement : relire le tout d'une traite, un jour de pluie, en étant en forme. Mais ce dernier tome semble tout relier, tout expliquer, même si c'est fait par sur les chapeaux de roues, par des "visions" qui ne clarifient pas la tâche du lecteur, par des coqs-à-l'âne spatio-temporels à chaque page... assurément une série à lire. Assurément une série qui supportera la relecture. C'est écrit comme cela, ça doit être lu comme cela :)

(Andréas a toujours affirmé il me semble qu'il ne densifiait pas gratuitement ses intrigues et découpages, qu'il pensait qu'un album devait donner ses réponses aux relectures)




Un peu comme le Bézian, l'utilisation de ce format hors-norme se fait à minima. De Crécy nous propose quelques panoramiques, le côté recto/verso n'est pas plus utilisé qu'une image pile/face ou yin/yang (et encore je baille d'avance à l'idée de tenter de chercher des points communs entre les Yokaïs de Pile et ceusse de Face...). Mais c'est très beau. Raté, mais juste motivant pour une suite de la République du Catch, en fait.

Glotz, 31.01.2017 à 17:31364826
De l'aventure !

Bon fanzine qui a gagné le prix à Angoulême l'an passé. On y suit une postière qui, après avoir passé sa carrière à attendre vainement une lettre, objet caduc dans le futur intergalactique où elle vit, se voit enfin confier un pli à livrer la veille de sa retraite. Les récits courts des différents auteurs, bien liés entre eux, débouchent sur un récit initiatique drôle et bien mené.

La suite des péripéties coloniales de Jeanne Picquigny qui se veulent au second degré mais que j'apprécie de manière coupable au premier malgré les facilités du dessin, du scénario, de la narration, de la mise en page, de la représentation des femmes, etc.

Pierre, 17.01.2017 à 17:06364467
Thierry :
Doutor Pereira est un homme triste et morne, prisonnier d'une routine que rend ne peut faire varier.


Je partage ce que tu écris sur cet album. Juste une petite chose: tel que tu l'énonces, on pourrait croire que "Doutor" est le prénom du héros: alors qu'il s'agit simplement d'un titre honorifique de "Docteur" en portugais, un usage courant dans les pays latin pour désigner les personnes ayant un certain niveau universitaire.

En Italie aujourd'hui encore, on se donne du Dottore ou du Ingeniere quelle que soit sa discipline, et sans qu'on ait à justifier de l'obtention d'une thèse de doctorat ou d'un diplôme d'ingénieur. Ici, vu le contexte, on peut tout de même supposer que le héros est bien docteur en littérature ou en philosophie.

Thierry, 17.01.2017 à 14:56364463
[descender3 : album sans vignette] lu en VO. Cette série maintient le cap: de la SF mainstream de qualité à défaut d'être originale. A défaut de grandes idées, il y a du savoir-faire, de la qualité et une importance plus marquée accordée aux personnages. Ce tome ne fait pas avancer l'intrigue d'un poil mais se concentre sur le parcours de 5 personnages-clés. Un tome qui approfondit l'univers et se termine sur une révélation inattendue et bien amenée.

e m, 15.01.2017 à 11:01364414
La petite Bédéthèque des Savoirs #4 : Le Heavy Metal...
Monsieur David Vandermeulen interpelle le lecteur dès la première ligne de la préface de ce livre sur la difficulté qu'ils ont eu à lui trouver un titre.
Alors si je peux me permettre, après l'avoir lu (et m'être passablement ennuyé) je dirais que : Une Petite Liste Non Exhaustive de Groupes de Heavy Metal eut été un titre plus approprié que ce présomptueux Petite Bédéthèque des Savoirs - Le Heavy Metal.
Il est en effet nettement moins question de Savoirs, que de se contenter de faire une liste (agrémentés parfois de quelques anecdotes) de noms de groupes, le tout arrangé dans des tournures souvent alambiquées.
Si d'aucuns souhaiteraient découvrir ce genre musical qu'est le Heavy Metal, je leur conseillerais peut-être plutôt de lire l'article Wikipedia qui lui est consacré, et où l'on apprend plus de chose dans les dix premières lignes (je ne suis pas allé plus loin) que dans les soixante pages de ce livre.
2 petits riffs (parce que je suis de bonne humeur, et que le dessin me plait assez)


Odyssée sous Contrôle...
Libre adaptation d'un bouquin de Stefan Wul.
C'est peut-être moi, mais j'ai trouvé les enchainements de scènes assez difficiles à suivre, la narration m'a semblée bien confuses.
Et comme depuis que j'ai lu Niourk de S.Wul j'ai toujours un a priori négatif sur ses bouquins (ou adaptations)...
2 espèces de poulpes

beuzno, 05.01.2017 à 17:47364220
[scalp : album sans vignette]
BD grand format -noir et blanc franc - pas de cases
l'histoire d'un fou furieux sanguinaire, John Glandon, pendant la guerre des "texiens" contre les mexicains entre 1830 et 1850 pour leur indépendance
dessins superbes de Micol à la Goya
des personnages qui fleurent bon l'expressionnisme allemand
Micol devient mûr pour un prochain grand prix bulledair

Glotz, 30.12.2016 à 12:35364034
Recueil d'histoire présentées et commentées par l'auteur. J'ai eu l'impression d'une de ces expos d'art contemporaine où le cartel est plus travaillé que l'œuvre : Gajewski prétend avoir inventé le “poème graphique”, révolutionné la bande dessinée politique, innové avec la “narration expérimentale” (« décaler la Bande Dessinée dans le monde réel et lui trouver un pont avec l'Art Contemporain »)... La prétention des projets s'écrase violemment sur la grande faiblesse des œuvres. Le dessin est parfois pas mal lorsqu'il reprend les codes de la gravure sur bois de l'entre-deux-guerres.

Glotz, 27.12.2016 à 23:16364012
Deux bonnes surprises grand public pour finir 2016 :

Polar solide dans la Nouvelle-Angleterre des 1960s. Götting maîtrise bien le genre, écrit agréablement, la résolution de l'intrigue m'a surpris (mais je n'y connais rien en polar, c'était donc peut-être banal) et j'apprécie son dessin et ses couleurs d'une simplicité apaisante.
Ou alors c'est simplement que j'ai été lobotomisé par mes lectures multiples des Harry Potter quand j'étais plus jeune et que je n'arrive pas à avoir de recul critique envers Götting.

Cet album éclaire un moment important et plus ou moins connu de l'histoire du sport—la défection en avril 1958 planifiée de 10 joueurs franco-algériens, dont le gardien de l'équipe de France et un attaquant star de Saint-Étienne, pour former une équipe du FLN non officielle appelée à jouer de nombreux matchs en Afrique et dans les pays soviétique.
L'ouvrage n'insiste pas sur certains points (comme le caractère plus ou moins volontaire du départ des joueurs) et le dessin est assez passe-partout mais efficace. Les bons albums publiés par de gros éditeurs traitant de colonisation et de sport sont cependant trop rares pour ne pas mettre en avant celui-ci.

NDZ, 27.12.2016 à 10:44364004
Une version érotique de Krazy Kat aurait été plus inventif et plus excitant ? Sans intérêt.

Vous avez vu que mes trois dernières lectures bénéficient de la bibliothèque d'un collègue porté sur l'érotisme. Et l'ésotérisme, mais je vous évite les triangle secret...

beuzno, 22.12.2016 à 19:45363949
quelques autres bd 2016 que j'ai bien appréciées :
- jeff lemire

[sweet_tooth3 : album sans vignette]

- marco galli : j'aime beaucoup ce dessin un peu raide et fragile, j'avais déjà bien apprécié sa bd précédente "oceania boulevard

- 2 petites "québequoiseries" savoureuses :



- ah! nancy pena et son trait élégant et si fin



- un peu déçu par le classicisme de la bio de marcel duchamps par preteseille
j'avais été emballé par ses bd sur picabia et satie
mais cela reste de la très bonne bd

Thierry, 22.12.2016 à 9:39363931
L'une des excellents surprises de cette fin d'année.
Je n'ai jamais lu de roman d'Antonio Tabucchi, je ne peux donc juger si l'adaptation est fidèle. Mais en tant que bande dessinée, Gomont signe un bel objet, faussement classique. Doutor Pereira est un homme triste et morne, prisonnier d'une routine que rend ne peut faire varier. Responsable et seul contributeur à la pagfe culturelle du Lisboa, il vit dans une bulle de mélancolie, apparamment insensible à la situation politique. Le Portugal est en proie à une dictature brutale. L'Espagne est déchirée par la guerre. Mais Pereira prend bien garde de ne pas se mèler à tout ça. Jusqu'à ce qu'il croise la route de Monteiro Rossi et Marta, un jeune couple engagé pour la cause anarcho-communiste.
Cette rencontre va progressivement bousculer la routine de Pereira, le forcer à une remise en question.
Il y a de l'intelligence dans le propos, une narration qui, sous des airs classiques, propose des procédés intéressants pour illustrer le qiuestionnement intérieur de Pereira, un sens de la mise en scène... Il y a dans ce livre tout ce qui fait l'intérêt de la bande dessinée, ce qui lui permet de proposer plus qu'une illustration plate d'un texte mais une véritable interprétation. Ce n'est pas non plus un chef d'oauvre, mais ce livre mérite largement d'être découvert.

Thierry, 22.12.2016 à 9:15363930
Mr_Switch :
NDZ :
Bon, pas que je me suis ennuyé, pas que je n'ai pas ri. Mais, par rapports aux premiers tomes, quelques longueurs, des difficultés croissantes pour lire les planches (trop chargées en cases et textes, couleurs sombres qui rendent difficile la perception globale de la planche en terme de composition et qui forcent à lire case à case rendant laborieux le tout). Cette série a fait son temps. C'était bien, mais on passe à autre chose.


Oui. Les auteurs le disent eux-mêmes : Eusèbe a été rapidement un problème. Il a eu trop de succès, au risque de faire de l'ombre (!) aux autres protagonistes. Ils ont donc essayé de l'écarter de l'histoire ponctuellement. Et ainsi son histoire personnelle, qui devait être racontée de manière filée, a été aussi tue par conséquence. A force de la reporter, les auteurs ont accumulé les idées. Et ces deux derniers tomes pâtissent du revers de la médaille.

je suis assez d'accord. Je trouvais le premier vomlet du diptyque plus enlevé. Celui-ci manque de rythme et possède quelques longueurs. En fait, il aurait mieux valu régler le cort de cette backstory en un gros live de 60-70 pages au lieu de diluer sur 2 tomes. Le résultat est trop laborieux, malgré quelques bonnes choses.
Cela dit, je continue de penser que cette série restera comme un classique du mainstream des années 90. C'est quand même vachement bien.

Glotz, 21.12.2016 à 14:34363917
Quelques lectures récentes de 2016 qui ont récemment chamboulé mon palmarès Bulledor :

Les quelques personnes qui ont noté cette adaptation dessinée par Baladi d’une pièce de théâtre contemporaine d’Adeline Rosenstein sur les relations entre l’Europe et l’Orient ne semblent pas avoir été particulièrement convaincues, ni avoir trouvé l’ouvrage infamant. Décris-Ravage est le récit ironique (parfois un peu trop lourdement) des sanglantes expéditions en Égypte puis dans le Levant de Napoléon, entrecroise de témoignages et réflexions recueillis par l’auteure d’Israéliens et de Palestiniens. Baladi a conservé son style habituel, qui sied au parti-pris minimaliste de la dramaturge. J’y ai trouvé une réflexion intéressante sur les racines du problème oriental intelligemment adaptée.

Un sixième tome conclusif légèrement en deçà des deux précédents où Matsumoto fait tranquillement du Matsumoto, ce qui suffit à mon bonheur.

Bonne surprise pour moi aussi que cette adaptation d’un best-seller italien de 1994 sur un journaliste culturel et traducteur lisboète quadragénaire qui, en 1938, après plusieurs années à composer avec la dictature salazariste, voit son mode de vie remis en question par sa rencontre avec un jeune couple de révolutionnaires. Ce thème traditionnel de l’éveil à la (bonne) conscience permet de développer des personnages intéressants, et Pierre-Henry Gomont parvient à bien rendre en image les atermoiements et délires du docteur Pereira—voir la critique d’Herbv pour plus de détails.

Comme toujours avec la science-fiction, j’ai trouvé la partie d’exposition de l’univers passionnante, et n’ai pu qu’être un peu déçu par les explications et résolutions ultérieures ; mais je suis très reconnaissant à Cornélius de m’avoir fait découvrir dans sa belle édition ce classique méconnu de la SF française d’aventure qui tient la comparaison Les Naufragés du Temps (période Forest) ou le premier Transperceneige.

Les strips sont souvent drôles, le dessin faussement brouillon est d’une expressivité admirable, et la lecture tient bien sur la longueur. Dommage que Thompson soit mort en plein développement de cet univers et vivement la sortie du deuxième volume de l’intégrale.


Et quelques autres lectures inspirées par les votes d’autres bulledairiens :

En lisant ce livre, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’histoire selon laquelle l’ex-femme de Menu aurait fait verser le Livret de Phamille dans son dossier de divorce. Je souhaite à Boris Delevègue de ne jamais avoir à divorcer… Le récit, assez décousu et onirique, est bercé d’un érotisme léger un peu malsain mais parsemé d’idées intéressantes. La banalité graphique m’a empêché de lui donner plus de 3 étoiles.

OK, c’est plutôt joli, mais l’histoire casse pas trois pattes à un canard et la qualité d’impression est mauvaise (Delcourt a les moyens pourtant). Donne envie dans se replonger dans les cycles arthuriens.

De la science-fiction que j’aurais bien aimé à l’adolescence mais qui m’a semblé aujourd’hui trop lourdement démonstrative, avec des personnages assez caricaturaux. Mention spéciale cependant à Ankama qui publie en un seul volume une longue histoire que d’autres auraient scindée en quatre.

Ce favori d’Angoulême ne m’a pas passionné plus que cela et pas ému du tout, alors que Meurisse ne ménage pas ses effets. Alors oui, ça se lit, c’est parfois drôle, on apprend des choses sur Charlie (qui paraît pas mal mythifié) mais ce livre était-il nécessaire à quelqu’un d’autre qu’à l’auteure ?

Au XIIIe siècle, un savant ottoman est convié par l’empereur du Saint-Empire Frédéric II à rejoindre une sorte de résidence (fortifiée) de penseurs & d’artistes travaillant à faire progresser l’humanité. Néjib aborde de nombreuses questions classiques (liens science/religion, rivalité art/science, nécessité des créateurs d’être soutenu par un pouvoir autocrate) mais son livre pêche un peu par une construction bancale qui fait comprendre trop rapidement les fils narratifs (la machine, la fillette psychanalysée) et conduit à un désintérêt progressif que l’ambiance agréable de l’ensemble ne suffit pas à sauver.

Pierre, 20.12.2016 à 13:41363906
Pierre :
(moi je trouve un peu énorme la façon dont sa fille se rende compte tout à coup qu'il est père. Sans doute cela trouve-t-il son sens dans la suite du récit).


Lire: "qu'il est pervers" bien sûr !

Pierre, 20.12.2016 à 13:39363905
Allister Baudin :
(...) avec un goût douteux de l'auteur pour les plans qui mettent en valeur les culs


Et les pieds !

Bon, apparemment tu as vu beaucoup de choses qui m'avaient échappées (l’histoire des marques par exemple) et tu as plus que moi été sensible à la charge humoristique (?) du personnage banquier (moi je trouve un peu énorme la façon dont sa fille se rende compte tout à coup qu'il est père. Sans doute cela trouve-t-il son sens dans la suite du récit).

Allister Baudin, 20.12.2016 à 11:22363903
Pierre :




Acheté et lu hier, suite au concert de louanges entendu ici: sympa mais sans plus. Bien sûr, j'ai envie de connaître la suite, comme tout couillon qui se respecte qui se serait laissé gouverner par le pouvoir de la fiction, tout cela est bien mené et intéressant (le contexte d'une entreprise de construction est original) mais, ça reste pour l'instant un peu léger. Je m'attendais à davantage de finesse psychologique, d'émotion à fleur de peau, de tension alors qu'on est, il faut le dire, dans du soap ... Enfin, je reste interloqué par le traitement incongru du personnage du banquier et de son penchant malsain: là on frise le grotesque. Certainement, la suite me contredira ?


Je rappelle au passage que j'ai pas participé à ce concert de louanges. Si t'as pas envie de te retaper tout mon vieux message, en gros je disais que j'ai trouvé ce truc vulgaire, une narration efficace, mais surtout un truc de poseur blindé de références à des marques hipsters, une absence totale de finesse psychologique (bref: des personnages mal écrits), une sorte de sous Wes Anderson encore plus poseur, avec un goût douteux de l'auteur pour les plans qui mettent en valeur les culs (il assume dans ses interviews, mais quand même).


Allister Baudin :

Chiisakobe.

D'une part, le "jeu" d'acteur des personnages est lourdingue : un personnage triste se recroqueville en boule, stressé ou énervé, il serre les poings, contrarié, il se tient les mains et se mord les lèvres, géné, il se tripote les doigts.
Le cadrage accompagne ce jeu peu subtil : gros plan sur les lèvres qui se mordent pour exprimer l’agacement, gros blanc sur les poings serrés, etc.
Par ailleurs, l'auteur souhaite très subtilement (pour être au même niveau de lourdeur je précise : je fais de l'ironie) marquer les sentiments et caractères des personnages par des traits extérieurs : panier repas préparé avec soin ou gros plan sur des converses bien lacées.
Enfin, comme si ça ne suffisait pas, les textes redoublent tous ces choix bien lourds : par exemple, la première case d'une planche nous montre un regard fermé, les sourcils froncés. La seconde case commente : "Son regard obstiné, ses lèvres pincées...et ses mains". La troisième case, entame une descente et nous montre donc les épaules tendues du personnage, avec la suite du commentaire "...qu'elle serrait avec fermeté". La dernière case, logiquement, nous présente les mains serrées du personnage :"...exprimaient ses sentiments". Wouhou ! Wow ! Il fallait oser tant de lourdeur !


On est à des kilomètres de ce qu'on peut par exemple trouver dans Sunny, dont les gros plans de visages, de mains, d'oeils, etc, ne sont jamais de simples signes de sentiments, le corps étant pris pour ce qu'il est. Ils ne sont jamais portés par un jeu d'acteur grossier qui réduirait, comme dans Chiisakobe, la palette des sentiments à quelques lèvres pincées et mains qui se tiennent (dans chiisakobe, les sentiments sont d'autant moins réalistes qu'ils sont transparents, immédiatement compréhensibles). Enfin, dans Sunny, le rapport entre la gestuelle et la psychologie d'un personnage n'est jamais décrite avec lourdeur par une narration explicative et redondante.


Comme on peut le deviner à travers l'extrait de planche commenté plus haut, Chiisakobe a certaines planches faites de "mouvements de caméras": la caméra descend, passe sur le côté, la règle des 180° est respectée, etc. De manière générale, l'enchainement des plans est plutôt cinématographique (ce n'est pas vrai de tout le manga), et si les cadrages sont très efficaces (au sens où ils sont strictement fonctionnels, ce qui n'est pas contradictoire avec le fait que ce qu'ils montrent soit peu subtil), en rien on ne s'approche ici du réalisme constant des compositions de Matsumoto. Cependant ce n'est probablement pas le but recherché par Mochizuki, qui fait le choix plutôt intelligent de la fluidité, en se contentant de cadrages simples et d'un enchainement de plans "logique", ce qui contrebalance la balourdise de se façon de traiter les personnages.

Enfin, autre chose m'a gêné pendant la lecture : c'est le fait que les deux personnages principaux, le héros et son amie d'enfance, sont complètement stylés. Ce sont des hipsters parfaits, dont rien ne dépasse. D'abord, les références constantes à des marques (sac à dos Herschel, Converses basses, sneakers Nike) donne un côté "placement de produit" assez dérangeant. Ensuite, ces personnages sont censés avoir un certain passé lourd, une certaine épaisseur, et très honnêtement, ce n'est pas ce que m'évoque le style hipster, qui me fait plus penser au style des jeunes entrepreneurs protégés et bourgeois qui ouvrent à tour de bras des bars à céréales vintage de luxe au centre de quartiers pauvres de Londres. Evidemment, posséder un sac Herschel n'est pas contradictoire avec une certaine épaisseur psychologique et un certain passé lourd (oui, je connais des gens qui ont morflé et qui ont un sac Herschel), mais disons que dans une oeuvre, tout ayant son importance, ce sac (ou les Converse, ou cette barbe, ou n'importe quoi d'autre) semble constitutif du caractère brisé du personnage. Ce qui, pour qui a déjà passé une soirée sur le canal saint martin et connait la masse des débiles à barbes et chemise en jean, à la vie aussi vide que le pot d'un bébé pas encore propre, peut faire un peu sourire.
De plus, cette fascination de l'auteur pour le style d'une "jeunesse" actuelle passe, au mieux, pour une sorte de calcul opportuniste, au pire pour une forme de beauferie de vieux nostalgique, voire pour de la simple perversité (ce en quoi l'auteur s'assimilerait au père pervers d'une des personnages). On est donc assez éloigné du "vintage" réellement hanté par l'histoire qu'il sert, comme c'est le cas chez Wes Anderson, et on est plus proche de la fascination débile de Sofia Coppola dans Lost in Translation pour les sentiments pseudo-complexes des personnages tout esthétisés et en carton qu'elle filme. Cela étant, l'histoire n'en est qu'à son tome 1 et il est possible que toute cette imagerie de pacotille soit au service de quelque astuce narrative qu'on ne peut encore deviner; ce dont je doute fortement.

Néanmoins, cette lecture a été très agréable, car l'auteur a tout misé sur la fluidité (contrairement à moi dans cette chronique..hum) et sur le côté séduisant des design; par ailleurs, il faut avouer que le dessin est d'une maitrise remarquable et que je me suis arrêté plusieurs fois sur certaines images au dessin très très juste, d'une justesse qui contrebalance la grossiereté du traitement des caractères. Enfin, j'ai ri plusieurs fois à la lecture de certaines répliques irrésistibles, surtout provenant du père pervers de Yuko, le second personnage féminin qui vient en aide au héros.

Pierre, 20.12.2016 à 10:27363901




Acheté et lu hier, suite au concert de louanges entendu ici: sympa mais sans plus. Bien sûr, j'ai envie de connaître la suite, comme tout couillon qui se respecte qui se serait laissé gouverner par le pouvoir de la fiction, tout cela est bien mené et intéressant (le contexte d'une entreprise de construction est original) mais, ça reste pour l'instant un peu léger. Je m'attendais à davantage de finesse psychologique, d'émotion à fleur de peau, de tension alors qu'on est, il faut le dire, dans du soap ... Enfin, je reste interloqué par le traitement incongru du personnage du banquier et de son penchant malsain: là on frise le grotesque. Certainement, la suite me contredira ?

lanjingling, 17.12.2016 à 14:23363877
Thierry :
Yokoyama déchaîne les passions...
Je dois avouer ne pas avoir lu ses derniers titres. Sans doute la difficulté de les trouver et peut-être une certaine paresse de ma part. Mais je ne l'ai jamais trouvé illisible. Il fait preuve d'une radicalité certaine dans son approche et j'ai toujours eu l'impression que le format livre ne lui convenait pas par qu'il enferme son travail dans un cadre rigide alors qu'il me semble me prêter parfaitement à une lecture vagabonde ou hypertextuelle. Je me rappelle de son 'jardin public' que j'avais rêvé en oeuvre interactive permettant de composer son propre itinéraire, tant il y avait une invitation à la flânerie sous l'hystérie apparente.

Dans cet entretien, l'auteur dit qu'il aurait parfois l'envie de donner une troisième dimension à ses dessins.

Thierry, 17.12.2016 à 10:46363875
Un récit de SF rétro-futuriste, qui lorgne vers un Paris fantasmé. Celui des gravures du XIXème siècle, perdu entre monuments mythiques et passages. Alors que la Terre sombrait dans le chaos, quelques élus ont fui sur une Arche spatiale. Les contacts avec la Terre ont été rares mais le moment semble venu de renouer le contact pour de bon. Une expédition est lancée, avec à sa tête Karinh, jeune fille rebelle, fascinée par Paris.
Jusqu'à présent, le travil de Schuiten et Peeters possédait une certaine intemoralité. D'un coup, il me paraît daté, même vieillot. Schuiten reste un dessinateur élégant, il peut encore s'en donner à coeur joie pour propser de belles architectures et des machines absurdes. Mais déjà la gamme chromatique donne un terrible coup de vieux à son dession. J'aimerai franchement voir ces planches en noir et blanc. Puis même dans le scénario, tout semble indiqué qu'il va se passer quelque chose, mais on reste en permanence à la surface, au bas de la côte. C'est comme si on s'imaginait la vue du sommet de la tour Eiffel en restant coincé au premier étage.
L'apparition furtive de Depardieu en dealer poète finit de donner à l'ensemble un côté complètement dépassé. Je ne peux pas dire que ce livre soit raté. C'est juste qu'à force de creuser le même sillon, j'ai l'impression que les auteurs ont atteint leurs limites.

Thierry, 17.12.2016 à 10:35363874
lldm :
Mael :
Glotz :
Un Yokoyama plus accessible que ceux que j'avais lus jusque là. Trois hommes ont rendez-vous avec un autre dans une ville froide peuplée d'hommes pressés. Dans les deux premiers tiers de l'ouvrage, ils passent d'une zone de building située sous l'aéroport à une sorte de quartier pavillonnaire ouvrier face à un fleuve, qu'ils traversent pour finir par entrer dans une grande villa ceignant un lac entouré d'un parc. La ville, hostile, oscille entre vide inquiétant et mouvements brusques saturés de sons (la traduction de chaque kana, même quand c'est le même 50 fois sur la page, gâche un peu l'effet). Dans la villa, ils rencontrent un homme étrange, lisent plusieurs ouvrages qu'on leur dit sans intérêt, lesquels sont reproduits, puis commencent à traverser le parc. Arrivés au lac, ils voient un objet mystérieux flotter et... fin.
L'auteur annonce deux autres volumes ; que cela soit vrai ou non, c'est l'une de mes meilleures surprises de 2016.


Oui. J'ai beaucoup aimé, et pour une fois j'ai pu passer la quelques dizaines de pages. Les notes finales rendent le tout encore plus agréable. Je vais faire hurler les lldm-bicéphale-docteurc mais c'est la première fois que je réussi à en lire et j'ai trouvé qu'il y avait une histoire (mais je provoque un rien).


il n'y a rien de provocateur à prendre une position de confort social admise par tout comme règle.
Dire que Yokoyama est illisible (ailleurs qu'ici, semble-t-il, mais je n'ai pas encore lu celui là, je me l'achèterai à Angoulême je pense) est un cliché véhiculé par des paresseux, ce n'est pas une déclaration provocante d'un outsider critique qui stupéfierait par son audace à dire une sorte de vérité cachée.
Ces conneries sont monnaie courantes, c'est le biais politique par lequel les mecs de droite se sentent vachement insolents quand ils défendent les valeurs les plus conservatrices, c'est à dire les plus partagées du monde.
Donc non, tu ne provoques personne, à part, effectivement, ceux qui lisent Yokoyama sans se soucier de la vulgarité ambiante dans la façon de traiter la bande dessinée, la question du récit ou celle du dessin, c'est à dire que tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris. Quelle audace. Wandrille, enlève ton masque.

Yokoyama déchaîne les passions...
Je dois avouer ne pas avoir lu ses derniers titres. Sans doute la difficulté de les trouver et peut-être une certaine paresse de ma part. Mais je ne l'ai jamais trouvé illisible. Il fait preuve d'une radicalité certaine dans son approche et j'ai toujours eu l'impression que le format livre ne lui convenait pas par qu'il enferme son travail dans un cadre rigide alors qu'il me semble me prêter parfaitement à une lecture vagabonde ou hypertextuelle. Je me rappelle de son 'jardin public' que j'avais rêvé en oeuvre interactive permettant de composer son propre itinéraire, tant il y avait une invitation à la flânerie sous l'hystérie apparente. C'est aussi l'un des auteur dont le travail évoque le plus la musique. Je ne peux m'empêcher d'y accoler une BO imaginaire, quelque part entre les couches industrielles d'un Trent Reznor et les séquences d'un Steve Reich ou d'un Philip Glass.
Yokoyama est un radical et vous venez de me rappelez qu'il faudrait que je m'intéresse à ses derniers livres. Merci :o)

lldm, 17.12.2016 à 2:35363871
Glotz :
lldm :
ça a l'air repoussant, ce truc.

C'est lisible gratuitement ici, mais ça ne veut pas dire qu'il faille le faire.


Pourquoi tu me veux autant de mal ?

lldm, 17.12.2016 à 2:29363870
C'est triste, le formatage culturel. Ma référence de douzaine était la célèbre famille de oeuf, oeuf,oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf et oeuf.

lldm, 17.12.2016 à 2:29363869
lanjingling :
ibnalrabin :
lanjingling :
lldm :
tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris.

Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thaddée, Simon surnommé le Zélote et Judas l'Iscariote ?


C'est triste, le formatage culturel. Ma référence de douzaine était la célèbre famille de oeuf, oeuf,oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf, oeuf et oeuf.

Ruben, Siméon, Lévy, Juda, Issakar, Zabulon, Joseph, Benjamin, Dan, Nephtali, Gad et Aser, plutôt, non ?

Possible, mais les douze tiens sont en tribus, les douze miens prêchent seuls la bonne parole face au mépris ou l'indifférence du monde, cela correspond mieux.
J'aurais aussi pu mettre les douze travaux d'Hercule, ou ceux de Benoit Brisefer.

lanjingling, 17.12.2016 à 2:23363868
ibnalrabin :
lanjingling :
lldm :
tu provoques douze personnes contre lesquelle le monde, déjà, s'occupe de déverser quotidiennement son mépris.

Pierre, André, Jacques dit le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Thomas, Matthieu, Jacques, Jude appelé aussi Thaddée, Simon surnommé le Zélote et Judas l'Iscariote ?


Ruben, Siméon, Lévy, Juda, Issakar, Zabulon, Joseph, Benjamin, Dan, Nephtali, Gad et Aser, plutôt, non ?

Possible, mais les douze tiens sont en tribus, les douze miens prêchent seuls la bonne parole face au mépris ou l'indifférence du monde, cela correspond mieux.
J'aurais aussi pu mettre les douze travaux d'Hercule, ou ceux de Benoit Brisefer.

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