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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | | freek, 08.03.2005 à 11:40 | 196744 |
|  |  | | Quelqu'un aurait-il un avis a posté sur le dernier Mardi Gras Descendre ? Le graphisme a l'air toujours aussi epoustouflifiant, non ? |
 | | pikipu, 08.03.2005 à 9:51 | 196739 |
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Ce tome 3 marque un tournant par rapport aux précédents. Ikkyu est devenu "adulte".
L'histoire est infiniment riche, le dessin très plaisant. Cette série est vraiment très très très bonne.
Il me reste encore un tome à lire.
Je m'en réjouis déjà. |
 | | crepp, 08.03.2005 à 9:27 | 196738 |
|  |  | : L'histoire d'un ingénieur se retrouvant dans un petit bled de Bretagne, avec comme travail la construction d'un phare. La surprise : le caillou qui doit accueillir le phare est hors de l'eau quelques jours seulement.
Deux belles qualités : une avancée tout en douceur, l'auteur donne bien l'idée du temps qui passe. Et surtout une belle description de ce petit port, de ce coin perdu.
Par contre deux défauts : pas de véritable profondeur dans les personnages, le lieu prend vraiment le dessus. Et surtout une dernière partie très très... trop prévisible.
Lecture détente sympa. |
 | | asacem, 07.03.2005 à 14:03 | 196686 |
|  |  | -22°C : Une petite merveille de Jimmy Baulieu, au trait d'une élégance tellement rare qu'elle mérite d'être saluée.
Un seul bémol: autant il dessine merveilleusement les femmes, autant il n'est pas très doué pour dessiner les chats.
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 | | chrisB, 07.03.2005 à 13:45 | 196683 |
|  |  | L'autre laideur, l'autre folie : Bon album mais je ne suis pas rentré dedans à 100%. Les persos sont assez froids, la trame est devinée des les premieres pages...reste une certaine poésie et un dessin superbe. 3* en attendant une prochaine relecture.
nana 4 & 5 : rappel des bullenotes précédentes, 4* pour les 3 premiers tomes. Je continue donc ma percée dans la saga Nana. L'univers est toujours la, les persos toujours aussi attachants et consistants (le nouveau Chin est un peu léger tout de même), l'humour, la musique (ca reste léger plus un background en fait) et les autres ingredients des premiers tomes.
Mais ca commence à tourner en rond et on frise par moments certains épisodes de "Hélène et les garcons" (bon ok les meilleurs épisodes, celui ou hélène veut rentrer à l'université et Cricri dit...mais je m'égare). Donc le gnangnan nous guette je m'interroge sur le devenir de la série. nana 4-4* (plus un 3.5) et nana 5-3*. A suivre
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 | |  |  | | dans journal d'un défaitiste, il suit effectivement un groupe de rock underground en tournée. Et c'est chiaaaant... |
 | |  |  | War Junkie de Joe Sacco. J'ignore si cet album a ete traduite directement en Francais ou si son contenu est dissemine entre "le rock et moi" et "Notes d'un defaitiste". il s'agit d'une collection de planches datant du debut des annees 90, a l'epoque de la guerre de golfe 1. Que dire... la premiere partie ou Joe Sacco suit un groupe rock undergrund en tournee m'a tellement fait chier que j'ai laisse tomber en plein milieu. S'en suit des planches autobio ou il se lamente sur son divan. Affaire de gout egalement, je deteste ce genre. La section suivante,m ou il s'interroge sur le victimes civiles des conflist est beaucoup plus reussie. Dans un premier temps, il analyse les bombardements allies sur l'Allemagne et sur le Japon, puis les bombardements sur le Lybie, du temps ou elle faisait partie de l'ancetre de l'Axe du Mal, a travers declarations officielles, extraits d'articles de presse... Il est particulierement edifiant de voir la lente gradation qui mene a la justification des victimes civiles, qui avec l'avenement de la "guerre moderne" sont devenues les principales victimes des conflits (parlons pudiquement de dommages collateraux et de "tirs amis", un oxymore de la mort qui tue). Ensuite, il nous livre les souvenirs d'enfance de sa mere pendant la premiere guerre mondiale.
Dans la derniere partie, il s'interroge sur la fascination que peut exercer le spectacle qu'est devenu la guerre. Qui ne fut pas trouble par la mise en scene quasi hollywoodienne de la guerre du golfe, le ciel verdatre de Bagdad dechire des traits de lumieres des tirs de la coalition, les conferences de presse reglees comme du papier a musique, les images filtrees qui nous faisaient presque avaler le marketing de la "guerre chirurgicale" ? Malheureusement, question de gout encore, je n'ai pas trop accroche a cette derniere partie a cause du style adopte par Sacco, qui se met trop en scene et dont les planches trop chargees, font fouilli. Je prefere dans la rigueur de ses reportages comme "Palestine" |
 | | J-C, 07.03.2005 à 9:49 | 196651 |
|  |  | HMS T01 : bel album de marins et d'histoire de mer. l'histoire est assez prenante même si c'est une mise en place. j'attend la suite avec impatience.
At'chao ! |
 | | J-C, 07.03.2005 à 9:47 | 196649 |
|  |  | l'Epervier T06 : bel album qui clos ce très bon cycle. quelques imperfections dans le dessin qui gâche un peu le plaisir mais un ensemble très solide.
At'chao ! |
 | | vacom, 06.03.2005 à 18:32 | 196638 |
|  |  |   J'avais lu Dans la nuit, des memes auteurs, et je découvre en retard comptine d'halloween. J'ai trouvé ça vraiment très bon. Comme souvent, Callède part de points assez classiques, ne s'en cache pas, et développe une histoire vraiment bien menée, qui va de révélations en révélations, avec des personnages épais et crédibles. Un exercice de style qui fait mouche.
Les points positifs c'est qu'on a une série en deux tomes et que le revirement opéré dans le deuxième est assez surprenant mais efficace. Le dessin de Griffo est bon même si c'est loin d'être ce qu'il a fait de mieux. Le gros point négatif c'est que le T2 est trop rapidement bouclé et qu'on assiste à pas mal de raccourcis qui décrédibilisent les personnages et rendent la série un peu boiteuse. J'avais bien aimé le 1 mais je suis déçu par le 2.
J'avais lu le premier tome à sa sortie et je n'avais pas aimé du tout. J'en étais sorti avec l'impression que les points positifs que je pouvais en retenir venaient surtout de la force de l'univers de départ (que je ne connaissais pas) et que l'adaptation n'apportait rien, que tout ce qui concernait la narration, le dessin, le découpage... était raté. Il faut attendre les quatrième tome pour voir une évolution (après trois tomes plutôt laborieux) : on a enfin des révélations vraiment intéressantes, le scénario semble mieux maîtrisé et le dessin évolue positivement. Mais pour moi, ce n'est pas encore assez, les personnages restent souvent fort raides et le tout manque beaucoup trop d'unité (on sent le travail en studio). Il reste que pendant toute la série, j'ai eu l'impression que des coupes raides avaient dû être faites dans l'histoire d'origine et que ça se sent beaucoup trop. Y a encore du boulot pour que ce soit vraiment d'un bon niveau. Heureusement que je ne les achète pas pour les lire :)
Un excellent polar. Ca reste pour le moment très obscur au niveau du scénar et c'est pas toujours facile à suivre. Faudra voir avec la suite. Mais l'album vaut surtout pour l'ambiance noire et le dessin de Lloyd : certaines scènes muettes bien rendues, avec beaucoup tension.
J'avais été ravi par le 1, je suis pas déçu par le 2 qui utilise les mêmes éléments mais avec des surprises en plus. Les dialogues sont finement tournés, les personnages crédibles (plus que les simples clichés qu'ils sont en apparence) et s'en prennent plein la gueule. Ca fait du bien de lire un vrai bon polar. La suite ! |
 | |  |  | Bcp d'albums sympas qui se laissent lire, sans plus...
sympa, enlevé et interessant, même si le scénario est un poil sans surprises
on retrouve une brochette de personnages déjà croisé pour de nouvelles aventures. Album qui n'apporte pas grand chose à la série, sauf qu'on efface le Théodore petit bourgeois et planteur et qu'on est peut être repartit pour un tour (du monde ?)
Série B de très bonne tenue, malgré une forte impression de déjà vu ailleurs
SPOILER SPOILER
bof bof. Autant le premier volume m'avait emballé, autant mon intérêt pour cette série s'effrite au fur et à mesure des volumes. Ca se tire méchamment en longueur et j'ai l'impression que les voix off ont encore gagné 2 -3 tailles en police. En plus on en trouve partout. Dans ce tome ci, sur 300 pages, on a juste droit à une ascension, et encore, ils osnt pas encore au dessus. Tant que les Manga auront tendance à tirer comme ça en longueur, je serai jamais accro. |
 | | chrisB, 04.03.2005 à 15:42 | 196493 |
|  |  | >> diên biên phu : Dernier opus de la collec On verra bien (Les rêveurs), cette adaptation par Casenave de la piece de Tuot est un vrai régal. Pour ceux qui ne connaissent par Noel Tuot et sa piece, ca m'a fait penser à du Beckett, pour ceux qui ne connaissent pas Samuel Beckett, posez vos Bds et allez à la rencontre de cet auteur...L'histoire raconte les errements de 2 soldats, c'est plein d'humour absurde, de poésie une vraie bouffée d'oxygene. Coup de coeur.
Ahhh Diên Biên Phu rentre enfin dans le top nouveautés !! et en tête s'iouplait :o)
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 | | strip, 04.03.2005 à 11:06 | 196445 |
|  |  | >> Merci quand même pour ta réponse strip.
de rien (à vrai dire le petit énervement qu'on aura pu déceler dans ma réponse n'était pas vraiment dirigé contre toi mais il y a une tendance sur les forums à parler de "plates-bandes" sans l'avoir lu un peu désolante, fin du HS)
Et à part ça, "Dans la prison" c'est vraiment bien car c'est quelquechose de rare en effet dans la bande dessinée, un documentaire "au scalpel" sans aucune concession au romanesque, une description presque clinique de la survie dans les prisons sans le moindre parti-pris ni jugement. |
 | |  |  | Deux excellentes lectures ces jours-ci.
Dans la prison Témoignage rare et précis de la condition carcérale au Japon. Un dessin plus qu'honnête et un document passionnant qui vient confirmer en tout point un documentaire télé diffusé naguère dans lequel un Français condamné à deux de prison au Japon témoignait de ce qu'il avait vécu.
Comme un gant de velour… Rarement lu quelque chose d'aussi tordu, malsain et laid. Donc, qu'est-ce que c'est bien ! Clowes distille le même malaise excitant que l'on ressent à la vision d'un film de David Lynch, aucune concession au bon goût, du morbide du début à la fin, des pans de l'histoire laissés dans l'ombre. J'adore !
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 | |  |  | | Merci quand même pour ta réponse strip. |
 | |  |  | : Apres Carthage et le Japon, ce quatrieme episode retrouve l'Allemagne, et plus precisement berlin, ou Clara s'est infiltree dans une petit groupe anarchiste qui multiplie les actions dictees par un mysterieux M. Un excellent album que ce "M pour anarchie" ! Graphiquement epoustouflant, scenario haletant... que demander de plus ? Peut-etre une Calra moins bavarde dans la scene d'ouverture. Par contre, les duiscussions entre anarchistes valent leur pesant de cacahuetes.
: lecture plaisante comme pour le premier volume. Apres une excapade par la Vuelta, Kuroda s'offre cette fois une recit historique, ou les aubergines continuent de jouer un role central. Plaisant mais pas inoubliable.
: une relecture tres esthetique des contes des 1001 nuits par un auteur italien injustement meconnu. Coup de coeur a suivre. |
 | |  |  | >> ben déjà t'as qu'a le lire (oui je sais facile), non en fait c'est essentielemment ce terme "avant garde soft" qui est mis en cause et pas le contenu dont Menu ne parle pas (historiquement les avant-gardes n'ont jamais été "soft", encore qu'il faudrait savoir ce que veur dire ce terme , mou ?)
Je me demande si le malentendu ne serait pas issu d'une différence de perception du terme entre la France et l'Italie?
Peut-être est-il un peu délicat de se revendiquer d'une avant-garde dure en Italie, si par exemple celle-ci porte l'héritage d'accointances avec des mouvements d'extrême gauche engagés à une époque dans la lutte armée ou ce genre de choses...
Ceci n'est qu'une hypothèse de ma part.
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 | | strip, 03.03.2005 à 19:14 | 196376 |
|  |  | >> Quelqu'un pourrait-il me faire un petit résumé des reproches que Menu fait à Black ? A part la notion d'"avant-garde soft", dont je me demande encore ce qu'elle veut dire, je ne trouve rien à redire à cette revue (sauf les extraits d'album, à mon avis inutiles). Merci.
ben déjà t'as qu'a le lire (oui je sais facile), non en fait c'est essentielemment ce terme "avant garde soft" qui est mis en cause et pas le contenu dont Menu ne parle pas (historiquement les avant-gardes n'ont jamais été "soft", encore qu'il faudrait savoir ce que veur dire ce terme , mou ?) |
 | |  |  | >> Quelqu'un pourrait-il me faire un petit résumé des reproches que Menu fait à Black ? A part la notion d'"avant-garde soft", dont je me demande encore ce qu'elle veut dire, je ne trouve rien à redire à cette revue (sauf les extraits d'album, à mon avis inutiles). Merci.
Désolé, je n'ai pas l'album sous la main et je ne me risquerais pas à faire des contre-sens. |
 | | chrisB, 03.03.2005 à 13:57 | 196336 |
|  |  | >> et même qu' ici on peut commander ce livre :op
Et même qu'il y a de très bonnes autres choses chez Les oiseaux de passage.
Et même que la bullebase est pas à jour et qu'ils en manquent (et des biens en plus) |
 | |  |  | | et même qu' ici on peut commander ce livre :op |
 | |  |  | >> "L'etre effervescent" de Benoit Perroud, chez les Oiseaux de Passage.
>> Un histoire fabuleuse servie par un dessin somptueux, avec un format idéal et une impression d'enculé : que du bon, en long, en large et en travers.
>> C'est muet mais ca vous parle a chaque case, c'est fluide et surprenant, c'est un superbe petit bouquin sans prétention qui sent bon la fantaisie desespérée.
Le très bon blog de Benoit Perroud, c'est ici. |
 | | chrisB, 03.03.2005 à 13:01 | 196328 |
|  |  | diên biên phu : Dernier opus de la collec On verra bien (Les rêveurs), cette adaptation par Casenave de la piece de Tuot est un vrai régal. Pour ceux qui ne connaissent par Noel Tuot et sa piece, ca m'a fait penser à du Beckett, pour ceux qui ne connaissent pas Samuel Beckett, posez vos Bds et allez à la rencontre de cet auteur...L'histoire raconte les errements de 2 soldats, c'est plein d'humour absurde, de poésie une vraie bouffée d'oxygene. Coup de coeur.
buck : J'avais vraiment bien aimé Piñata (précédent ouvrage de Pierre Maurel), c'est donc avec un certain plaisir que je me suis lancé dans Buck (comme la biere). Le résumé de la fiche est on ne peut plus clair (meme trop mais bon) donc je ne vais pas m'étendre dessus; je dirais simplement que c'est habilement écrit, la narration est au poil et mélange subtilement les 4 histoires. très chouette 4*
C'était la guerre des tranchées : Une lecture de rattrapage, un vrai "obus" Bdéistique !!!
La grande claque à ranger les doigts dans le nez au rayon incontournable (non J-C c'est une expression après ton clavier va tout coller) |
 | | june, 03.03.2005 à 10:22 | 196303 |
|  |  | /mode limite hors-sujet ON
Plaisante intervention, Oslo. Les gens, allez lire le blog d'Oslo ! Y'a plein de vrais bouts de superbe ecriture dedans ! Sérieux.
C'est incroyable le nombre de gens qui n'entrent jamais dans une librairie (on peut les reconnaitre facilement) qui etaient au rendez-vous du dernier Dan Brown.
Ca fait un peu mal au cul aussi car voila une pierre de plus au grand edifice de la connerie humaine, sous sa forme la plus apparemment innofensive : le manque de curiosité, le manque de confiance, et, plus grave, le syndrome du gentil mouton.
C'est d'autant plus dommage que comme le répetait Oslo, c'est pas les bons bouquins tout ce qu'il y a de plus accessibles qui manquent, loin de la, et plein d'editeurs commencent vraiment a se sortir les doigts du cul pour proposer vraiment des tonnes de choses interressantes...
Et c'est aussi à ce titre qu'en tant que non-lecteur du Vinci Code (j'ai lu presque une trentaine de pages mais le manque de charme flagrant de l'ecriture m'a calmé, puis paf, tombé des mains), je ne considère pas qu'il faut forcément gouter la merde pour savoir que c'en est, ou que c'est du moins autrement moins fameux que pas mal de trucs posés là, juste a coté.
Je dis pas que Brown a ecrit de la merde, je dis pas que le Vinci c'est de la merde, juste que ca rentre dans ces eternelles catégories de trucs bolino : on ajoute a peine de truc, ca prend pas de temps a preparer, c'est pas beau, c'est pas bon, et quand on l'a fini, on sait qu'on a pas de quoi etre fier pour son organisme. Ben DVC c'est pareil. Il y a plein de bonnes choses a manger, pourquoi bouffer les plats micro-ondables sous le pretexte qu'on en cause a la télé, dans la presse, à la radio ? Bref. On a deja fait le tour, et nos discussions passionnées mais finalement inutiles n'y changeront rien. 8)
Sinon, quitte a lire des trucs qui se lisent tout seul, Hornby, c'est quand meme ecrit un minimum, non ? Je veux dire, comparé a Brown... Hornby c'est de la détente pas méchante, certes, mais plutot digne et sans plus de pretention que ca... Si seulement la literature de plage etait aussi peu debectable que Hornby, bordel ! 8)
Quand au parralèlle avec les César, je pense que "L'esquive" est bien plus qu'un simple coup de snobisme ; le film valait beaucoup plus que pas mal de daubes sorties cette année, et si c'est pas le meilleur film francais de 2004, il se situe quand meme a juste titre dans la selection, au moins. Qu'il ai raflé des Césars, c'est aussi un gros encouragement à un cinéma francais qui ronronne gentiment, qui ne prend pas beaucoup de risques, qui se marche sur les pieds depuis un bon moment... Oui, oui, y'a des bons films, evidemment, mais l'essentiel de la production, ca reste coincé dans un registre sans renouveau, sans nouvelles considérations. "L'esquive" nettoie tout ca un grand coup, malgré des tonnes de défauts...
Moi j'avais adoré "Rois et Reine", bien plus grand public que "L'esquive" je crois, et Amalric méritait largement son bidule, il eclipsait tous les autres interpretes masculins, de très loin ; et Yolande Moreau winneuse, ca c'est de l'encouragement pour un cinema plus varié, plus osé, plus creatif... On s'en fout des césar, mais s'ils peuvent pousser le public a aller voir autre chose que la miévrerie sans nom qu'a pondu Jeunet (ouais, c'est beau, ce sont de beaux plans, de beaux cadrages, de beaux mouvements de camera, mais putain, qu'est-ce qu'on s'emmerde pendant ce loooooong dimanche de fiancalles, merde...)...
/mode limite hors-sujet OFF
verdict panoramique de mes dernieres lectures :
- "Cicatrices" de Toni Davidson, malsain, caustique, mal a l'aise, jouissif, presqu'humaniste, presque cul... un peu tout ca a la fois. J'ai adoré.
- relu "la saga de Youza" de Youozas Baltouchis, écriture sans réelle surprise mais bizarrement complètement absorbante, meme a la deuxieme seance. J'ai tojours pas compris ce que j'ai aimé dans ce bouquin. Et ca, j'aime bien.
- relu un enieme "Meilleurs récits de..." proposé par Jacques Sadoul au début des années 70 ; une sélection de récits courts tantot fantastique, tantot sf, tantot anticipation, datant des années 40, et pleins de charme. Dans ce "Unknown"-là, du Fredric Brown, du Robert Bloch, du Theodore Sturgeon... Délicieux, avec des vrais morceaux de caca dedans, parfois, mais délicieux...
J'ai lu le dernier DBD (n°25), nouvelle maquette (bonne idée, c'etait un peu la merde leur formule double machin), nouveau contenu (chouette) ; c'etait Zep qui s'y collait en special guest, un boooooon looonnnngggg papier sur Zep, et euh, comment dire... on apprend rien de rien, c'est ultra superficiel, sans aucune espece de profondeur, c'est desesperement plat et ca dure sur 24 pages a hurler d'ennui.
Les gentils gens de DBD donnent des notes à leurs lectures, un peu comme nous sauf qu'eux, il notent ET le dessin ET le scenar (sic), et qu'eux, ben ce sont de sacrés gros nazes. 8)
La preuve ? Niveau scenar, Lanfeust des Toitoiles tome 325984 arrache les memes 2 etoiles que le dernier Spiegelmann, pires scenars de leur selection, qui compte pourtant aussi Borgia (jodo/manara) ou Syl (une énième daube de Clair de Lune), qui eux s'en sortent mieux, allez savoir pourquoi.
Je finirais ma courte critique de cet amas de feuilles degueulasses et glacées (en meme temps) en spécifiant qu'au sommaire, on trouve aussi 5 pages avec michael youn, l'Iznogoud du film, ainsi que 5 autres pages sur shirley et dino, un couple de euh, d'humoristes.
Ah non, je finirais plutot par les 6 pages d'article consacré à une étude approfondie sur... l'ex-libris.
Wah, c'etait vraiment bien. Vive la bd, vive DBD.
"L'etre effervescent" de Benoit Perroud, chez les Oiseaux de Passage.
Un histoire fabuleuse servie par un dessin somptueux, avec un format idéal et une impression d'enculé : que du bon, en long, en large et en travers.
C'est muet mais ca vous parle a chaque case, c'est fluide et surprenant, c'est un superbe petit bouquin sans prétention qui sent bon la fantaisie desespérée.
"Des comics et des hommes" de Jean-Paul Gabilliet, editions du temps.
Un check-up complet et assez dense de l'histoire des comics, des "funnies on parade" des années 30 a Top Shelf et au CBLDF, c'est documenté, les analyses proposées sonnent plutot justes, et l'auteur s'en tient à un gros travail de défrichage pour nous offrir une synthèse plutot chiadée.
Ca peut largement etre lu par des non-connaisseurs de comics, voire meme des non-lecteurs ; on y croise les éditeurs, les auteurs, les differentes etapes principales (les x-"ages"), le fameux Code, un parallèle avec la bd europeenne, la reconnaissance critique et commerciale, et surtout, le lectorat, dissequé sous toutes ses formes, et c'est toujours agreable.
460 pages très tres valables pour 29.50 euros, quelque part entre Scarce debarrassé de son coté spandex et Jennequin explorant large ; tout bon.
et sinon, le Black 2 est rempli de pépites... revue indispensable malgré quelques historiettes dispensables (mais jamais mauvaises, je crois).
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 | |  |  | | Quelqu'un pourrait-il me faire un petit résumé des reproches que Menu fait à Black ? A part la notion d'"avant-garde soft", dont je me demande encore ce qu'elle veut dire, je ne trouve rien à redire à cette revue (sauf les extraits d'album, à mon avis inutiles). Merci. |
 | | pikipu, 03.03.2005 à 9:31 | 196291 |
|  |  | et ça aussi

j'ai retrouvé le plaisir du tome 5
des histoires bien finies, un black jack charismatique et militant, un passé révélé, un but.
tezuka nous offre un personnage de plus en plus attachant
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 | | pikipu, 03.03.2005 à 9:13 | 196287 |
|  |  | 
notre héros commence à découvrir sa vraie nature et sa sagesse suscite quelques jalousies.
Le dessin est parfait, le scénario est fin et délicat. c'est vraiment très bon.
reste le problème des noms japonais à profusion :) |
 | |  |  | >> D'ailleurs à propos de Black vivement critiqué par JC Menu dans Plates-bandes, je me demandais si le fait que David B. y participe n'envenime pas les choses...
'taing je suis content de voir que je ne suis pas seul à avoir l'esprit mal tourné ;))
>>... ni suite des Incidents de la Nuit, ni Prophète voilé - reporté ad vitam aeternam et que l'on est obligé d'aller chercher dans les lapins - plus rien?)
ça par contre ça fout les glandes :(((
Pour "Les innocents" de Gipi, je vais passer mon tour. Je vais déjà récupérer "Notes pour une histoire de guerre" ce week-end et Black 2, ça devrait m'occuper le dimanche sans match du tournoi des 6 nations :o))
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 | | arnolf, 02.03.2005 à 20:03 | 196234 |
|  |  | Moi j'ai bien aimé "les innocents" de Gipi. C'est vrai que c'est court, peu de pages, peu de dialogues, ça se lit en 15-20 minutes mais je trouve qu'il s'y passe pourtant des choses.
Ou plutôt que beaucoup de choses passent, dans les silences, dans les regards. On sent des émotions : de la souffrance, un sentiment d'injustice, mais aussi l'amitié et la complicité avec l'enfant.
Une BD qui rappelle aussi que notre milieu social, nos rencontres, sont souvent des éléments déterminant et structurant dans le déroulement de notre vie... et que les choses peuvent basculer très vite et avoir de graves conséquences.
Bref que nos choix de vie ne sont pas toujours les notres.
J'ai aimé ce court moment de lecture.
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 | |  |  | Un Tezuka comme je les aime, a rapprocher de sa periode "gekiga". Il oppose tradition et modernite dans un Japon em plein mutation. En bon feuilletoniste, Tezuka mene plusieurs intrigues de front sans jamais nous perdre. Manjiro, incarnation quasi caricaturale dela ytradiion, doit s'acquitter d'une mission tres partculiere tandis que Tezuka, etudiant-medecin qui etudie les techniques occidentales, doit faire face a la credulite de la population qui prefere se fier a la medecine traditionnelle. Du tres bon feuilleton historique, avec du souffle. A suivre !
plaisant a lire, formellement beau, mais j'ai du mal a me retrouver dans ler personnages. Il faudra que je relise les 3 a la suite pour tout remettre en place.
Pas la bonne vignette, puisqu'il s'agit de BOP, More Box Office Poison qui, a la maniere des scenes coupees dans les DVD, reprend quelques recits absents de BOP (du moins dans l'edition US). Plusieurs de ces histoires sont extraites des anthologies SPX. Est-ce indispensable ? Pas vraiment. Mais on se surprend a retrouver avec plaisir Sherman, Jane ou Stephen, preuve que Robinson a reussit a les doter de suffisamment de substance pour les rendre attachants. |
 | |  |  | | ah bin on est d'accord alors :o) |
 | |  |  | >> qu'est-ce que tu entends par naïveté, au juste?
>> non pas que ce soit faux, forcément, mais poiur moi, dans un récit dont les personnages principaux sont des jeunes enfants, je les trouve parfois bien matures, alors si en plus ils sont naïfs... :o)
Ne deformez pas mes propos, bubblemaster ;o)
J'avais parle d'un RELATIVE naivete.
En fait, cette RELATIVE naivete apparait surtout dans la forme qui n'evite pas toujours certaines facilites. Par exemple, il me semble que la maniere dont Umezu se debarasse des adultes est un peu caricaturale, meme la "justification" est tout-a-fait credible. Umezu presente parfois aussi une certaine tendance a trop appuyer ces effets. A situation exceptionnelle, reactions exacerbees, mais toute la scene tournant autour du gosse affame est traite de maniere trop dramatique pour pleinement me convaincre.
Puis tous les personnages courrent comme des personnages de Willy Vandersteen: la meme raideur :o))
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 | | NDZ, 02.03.2005 à 18:55 | 196207 |
|  |  | | D'ailleurs à propos de Black vivement critiqué par JC Menu dans Plates-bandes, je me demandais si le fait que David B. y participe n'envenime pas les choses... quand on constate que Mr Beauchard (dont j'admire les livres au plus au point) est manifestement en froid avec Blain (plus de Hiram Lowatt) et Menu lui-même (plus de parution de prévues à l'Asso - il est pourtant l'une des têtes de l'Hydre : ni suite des Incidents de la Nuit, ni Prophète voilé - reporté ad vitam aeternam et que l'on est obligé d'aller chercher dans les lapins - plus rien?) et qu'il se rapproche d'Igort (qui en prend aussi pour son grade dans le bouquin de Menu)... |
 | |  |  | >> Les Innocents, le Gipi chez Vertige (d'ailleurs est-ce une édition limitée? le Ignatz de David B. l'était il me semble)
Edition limité j'en sais rien, mais autant "Notes pour une histoire de guerre" est très bon, autant Les Innocents m'a paru sans intéret. Il se passe pas grand chose, ça se lit en 5-5 et au final on reste vraiment sur sa faim, avec l'impression que c inachevé. Bref, préférez "Notes pour...", que ces "Innocents" que je déconseille vraiment. |
 | | NDZ, 02.03.2005 à 18:34 | 196195 |
|  |  | | Debout à la Fnouc : J'ai feuilleté Black #2 : que du bon manifestement... (j'ai même lu le David B. en entier avec plein d'argot dedans, comme dans Le Capitaine Ecarlate - chef-d'oeuvre - et La lecture des ruines). J'ai également feuilleté Les Innocents, le Gipi chez Vertige (d'ailleurs est-ce une édition limitée? le Ignatz de David B. l'était il me semble), c'est très joli mais j'attends qu'il y ait plus de lecteurs... et d'avis avant d'investir (même si je sais déjà que je devrais y aller les yeux fermés). |
 | |  |  | qu'est-ce que tu entends par naïveté, au juste?
non pas que ce soit faux, forcément, mais poiur moi, dans un récit dont les personnages principaux sont des jeunes enfants, je les trouve parfois bien matures, alors si en plus ils sont naïfs... :o)
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 | |  |  | malade, donc le temps de lire quelques trucs ;o(
pareil aux precedents. On aime ou on deteste Tatsumi. De nouveau des destins broyes par une societe inhumaine, une symbolique parfois surprenante et un ton qui peut facilement agacer. Mais personnellement, j'apprecie beaucoup.
Moyen. D'un cote, une histoire forte, une vraie tension dans certains passages et une exacerbation des faiblesses humaines qui interpelle plus d';une fois, mais le recit souffre d'une relative naivete qui deforce parfois le recit. |
 | |  |  | ca m'apprendra a lancer une boutade a la con :o)
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 | |  |  | La quete de Den
(recueil de plusieurs "fragments de recit")
C'est le premiere fois que je vois un auteur, a la fin d'une planche dire "bon, je terminerais plus tard"
(alors qu'on est pas a la fin de l'album).
Le deuxieme tome a un semblant d'histoire mais ne vaut guere mieux.
Enfin bref, je m'en doutais a l'avance :) |
 | | chrisB, 01.03.2005 à 14:01 | 196020 |
|  |  | nana 1, 2 et 3 : Je viens de finir le tome 3 (après avoir lu les 2 premiers...je precise il y a des tordus).
Et je vais pas faire l'original Nana c'est bien. Les persos sont sympas et psychologiquement bien campés (bien que pas tres nombreux), l'histoire evolue doucement au fil des tomes et navigue entre intrigue amoureuse, musique, quete de l'independance, et le style (fringues, cheveux, meubles, etc).
Yazawa nous entraine facilement à la suite de ces 2 Nanas, meme si Nana Komatsu frole par moment la chiantise, c'est bien ecrit, drole et quasi addictif...4* |
 | | freek, 01.03.2005 à 13:01 | 196011 |
|  |  | | Un peu de bulle-cirage n'a jamais fait de mal :-) |
 | |  |  | | "bullemaster", ça claque! :o) |
 | | freek, 01.03.2005 à 12:58 | 196008 |
|  |  | >Peut-être même que dans un moment d'équilibre je me dirai >que ce type a bien raison de se faire des couilles en or >avec ce... bouquin... et que ça lui permet peut-être de >pouvoir écrire d'autres choses plus pertinentes en tant >qu'être humain
1.Euh, je ne pense pas que Dan Brown est planifié le succès de son bouquin. Il a certainement été le premier surpris.
2.Que les medias se jètent sur le phénomène généré par ce livre, c'est dans l'ordre des choses, et cela ne me surprend pas plus que ça. Que le coté "mystère" à la Umberto Ecco (sans son talent et sa sapiens, faut pas déconner) succite tant d'écrits, de fantasmes, pas de problèmes
3.Personne n'a osé prétendre que ce livre avait un quelconque interet litteraire, meme pas l'auteur
4.Que la manne financiere générée par ce succès blockbusteresque incite son éditeur à publier le prochain Faulkner ou le nouveau Fante, alors je vote pour.
5.Meme par curiosité, je n'irais pas lire ce truc
6.Je bullesors avant d'etre bullepoursuivi par les bullemasters :->
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 | |  |  | >> Dos Passos
Rzzzzzzzzzzzz...
Pardon, pas pu résister... :) |
 | |  |  | >> Je parlais de "Points", la collection roman du Seuil.
Qui édite Peter Mayle, John Irving etc... donc oui, c'est grand public.
Qui édite Saramago, Gunther Grass, Coetzee, Haruki Murakami, etc...
Le catalogue de Points est ultra diversifié. C'est super réducteur que de ne parler que d'un "éditeur grand public". |
 | |  |  | >> et je m'excuse auprès des bullemodérateurs d'avoir dépassé le cadre du sujet.
>> aussi je suis dispo pour continuer la discussion dans le forum qui va bien et pas pourrir celui là...
>> voili voilà poil au doigt
pasde problème. J'hésitais à intervenir, mais ça alternait subtilement post intéressants et discurdifs, et posts plus euh... légers, alors je voulais pas faire le vilain méchant.
moi j'ai lu ça
J'aime toujours bien. Il y a toujours une partie des problèmes déjà cités, raideur, anatomie, scènes trop appuyées, et en même temps l'auteur a su relancer sa mécaniqueassez habilement. Je me demandais comment il allait tenir six tomes, à la fin du premier, je me le demande toujours, mais ce deuxième tome ne fait pas redite. C'est aussi plus violent, plus noir encore que le premier. Bref, je continue. |
 | | asacem, 01.03.2005 à 12:20 | 196004 |
|  |  | >> je me permet aussi d'intervenir pour préciser ici que la fiente, les porcs n'y sont pour rien. Il me semble que les oiseaux fientent (plus ou moins bon) …
Il ne faut pas confondre guano et fiente :) Une définition tirée du dico de l'adadémie française en ligne:
FIENTE n. f. XIIe siècle. Du latin classique fimus, « fumier, boue, fange ».
Excrément de certains animaux, en particulier des oiseaux et des bêtes puantes. Une fiente de volaille, de renard. Avec un sens collectif. Le guano est constitué de la fiente d'oiseaux marins.
Sinon j'ai relu Jimmy Corrigan, et c'est vrai que ça passe très bien. Mais from hell supporte aussi d'être relu, à mon goût en tout cas. |
 | |  |  | et je m'excuse auprès des bullemodérateurs d'avoir dépassé le cadre du sujet.
aussi je suis dispo pour continuer la discussion dans le forum qui va bien et pas pourrir celui là...
voili voilà poil au doigt
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 | |  |  | >> La mauvaise foi, assumée, n'est là que pour stigmatiser une situation qui dépasse de loin le cadre strict de ce seul bouquin.
>> C'est juste dommage (pour ce bouquin) que ce soit sur lui que ça tombe (en même temps, vu le succès qu'il remporte, c'est la cible la plus évidente)
Bien évidemment. Et si je croisais son auteur demain dans la rue, je n'irai pas me ruer sur lui, écumant de rage, bavant ma haine verte pleine de borborygmes épileptiques parce que :
- 1 ) je ne suis pas hulk :o)
- 2 ) je ne serais pas en mesure de reconnaître l'auteur
Peut-être même que dans un moment d'équilibre je me dirai que ce type a bien raison de se faire des couilles en or avec ce... bouquin... et que ça lui permet peut-être de pouvoir écrire d'autres choses plus pertinentes en tant qu'être humain.
Par contre bien vite je me dirai que ça fait chier parce que les gens ne sont pas cons, et qu'ils peuvent lire autre chose. Ils peuvent lire des choses plus abouties, mieux écrites, qui les distrairaient en même temps qu'elles élèveraient un peu leurs âmes. Nous pouvons lire des choses vraies, écrites avec les tripes, par de véritables écrivains et pas par des businessmen malins. Nous pouvons sortir des sentiers battus et lire des œuvres d'auteur, y prendre un plaisir monstrueux, à un point qui change notre façon de voir le quotidien et d'appréhender le lendemain.
Nous pouvons grandir en tant que lecteur et cette jouissance que donne le livre, j'aimerai que nous soyons plus nombreux à la partager. Parce que contrairement à ce que laisseraient penser les mêmes producteurs qui vantent les bouquins qui trustent les hit-parade et les gondoles des supermarchés, la littérature c'est la véritable vie.
Et si je me montre con et petit, je m'en tape ! Parce que je sais qu'un voisin, un collègue de boulot à qui j'aurais fait découvrir un Gogol, un Calaferte, un Boulgakov, un Fante ou un Dos Passos viendra me dire merci. Et son merci n'est pas ce qui compte; ce qui compte c'est ce que ce bouquin aura changé en lui, ce pont qu'il aura trouvé tout seul et qui rapproche les mondes du quotidien et de la lecture... Par des mots choisis avec soin, par un agencement de phrases fait et refait pour aboutir à un son et à une poétique du phrasé... Par une musique littéraire qui sonne à ses oreilles et par laquelle il se rend compte qu'il n'est pas aussi sourd qu'on a bien voulu lui faire croire.
Seule la littérature - la vraie - peut nous faire tutoyer ce moment de plénitude qui rend soudain abjectes ces considérations matérielles qui collent à nos basques comme du goudron chaud à nos semelles.
Et faire débarquer la grande fanfare des médias à grands renforts d'encarts publicitaires et de chroniques télévisuelles est une vaste escroquerie. Conditionner le public à lire LE bouquin qu'on a décidé d'encenser, au détriment des vrais, c'est une putasserie sans nom. Parce que le public n'est pas débile, parce qu'il est capable de faire l'effort d'aller au devant d'une œuvre. Mais cela implique de revoir les bases de notre éducation, de notre façon d'appréhender un livre. C'est autrement plus facile de se débarrasser d'un gosse encombrant en le plantant devant la console de jeux, l'ordinateur ou l'écran de télé-poubelle. C'est autrement plus facile de donner bonne conscience au public en l'abusant de couronnes plastifiées sur les "derniers polars de…", "le nouveau roman de … ", "inédit", "best-seller", et autres "20 millions d'exemplaires vendus!". C'est autrement plus facile de trouver "petit" et "con" les gougnafiers qui osent critiquer un bouquin sans même le lire ! Et c'est autrement plus facile d'éteindre la télé-poubelle que de la jeter !
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 | |  |  | | je me permet aussi d'intervenir pour préciser ici que la fiente, les porcs n'y sont pour rien. Il me semble que les oiseaux fientent (plus ou moins bon) … |
 | | chrisB, 01.03.2005 à 11:29 | 195995 |
|  |  | >> Et que fait GreenPeace bon dieu !
Je rebondis et dans le sujet svp : le recueil de dessin Greenpeace est sorti et bah il y a un paquet de monde dedans (meme des bulledairiens...)...voila c'est sympa comme tout. hum |
 | |  |  | >> Oui, mais l'as tu lu à la plage ? Et y avait t'il des fientes deporcs amenées par la marée ?
Bonne question ! Car c'est bien là le drame ! Combien de porcs de mer va t-on laisser se faire culbuter de manière effrontée par des pétroliers fous emmenés dans d'improbables voyages par des capitaines aux mains burinées par le soleil mais néanmoins tremblantes d'alcool à diffusion lente ?
Et que fait GreenPeace bon dieu ! |
 | |  |  | | Oui, mais l'as tu lu à la plage ? Et y avait t'il des fientes deporcs amenées par la marée ? |
 | |  |  | Dis-moi si je me trompe, mais Oslo quand tu dis que Da Vinci code, c'est de la merde, sans l'avoir lu, c'est pas vraiment à ce bouquin en particulier que tu veux t'attaquer mais plutôt à l'état actuel du monde de l'édition.
La mauvaise foi, assumée, n'est là que pour stigmatiser une situation qui dépasse de loin le cadre strict de ce seul bouquin.
C'est juste dommage (pour ce bouquin) que ce soit sur lui que ça tombe (en même temps, vu le succès qu'il remporte, c'est la cible la plus évidente)
En ce qui me concerne, je tiens juste à préciser que si je me suis permis d'écrire que Nick Hornby, c'est de la littérature de plage, ce n'est pas sans l'avoir lu. |
 | | pikipu, 01.03.2005 à 10:58 | 195991 |
|  |  | Les épinards, c'est pas bon et ça pue, et tous les gens qui mangent des épinards ils puent aussi et ils sont bêtes dans leur tête.
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 | |  |  | >> j'ai dit que c'était petit et con, faut pas s’abaisser à ce point là tout de même :o)
bah, c'est quand même petit la fiente de porc, sauf s'il a la diarrhée mais là nous versons dans le scato-animalier et ça craint ;o) |
 | | crepp, 01.03.2005 à 10:34 | 195989 |
|  |  | >> >> valent pas mieux que de la fiente de porc, :)
j'ai dit que c'était petit et con, faut pas s’abaisser à ce point là tout de même :o) |
 | |  |  | >> ça t'arrive jamais d'avoir des a-priori
>> & d'être vraiment content d'être suffisement
>> de mauvaise foi pour refuser d'en changer ?
>> moi tout les jours,
>> & j'en suis très heureux.
Ce sont des à-priori oui mais il n'y a aucune mauvaise foi.
Comme je le disais tantôt par bullemessage, il n'y a pas besoin d'aller marcher dans une crotte de chien pour se rendre compte que ça pue et que c'est désagréable. C'est pas une question d'être de mauvaise foi, c'est juste une question de ne pas être con ! Mais tant qu'il y aura des gogos pour se faire piéger, les chiens pourront continuer à déféquer à tout va, avec la bénédiction silencieuse de leurs maîtres complaisants... |
 | |  |  | >> Alors ici c'est le contraire, mais c'est les mêmes généralités à deux balles, donc ouais Cubik a raison d'expliquer que c'est petit. Je trouve ça aussi con.
Tout à fait d'accord ! Faudrait les fusiller, ce sont des dangers publics, valent pas mieux que de la fiente de porc, engeance totalitaire qui sent des orteils ! :) |
 | | crepp, 01.03.2005 à 10:25 | 195986 |
|  |  | Ça me fait penser au sujet sur les césars, sur un autre forum. Le mec parlant du snobisme des votants, donner ça a un film qui fait sûrement moins de 100 spectateurs, que ce qui est succès est obligatoirement de qualité... en somme des sacrées généralités à deux balles, et en plus des erreurs (plus de 300 00 entrées), et surtout il n'a pas vu le film. Il se fait actuellement "descendre", et sur bubulle, cela aurait été de même.
Alors ici c'est le contraire, mais c'est les mêmes généralités à deux balles, donc ouais Cubik a raison d'expliquer que c'est petit. Je trouve ça aussi con.
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 | |  |  | >> sinon, pour diverger comme l'on fait mes virulents predecesseurs, je trouve ca beau de cracher sans vergogne sur un bouquin qu'on se refuse de lire
>> quel talent
tout à fait d'accord ! c'est inadmissible, quel scandale ! pfff y'en a je vous jure ma bonne dame, il parait même qu'ils jurent ! |
 | |  |  | >> Points c'est grand public???
>> Je ne crois pas, non.
Je parlais de "Points", la collection roman du Seuil.
Qui édite Peter Mayle, John Irving etc... donc oui, c'est grand public.
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 | | xaxa, 01.03.2005 à 9:55 | 195981 |
|  |  | >> sinon, pour diverger comme l'on fait mes virulents predecesseurs, je trouve ca beau de cracher sans vergogne sur un bouquin qu'on se refuse de lire
>> quel talent
ça t'arrive jamais d'avoir des a-priori
& d'être vraiment content d'être suffisement
de mauvaise foi pour refuser d'en changer ?
moi tout les jours,
& j'en suis très heureux. |
 | | xaxa, 01.03.2005 à 9:54 | 195980 |
|  |  | >> meme si je peux comprendre son sentiment de peur face au renouvellement, au fait de ne pas se repeter, tout ca, ca me parait quand meme bizarre, parce que bon, je me dis qu'il lui reste plein de trucs a essayer (encore faut-il en avoir envie, bien sur)
>> c'est pas comme s'il avait fait le tour du medium, je sais pas si quelqu'un pourra un jour se vanter de ca
en même temps,
faire le tour d'un médium,
ce n'est pas forcément un objectif dans une vie. |
 | | cubik, 01.03.2005 à 9:38 | 195979 |
|  |  | sinon, pour diverger comme l'on fait mes virulents predecesseurs, je trouve ca beau de cracher sans vergogne sur un bouquin qu'on se refuse de lire
quel talent |
 | | cubik, 01.03.2005 à 9:36 | 195978 |
|  |  | bon be c'est un peu comme les carnets, avec un theme precis (quoique les carnets de trondheim ne partent pas dans tous les sens comme ceux de sfar mais bon)
et comme les carnets de trondheim, j'ai bien aime desoeuvre
meme si je peux comprendre son sentiment de peur face au renouvellement, au fait de ne pas se repeter, tout ca, ca me parait quand meme bizarre, parce que bon, je me dis qu'il lui reste plein de trucs a essayer (encore faut-il en avoir envie, bien sur)
c'est pas comme s'il avait fait le tour du medium, je sais pas si quelqu'un pourra un jour se vanter de ca
enfin bon, un bouquin interessant, ne serait-ce que pour les infos qu'ils donnent sur pas mal de grands auteurs |
 | |  |  | >> Pendant ce temps, Points se défait un peu de son image grand public et lance au milieu de son flot habituel des perles rares en provenance des nouveaux pays de l'est...
Points c'est grand public???
Je ne crois pas, non.
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 | |  |  | >> faites-moi 5 pages sur le sujet :"Le code Da Vinci", litterature de plage ou litterature de gare ?
>> question bonus: comment me donner envie de le lire
>> question super-bonus: comment donner envie a Daiboken de le lire (sans vouloir prejuger de ses gouts litteraires, je crois que ce n'est pas exactement le genre de soupe qu'il apprecie :o))
Ne vous fatiguez pas trop, hein...
Je n'ai aucun avis sur ce bouquin, je n'ai rien contre le fait qu'il existe, que plein de gens l'achètent, que beaucoup parmi eux l'aiment, je n'ai rien contre tout ça, mais perso, je préfère lire autre chose. |
 | |  |  | le ton c'est bon
… mais le ton blanc, c'est excellent.
hum… c'est le matin il fait froid et tout ça... désolé. |
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