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Verdict panoramique de vos dernières lectures... [ Bandes Dessinées : auteurs, séries, et toutes ces sortes de choses... ] retour forum
 | |  |  | | [mmo4 : album sans vignette] Simon Hanselmann s'installe pour de bon dans des récits longs et chapitrés avant de se lancer dans son grand oeuvre, Megg's Coven, prévu en plusieurs volumes. C'est de mieux en mieux, et je conseille de lire tout Megg, Mogg and Owl à la suite pour profiter de son pouvoir hypnotique. Pour ceux qui auraient une dizaine d'euros à dépenser, je conseille aussi l'achat de Lucidity, un petit fanzine que l'on peut trouver à la galerie Martel. |
 | |  |  | Animatrice au pays des merveilles. Les désillusions d'une animatrice sur son métier, sur une mission qui lui tient à coeur. Donc une animatrice périscolaire, qui semble travailler sur le temps scolaire, qui se cogne au mur de l'administration, de la loi du silence de l'Education nationale, du mépris des parents et enseignants. Dommage que l'ensemble soit confus, parfois répétitif. Dommage surtout que l'animatrice n'explique pas concrètement sa mission. Elle explique toutes ses désillusions... Mais il manque un pré-requis au lecteur : c'est une animatrice, dans une école, qui travaille à priori durant le temps scolaire. Mais est-ce une situation courante ? est-ce une configuration que l'on retrouve dans tous types d'école (de petites à grandes villes ?)(en gros, c'est une situation qui m'est étrangère, à moi lecteur). Bref, le cadre n'étant pas défini, difficile d'estimer entièrement les déviations, les dérapages exposés ici...
La mise en case est parfois maladroite. Mais elle est sans doute la chose la plus marquante du livre. C'est en bande dessinée ; et les auteurs n'éprouvent aucun besoin de justifier la chose. Comme si c'était un langage comme un autre. Et ça, finalement, c'est bien (la bande comme vecteur et non comme but en soi)
C'est malgré tout un livre que je conseillerais de découvrir, pour sa vision alternative. |
 | |  |  | | Con vint, con vainc, c'est une pique contre Jules Cesar ? |
 | | NDZ, 29.09.2017 à 11:57 | 366602 |
|  |  | | pour le dernier avis, il fallait lire "convainc", bien sûr, je poste trop tôt... |
 | | NDZ, 29.09.2017 à 8:53 | 366601 |
|  |  | Un grand merci à l'Asso pour la réédition de ce livre que je ne trouvais pas. C'est juste une pépite. Une émotion, un discours complexe et fin, un beau moment de philosophie psychédélique. 5*
Et une série de 3*
La guerre d'espagne au travers d'un petit groupe cosmopolite. Sans grosse surprise mais quelques beaux moments. Andreas mineur.
Non, pas un ouvrage sur la fameuse boisson avec des fruits qui flottent dedans. On a un récit de SF tout ce qu'il y a de plus classique. La maestria graphique, le volume impressionnant ne font pas oublier le côté poseur et bavard. Demi-réussite. Encourageant pour le futur de l'auteur.
Ronron calme de la vieillesse qui s'énerve: on a un (ou plusieurs) secret(s) qui donne(nt) lieu à un fil rouge qui tient peu en haleine. Restent quelques séquences très drôles, ce qui est rare dans les albums traitant de sujets de société (plus ou moins) actuels.
Un recueil, des hauts et des bas. J'applaudis ou ris franchement à une planche sur quatre, ce qui est pas mal pour un cynique (et fainéant) comme moi.
Un thriller "ambiance" caribou qui ne me convint qu'à moitié. Un faux rythme tout le long plombe les révélations qui n'en sont pas, reste une vraie émotion. |
 | |  |  | | lanjingling : | Ce livre est donc une traduction (transcription?) graphique de morceaux de Compact, de Maurice Roche, par Françoise Rojare. Je dirais autant une densification graphique, car les livres de Maurice Roche sont déjà, au sens propre, des romans graphiques, les pages sont graphiquement composées, créant un rythme visuel (l’auteur est aussi musicien), et agrémentées de dessins, nombreux parfois, comme dans Macabré (dont la structure est la même et l’inspiration proche de celle du Petit Tarot de F’murr, Futuropolis,1984, pas dans la base, il devrait) ou moins, comme dans Maladie mélodie (qui comporte aussi des dessins de Françoise Rojare, différents de ceux de Roche, celle-ci existe donc bien, pour répondre à/au Docteur C). Et Compact l’est bien plus dans sa version B.D. que romancielle. |
Je n'ai rien à redire sur ce que trace ce compte-rendu de lecture, il apporte des compléments intéressants à ce que j'ai pu écrire ; mais quant à la réponse apportée à mon interrogation sur l'existence de Françoise Rojare, tu comprendras qu'elle est insuffisante. Que des dessins signés Rojare se trouvent dans un autre livre de Maurice Roche n'y change rien. Comme je l'avais déjà écrit en privé lors de la publication de cette chronique, la question de l'existence réelle de Françoise Rojare me semble moins centrale (Maurice Roche mort, peut-être que Jean-Pierre Faye ou Christian Rosset détiennent la réponse à cette question, je n'irais pas les harceler pour l'obtenir, en tout cas les droits pour ce livre sont réservés, aucune Françoise Rojare de chair et de sang n'étant trouvable pour les lui verser) que celle de la visibilité des femmes dans leurs activités, et que celle de la conditions des femmes. Quoi que vous puissiez raconter Françoise Rojare, comme autrice, n'est qu'un appendice auctorial de Roche, un quasi-fantôme, qu'elle soit le pseudonyme de Roche pour une manière de dessin ou une créature de chair et de sang qui n'aura été publiée qu'autour du travail de Roche n'y change pas grand-chose.
Quitte à donner dans le panoramique, j'ai beaucoup ri à la lecture de la chronique attachée à cet album, sur cette question de la représentation des femmes dans les fictions. Comme affichiste on peut douter de ce que fait Blutch, mais dans le cadre de cette bande dessinée, étalant autant d'alter-egos caricaturaux de l'auteur à différents âges de la vie, et leur miroirs féminins, je ne peux que rire au qualificatif de "sexisme ordinaire". Le sexisme ordinaire est dans une représentation normalisée des femmes - et des rapports qu'elles entretiennent avec les hommes - qui dissimule sous le tapis tant la question de leurs conditions concrètes de vie que celle de la visibilité de leurs activités - ainsi de la vague américaine du "girl power" s'éteignant dans le risible Wonder Woman de Patty Jenkins, écrit et produit par les pires faiseurs - tous des hommes captant la majorité des bénéfices économiques - de l'industrie du cinéma. Une belle compensation à l'inégalité des salaires à poste égal ou à l'invisibilitation des femmes dans l'histoire culturelle (en bien comme en mal).
Rien de tel dans ce très brillant et très critique travail de Blutch. On imagine bien comment un tel travail peut heurter le moralisme moyen du lecteur compulsif de Jessica Blandy. Encore un effort pour être de crédibles féministes !
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 | |  |  | Ce livre est donc une traduction (transcription?) graphique de morceaux de Compact, de Maurice Roche, par Françoise Rojare. Je dirais autant une densification graphique, car les livres de Maurice Roche sont déjà, au sens propre, des romans graphiques, les pages sont graphiquement composées, créant un rythme visuel (l’auteur est aussi musicien), et agrémentées de dessins, nombreux parfois, comme dans Macabré (dont la structure est la même et l’inspiration proche de celle du Petit Tarot de F’murr, Futuropolis,1984, pas dans la base, il devrait) ou moins, comme dans Maladie mélodie (qui comporte aussi des dessins de Françoise Rojare, différents de ceux de Roche, celle-ci existe donc bien, pour répondre à/au Docteur C). Et Compact l’est bien plus dans sa version B.D. que romancielle. |
 | | Pierre, 15.09.2017 à 22:10 | 366494 |
|  |  | Ainsi qu'on l'aura constaté, je ne suis pas très fort en calcul: il faut plutôt lire "huit cases par pages". Je signale au passage qu'il y a de très beaux hors-textes, comme dans les vieux Tintin. A noter aussi que l'ouvrage est imprimé en bleu et orange, dont la superposition par endroit créé une troisième couleur, kaki. C'était édité par l'Atelier de bibliophilie populaire, imprimé en sérigraphie je crois.
Sinon, quelqu'un a vu cette réédition ? |
 | | Pierre, 15.09.2017 à 17:57 | 366493 |
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Quelques mots à propos de ce petit ouvrage en forme de rêverie poétique, qui questionne intelligemment notre humanité en recourant à la figure du sauvage, de l'homme à l'état de nature, de l'homme-animal voire ici, de l'homme-singe (alors qu'il ne s'agit pourtant pas de Tarzan), autant de figures qui apparaîssent de manière récurente dans l'oeuvre d'Olivier Schwrauen (qu'on songe aux Pygmées captifs du zoo d'Anvers dans Mon fiston, aux autochtones congolais du premier récit de l'Homme qui se laissait pousser la barbe ou encore aux hommes-léopards d'Arsène Schwrauen).
Ici Mowgli apprendra à ses dépens qu'il est dangereux de s'amouracher d'une femelle orang-outang, alors qu'il croyait comme discerner dans cette relation entretenue avec cette guenon, son image même. Présenté ainsi, le livre pourra paraître pour le moins obscur, tandis que sa forme à l'esthétique irréprochable et sa narration limpide (grâce à un dispositif de six cases par pages disposées sur quatre bandes qui sont le lieu d'un savant jeu de symétrie), déroulent un récit initiatique intemporel et passionnant, témoignant de l'utilisation la plus haute du potentiel de la bande dessinée. Alors, on se plait à imaginer des étales de librairies BD remplis d'expériences passionnantes au lieu des ces sempiternelles formules qu'on nous ressert en 48CC (et parfois même à l'Association me suis-je laissé dire).
Une réédition de cet ouvrage au tirage confidentiel, est justement annoncée à l'Association. On pourra soupçonner l'éditeur d'opportunisme, mais on ne pourra pas lui reprocher de diffuser plus largement cette très belle oeuvre. |
 | |  |  | Cette fiction puise plutôt dans les iniquités qui découlent des règles d'un culte du dirigeant impossibles à observer au quotidien. Ca ne signifie certes pas que l'on soit en dehors de tous clichés.
Quant aux planches de Choi Juhyun, oui, ce sont les seules dont je me souvienne du recueil. Elles m'ont vraiment marqué, notamment de la manière dont elles décrivent la Corée du Sud cmme une oligarchie héréditaire. Ce fut bien précieux pour ne pas être étonné outre-mesure des affaires de ces derniers mois.
Je constate donc je ne suis pas le seul à avoir profité de ses pages. Ouf. |
 | |  |  | | Mr_Switch : | | Justement, Pyongyong et Napalm sont des histoires d'incursion d'occidentaux en Corée du Nord ; la forme prétextuelle qui semble alors prévaloir. |
Prétextuelle, forme qui précède au texte ou qui sert de prétexte ? Je sais pas je n'ai guère aimé Pyongyang déjà, quant à Napalm je ne compte pas trop le voir... Mais j'ai ce pressentiment que faire de la Corée du Nord, lieu opaque pour les regards occidentaux (la fachosphère française se pique d'une nouvelle passion pour ladite Corée, cet article est amusant et pose les limites de ce que l'on peut voir comme touriste dans ce pays), le cadre de sa fiction, peu important sa parallaxe subjective, est d'abord la garantie d'enfiler les clichés anti-communistes et d'apparat universaliste, mais bon, peut-être cette fiction-là y échappe, j'en doute.
Je me souviens toujours à ce sujet des planches de Choi Juhyun qui ouvrent ce recueil, elles m'ont marquées par ce qu'elles éclairent de l'histoire des deux Corées.

| Mr_Switch : | | Quant à la vidéo, sa fin est en effet une apothéose ineffable. |
Après j'ai bien la certitude que la Corée du Nord est une dictature, hein, c'est propagande contre propagande, et je n'en choisis aucune. |
 | |  |  | Justement, Pyongyong et Napalm sont des histoires d'incursion d'occidentaux en Corée du Nord ; la forme prétextuelle qui semble alors prévaloir.
Quant à la vidéo, sa fin est en effet une apothéose ineffable. |
 | |  |  | | Mr_Switch : | (...) Une histoire intéressante surtout parce qu'elle prend racine en Corée du Nord. Oui, on parle beaucoup de cette Corée, actuellement. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter.
Pourtant, je n'ai pas eu vent de beaucoup de fictions y prenant place. Je ressens comme un tabou, un interdit. Etrange impression.(...) |
Du Pyongyang de Delisle au Napalm de Lanzmann, de l'auto-fiction ou de la fiction documentaire consacrée à la Corée du Nord, cela se trouve sous nos contrées.
Je ne sais si ce texte est vraiment conforme à la Juche, la Corée du Nord produit ses propres fictions vidéos, il faut regarder celle-ci jusqu'au bout, s'abîmer dans le soleil du XXIème siècle ... |
 | |  |  | Une histoire en Corée du Nord. une histoire de Corée du Nord. Une histoire intéressante. Une histoire qui interpelle parce qu'elle traite de la Corée du Nord. Une histoire intéressante surtout parce qu'elle prend racine en Corée du Nord. Oui, on parle beaucoup de cette Corée, actuellement. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter.
Pourtant, je n'ai pas eu vent de beaucoup de fictions y prenant place. Je ressens comme un tabou, un interdit. Etrange impression.
Ce livre le fait donc. On suit la route, la fuite d'un petit garçon, pourtant supporter du régime le plus longtemps. Le ton est (faussement) léger pour devenir plus sordide.
Et la Chine en devient le pays des libertés assez naturellement. |
 | | e m, 05.09.2017 à 9:38 | 366432 |
|  |  | Les Aventures de Philip et Francis #3...
Parodie officielle de Blake & Mortimer où Mortimer est un gros benêt, Olrik un gros bêta, et Blake un peu absent dans ce troisième tome.
Donc dans ce troisième tome Mortimer devient une sorte de Mister Hyde méchant dévergondé qui se paie une tronche pas possible, Olrik tente de conquérir le monde comme à son habitude, Nasir a des envies de rébellion, et c'est très c*n, et je me suis bien fendu la poire ! (si cette expression s'emploie encore de nos jours...)
4 villages gallois |
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32 pages dans lesquelles une sorte de Walter du Big Lebowski version enfant-scout part à la chasse avec un fragile à lunettes. Le récit est con comme la pluie et les amateurs de débilités façon Rick & Morty ne seront pas déçus. En espagnol sous-titré anglais, commandable sur le site de l'éditeur Apa-Apa Comics. |
 | | NDZ, 30.08.2017 à 11:31 | 366389 |
|  |  | J'avais été conquis par la connerie assumée des précédents Course de bagnoles et La canne en fer de Lucifer, mais là, certaines choses pèchent. Deux machos vulgos habillés en Robocop enquêtent dans la jungle sur un accident mettant en péril une multinationale, une journaliste paumée et perdue (sentimentalement et géographiquement) enquête également avec un vieux briscard du métier, un singe qui parle et super fort en kung-fu débite un tas d'aphorismes à la Jean-Claude van dame, tout cela auquel s'ajoute un désordre écologique et éthologique lié aux agissements d'industriels peu scrupuleux: les ingrédients étaient là pour faire un bon gros délire sans bride, distrayant et hilarant. Hélas, j'ai trouvé cela verbeux, lassant dans le scatologique et le vulgaire, et surtout peu surprenant ; même si les flash-backs qui servent de CV/background aux personnages sont parfois très réussis côté surprise-sur-prise. Grand fan des premiers Maret, déçu je suis. Reste une scène d'anthologie, un huis-clos de plus de dix pages dans une voiture accidentée et renversée encerclée de bêtes féroces. Comme "Les oiseaux" et "Jurassic Park" qui auraient forniqué avec une comédie du remariage ou une sit-com, ça reste mémorable. |
 | | crepp, 29.08.2017 à 11:42 | 366381 |
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Je découvre par cet "objet" son autrice Sophie Guerrive, et bien je vais me pencher un peu plus sur ses autres travaux, car ce "Batailles" m'a bien emballé.
L'idée est simple dans un sens, mais est surtout superbement réalisée. Il s'agit donc d'un Leporello de 6 metres de long racontant depuis le big bang les éternelles batailles de notre temps (historiques, bibliques, voir même imaginées),je me suis senti très proche dans un sens proche de la tapisserie de Bayeux.
Je pensais que la lecture serait assez rapide, car la BD est muette, mais c'était avant de voir le nombre de détails dans le trait de Sophie Guerrive (belle Bichromie orange-noir aussi). Je conseille donc de plonger dans ces batailles et de vous delecter de la betise humaine. Je compte y retrouner d'ici peu tant cela fourmille de détails, de petites histoires dans la grande Histoire.
4 armes.
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 | | NDZ, 29.08.2017 à 11:34 | 366380 |
|  |  | Sur Urban, il me semble que les auteurs traînent sur le forum, d'où petit comportement de lèche-cultage car ils (les collectionneurs) espèrent toujours pouvoir recevoir un petit caca emballé par la poste. Je me répète, mais Vanoli dans Saint-Pancréas a fait une superbe allégorie sur le collectionneur de BDGest.
Pour ma part, j'y vais souvent, pour lire des avis avec un air cynique et supérieur, je participe peu, sauf pour faire de la promo éhontée pour des amis ou pour rendre justice. Que du propre quoi.
Non, sérieux, j'ai honte d'y passer. Des heures. Pour quelques secondes d'informations dignes d'intérêt. Mais c'est pathologique. |
 | |  |  | | Pierre : | Pardon si j'ai l'air de découvrir la Lune, mais voici dix ans au moins que je ne fréquente plus du tout BDGest.
Si je n'ai pas perdu de vue son objet initial, si exaltant (la gestion de sa collection de bandes dessinées), c'est l'usage qui se fait aujourd'hui de ses services qui m'interpelle: alors qu'on y donne l'opportunité de formuler un jugement critique sur ses lectures, il ne semble pas venir à l'esprit des utilisateurs la possibilité d'évaluer l'objet dans sa dimension de production intellectuelle ou artistique. C'est d'autant plus flagrant quand il s'agit-là de s'exprimer sur ce qui se fait de plus navrant en matière de production de bande dessinée (le dernier Largo Winch).
On y trouve plutôt la déclinaison déprimante d'une suite d'avis laconiques de consommateurs qui semblent par surcroit enchantés de faire ainsi oeuvre utile (comptant certainement sur le pouvoir de recommandation de la masse) en répétant les mêmes banalités subjectives dépourvues d'analyse ("toujours aussi excellent", "plein d'humour", "un très bon moment de lecture", "dessin nickel", "je le recommande chaudement" ...) comme ils le feraient d'un restaurant ou d'un parc d'attraction.
Dissémination de quelques traces d'expériences fugaces, pour aboutir à une statistique absurde, issue de l'avis cumulé d'une cohorte d'inconnus, n'ayant en commun que cette pratique de la lecture de bande dessinée (je devrais dire, des "mêmes" bandes dessinées).
La confrontation avec la réalité de ces pratiques et le sentiment d'étrangeté qu'elle induit me met vraiment mal à l'aise, et cela rend plus clair à présent la raison de mon éloignement de BDGest. N'étant pas suffisamment cynique pour trouver une source de réjouissance à la consultation de ces avis, je préfère lâchement occulter ladite réalité.
Sinon j'ai bien conscience de ce que la fréquentation de Bulledair depuis quinze ans a fait pour l'enrichissement de ma connaissance et pour mon ouverture d'esprit (même si je me trouve étonné d'apparaître à certain Bulledairien sous les traits d'un mouton. Bêêêh !). |
Sans rire il y a surtout un truc qui me surprend toujours sur BDGest (et que j'ai retrouvé sur d'autres groupes de discussions pas nécessairement lié à la bande dessinée): l'enthousiasme béat face à un peu près n'importe quoi. Je vois régulièrement des avis enflammés sur tel ou tel truc. je jette un oeil pour voir et je me dis que c'est bien mignon mais que cea ne casse pas 3 pattes à un canard non plus. L'exemple le plus frappant reste Urban qui, à en croire quelques forumeurs bruyants, serait la série la plus fantasmagorique de l'univers, qui ose des trucs qu n'ont jamais été osé ailleurs (z'ont pas dû lire grand chose) et qui, limite, ne comprennent pas que les auteurs n'aient pas encore reçu le prix nobel, la légion d'honneur, l'ordre de la jarretière et le grand prix d'Angoulême avec des excuses rétroactives pour les avoir snobés aussi longtemps. Je force à peine le trait.
Urban, c'est pas mal foutu, mais faut pas pousser bobonne dans les orties non plus.
Je ne sais pas si c'est la fréquentation de bubulle qui a fait de moi ce lecteur affreusement blasé qui lit des trucs sans m'esbaudir à chaque fois en criant au génie et en m'enthousiasmant avec une sorte de candeur juvénile. Je suius parfois inquiet quand j'entends le nombre de chef d'oeuvres que j'ai raté. Puis je m'attaque à l'un ou l'autre et je me dis que, boarf, c'est pas mal, mais qu'on a fait beaucoup de bruit pour pas grand chose.
je préfère garder les chef d'oeuvres rare. Cela ma permet de mieux gouter la joie que je tombe sur un Americanah ou un Terre des Fils. A trop s'enthousiasmer, j'ai l'impression qu'on passe à côté de très belles choses. |
 | | Pierre, 29.08.2017 à 9:49 | 366378 |
|  |  | 
Toujours aussi excellent: plein d'humour, un très bon moment de lecture, dessin nickel. Je le recommande chaudement.
(Que ceux qui trouveraient cet avis insuffisant aillent voir ailleurs sur bdgest si j'y suis) |
 | | Glotz, 28.08.2017 à 20:18 | 366376 |
|  |  | Pour ceux qui ont la flemme de cliquer, voici l'intégralité de l'œuvre bédéique de M. Giacometti :
    
Pour rebondir sur l'utilité des avis non motivés : sur Bulledair je n'ai rien contre les avis laconiques car j'ai l'impression de savoir combien mes goûts concordent ou non avec ceux de la plupart des membres réguliers. Ces avis postés sur le forum guident plus mes lectures (en particulier pour les nouveautés) que les chroniques plus détaillées.
Mais sur BDgest je ne suis pas trop sûr que ça fonctionne de la même façon, du coup j'ai également du mal à comprendre l'intérêt de ces avis qui ne font que confirmer qu'un produit est conforme aux attendus ; autant se contenter de mettre une note. |
 | | e m, 28.08.2017 à 18:34 | 366375 |
|  |  | Avec tout ça on oublie le plus important, je suis sûr que vous êtes tous impatients de découvrir le nom du nouveau scénariste...
Donc le prochain Largo W. paraitre le 06 octobre prochain, aura pour titre "L'Étoile du matin", et sera scénarisé par... Eric Giacometti.
Je ne connais pas ce bon monsieur, mais vu les titres de ses livres, je me l'imagine un peu comme le Dan Brown Français.
Clic
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 | |  |  | | Mon expression moutonnière était bien là pour te titiller. C'était injuste mais productif ! ;) |
 | | Pierre, 28.08.2017 à 17:11 | 366373 |
|  |  | | Thierry : | | Pierre : | | il ne semble pas venir à l'esprit des utilisateurs la possibilité d'évaluer l'objet dans sa dimension |
mais justement, il pârle de dimension, le bougre! |
On admirera au passage la qualité de la rhétorique, avec cette belle progression qui part de "l'élément mineur" pour finir en véritable "coup de gueule".
Quant à la pose du Maître rédigeant ses mémoires, cela relève de la cuistrerie caractérisée. |
 | |  |  | | Pierre : | | il ne semble pas venir à l'esprit des utilisateurs la possibilité d'évaluer l'objet dans sa dimension |
mais justement, il pârle de dimension, le bougre! |
 | | Pierre, 28.08.2017 à 16:11 | 366371 |
|  |  | Pardon si j'ai l'air de découvrir la Lune, mais voici dix ans au moins que je ne fréquente plus du tout BDGest.
Si je n'ai pas perdu de vue son objet initial, si exaltant (la gestion de sa collection de bandes dessinées), c'est l'usage qui se fait aujourd'hui de ses services qui m'interpelle: alors qu'on y donne l'opportunité de formuler un jugement critique sur ses lectures, il ne semble pas venir à l'esprit des utilisateurs la possibilité d'évaluer l'objet dans sa dimension de production intellectuelle ou artistique. C'est d'autant plus flagrant quand il s'agit-là de s'exprimer sur ce qui se fait de plus navrant en matière de production de bande dessinée (le dernier Largo Winch).
On y trouve plutôt la déclinaison déprimante d'une suite d'avis laconiques de consommateurs qui semblent par surcroit enchantés de faire ainsi oeuvre utile (comptant certainement sur le pouvoir de recommandation de la masse) en répétant les mêmes banalités subjectives dépourvues d'analyse ("toujours aussi excellent", "plein d'humour", "un très bon moment de lecture", "dessin nickel", "je le recommande chaudement" ...) comme ils le feraient d'un restaurant ou d'un parc d'attraction.
Dissémination de quelques traces d'expériences fugaces, pour aboutir à une statistique absurde, issue de l'avis cumulé d'une cohorte d'inconnus, n'ayant en commun que cette pratique de la lecture de bande dessinée (je devrais dire, des "mêmes" bandes dessinées).
La confrontation avec la réalité de ces pratiques et le sentiment d'étrangeté qu'elle induit me met vraiment mal à l'aise, et cela rend plus clair à présent la raison de mon éloignement de BDGest. N'étant pas suffisamment cynique pour trouver une source de réjouissance à la consultation de ces avis, je préfère lâchement occulter ladite réalité.
Sinon j'ai bien conscience de ce que la fréquentation de Bulledair depuis quinze ans a fait pour l'enrichissement de ma connaissance et pour mon ouverture d'esprit (même si je me trouve étonné d'apparaître à certain Bulledairien sous les traits d'un mouton. Bêêêh !). |
 | |  |  | | Je pense plutôt que tu as suivi le bulletroupeau, et que tu as aiguisé ton exigence selon un certain bullecourant. Les bullenotes des premiers Largo Winch sont encore très convenables. (Remarque que ça ne contredit pas ce que tu dis) |
 | | Pierre, 28.08.2017 à 13:27 | 366369 |
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Je m'aperçois à cette occasion que, reclus dans mon bullesnobisme, je me trouve coupé totalement de ce qu'est le lectorat moyen de la bande dessinée mainstream. Prendre connaissance de ces avis (si proche de ce qu'on trouve sur tripadvisor) est donc instructif.
C'est lecteurs-là vraiment, ne sont pas exigeants ... On dirait qu'ils évaluent un service qu'on leur a fourni. J'entends bien qu'il s'agit d'une consommation de la bande dessinée en tant que divertissement mais tout de même, pourquoi ne pas réclamer dans la forme la qualité, l'invention, le changement, plutôt que d'encourager par leur démarche consommatrice la répétition, la sclérose, voire le déclin (les derniers Largo Winch parvenant au tour de force de s'avérer moins bons que les premiers qui étaient déjà très mauvais) ? |
 | |  |  | | Pierre : | | Glotz : |  |
Alors là je dis chapeau !
A moins que cet avis ne soit qu'une simple parodie ... ça vient d'où ? |
bdgest |
 | | Pierre, 28.08.2017 à 11:53 | 366366 |
|  |  | | Glotz : |  |
Alors là je dis chapeau !
A moins que cet avis ne soit qu'une simple parodie ... ça vient d'où ? |
 | | Glotz, 28.08.2017 à 11:40 | 366365 |
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 | |  |  | | Bicephale : | | Thierry : | | En tout cas, plus que jamais on est dans la beauf dessinée |
Un homme capable d'une telle couverture n'est pas un connard satisfait comme les autres.
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il écrit avec une plume, c'est donc un poète |
 | |  |  | | Thierry : | | En tout cas, plus que jamais on est dans la beauf dessinée |
Un homme capable d'une telle couverture n'est pas un connard satisfait comme les autres.
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 | |  |  | | e m : | Largo Winch #19 + 20...
Oh my God ! Les auteurs ont-ils voulu auto-parodier leur propre série (?!)
Une histoire qui surfe sur les attentats terroriste, quelques petit cours d'économie rapide...
Mais surtout :
Cette scène d'ouverture digne d'un films X (manquait plus que le plombier qui sonnerait à la porte) !
Et tous ces personnages qui ont l'être d'être des animaux en ruts et qui ne cherchent qu'un partenaire pour copuler ! Même la bonne vieille secrétaire coincée de Largo !!
Sacre coquin de Largo, il s’entoure d'une belle brochette de personnages !
2 statues (parce que ça se laisse quand même lire sans ennui, et que je lirai probablement les suivants quand j'en aurai l'occasion)
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van hamme savait-il déjà que c'était son dernier diptyque ? Est-ce une manière de scier la planche pour son successeur ?
En tout cas, plus que jamais on est dans la beauf dessinée |
 | | e m, 28.08.2017 à 9:17 | 366361 |
|  |  | Largo Winch #19 + 20...
Oh my God ! Les auteurs ont-ils voulu auto-parodier leur propre série (?!)
Une histoire qui surfe sur les attentats terroriste, quelques petit cours d'économie rapide...
Mais surtout :
Cette scène d'ouverture digne d'un films X (manquait plus que le plombier qui sonnerait à la porte) !
Et tous ces personnages qui ont l'être d'être des animaux en ruts et qui ne cherchent qu'un partenaire pour copuler ! Même la bonne vieille secrétaire coincée de Largo !!
Sacre coquin de Largo, il s’entoure d'une belle brochette de personnages !
2 statues (parce que ça se laisse quand même lire sans ennui, et que je lirai probablement les suivants quand j'en aurai l'occasion)
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 | | NDZ, 25.08.2017 à 19:53 | 366350 |
|  |  | Un peu inégal. Dans mon souvenir, un poil sous le Dérives 1. Etonné que beaucoup de ces courts récits soient de 2016-2017, là où je pensais qu'Andreas était à peaufiner la fin de ses deux grandes séries, il se faisait quelques récréations. D'où le sentiment qu'il est parfois ailleurs sur certains récits? Un pur RÉGAL, c'est de retrouver Philibert : Mazan, s'il veut reprendre pour dix albums, même dessinés parfois par Andreas ou d'autres je signe et contre-signe. Sinon, la deuxième plus belle histoire est peut-être celle d'Andreas lui-même. Pour la suite des livres d'Andreas, le mystère reste entier. Et tant mieux. Merveilles et surprises. |
 | | Pierre, 22.08.2017 à 19:46 | 366324 |
|  |  | 
Je l'ai lu il y a plus de deux mois déjà, et j'aurais bien voulu en dire un mot, tellement on a affaire ici à un cas. Mais je n'ai plus l'album en main, et je ne me vois pas en faire une critique de mémoire. Dommage ! |
 | | lldm, 21.08.2017 à 19:41 | 366318 |
|  |  | Voilà un bon moment qu'il prenait la poussière parmi les lectures sans cesse repoussées par d'autres. L'intuition, sans doute, que ce livre sympathique au premier abord n'était que ça, peut-être moins que ça.
Bref, impossible de finir ce livre globalement inutile, reposant sur un embarrassant abus de gags geekifiants censés cajoler le lecteur par la glande cool et la complicité appuyée.
La dérive narrative est épuisante, ne produit pas grand chose ; ni le bordélique coq à l'âne qui rend si fascinant l'univers de certains Parrondo, ni l'hypnose du dernier Méthée qui ne vous lâche plus. Plutôt l'impression grandissante que n'importe quelle activité serait plus productive que d'aller au delà de la page trente (ce qui est déjà bien trop). Sinon, c'est pas moche mais tant qu'à faire dans le surconnoté, autant le faire vraiment en pixel art. |
 | |  |  | Intrigué par un article de Slate qui le présentait comme le le comic book qui fuck le patriarcat, j'ai lu le premier tome de cette série. Il est difficile de ne pas penser à "The handmaid's tale" tant les 2 oeuvres partagent un même sujet qui est le recul dramatique de la condition de la femme dans la société. Mais la comparaison s'arrête là. Bith Planet emprunte aussi beaucoup à un autre genre, à priori complètement incompatible avec la dignité féminine: le film de série Z, sous-section femmes en prisons (OITNW n'est sans doute pas loin non plus). Sauf que derrière l'outrance des situations, le propos est résolument politique. Les auteures se livrent à une charge en règle contre les dérives sexistes de la société.
Le concept est relativement simple: toute femme jugée non-conforme peut-être condamnée à 'expier' sur Bitch Planet, espace pénitencier clos sans espoir de sortie. La non-conformité peut revêtir plusieurs aspects. Elle peut donc recouvrir n'importe quoi, comme dans le cas de cette bonne épouse WASP jugée non-conforme après avoir pèté les plombs lorsqu'elle a découvert que son mari la trompait. Même l'apparence physique peut vous conduire à Bitch Plnate, comme Penny qui est obèse. Cela suffit
La non-conformité ne concerne évidemment que les femmes.
Ce premier tome introduit également un jeu qui n'est pas sans rappeler Rollerball (autre dystopie d'une glaçante actualité... pas la stupide relecture de John McTiernan mais l'original signé Norman Jewison). Face à une chute de popularité, les 'Pères' qui guident cette société décidément très patriarcale, ont décidé d'inclure une équipe féminine issue de Bitch Planet. Elle pourrait booster l'intérêt du public, avant de faire monter encore un peu plus l'excitation lorsque ces non-conformes se feront massacrer par leurs adversaires.
Un concept coup-de-poing dont il convient de faire quelque chose. Pour l'instant, il ne s'agit que d'une exposition qui ne lésine pas sur ces effets. A voir pour la suite. |
 | |  |  | | lyaze : | | SeBso : | | lyaze : | | Je viens aussi de lire l'intégrale que j'ai bien appécié. Sauf que le couple Francine/Katchoo me fait furieusement penser à celui de Maggie et Hopey dans Locas de Jaime Hernandez. Et du coup j'y ai pensé tout le long de la lecture et au final je suis moins enthousiasmée que prévue car je préfère largement "Love and Rockets". Je me demande si Terry Moore s'y est inspiré... |
Pour moi, c'est clair, Terry Moore s'est massivement inspiré des frères Hernandez. En fait, j'avais commencé à lire SIP il y a des années et j'avais vraiment aimé. Puis j'ai découvert Love and Rockets. Et j'ai arrêté de lire SIP (sans décision vraiment consciente et abrupte de ma part) car tout ce que j'aimais dans SIP, je le trouvais, en mieux, dans L&R : les relations entre Maggie et Hopey, le fait que les personnages féminins voient leur corps évoluer au cours de l'histoire (Maggie qui prend progressivement du poids), le mélange de soap opera et d'histoires de mafia, typique du Palomar de Beto Hernandez, etc. |
Ah, merci SeBso, je suis rassurée car j'avais peur de ne pas être objective. Tu pointes exactement les similitudes que j'avais ressenties. |
j'avais commencé les bouquins des frères hernandez lors de leur publication au Seuil. J'y ai un opeu pensé mais j'avais eu du mal à l'époque et j'avais abandonné en cours de tome 2 de Locas. Il faudra que je rejette un oeil. |
 | | lyaze, 16.08.2017 à 15:27 | 366293 |
|  |  | | SeBso : | | lyaze : | | Je viens aussi de lire l'intégrale que j'ai bien appécié. Sauf que le couple Francine/Katchoo me fait furieusement penser à celui de Maggie et Hopey dans Locas de Jaime Hernandez. Et du coup j'y ai pensé tout le long de la lecture et au final je suis moins enthousiasmée que prévue car je préfère largement "Love and Rockets". Je me demande si Terry Moore s'y est inspiré... |
Pour moi, c'est clair, Terry Moore s'est massivement inspiré des frères Hernandez. En fait, j'avais commencé à lire SIP il y a des années et j'avais vraiment aimé. Puis j'ai découvert Love and Rockets. Et j'ai arrêté de lire SIP (sans décision vraiment consciente et abrupte de ma part) car tout ce que j'aimais dans SIP, je le trouvais, en mieux, dans L&R : les relations entre Maggie et Hopey, le fait que les personnages féminins voient leur corps évoluer au cours de l'histoire (Maggie qui prend progressivement du poids), le mélange de soap opera et d'histoires de mafia, typique du Palomar de Beto Hernandez, etc. |
Ah, merci SeBso, je suis rassurée car j'avais peur de ne pas être objective. Tu pointes exactement les similitudes que j'avais ressenties. |
 | | SeBso, 13.08.2017 à 15:23 | 366281 |
|  |  | | lyaze : | | Je viens aussi de lire l'intégrale que j'ai bien appécié. Sauf que le couple Francine/Katchoo me fait furieusement penser à celui de Maggie et Hopey dans Locas de Jaime Hernandez. Et du coup j'y ai pensé tout le long de la lecture et au final je suis moins enthousiasmée que prévue car je préfère largement "Love and Rockets". Je me demande si Terry Moore s'y est inspiré... |
Pour moi, c'est clair, Terry Moore s'est massivement inspiré des frères Hernandez. En fait, j'avais commencé à lire SIP il y a des années et j'avais vraiment aimé. Puis j'ai découvert Love and Rockets. Et j'ai arrêté de lire SIP (sans décision vraiment consciente et abrupte de ma part) car tout ce que j'aimais dans SIP, je le trouvais, en mieux, dans L&R : les relations entre Maggie et Hopey, le fait que les personnages féminins voient leur corps évoluer au cours de l'histoire (Maggie qui prend progressivement du poids), le mélange de soap opera et d'histoires de mafia, typique du Palomar de Beto Hernandez, etc. |
 | | lyaze, 11.08.2017 à 15:28 | 366276 |
|  |  | | Thierry : |  je ne sais pas trop où j'én en suis parce que l'intégrale ne comprends pas la séparation en tomes. Je dois être vers la fin du tome 3 ou le début du tome 4. mais c'est quand même foutrement addictif. Raconter l'histoire n'a aucun sens. Tout est dans le ton, dans la galerie de personnages que Moore rend attachants en quelques cases. On se laisse porter avec un réel plaisir. |
Je viens aussi de lire l'intégrale que j'ai bien appécié. Sauf que le couple Francine/Katchoo me fait furieusement penser à celui de Maggie et Hopey dans Locas de Jaime Hernandez. Et du coup j'y ai pensé tout le long de la lecture et au final je suis moins enthousiasmée que prévue car je préfère largement "Love and Rockets". Je me demande si Terry Moore s'y est inspiré... |
 | |  |  | un voyages aux frontières de l'Europe, entre crise des réfugiés et instabilité causée par la Russie.
Les deux sujets semblent ne rien avoir entre eux. Ils sont pourtant indissociable d'une fissure de plus en plus marquée au sein de l'Europe. Cette pression sur ses frontières, loin de la renforcer, la fragilise et met en évidence les forces contradictoires qui la compose.
Livre intéressant qui vise plus à exposer une réalité qu'à y apporter une réponse (même si les sympathies des auteurs sont claires), il propose en outre une approche graphique originale. Réalisé à base de photos, ces dernières ont été retravaillées afin d'n écraser la profondeur afin de leur donner un aspect à mi chemin entre dessin et photo. Esthétiquement parlant, c'est un parti-pris intéressant. |
 | |  |  | En lisant ce livre, je me suis dit qu'il avait le charme de l'ancien.
Un peui comme si je relmisais un Aire Libre d'il y a 20 ans. Du beau dessin classique, un récit avec des références littéraires classiques, de beaux horizons... mais que tout cela est empesé.
Si Follet est crédité, je crois qu'il ne l'est que pour des illustrations (très belles et qui jouent un rôle important dansd l'histoire) extraites d'un livre réalisé dans les années 60. Il n'y aurait donc pas à proprement parler de collaboration avec Lepage. Il y a volonté de réaliser un récit et un objet ambitieux (gros livres, beaucoup de doubles pages, inserts de pages de l'Odyssée d'Homère). L'intrigue repose sur la quête d'une femme capitaine de bateau et d'un peintre, qui les emmène sur les traces du voyage d'Ulysse. J'ai l'impression que les auteurs avaient le début et la fin du récits et se sont laissés vagabonder entre les deux, se perdant parfois dans la contemplation de leur sujet. Il y a un goût d'inachevé dans l'ensemble. Et surtout une impression de machin un peu vieillot, un peu comme relire un vieux marabout que vous avez aimé lorsque vous étiez ado. Mais vous n'êtes plus ado et ce ne sont plusles mêmes cordes qui vibrent. Tout cela est bien joli. Lepage propose de belles pages, même si je ne suis pas trop client de ce genre de dessin, et les pages de Follet sont bien intégrées. Cela ne suffit pas à faire de ce livre une réussite.
Joli, sans plus. |
 | |  |  |  je ne sais pas trop où j'én en suis parce que l'intégrale ne comprends pas la séparation en tomes. Je dois être vers la fin du tome 3 ou le début du tome 4. mais c'est quand même foutrement addictif. Raconter l'histoire n'a aucun sens. Tout est dans le ton, dans la galerie de personnages que Moore rend attachants en quelques cases. On se laisse porter avec un réel plaisir. |
 | |  |  | je ne vais pas trop m'étendre parce que Pandora ne s'améliore pas vraiment.
Beau casting, mais un manque cruel de cohérence ou de ligne éditoriale qui résulte sur un assemblage fait de brics et de brocs qui dépasserarement le cadre de l'anecdotique. Sinon, il y a du Spiegelman inédit (présentée en VO avec la taduction en page de p^résentation, allez comprendre), des planches de Corto (pas clair s'il s'agit d'un extrait du prochain ou d'inédit), du de radiguès bien barré, du Killofer, du Pastor... mais pas grand chose de consistant.
Beaucoup de zizis, par contre. C'en est presque une thématique en soi.
Il y a toujours cette manie assez détestable de faire quasi systématiquement l'impasse sur les publications des auteurs participants qui ne sont pas édités pas la vénérable maison d'édition Casterman.
Par contre, ce numéro est littéralement renversant. Il faut retourner le magazine pour lire plusieurs récits qui seraient vraiment trop renversants. Menu en couverture de ce numérobis. Puis David B, Micol, Giordano... J'ai mis du temps à comprendre le pourquoi de cette manoeuvre. J'ai fini par comprendre. Il ne s'agit que de récits en N&B. Gotting ou Viscogliosi utilisent des pointes de couleur ce qui leur permet d'être dans le 'vrai' Pandora. Le N&B est trop renversant. Il faut donc les regrouper et les isoler du reste.
WTF ? |
 | | beuzno, 06.08.2017 à 11:57 | 366256 |
|  |  | bd amusante et érudite qui nous vient d'allemagne
un frère et une soeur cherchent à sortir d'un musée dans lequel ils ont été enfermés
histoires de leurs rencontres improbables (révées, sous acide?) : charles manson, ernst jûnger, cancrelat, statues de l'ile de pâques, le lapin pressé d'alice, b.traven...
à déguster à petites gorgées (je ne l'ai pas encore terminé) |
 | |  |  | Gastoon n'est pas Gaston mais sa copine s'appelle Jeanne, et son copain Jules. De là, on a comme une impression que le cadre juridique n'était pas encore clairement posé durant la création du bouquin. En résulte un truc auquel je reconnaitrais un point positif : ne pas avoir fait de De Maesmaker l'antagoniste.
Cette fois, il y a un cadre (celui d'être hors cadre). Gastoon est bien le neveu. Pas que ce soit bien meilleur... Bref.
A noter quand même que Marsu Prod. semble avoir glissé la série sous le tapis. Et paradoxalement, on trouve peu de matériel officiel de la série sur le net.
C'est vrai que c'est pas mal. Ça vaut pour l'ambiance graphique, pour le personnage principal plus que pour l'histoire (il n'y a guère de tension scénaristique : tout se déroule finalement à rythme régulier). |
 | | Glotz, 27.07.2017 à 17:23 | 366217 |
|  |  | | Ça m'a couté moins cher que La Terre des fils en neuf ;) |
 | | Pierre, 27.07.2017 à 16:00 | 366215 |
|  |  | | Glotz : | « Adamson mérite sa célébrité internationale. Ce petit vieux au masque immobile que des modifications imperceptibles du trait rendent infiniment expressif (et n'oublions pas l'éloquence du cigare !) n'est pas seulement une création graphique inoubliable, c'est encore un type comique de grand style. Comme le Charlot du cinéma, comme Don Quichotte lui-même, comme presque tous les héros de la gaieté, il est suffisamment grotesque pour que ses mésaventures fassent rire sans remords et trop sympathique pour que ses triomphes magnifiques ne soient pas les nôtres. » À l'époque, ça ne déconnait pas avec les introductions, mais le préfacier a raison, hormis quelques gags un peu datés, cette bande dessinée est drôle et expressive. Wandrille, un album chez Warum pour accompagner votre excellent Père et fils ?
Cette réédition de 1983 est mauvaise : Bédéscope a choisi un format A4 plutôt que strip afin de procéder à un remontage douteux des cases qui rend les histoires peu claires. De plus, la qualité de reproduction est faible et il y a moins de pages que dans l'album de 1929. |
Tu veux dire que tu as lu l'édition originale française de 1929 ? |
 | | Glotz, 27.07.2017 à 14:50 | 366211 |
|  |  | « Adamson mérite sa célébrité internationale. Ce petit vieux au masque immobile que des modifications imperceptibles du trait rendent infiniment expressif (et n'oublions pas l'éloquence du cigare !) n'est pas seulement une création graphique inoubliable, c'est encore un type comique de grand style. Comme le Charlot du cinéma, comme Don Quichotte lui-même, comme presque tous les héros de la gaieté, il est suffisamment grotesque pour que ses mésaventures fassent rire sans remords et trop sympathique pour que ses triomphes magnifiques ne soient pas les nôtres. » À l'époque, ça ne déconnait pas avec les introductions, mais le préfacier a raison, hormis quelques gags un peu datés, cette bande dessinée est drôle et expressive. Wandrille, un album chez Warum pour accompagner votre excellent Père et fils ?
Cette réédition de 1983 est mauvaise : Bédéscope a choisi un format A4 plutôt que strip afin de procéder à un remontage douteux des cases qui rend les histoires peu claires. De plus, la qualité de reproduction est faible et il y a moins de pages que dans l'album de 1929. |
 | | NDZ, 24.07.2017 à 16:21 | 366186 |
|  |  |  Pieds Nickelés avec de faux airs de Gastons hippies. Les aventures sont toujours un peu les mêmes... chercher, planquer ou refiler de la dope, mais aussi jamais les mêmes. On a quand-même cette facilité de vite se glisser dans un trip pour retourner les situations mais, remis dans le contexte, pas étonnant du succès. Je commence moi-même à m'y attacher.
Biopic bancal, un peu mal gaulé mais qui ne suscite pas d'ennui pour autant. Le ratage vient peut-être du rythme (tant de généalogie pour en tirer si peu de significatif, avec un discours limite psychanalysant insupportable) et surtout du(es) registre(s). En effet, à courir plusieurs lions à la fois on a un sentiment au final d'une bouillie mal touillée (destinée d'une femme qui s'émancipe, plaisir de l'inconnu et du récit, pause et image d'écrivaine / politique, histoire individuelle dans l'Histoire - notamment coloniale, etc). L'idée de ne pas seulement refaire Out of Africa était bien vue mais ne me semble pas aboutie. En même temps, certaines planches ont le charme simple d'un trait à l'épure et d'une mise en couleur efficace. |
 | | NDZ, 23.07.2017 à 10:27 | 366180 |
|  |  | La fournée teenage
Un Zorglub gepetto se crée un pinocchio androïde (je vous fais un gâchage, vous ne m'en voudrez pas) ça c'est déjà vu mille fois ici (astro boy) ou là (IA de Spielberg). Une seule succession d'explosions et de fuites font de ces 24h chrono un truc assez indigeste et laxatif. Reste que c'est dynamique, parfois drôle dans les contre-pieds et bien calibré pour les pré-ados (la guerre c'est mââââlll et l'industrie militaire, des gros méchants). Ma fille adore et elle demande déjà la suite (mais quelle suite ? en même temps, pas d'idée étiré sur 68 pages sur le 1, une non-idée pour le deux fera l'affaire).
 X-men à la sauce Marcinelle... mais ça se passe quand-même aux US. Rien de transcendant. Les couleurs font mal aux yeux et certains cadrages ratés font regretter (parfois seulement) la mise en case foutraque mais efficace de Munuera sur le Zorglub. On frôle parfois l'ambiance XIII (sans les scènes de cul) avec des dialogues pénibles et une tension préfabriquée... reste que ça se lit et que, gros avantage, ça prend son temps. En effet, première qualité de la série sur ces deux tomes, on a un rythme bien dosé dans la suite de révélations et flashbacks (et truc - je n'ai pas d'autres mots - mythologique à deux balles, pour amener Thor?) et on ne balance pas tout d'un coup, les deux tomes sont l'introduction (cliffhanger à la fin du 2) et c'est maintenant rare d'avoir la place et le temps pour installer une série ado. Là c'est l'industrie militaire qui est le gros méchant, c'est original ! Bon, on parle un peu génétique et maladie, on aura peut-être quelques réflexions éthiques (et on l'espère pas eugéniste car le passage mythologique fait craindre le pire) soulevées plus loin. |
 | | crepp, 20.07.2017 à 8:52 | 366166 |
|  |  | 
Avec ce Hate, Adrian Smith (plus connu comme illustrateur, les rolistes pensent de suite à Warhammer)revient donc à la BD avec ce one shot.
Pour être franc il n'a pas révolutionné le genre, on est dans une classique histoire de Dark Fantasy qui pourrait passer inaperçue si elle n'était pas dessinée par Adrian Smith, car voilà il pose une ambiance et une sacrée !
Bref on est loin de l'album de l'année, mais il y a quand même un héros intéressant, et surtout (je sais je me répète) une sacrée putain d'ambiance.
3 haches. |
 | | NDZ, 19.07.2017 à 19:12 | 366161 |
|  |  | Comme une réponse à mes lectures bizarres et diverses, une fournée des livres lus par mon fils (7 ans), avant de faire un autre post spécial fille de 10 ans.
Derrière son aspect clone de Bone, on a une épopée qui prend un parti pris de personnages animaliers encore en grande partie animaux malgré leur anthropomorphisme. Le résultat conduit à certaines scènes intéressantes (et à d'autres proches du deus ex machina) pour la psychologie des personnages. Un peu violent pour les plus jeunes (pour mon fils, c'est limite), ça reste de l'Heroic Fantasy qui a son grain d'originalité.
 Autre série du même Genre, autres qualités et autres défauts. Là on est plus près d'un Lanfeust que d'un Bone, avec un monde un plus caricatural et moins sombre. Des robots et la magie sont partout, comme les blagues potaches voire graveleuses, voire limite sexistes... tout en développant des personnages féminins qui ne sont pas des potiches et qui sont essentiels. Le public est là encore pré-ado/ado et Antoine est un peu jeune... mais il y prend ce qu'il veut/recherche, comme le graphisme manga, la mise en case dynamique, le mélange HF-robot proche du dernier Zelda, et donc du jeu video en général. Distrayant mais pas passionnant. Mais bien mieux que les Percevan dont il est également fan. Heum.
Bon, franchement, c'est vraiment pour des idées cadeaux pour les plus jeunes... pour éviter du Ducobu ou du Bamboo. Et pour finir, oui, je suis plus ou moins les lectures de mes monstres, non pas pour fliquer, mais plus pour retrouver le plaisir de lecture et la passion que j'avais, que j'ai développés enfant, et qui, malgré les Ric Hochet, Boule et Bill ou Schtroumpfs dévorés, m'ont construit. Pas que ça soit une réussite, on s'entend. (beaucoup de "pour" dans ce paragraphe, ce sont les vacances, mon côté "contre" est en sommeil) |
 | | lldm, 12.07.2017 à 2:34 | 366068 |
|  |  | | la jolie découverte de Fumetti cette année : Prototype / Point Noir (deux numéros à ce jour), avec notamment le travail de Nelson Chouissa. Sortie complète des rails riso-würst pour mon plus grand bonheur. Des gens cherchent des choses quand d'autres pas. Premier numéro un peu affaibli par des crispations nerveuses inutiles et sans doute exagérément posées (et trop lourdement connotées), malgré de bien jolies pages, et deuxième volume déjà quasi impeccable, débarrassé de tout ça, très soigné éditorialement. Vivement le troisième. |
 | | lldm, 05.07.2017 à 20:33 | 366027 |
|  |  | 
dernier monstre publié par Adverse, qu'il va sans doute être difficile et rare de voir en librairie ; courez donc les salons pour pouvoir feuilleter cette chose étonnante, dont l'aventure éditoriale sinueuse pouvait laisser dubitatif sur le sens à espérer d'une telle lecture ; mais quelque chose s'en dégage imperceptiblement, quelque chose qui, de ces fragments choisis, dégage avec justesse une des lignes possibles pour traverse leur tout. C'est à la fois le travail d'un homme, un travail quotidien, qui s'organise ici, à la fois terriblement orgueilleux et incroyablement modeste, et celui d'un éditeur qui nous fait part par l'organisation de planches d'une lecture possible des Autofictions qui tiennent Jean-Pierre Marquet à sa table quotidiennement depuis trente ans. |
 | | lldm, 03.07.2017 à 23:02 | 366016 |
|  |  | 
Cet incroyable petit livre de F. Henninger, qui n'a l'air de rien d'autre qu'une expérience de sédimentation d'un album devenant sa propre rive, laissant à chaque mouvement d'un ressac de colle et de pelures de cases des traces d'une page sur l'autre, est en fait une expérience de lecture passionnante, hypnotique, et éminemment critique des processus de lecture et de construction. Déçu de voir que pour des raisons financières François l'avait condamné au format A5 dans son tirage auto édité pour Angoulême, nous (PCCBA) avons décidé de lui donner de l'ampleur et un tout petit poil de luxe dans sa conception. On pourra le voir à Nantes, à Fumetti. |
 | | NDZ, 03.07.2017 à 15:05 | 366006 |
|  |  | Je tiens à préciser encore une fois que ma note et mon retour ne concernent que le plaisir à la lecture et ne cherchent absolument en rien de coller une "note" qui rendrait compte de la qualité propre du livre.
Déçu. J'attendais sans doute beaucoup de ce livre, avec les bons retours d'âmes soeurs. Mais j'ai dû passer à côté de quelque(s) chose(s). Le propos me semble simpliste et je n'arrive pas à trouver la profondeur dans laquelle je souhaitais me perdre en prenant ce livre sur mes genoux. Ce que l'on achète (par l'argent, le pouvoir ou la notoriété) vs ce que l'on souhaite faire ou transmettre, vivre ou éviter, comme c'est simple sur le papier. On a ici quelques belles réussites, des séquences efficaces, hélas, on ne m'enlèvera pas de l'idée (à moins que vous argumentiez et que je me laisse convaincre) que "on n'achète pas l'amour ou la santé" reste un propos à la limite de la niaiserie. Quelles concessions faire? Est-ce qu'un amour sincère et partagé, qui dure des décennies, vaut mieux que de nombreuses conquêtes d'un soir? est-ce que les réussites comme les échecs transmis à une autre génération ne sont pas des choses essentielles comparé à une carrière sans taches? Concilier Art et Amour, Grand oeuvre et Grande passion, malgré l'âge, au travers du temps, c'était aussi le sujet de Lune l'envers. Blutch avait mieux réussi à mon avis. |
 | |  |  | découverte de cette série et un premier tome séduisant. J'ai l'impression d'une sitcom qui n'aurait pas oublié de s'intéresser à ses personnages. |
 | | chrisB, 27.06.2017 à 17:41 | 365969 |
|  |  | | Glotz : | J'aime vraiment beaucoup ce genre de livres mais j'ai également trouvé le battage un peu surfait. La personnalité de Pushwagner, qui semble bien savoir faire sa pub, n'y est sûrement pas pour rien.
Ça m'a rappelé l'exhumation du Someday Funnies de Choquette, réédité en 2011 à la suite d'un article du Comics Journal de 2009, et qui s'est avéré plutôt décevant une fois publié (critique). |
Où le battage ? dans des revues ? sur les réseaux ? |
 | | Mael, 27.06.2017 à 14:49 | 365963 |
|  |  | | Mael : | | Notons qu'un bon tiers de l'album est scénarisé par JL Coudray tiens. |
(plutôt un cinquième après vérif, un morceau quoi) |
 | | Mael, 27.06.2017 à 13:50 | 365962 |
|  |  | | Notons qu'un bon tiers de l'album est scénarisé par JL Coudray tiens. |
 | |  |  | | lldm : | 
Sans aucun doute une des choses les plus laides et les moins drôles qui me soient tombées entre les mains depuis un bon moment.
Dans quelle soupe merdeuse est tombé le Emmanuel Reuzé du chouette « Le major et les extraterrestres » ?
Ah bin oui, je suis con. Dans Fluide Glacial. Je sais pas ce qu'ils leurs font à Fluide, mais c'est terrible ce que ça abîme.
|
Pourtant c'est cohérent, les rares choses que Reuzé a scénarisé lui-même étaient de l'ordre du gros lourd. Dans "Le major", il y avait ce bon vieux Coudray Jean-Luc aux manettes spirituelles. (Les frères Coudray sont des poètes, on ne le répétera jamais assez.)
En tout cas merci, j'étais curieux de lire ça mais du coup tu m'en as passé l'envie. Tu aurais dû lui proposer tes services, en fait, vu le sujet. |
 | | lldm, 26.06.2017 à 18:43 | 365952 |
|  |  | 
Sans aucun doute une des choses les plus laides et les moins drôles qui me soient tombées entre les mains depuis un bon moment.
Dans quelle soupe merdeuse est tombé le Emmanuel Reuzé du chouette « Le major et les extraterrestres » ?
Ah bin oui, je suis con. Dans Fluide Glacial. Je sais pas ce qu'ils leurs font à Fluide, mais c'est terrible ce que ça abîme.
|
 | | Pierre, 26.06.2017 à 18:00 | 365951 |
|  |  | En même temps je comprends la remarque émise par Charlie Brown ci-dessous:
| Charlie Brown : |
Comme ça faisait longtemps que je n'avais pas acheté d'album paru dans l'année, j'ai fait un tour sur Bulledair pour voir ce qui pouvait me botter grâce à la boîte à outils du PBE et au sujet consacré au bilan des bulledairiens à mi-saison.
Mon choix s'est arrêté sur cet album de François Ayroles.
Je ne le regrette certes pas, mais je n'ai pas été aussi emballé que je l'espérais (en attendais-je trop ?). Une fois posé le côté ludique de la chose, reposant essentiellement sur les jeux de lettres, voire les jeux de mots, et le "Sauras-tu reconnaître cet éminent personnage et/ou cette référence plus ou moins cachée/déguisée/obscure du monde des lettres, du livre et de la bande dessinée ?", et donc sur le degré de culture supposée du lecteur, il reste une petite historiette à l'intrigue policière moyennement intéressante, plongée dans un univers vaguement absurde, et parfois un peu laborieuse sur les bords. Plaisante mais sans grande profondeur, ludique mais pour "initiés" seulement. |
L'intrigue policière est certes un prétexte, et l'aspect "crypté", "réservé aux initiés" peut agacer. D'ailleurs ce reproche fait curieusement écho au début du nouveau bouquin de lldm (Tarzan, seigneur des signes) que je viens de commencer.
Pour ma part, dès que j'ai noté la référence sur la première page à Ramo Nash (le faussaire dans Tintin et l'Alph-art), je me suis trouvé en terrain familier. L'objet de ce livre je crois n'est pas une démonstration d'érudition gratuite pour les happy few (je me fiche bien du fait que des références aient pu m'échapper), c'est à la fois le langage et le livre lui-même en tant qu'objet et le rapport particulier qu'on entretient avec lui, sujet particulièrement sensible à l'heure du "tout numérique" ...
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