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Thierry, 15.07.2013 à 9:19351871
suite directe du année 1, une enquête policière pas mal troussée qui met aux prises Batman et un tueur qui n'exécute que les jours de fête. la conclusion est un peu expédiée, mais l'ensemble est très plaisant

Thierry, 15.07.2013 à 9:16351870
le refondation du mythe de Batman, sous les pinceaux de Mazzuchelli et Miller. Un classique

Thierry, 15.07.2013 à 9:14351869
je cherchais à remettre la main sur Akira dans le grenier de ma mère. J'ai fait chou blanc mais j'ai retrouvé les 6 tomes de UW1. Puisque la suite est en route, j'ai eu envie de le relire.
De la SF tendance pseudo-scientifique avec des vrais morceaux de recyclage biblique dedans et il faut reconnaître que dans le genre, c'est assez bien fait, et que UW1 enfonce pas mal de clônes mal torché, que ce soit au niveau du dessin ou du scénario. Ce n'est pas trop ma came au départ, mais ça se laisse lire avec un certain paisir, en tout cas sur 4 tomes. Les 2 derniers tomes deviennent plus laborieux et bavards, sans pour autant démériter.

SydN, 11.07.2013 à 16:21351829
NDZ :
SydN :
Série en dents de scies. J'avais trouvé le 3eme volume plutôt bien, car Trondheim c'était un peu calmé sur ses gags toutes les deux cases et c'était concentré sur ce qu'il avait à racconté, donnant le rythme par les péripéties plutot que par l'humour. Et c'était plutôt chouette.
Le T.4 avait retrouvé ce travers des gags forcés, et l'histoire se trainait un peu (malgré une bonne fin je trouve). Du coup moins plaisant à lire, un peu long.
Ce T.5 retrouve un panel de péripéties plus heroic fantasy classique, mais prises en mains de facon assez maline, comme Trondheim sait le faire. On sent l'aventure et ça j'aime bien. Par contre, les gags toutes les deux cases sont encore là, et ça pas toujours très bien vu ou très finaud... Bien que meilleur que sur le t.2 ou 4 à mon goût...
3 Bleuis


J'ai mis mes dents de scie dans l'autre sens :) (2 et 4 plus haut que 3 et 5)


on doit supporter et insupporter des choses différentes chez LT :-)

NDZ, 09.07.2013 à 10:27351812
SydN :
Série en dents de scies. J'avais trouvé le 3eme volume plutôt bien, car Trondheim c'était un peu calmé sur ses gags toutes les deux cases et c'était concentré sur ce qu'il avait à racconté, donnant le rythme par les péripéties plutot que par l'humour. Et c'était plutôt chouette.
Le T.4 avait retrouvé ce travers des gags forcés, et l'histoire se trainait un peu (malgré une bonne fin je trouve). Du coup moins plaisant à lire, un peu long.
Ce T.5 retrouve un panel de péripéties plus heroic fantasy classique, mais prises en mains de facon assez maline, comme Trondheim sait le faire. On sent l'aventure et ça j'aime bien. Par contre, les gags toutes les deux cases sont encore là, et ça pas toujours très bien vu ou très finaud... Bien que meilleur que sur le t.2 ou 4 à mon goût...
3 Bleuis


J'ai mis mes dents de scie dans l'autre sens :) (2 et 4 plus haut que 3 et 5)

SydN, 09.07.2013 à 9:58351811
Vraiment du mal avec cette nouvelle série d'Urasawa. Ca reste agréable à lire, car toujours bien raconté, mais on a la désagréable impression (due peut-être aux précédentes oeuvres de l'auteur) qu'Urasawa ne sait pas où il va. D'habitude il faut attendre un dizaine de tome pour s'en rendre compte, mais là ca fait déjà 2 ou 3 tomes que ca part dans tous les sens sans que l'ont effleure un début de possibilité de comprendre où l'ont va... Bien sûr Urasawa joue de ça pour maintenir l'intérêt, mais au vue de ses précédentes oeuvres de même type (je met Pluto à part), c'est pas très rassurant... Néanmoins l'intégration de personnages ou de faits historiques (le K.K.K. par ex) est amusante, et le mélange de personnages de fiction sous les traits de personnages célèbres (Chuck Culkin sous les trait de Walt Disney) est assez maline. Même si je ne suis pas très convaincu par le personnage de Lee Harvey Oswald.
Pas sûr que je tienne 20 tomes comme ça...
2 Souris chauves

SydN, 09.07.2013 à 9:23351810
Série en dents de scies. J'avais trouvé le 3eme volume plutôt bien, car Trondheim c'était un peu calmé sur ses gags toutes les deux cases et c'était concentré sur ce qu'il avait à racconté, donnant le rythme par les péripéties plutot que par l'humour. Et c'était plutôt chouette.
Le T.4 avait retrouvé ce travers des gags forcés, et l'histoire se trainait un peu (malgré une bonne fin je trouve). Du coup moins plaisant à lire, un peu long.
Ce T.5 retrouve un panel de péripéties plus heroic fantasy classique, mais prises en mains de facon assez maline, comme Trondheim sait le faire. On sent l'aventure et ça j'aime bien. Par contre, les gags toutes les deux cases sont encore là, et ça pas toujours très bien vu ou très finaud... Bien que meilleur que sur le t.2 ou 4 à mon goût...
3 Bleuis

Mael, 08.07.2013 à 12:47351797
Je ne sais pas si vous connaissez les éditions Jarjille, un petit éditeur non diffusé qui a une collection que je trouve très attirante - BN2, soit des petits albums carrés de 11 pages -, mêlant des auteurs confirmés et des inconnus avec une ligne : des récits d'enfance (mais pas nécessairement pour enfants). Les livres sont assez peu bullenotés (hormis le Gilles Rochier), j'en déduis donc qu'ils sont méconnus.

C'est de l'alternatif au sens large, avec des choses très différentes, comme le format me plait j'en ai commandé un petit paquet, avec des auteurs que je connaissais d'avance je le confesse, histoire de voir ce que ça donne.

On peut commander les livres de Jarjille sur leur site, les frais de port sont offerts et à partir de 5 BN2 acheté on a un joli coffret sérigraphié offert (ce qui compense un peu un prix pouvant paraitre élevé vu le nb de page, mais ils sont joliment fait et, c'est assez rare pour être noté, les droits d'auteurs sont de 33% !).

Le seul autre (de ceux que j'ai lu) à être bullenoté. Le camarade Aba lui a mis un coup de cœur (ce qui ne m'étonne pas), en effet Geoffrey Monde est drôle, nageant toujours dans un absurde assez réaliste pour ne pas être lassant. Ce livre n'est pas différent, j'ai souri, je n'ai pas ris comme cela avait pu être le cas avec "Tout ou rien" (Vraoum, 2013) par exemple. La faute sans doute à une "chute" trop attendue, pas à l'aune de la surprise du reste. C'est tout de même drôle, alors 3 ouaf ouaf.

Je connais Bettina Egger pour ses adaptations de grands textes russes, je ne l'avais jamais lu sur un scénario entièrement de sa main. "Bunker sweet bunker" développe le fameux thème de la guerre nucléaire et de la manière de survivre et de se nourrir dans un monde où ne reste que les cafards. Noir et drôle, il ne verse jamais dans la métaphore lourdingue et reste très pratique. Amusant. 3 pots de miels (vous comprendrez en lisant).

J'aime beaucoup Hureau, il sait se fondre dans tous les formats avec aisance, j'étais très curieux de voir ce qu'il ferai ici. J'imaginai que ce serai très noir, ça l'est sans surprise, c'est bien mané mais termine dans une sorte de pesanteur, sans que ça s'achève vraiment. Au moins on ne devine pas la chute, il n'y en a pas, ce qui n'est pas un mal en soit mais sur un format aussi court c'est vrai que j'attends un peu de "percutant". Le dessin est - comme toujours - magnifique, avec des décharges superbes et de délicieuses charognes. 3 asticots.

J'aime bien le dessin d'Half Bob, j'aime bien la personne (pour le peu que je l'ai fréquenté il est très sympa) mais sa série principale (Gimme me indie rock) m'emmerde, sans doute parce que je n'y connais rien en musique anglo-saxonne et que le sujet m'indiffère. Parfois, quand je comprenais les choses, je souriais, j'ai donc voulu tester du Half Bob dans un autre sujet. C'est drôle, le personnage d'Elmer est réjouissant, le tout est bien mené, comme les autres ça apparait un peu court, forcément. 3 peluches.

Du très bon Rochier, dans la lignée de "Temps mort" et "TMLP", c'est une petite chronique très noire, on y retrouve le décors (la banlieu), le ton et le rythme si particulier de Gilles Rochier. C'est noir, brutal, pour le coup c'est court mais la fin est on ne peut plus percutante (au second comme au premier degré). 4 paquets de Granola.

Alexandre Kha est auteur dont je connais finalement assez peu tout en l'ayant en haute estime. Ce petit livre confirme ce jugement, c'est très fin, une histoire de décharge (un univers visiblement prisé des auteurs parlant d'enfance), de magie et de la mort. Beaucoup de délicatesse et une vraie intelligence de la construction, en si peu de pages tout est dit. Il faut vraiment que je me procure d'autres de ses livres. 4 chapeaux de magicien.

ingweil, 05.07.2013 à 14:54351753
Baru a un talent certain pour faire exister un personnage en deux cases. Une attitude, une démarche et on en sait déjà suffisamment sur ses personnages pour se laisser embarquer dans n'importe quelle histoire. Encore faut-il qu'il y ait une histoire. Parce que les claques dans le dos, les gros pistolets, oui c'est super chouette, mais uniquement enfiler les situations, même les plus drôles, ça ne fait pas un livre.
Un Baru mineur (comme Bonne année quoi).

Mael, 04.07.2013 à 22:02351747
Ha oui, j'ai "Les voleurs de Carthage" dans une liste aussi !

ça correspond plus à ce que tu appelles franco-belge, en fait en te lisant Thierry je croyais que tu voulais vraiment circonscrire un espace géographique, et pas le type "classique" de francobelgie.


ça aussi, c'est bien, quoiq'un peu décevant par rapport au précédent :



Et ça ce doit être super (les deux précédents tomes l'étaient) :

NDZ, 04.07.2013 à 21:09351746
Ah, c'est vrai, d'habitude on fait un summer break et on liste les albums de ces six premiers mois qui pourraient survivre au raz-de-marée de la "rentrée littéraire" (à peu près 50% des sorties de l'année sur septembre/octobre, c'est ça?)... et peut-être se retrouver dans les 20 premiers des bulled'or.

Pour moi, on a sans conteste






mais aussi, dans une moindre mesure

grimmy, 04.07.2013 à 19:22351745
Thierry :
il y a quand même un truc qui m'interpelle. Depuis le début de l'année, je crois avoir lu 3 excellentes BD en nouveauté (en fait 2.5, il y en a une que je n'ai pas encore terminé, et pour être encore plus précis, je devrais dire 2.8)
Les temps mauvais de Gimenèz
L'entrevue de Fior
Ardalen de Prado
deux espagnols et un italien. C'est un hasard ? Ou la bande dessinée franco-belge de France et de Belgique a un peu de mal àproposer des oeuvres marquantes ?

Il y a deux ou trois très bons bouquins quand même :
-Les voleurs de Carthage, de Appolo et Tanquerelle chez Dargaud, excellent.
-Blackface Banjo, de Duchazeau, chez Sarbacane
-Beauté T.3 et fin, superbe conclusion d'une magnifique série injustement passée inapercue, Dupuis, de keraskoet et Hubert.

SydN, 04.07.2013 à 13:14351736


Le premier n'étant qu'une intro, on pouvait lui laisser le bénéfice du doute. La fraicheur, la légèreté, la malice parfois et la dynamique de l'ensemble rendaient la lecture agréable, faisant oublier les facilités, manque de profondeur et autres défauts, qui seraient potentielement corrigés une fois l'intro passée.
Malheureusement cette intro dure encore ce deuxième tome... Un peu longuet du coup, d'autant plus que les combats n'ont strictement aucun intérêt, ou si peu. C'est d'ailleurs étrange, il y a d'un côté cette idée -amusante et assez joussive- de se réaproprier certaines codes et mécanismes du shonen, et de l'autre le constat désespérant d'un certain manque de discernement, tant certains intérêts majeurs du shonen (la narration des combats par ex) sont vite expédiés.
On espérait en apprendre plus aussi sur les personnages, que ce soit Adrian, vraiment mit de côté dans le premier volume, et qui persiste à être ininterressant, sa mère, pourtant femme à caractère (mais la fin laisse entendre qu'on en apprendrait plus sur elle), et évidemment Richard Aldana, le seul personnage à la personnalité développée (un minimum), dont les questions qui l'entourent (motivation, origine...) reste identique, sans qu'il n'y ai rien de neuf apporté dans ce deuxième tome.
Une petite déception donc (petit parce que j'en attendais pas grand chose, mais déception tout de même car j'espèrait au fond de moi).
Il va falloir que les auteurs sortent un peu de leur imagerie du shonen fantasmé, pour réellement raconter quelque chose... Je lirais certainement la suite, mais je ne sais pas combien de temps.
2 kimonos

beuzno, 04.07.2013 à 9:40351722
ka-boom, c'est vachement bien

Mael, 04.07.2013 à 8:40351719
En ce moment Allister est sacrément enthousiaste, c'est plutôt cool.

Allister Baudin, 03.07.2013 à 22:16351717
Extraordinaire.

Pierre, 02.07.2013 à 1:09351682




J'ai d'abord vu le film sans savoir ni qu'il était adapté d'une bande dessinée ni que celle-ci bien entendu faisait écho à un livre de Thomas Hardy, aimanté seulement à la vue d'une bande annonce, par le déhanchement du postérieur de Gemma Arterton moulé dans un short en jean ... Des talents d'actrice limités mais le film de Frears était réjouissant. Puis j'ai lu ce livre, Loin de la foule déchaînée (un régal de finesse et d'humour), suivi par Gemma Bovery (à moins que ce ne soit l'inverse ?) qui m'a fait me replonger dans quelques pages de Flaubert, et voilà que je lis enfin Tamara Drew.

Toutes les qualités du précédent mais avec un intérêt moindre, une légère sensation de déjà vu (y compris dans la physionomie des personnages principaux) et les échos donc, au roman de référence y sont moins intimement imbriqués que dans Gemma Bovery au point même qu'il est difficile d'établir une correspondance précise entre les personnages (cependant, dans les deux œuvres, un chien fou lancé aux trousses d'un troupeau -ovin là, bovin ici- y joue un rôle déterminant).

vacom, 01.07.2013 à 16:25351669
Thierry :
Je n'ai rien vu qui paraisse excitant en production franco-belge sur les 6 premiers mois.


Assez d'accord avec toi, même si j'ai trouvé le belgo-belge "Le sourire de Mao" plutôt amusant et sortant des sentiers battus.

Et réjouis-toi : le nouveau Esteban est pour bientôt ;-)

Mr_Switch, 01.07.2013 à 13:19351667
Hélas l'intérêt de ce livre est plus formel qu'autre chose. Comprendre, après 10 pages (sur une centaine), ça a été dur de ne pas survoler l'ensemble. Notre homme sort du bureau et va mettre plusieurs mois à arriver chez lui. C'est qu'il y a 4 cases par pages et qu'il arrive presque une misère au bonhomme toutes les 2 cases.
La préface parle d'un long plan séquence. Il y a de cela... car ça fonctionnerait surement mieux en une animation qu'en bande dessinée muette, amha.
Enfin, saluons quand même la prouesse.

N'empêche, notre ami japonais, il sort du boulot et les voitures roulent à droite. J'aurais été lui, j'aurais de suite fait demi-tour. C'était déjà trop étrange...

Thierry, 01.07.2013 à 10:36351665
Mael :
Tiens pour t'aider quelques très bons livres franco-belges publiés en 2013 (bon après je suis pas particulièrement chauvin, s'il y a plus de création intéressante hors de France très bien, surtout que ces très relatif des auteurs étranger très créatif comme Manuele Fior, Alessandro Tota, Giacomo Nanni, etc. vivant en France faute de possibilités éditoriales en Italie).






Et ça que je n'ai pas encore lu mais qu'il parait que c'est un très bien :


J'ai lu Le MAM et j'ai expliqué plus bas pourquoi il m'avait déçu.
Pour le reste, conviens qu'il s'agit de livres qui s'éloignent très fort de la sphère mainstream. Ils relèvent plus de l'alternatif, de l'underground, etc.
Pas que je discrimine ou que je snobise, mais je me situais dans des lectures que je considère comme très mainstream: Giménez, Prado, Fior... je les situent clairement dans une bande dessinée assez "grand public", et dans cet aspect-là, le seul titre que tu cites, c'est le MAM (dans une moindre mesure le Mezzo et Pirus, que je n'aime pas trop, affaire de gout personnel).
Je n'ai rien vu qui paraisse excitant en production franco-belge sur les 6 premiers mois.

THYUIG, 01.07.2013 à 8:38351662
Avec le temps, on s'attache à lire autre chose, à en apprécier d'autres et finalement on élargit le spectre de ses affinités. Lucie Durbiano fait partie de ces auteurs qui me semblaient anecdotiques il y a quelques temps et dont je ne peux plus me passer maintenant (comme Bruno Heitz par exemple). Quelle intelligence d'écriture ! Trèsor est un vraie-fausse comédie romantique façon nouvelle vague mâtinée de chasse au, trèsor...
Comme d'habitude avec Durbiano c'est d'abord drôle en un comique qui tire son rire de multiples ressources : situations, quiproquos, burlesque, absurde, ironie, tout y passe et de façon fort subtile.
Ensuite, la mécanique du scénario, celle qui amène les situations, est réellement bien fichue. Là aussi tout semble couler naturellement, sans accro.
Alors bien entendu, on pourrait argumenter et trouver le tout bien léger, c'est d'ailleurs un rapproche que j'observais un temps. Mais ce serait un peu injuste tant l'ensemble est réussi. Ca fait un peu penser à Trondheim période Lapinot. Le dessin lui aussi pourrait être meilleur, fort est de constater qu'il est efficace.

Allister Baudin, 30.06.2013 à 15:18351655


Le meilleur livre sur Franquin jamais paru (mille fois mieux que les entretiens avec Numa Sadoul), et le meilleur livre des éditions Dupuis sur la bande dessinée. De façon générale, sans doute le meilleur livre sur la bande dessinée paru depuis des années.

Mr_Switch, 30.06.2013 à 14:33351654
Ce n'est pas si mal. Je veux dire, ça a un intérêt autre que mercantile pour tout amateur éclairé de Spirou et de Franquin.
Le contenu et l'intérêt de ce livre n'est sans doute pas assez bien explicité. Il s'agit de l'histoire originale, recolorisée et suivant le montage revue (respectant donc les cliffhangers) suivie de l'ensemble des planches originales en fac-similé. Les planches sont alors en page droite, la page gauche contenant les commentaires et illustrations potentielles.
Certains commentaires restent généraux ou rappelant des choses bien connues. D'autres sont plus pointus.
Un ouvrage à consulter s'il tombe sous votre main.

Mr_Switch, 29.06.2013 à 10:27351651
Que dire ? Un livre intéressant pour la métaphore et le symbole. Il y a un humour amer, on ne peut pas dire que ce soit drôle au long cours.
L'hommage appuyé (mais involontaire ?) aux Pingouins de Madagascar m'a particulièrement dérouté.
Bref les auteurs nous montrent une agitation à laquelle je suis resté extérieur.
A lire pour réfléchir, mais sourire, je ne peux le garantir.

lanjingling, 29.06.2013 à 3:37351646
Mael :
Tiens pour t'aider quelques très bons livres franco-belges publiés en 2013 (bon après je suis pas particulièrement chauvin, s'il y a plus de création intéressante hors de France très bien, surtout que ces très relatif des auteurs étranger très créatif comme Manuele Fior, Alessandro Tota, Giacomo Nanni, etc. vivant en France faute de possibilités éditoriales en Italie).






Et ça que je n'ai pas encore lu mais qu'il parait que c'est un très bien :

Je prends aussi note, pour mon prochain voyage en France, et je relance d'un

la seule B.D., je n'ose dire franco-belge, puisque pour moi cela recouvre un style, un esprit bien plus qu'une localisation géographique, disons française, ou francophone, que j'ai lue cette année, et qui s'est avérée une excellente pioche.

Mael, 28.06.2013 à 19:58351644
Tiens pour t'aider quelques très bons livres franco-belges publiés en 2013 (bon après je suis pas particulièrement chauvin, s'il y a plus de création intéressante hors de France très bien, surtout que ces très relatif des auteurs étranger très créatif comme Manuele Fior, Alessandro Tota, Giacomo Nanni, etc. vivant en France faute de possibilités éditoriales en Italie).






Et ça que je n'ai pas encore lu mais qu'il parait que c'est un très bien :

Mael, 28.06.2013 à 16:50351643
C'est parce que tu n'as pas lu "Lutte des corps et chute des classes" !

Thierry, 28.06.2013 à 14:04351642
il y a quand même un truc qui m'interpelle. Depuis le début de l'année, je crois avoir lu 3 excellentes BD en nouveauté (en fait 2.5, il y en a une que je n'ai pas encore terminé, et pour être encore plus précis, je devrais dire 2.8)
Les temps mauvais de Gimenèz
L'entrevue de Fior
Ardalen de Prado
deux espagnols et un italien. C'est un hasard ? Ou la bande dessinée franco-belge de France et de Belgique a un peu de mal àproposer des oeuvres marquantes ?

Thierry, 28.06.2013 à 13:07351637
Charlie Brown :




N'était le fait que tout ce qui sort de la tête de Woody Allen me fait presque toujours rire ou sourire, je trouverais ces bandes assez mauvaises. Disons que si j’ai passé un moment pas désagréable, c’est grâce à Woody, pas à Stuart Hample.

pas mieux

Thierry, 28.06.2013 à 13:07351636
un troisième tome mythique, qui marque la rupture avec une ceratine vision de la bande dessinée, et une suite qui marque à quel point B&V n'est plus viable. Hislaire veut autre chose, et B&V sont trop marqués par les contraintes de Spirou pour lui permettre d'aller où il le désire. Un dernier épisode bancal et frustrant dont la chute, qui ne devait être qu'un rebondissement, est devenu une conclusion tragique. Hislaire avait déjà mué en Yslaire et se préparait à livrer, avec Balac, une des fresques les plus marquantes de la bande dessinée franco-belge.

Charlie Brown, 25.06.2013 à 17:13351619




N'était le fait que tout ce qui sort de la tête de Woody Allen me fait presque toujours rire ou sourire, je trouverais ces bandes assez mauvaises. Disons que si j’ai passé un moment pas désagréable, c’est grâce à Woody, pas à Stuart Hample.

Thierry, 24.06.2013 à 10:53351604
double effet nostalgie parce qu'il y a celle attachée à l'éveil du sentiment amoureux, et les angoisses de Bidouille sont très proches de celles que j'ai connu à son âge, et celle de redécouvrir une bande dessinée issue toute droit de la foin de l'enfance, dont on sent qu'elle appartient définitivement à cette époque et qu'on ne pourrait plus envisager une bande dessinée avec ce ton-là, ces audaces-là de nos jours. Alors, toutes les approximations, les facilités, les erreurs de jeunesse, on s'en fout un peu.

Anoeta, 19.06.2013 à 22:54351554
Je me suis lancé dans X-Men, les tomes de la série Universe édités en France. Je ne m'attendais pas à grand chose et bien heureusement pour moi. Au mieux, je m'attendais à un truc se rapprochant de la série Heroes, ce n'a jamais été le cas dans mes lectures. Il n'y a aucune psychologie de personnages.
Côté combat, il n'y a jamais de tactique comme dans un DB ou un Naruto, je trouve que la comparaison avec les mangas est sans appel.
J'ai bien aimé les premiers tomes de Uncanny X-men dessinés par Opena, c'est à peu près tout.

Bref, je n'ai surement pas entamé la lecture par le bon bout mais ça ne me donne pas envie d'en lire plus.

Thierry, 17.06.2013 à 11:45351521
trouvé dans la location de vacances. je crois que c'est le condensé de tout ce qui me gonfle dans la bande dessinée actuelle.

Pierre, 16.06.2013 à 20:44351509
Charlie Brown :




Alors, il décide, à la manière d’un Oncle Paul de fantaisie, de nous narrer son histoire et de nous faire toucher le mythe du doigt, à grands coups de montage de témoignages plus ou moins contradictoires, s’éclairant plus ou moins les uns les autres, grande spécialité du documentaire biographique à l’américaine (cf. l’excellente chanson de Vincent Delerm, Tous les acteurs s’appellent Terence, à laquelle cette construction m’a pas mal fait penser).


A la lecture de ce message la titre ne me revenait pas et puis, en faisant du rangement dans ma bibliothèque je suis tombé sur le Livre des préfaces de Borges. A propos d'un petit ouvrage de Schwob (la croisade des enfants) au sujet de sa construction narrative il est fait allusion à the ring and the book de Robert Browning qui serait premier à avoir utiliser cet artifice (il y a aussi The Quest for Corvo dont il est question dans Venises de Morand). Désolé, ça fait beaucoup de références pour un petit message.

effer, 13.06.2013 à 15:34351472
chrisB :
Je voulais l'aimer ce bouquin (prix millepages de mémoire), mais force est de constater que je m'y suis par moment copieusement ennuyé...Le fond reste, bien entendu, interressant, mais bon

Moi je l'ai bien aimé ce livre.

chrisB, 13.06.2013 à 13:37351466
Je voulais l'aimer ce bouquin (prix millepages de mémoire), mais force est de constater que je m'y suis par moment copieusement ennuyé...Le fond reste, bien entendu, interressant, mais bon

Pierre, 12.06.2013 à 21:17351459
Colombine :
Un de mes auteurs classiques favoris est Tillieux.
Bruno Bazile lui rend hommage à travers cette BD:

Le livre n'est pas biographique, loin de là, il fait juste des clins d'oeil à la quête incessante de Tillieux pour des idées de scénarios.
Et moi il m'a juste donné envie de me replonger dans les Gil Jourdan.


Feuilleté ce midi à la Fnac des Ternes et lu quelques pages: le dessin (qui rappelle le Conrad de la grande époque -années 80, sur Aventures en jaune) si éloigné des affligeantes aventures de Sarkozix, prouve que le franco-belge bien digéré et libéré des contraintes alimentaires, peut donner autre chose que des monstruosités à la Tome & Janry ou Yoann & Vehlmann, l'esprit de l'école de Marcinelle est palpable, sans non plus tomber dans le pastiche à la Havank :



Au-delà du dynamisme et de l'élégance du trait, la sincérité transpire les planches, on sent réellement l'affection de l'auteur pour son sujet. L'idée d'une colorisation en bichromie contribue à l'effet retro (d'une façon un peu artificielle car la bichromie était plutôt dans le journal de Spirou réservée à la bd de seconde zone, et il me semble que Gil Jourdan bénéficiait de la quadri) et la physionomie de Tillieux se prête à merveille au dessin d'humour (je me rappelle un gag de Boule & Bill ou Roba avait tiré à son maximum le potentiel graphique de sa silhouette dégingandée que Bazile a plus ou moins repris à son compte).

L'album est découpé en tranche de vie, chronologiquement mais (peut-être du fait de mon survol rapide) je n'ai pas vu d'où l'auteur tenait ces anecdotes: confidence recueillies auprès des proches de Tillieux ou bien piochées dans un bouquin ? La dernière histoire donne un sens profond à cette "dauphine jaune" avec beaucoup de sensibilité et de retenue. Cependant, on est malgré tout dans cette veine biographique que je vitupérais l'autre jour (pas au niveau, grand dieu non ! de la Vie de Karl Marx en bd qui vient de sortir dessinée par Anne Simon qui pourrait être sous-titrée "le matérialisme dialectique pour les analphabètes").

Au point de vue de la forme, la faiblesse, c'est la calligraphie, négligée: depuis les polices numériques, on dirait que les auteurs ne savent plus dessiner les lettres correctement ou qu'ils ne s'en donnent pas la peine. Franquin utilisait bien du papier pré-ligné pour ses Spirou: le guide-âne ne fait pas l'âne et évite l'aspect désinvolte bâclé d'un lettrage à la Reiser. Un lettrage lisible et soigné favorise la rapidité de la prise de contact avec l'album. C'est dommage.

Colombine, 09.06.2013 à 13:39351431
Un de mes auteurs classiques favoris est Tillieux.
Bruno Bazile lui rend hommage à travers cette BD:

Le livre n'est pas biographique, loin de là, il fait juste des clins d'oeil à la quête incessante de Tillieux pour des idées de scénarios.
Et moi il m'a juste donné envie de me replonger dans les Gil Jourdan.

chrisB, 09.06.2013 à 10:29351429
superbe !!! Drôle et poétique, une petite merveille :)

lanjingling, 08.06.2013 à 18:36351426

NDZ, 08.06.2013 à 17:55351422
Le clavier-à-yeux (bouche-à-oreille de forum) local a joué, je savais que je devais ouvrir ce bouquin. Et bien m'en a pris. Une très grande réussite (narration, graphisme, texte et mise en cases). Assurément dans la sélection de fin d'année.

Charlie Brown, 06.06.2013 à 10:15351392




Assez d'accord avec la bullechronique de Rohagus.

Pierre, 04.06.2013 à 22:12351377
Mael :
Très compliqué car cet auteur n'a fait aucun mauvais livres...

Si tu as aimé le côté poétique et court celui là est très bien, plein de jolies inventions.


Ce dernier titre est vraiment excellent, après c'est peut-être moins "Gosselin" vu qu'il a partager le boulot avec Henninger (mais les deux sont assez complémentaires, il reste que graphiquement "Luttes des corps" est plus marqué par henninger).


Pour un travail plus jeune, marqué par la philo, peut-être un peu didactique... J'avais été vraiment soufflé à l'époque, après c'est un premier livre.


Très bien en celui là, peut-être celui par lequel tu devrais commencer. Celui là où celui de récits courts. j'en avais parlé sur Du9 à l'époque...

Et sur Du9 justement un entretien avec Thomas Gosselin.


Merci pour ces conseils (et pour le lien vers l'interview), je vais tâcher de dégoter ça. Décidément, 2013 paraît s'annoncer comme l'année où j'aurai lu plus de dix albums de bande dessinée.

Charlie Brown, 04.06.2013 à 15:36351369




Contrairement à ce que laissait supposer le titre original de la série lors de sa prépublication dans Spirou (Agence temporelle U.K.R.O.N.I.A.), nous n’avons pas affaire ici à de l’uchronie, mais bien à du voyage dans le temps. Christophe Colomb débarque en Amérique et, paf, à peine a-t-il posé le pied sur le nouveau continent qu’il est tué par les autochtones, apparemment manipulés par une bande de terroristes spatio-temporels. Pour éviter que le continent ne soit "jamais" découvert et que le futur en soit changé, la brigade du temps est chargée de le faire découvrir, lors d’un nouveau voyage, par Pinzon, le commandant de la Pinta, qui, lui, n’est pas mort et s’en est retourné en Espagne où personne ne le croit... Si c’était de l’uchronie, on nous ferait une histoire sur "voilà ce qui aurait pu arriver si Colomb avait été tué..." etc... etc... Ce n'est pas le cas.

J’ai eu beaucoup de mal avec l’idée de base de ce scénario (j’ai toujours eu du mal avec ce genre de scénario, cela dit. Ça fonctionne rarement, voire jamais... Et là, y'a rien qui fonctionne).
Si la brigade du temps peut aller où elle veut quand elle veut, pourquoi ne pas essayer d’empêcher la mort de Colomb plutôt que de faire découvrir le continent par Pinzon ?
Et si Pinzon devient le découvreur, l’Histoire n’en serait-elle pas de toute façon changée ?
Le simple fait que Colomb ait été tué aurait dû instantanément changer le cours des choses, or la brigade existe comme si Colomb n’avait pas été tué... etc... etc... (ce qui voudrait dire qu’ils ont déjà réussi leur mission avant même de l’avoir commencée ?)

Bref, ce genre de trucs me saoule souvent. En général, j’essaie donc de faire abstraction de ces paradoxes et présupposés (même si là, j'ai quand même eu du mal) et j’essaie de m’attacher à l’aventure elle-même, aux péripéties, à la narration, aux personnages, à leurs relations... Bilan : sympathique, mais sans plus. La pirouette finale de ce tome 1 est quand même amusante.

Mael, 03.06.2013 à 23:15351362
Fait amusant, tu as adoré "La Saison des flèches", Gosselin est aussi un proche de Guillaume Trouillard (proche artistique dans la vie je n'en sais rien), ils ont même commencé un très très bon récit à suivre dans "Clafouti" N°1 et 2. Malheureusement le projet semble abandonné...

Mael, 03.06.2013 à 23:03351361
Très compliqué car cet auteur n'a fait aucun mauvais livres...

Si tu as aimé le côté poétique et court celui là est très bien, plein de jolies inventions.


Ce dernier titre est vraiment excellent, après c'est peut-être moins "Gosselin" vu qu'il a partager le boulot avec Henninger (mais les deux sont assez complémentaires, il reste que graphiquement "Luttes des corps" est plus marqué par henninger).


Pour un travail plus jeune, marqué par la philo, peut-être un peu didactique... J'avais été vraiment soufflé à l'époque, après c'est un premier livre.


Très bien en celui là, peut-être celui par lequel tu devrais commencer. Celui là où celui de récits courts. j'en avais parlé sur Du9 à l'époque...

Et sur Du9 justement un entretien avec Thomas Gosselin.

Pierre, 03.06.2013 à 22:40351360




Une vraie découverte dans ce recueil gracieusement offert par les frères Rannou (pas comme les lardons industriels donc), c'est Thomas Gosselin. Juste quatre pages mais extrêmement subtiles, poétiques, avec une réelle qualité d'écriture. Aurait-on un titre à me conseiller en particulier ?

Pierre, 02.06.2013 à 15:09351331




La sensation d'avoir lu mon autobiographie par Robert Crumb (le succès en moins), une sensation à la fois troublante et réconfortante.





Vraiment excellent. Que n'ai-je lu cet album à sa sortie (alors que je me souviens d'en avoir entendu causer ici) ? Si je n'étais si paresseux, j'en ferais bien la critique ... En attendant, je ne peux qu'en conseiller la lecture.

Thierry, 27.05.2013 à 10:31351242
le sujet est passionnant, le traitement un peu moins. En Italie, il n'y a que de vrais hommes, selon Mussolini. Il fait donc retirer toute législation anti-gay du droit fasciste. Mais que faire des gays ? Les confiner sur des îles, zones de non-droit pour des psuedo-prisonniers politiques. Le récit est trop classique et finalement très convenu.

Pierre, 25.05.2013 à 16:21351229
Je crains fort que l'existence même de ce genre d'album (quelque soit sa qualité), n'apporte de l'eau au moulin des contempteurs de la bande dessinée des années 80 ...

Mr_Switch, 25.05.2013 à 12:02351228
Voici une bande qui fait partie du curieuse catégorie. Même de 2 curieuses catégories. Ce livre m'était inconnu avant que je le voie et que je l'acquiert pour un euro symbolique dans une célèbre chaine de magasin qui ont des idées de génie. Ce bouquin a presque 30 ans, physiquement presque 30 ans. Et pourtant il est dans un état neuf. Les bouquins qui refont surface, dans un état de conservation nickel, après plus de 20 ans, ça me laisse toujours un peu perplexe...

La couverture de ce livre m'était inconnue mais une petite recherche sur le net montre bien que cet ouvrage circule encore pas mal sur le marché de l'occasion.
Et le voici dans une seconde catégorie : ces livres qui sont bien présents sur le net, dont on voit qu'ils sont vendus, qu'ils sont achetés mais qui ne laissent pas de traces critiques.

A la décharge de vox interneti, il est difficile de parler de ce bouquin.
Plusieurs histoires courtes, autour de figures mythiques. Chaque histoire revisite le *mythe* d'un des figures, pendant que d'autres personnages célèbres jouent des seconds rôles où de la figuration.
Cette visite du mythe peut être onirique, métaphorique, hallucinée... Jamais biographique, bien sûr.
La première histoire est sans doute la plus inqualifiable. Elle évoque Hitler et sa Solution. Hitler y devient un colporteur dans une piscine, il finit par être assimilé à Judas. Dans la piscine, l'on peut rencontrer Charlot, le commandant Cousteau, Olivier Hardy, une bonne soeur hermaphrodite ou encore Dob Dylan en métaphore christique.
Les 3 autres histoires s'intéressent à Hitchcock, Lennon et Dylan... Voilà voilà.

Pierre, 25.05.2013 à 11:25351227
Il existe un album paru dans les années 80 et que je crois être, sinon le seul à l'avoir lu, du moins le seul à l'avoir goûté:





Je le tiens pour un chef d'oeuvre d'humour absurde et d'esthétique par son jeu de mise en page faisant dialoguer un gag en un planche disposé à droite avec un dessin à gauche lui répond ou le complète. Mais je retiens aussi Bingo Bongo comme témoignant de la limite ultime dans l'épanouissement de cette ligne claire hergéenne (1987 pour la parution, quoique le matériel publié était un peu plus ancien) qui a été fatale à l'auteur de cet album, Ted Benoit, un parcours commencé à la fin des années 70 quand il abandonna progressivement le style underground sous l'influence de Joost Swarte. De fait, il ne publiera presque plus rien de notable, si ce n'est une reprise passablement laborieuse de Blake et Mortimer. Or voilà que paraît un recueil de certains des ouvrages marquants de la période "ligne claire" de Ted Benoit (exception faite de Ray Banana), chez Champaka, entreprise louable en ce qu'elle propose de donner à lire des ouvrages importants de la bd des années 80 devenus introuvables:





Il y a un hic. Le Bingo Bongo que j'évoquais plus haut figure bien dans cette anthologie mais ... sa réédition est totalement loupée. Les pages sont floues, conséquence d'un mauvais réglage, d'une avarie technique que sais-je. Et pourtant l'ouvrage est paru malgré tout sans avertissement de l'éditeur alors qu'il s'agit d'un véritable gâchis. Quand on sait que Champaka prétend au titre "d'éditeur d'art, [dont les] éditions à tirage limités deviennent rapidement des raretés" ainsi qu'il est écrit sur la page d'accueil de leur site (http://www.champaka.be/fr). C'est bien triste d'autant qu'ils n'en sont pas à leur premier méfait (le "Chaland et les publicitaires" de triste mémoire dont l'édition fut elle aussi massacrée). Moi qui pensais que cette parution pourrait redorer le blason de la bande dessinée des années 80 si souvent décriée ici-même (souvent par méconnaissance), eh bien c'est raté ...

Thierry, 24.05.2013 à 19:23351222
sortie récente, les albums espagnols datent de 2007-2010

Pierre, 24.05.2013 à 19:03351221
Thierry :
un volet de plus dans l'évocation de l'Espagne Franquiste par Carlos Gimenèz. Cette fois, il s'intéresse au Madrid ravagé par la guerre d'Espagne, entre 1936 et 1939. Si cette guerre est parfois abordée par son aspect 'romantique', par l'idéalisme des légions internationales, Gimenèz rappelle que c'était avant tout une guerre, et que les civils ont payé un lourd tribut.
A travers de nombreuses anecdotes, Gimenèz dresse un portrait saisissant de l'ambiance dans la ville, met en lumière les petites bassesses, la souffrance au quotidien... comme toujours, c'est excellent.


Merci, j'ai raté la sortie de ce volume. Est-ce une création récente ou bien une anthologie de travaux plus ou moins anciens ?

Sinon, du même, je conseille toujours Pepe, qui est dans lignée des Professionnels:

Pierre, 24.05.2013 à 18:55351220
Thierry :
j'avais juré ne jamais lire la suite de Sasmira


Tu es faible Thierry ! (ou sentimental, ce qui revient au même. Pauvres humains que nous sommes)

Charlie Brown, 24.05.2013 à 14:09351215
Mael :

3 loups idiots quand même hein, faut pas déconner.


Maël, il faut te décider ! Ou c'est 3 loups idiots, ou c'est 4 étoiles, mais tu ne peux pas bullenoter d'une façon et bulleforumer d'une autre. Un peu d'éthique, que diable ! :o)

Mael, 24.05.2013 à 12:58351212
C'est marrant les lectures, j'ai trouvé la première partie plus poussive et ensuite j'ai eu l'impression qu'on trouvait enfin le délire que j'aime tant (le passage des trolls !!!) même si oui ça retombe avec l'habitude, mais je trouve qu'il s'en tire assez bien en finissant par fuir les villes, ses propre personnages trouvant eux même que ça fait un peu long et systématique.

SydN, 24.05.2013 à 11:05351199
Mael :
Un petit peu déçu tant généralement Libon me fait hurler de rire. C'est drôle hein, mais moins que le tome 1, il y a moins de surprises même s'il y en a un peu (l'intrigante petite fille), le grand n'importe quoi des différentes villes traversées est une bonne trouvaille après il manque le peps du premier tome ou des autres séries de Libon. Pour le dessin et les couleurs c'est toujours très joli. 3 loups idiots quand même hein, faut pas déconner.


je viens de le lire aussi. Quand meme la première moitié est absolument hillarante !
A partir de la seconde ca s'essoufle un peu, on comprend vite le truc (une nouvelle ville= un nouveau délire, et puis on sent que quand faut créer un univers délirant, il est fort, mais pour trouver des solutions aux situations absurdes qu'il a créé, c'est plus difficile, donc le rythme en patie un peu. Et c'est moins surprenant, effectivement)
mais j'ai quand meme bcp aimé

Mael, 24.05.2013 à 10:06351196
chrisB :
Il est vraiment si top que ça le Lartigues et Prevert ?

Et Iron, personne pour en parler ?


Un peu couillon que je suis cette question m'a poussé ) me procurer les deux (ce que je comptais faire à plus ou moins long terme).

Oui c'est vraiment bien, j'ai navigué entre coup de coeur et 4 étoiles, à la réflexion ce n'est quand même pas un coup de coeur mais c'est à lire. Il y aun fond d'intrigue policière qui lie le tout mais ça vaut vraiment le coup par l'inventivité narrative et plastique, les petits morceaux de la vie de Lartigues et Prévert (épiciers en fuite après avoir été accusés de meurtre) sont donnés par morceaux, avec entre chaque de nombreux autres petites choses qui lève un peu le voile. Le tout avance sans forcer, porté par un très beau dessin (qui ne copie pas du tout Ware) et montrant parfaitement le lent développement de la folie et du reniement. 4 vieilles bagnoles donc.

Alors que j'attendais "Lartigues et Prévert" je n'attendais pas "Iron", dont je n'avais jamais entendu parler. La première impression c'est la beauté de l'objet, avec son carton visible, très élégant, et le dessin très léché, avec de superbes couleurs directes parfaitement maîtrisées. C'est un récit de guerre très délicat, sur une guerre larvée, après une armistice officielle. Une histoire de résistance donc, où un petit groupe tente (légitimement ? Finalement on ne le sait pas encore) d'inverser ce qui se passe au pouvoir, quitte à sacrifier des innocents. C'est aussi l'histoire d'enfants dont le père meurt bêtement, alors qu'il était le héros de ses pairs, qui doivent tant bien que mal prendre l'héritage. On voit ainsi ceux qui se retrouvent embarqués malgré eux, de force, forcés à se positionner parce que leur famille, parce que leurs amis... "Le Lâche" est à ce titre un des plus beaux chapitres. Ce n'est qu'un tome 1, énormément de choses sont en suspend, mais c'est une très belle réussite. J en'ai pas dit que c'était animalier au fait, mais là aussi ça marche très bien. 4 lapins.

J'ai relui ça (et quelques autres Isabelle) et je me suis rendu compte que je n'avais jamais du les lire. C'est très beau, fin, drôle, surtout ce tome là qui est un véritable coup de cœur, ceux qui suivent sont sympathique mais pas à ce point réussi (ce tome est au niveau de "L'astragale de Cassiopée", qui le précède).


Il y avait longtemps que je tournai autours de ce gros machin, à la fois séduisant et repoussant. Glotz a fini par l'acheter, je l'ai donc emprunté et j'ai été très agréablement surpris par la façon dont Ibn al Rabin réussi à tenir sur autant de page de manière tout à fait pertinente avec un fil conducteur aussi ténu (un homme voit le fantôme de son ex-compagne, personne ne le croit mais petit à petit d'autres voient des fantômes, jusqu'à la panique générale. Pendant ce temps deux personnes recherchent des traces d'un grand-père mort dans les environs, qui aurai habité la maison du premier homme cité). Comme d'habitude - et même s'il y a de très belles scènes de paysages nocturnes prouvant aux imbéciles qu'Ibn Al Rabin sait parfaitement dessiner - ce sont avant tout les dialogues qui font mouche. Tout est habilement ciselé pour faire naître le décalage et j'ai réellement ris à plusieurs fois. Bien sûr comme Trondheim, mais dans une moindre mesure, il y a des "automatismes", le moment où l'on sent que le métier supplée à l'idée, peut-être aurait-il fallu sacrifier quelques "dialogues rigolos" et faire moins de pages mais globalement les 1096 pages passent très bien ! D'autant que ce n'est pas "que" rigolo, il y a de bon - parce que très légèrement apportés - passages sur la médecine, le politique, et tout simplement sur le deuil, avec une très belle scène à la fin, réellement émouvante, mais je n'en dis pas plus évidemment.
En cadeau un dialogue qui m'a fait me dire, au milieu de ma lecture, "ok, au moins 4 étoiles" :
"- J'ai trouvé un truc...
- Quoi comme truc ?
- Ben un truc, quoi...
- Montre... (silence) Effectivement, c'est un truc.
- Ben oui. Tu t'attendais à quoi ?
- Oh, à rien de spécial. Enfin, des fois les trucs, c'est quelque chose."
4 fantômes donc.

Il faudrait que je compare les différences avec l'ancienne éditions, quelques planches ne me disaient rien et certains récits plus longs n'y étaient certainement pas. Mais le tout est vraiment très très cohérent, l'édition est magnifique, on ne va pas refaire le débat sur la couverture. Tous les récits ne viennent pas de jazzman (il y en a au moins un issu de Ferraille) donc ça manque un peu de sources (chose à laquelle Cornélius n'habitue pas) mais bon. 4 saxophones.

Un petit peu déçu tant généralement Libon me fait hurler de rire. C'est drôle hein, mais moins que le tome 1, il y a moins de surprises même s'il y en a un peu (l'intrigante petite fille), le grand n'importe quoi des différentes villes traversées est une bonne trouvaille après il manque le peps du premier tome ou des autres séries de Libon. Pour le dessin et les couleurs c'est toujours très joli. 3 loups idiots quand même hein, faut pas déconner.

Charlie Brown, 24.05.2013 à 9:46351193
lanjingling :
Charlie Brown :




Agréablement surpris par cette lecture "journal-de-spiruvienne" pour jeunes ados. C'est enlevé, fluide, amusant, les dialogues sont soignés et font mouche... et le foot n'est, pour l'instant, pas le thème central de l'histoire. Un bon début.

Ta description me fait penser à un mélange de "mon pépé est un fantôme" (autre "lecture "journal-de-spiruvienne") et "hikaru no go", avec une balance penchant plus vers le premier évidemment.


Je ne connais pas Hiraku no go, mais, indéniablement, il y a un peu de Mon pépé est un fantôme dedans (une série que j'aime bien aussi d'ailleurs), même si, histoire de fantôme à part, on n'est pas tout à fait dans le même registre. Louca ne connaissait pas le fantôme avant qu'il apparaisse et celui-ci ne sait pas ce qu'il fait là. Le scénario me semble aussi plus mince et moins "travaillé", moins fouillé, voire moins ambitieux (exit les problèmes familiaux, par exemple), que celui de Nicolas Barral, mais, pour l'instant, cette légèreté et cette désinvolture me conviennent parfaitement.

wandrille, 23.05.2013 à 21:42351190
chrisB :
Il est vraiment si top que ça le Lartigues et Prevert ?

Et Iron, personne pour en parler ?


Moi je l'ai trouvé très beau, mais j'ai parfois eu des problèmes à suivre la narration. Trop elliptique, on sous tend, on sous tend et puis à un moment, on perd le fil, qui, à force d'être sous tendu n'est plus visible.

Parfois, un peu de nervosité n'est pas si mal.

Je dis ça pour critiquer parce que, outre que l'album est absolument une beauté d'Objet, le dessin de Benjamin Adam est une bombe.

Et pour donner un peu de matière à la critique de Pierre, disons que, s'il y a un reproche à faire à cette couverture, de mon côté, c'est qu'on lit mal le L de Lartigues. J'ai un instant cru que c'était Artigues et Prévert.

lanjingling, 23.05.2013 à 17:19351188
Charlie Brown :




Agréablement surpris par cette lecture "journal-de-spiruvienne" pour jeunes ados. C'est enlevé, fluide, amusant, les dialogues sont soignés et font mouche... et le foot n'est, pour l'instant, pas le thème central de l'histoire. Un bon début.

Ta description me fait penser à un mélange de "mon pépé est un fantôme" (autre "lecture "journal-de-spiruvienne") et "hikaru no go", avec une balance penchant plus vers le premier évidemment.

Thierry, 23.05.2013 à 11:30351178
Baghdad sous les bombes. Le zoo détruit, les animaux se retrouvent libérés, errant dans la ville en ruine. Quatre lions tentent de survivre... fable animalière étrange, qui ne manque pas d'attraits, et mis en image avec souffle, mais auquel il manque quand même un petit rien pour devenir un grand livre.

Charlie Brown, 23.05.2013 à 10:15351176




Agréablement surpris par cette lecture "journal-de-spiruvienne" pour jeunes ados. C'est enlevé, fluide, amusant, les dialogues sont soignés et font mouche... et le foot n'est, pour l'instant, pas le thème central de l'histoire. Un bon début.

(P.S. à l'intention des bulle-artisans : le titre de ce tome 1 est Coup d'envoi et non Graine de champion... Ça a dû changer entre la prévision et la réalisation...)

Charlie Brown, 22.05.2013 à 10:32351159
Thierry :
gros buzz pour un album finalement pas si intéressant que ça, la faute sans doute à un manque de clé pouir le décoder. Car ce livre esten fait très fortement inspiré de la vie de Cordwainer Smith, écrivain de SF. On y retrouve des éléments de sa vie (son enfance en Chine), des élkéments de son oeuvre (la planète prison ou son style à la chronologie non-linéaire)
Alors, oui, c'est séduisant visuellement. Il y a des idées mais tout cela paraît un peu vain, à l'image d'une intervention un peu WTF de Franquin en plein milieu.


Je vois ce que tu veux dire, mais ça ne m’a pas gêné du tout, le récit fonctionnant de manière autonome, qu'on saisisse les références ou pas. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé l’ambiance et les multiples références (dont sûrement des tonnes m’ont échappé) aux oeuvres des années 50 (BD franco-belge et américaine, cinéma bis, séries B et Z, science-fiction, polar, espionnage, oeuvres d’art, peinture, mode, design... etc... Ça manque juste un brin de musique, peut-être, dans cet hommage aux "mauvais genres"...), et ce récit au brassage un peu foutraque qui fait qu’on ne comprend pas tout, mais on s’en fout un peu. Comme on pouvait sûrement, dans les années 50-60, se foutre un peu de toutes ces productions (cinématographiques, littéraires, télévisuelles, BD...), tout en restant captivé, et amusé. La première partie est bien meilleure que la seconde, cela dit. Ce qui emporte l’adhésion (et qui me fait hausser ma bullenote à 4 étoiles), c’est bien évidemment le dessin d’Alexandre Clérisse, le plaisir éprouvé lors de cette lecture étant d’abord visuel et esthétique.

Thierry, 21.05.2013 à 11:15351153
un volet de plus dans l'évocation de l'Espagne Franquiste par Carlos Gimenèz. Cette fois, il s'intéresse au Madrid ravagé par la guerre d'Espagne, entre 1936 et 1939. Si cette guerre est parfois abordée par son aspect 'romantique', par l'idéalisme des légions internationales, Gimenèz rappelle que c'était avant tout une guerre, et que les civils ont payé un lourd tribut.
A travers de nombreuses anecdotes, Gimenèz dresse un portrait saisissant de l'ambiance dans la ville, met en lumière les petites bassesses, la souffrance au quotidien... comme toujours, c'est excellent.

Thierry, 21.05.2013 à 11:13351152
j'avais juré ne jamais lire la suite de Sasmira, considérant que certaines histoires gaganient à ne pas être terminée. Trop d'attente ne peut que générer la déception. Mais l'occasion fisant le larron, j'ai finalement lu cette fausse note, qui porte assez bien son titre. J'avais relu au préalabale le premier tome qui m'a semble finalement déjà poussif. Mais, dans le copntexte de l'époque: le retour de Vicomte, un point de départ mystérieux, une vraie élégance du dessin... j'étais, comme beaucoup, prêt à pardonner un scénario finalement très convenu et un peu maladroit dans sa construction. J'étais aussi prêt à passer outre des personnages particulièrement fades et transparents, me disant que Vicomte corrigerait ces défauts en cours de route.
Ben non, la genèse du tome deux fut un long calvaire, et sa lecture fut, pour reprendre l'image d'un philosophe et homme de presse français, comme un accident de train au ralenti. La qualité du dessin de Vicomte se dégrade rapidement dans les premières planches, jusqu'à ce que Pelet ne prenne le relais. Il fait ce qu'il peut, mais il ne fait que singer un Vicomte peu inspiré. De plus, le scénario est tellement bancal que la lecture en devient de plus en plus ennuyeuse. Les réactions de Stan sont de plus en plus improbables, la révélation sur la nature de Sasmira très mal amenée... quand à la conclusion en guise de cliffhanger, elle est d'autant plus ridicule qu'elle n'a de sens si nous avons la promesse d'une suite rapide. Mais la guerre qui déchire Pelet et Vicomte semble signer la fin de leur collaboration. Donc, la suite est plus que compromise.
Pourtant, je me dis qu'avec un scénariste plus chevronné, Sasmira aurait pû être une série plaisante.

Pierre, 15.05.2013 à 21:37351110
Ouf, c'est déjà ça. Les biographies et les adaptations de romans sont les deux mamelles auxquelles s'abreuve l'imagination stérilisée du bdéiste contemporain. Mais que vois-je ?



Je me corrige: Ah ! Encore une de ces couvertures à la Chris Ware. Il faudrait un sujet pour les recenser !

Mael, 15.05.2013 à 21:14351108
Pierre :
chrisB :
Il est vraiment si top que ça le Lartigues et Prevert ?


Ah ! Encore une de ces biodessinées consacrées à des artistes du XXe siècle. Il faudrait un sujet pour les recenser !


Oui pour le sujet, mais par contre là non.

En l’occurrence les Lartigues et Prévert en question sont VRP en cigarettes. Enfin on y croit une case ou deux en tous cas.

Mais ils n'ont rien à voir avec Jacques Prévert et son époque.

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